Note de l'auteure : Je suis en train de me rendre compte que plus j'avance et plus les chapitres prennent de la longueur. Je frôle les 3000 mots pour ce chapitre. Attention tout de même, nous sommes à 2 chapitres d'un tournant dans l'histoire.
réponses aux reviews :
Camille : il n'est jamais trop tard pour lire cette fiction. je suis contente qu'elle te plaise autant.
Shiro : merci beaucoup. Moi c'est écrire qui est un véritable échappatoire. Merci à toi de suivre cette fiction :) 3 .
Esmeyralda : merci beaucoup et tu n'es pas la seule à avoir ce sourire. Tu devrais voir ma tête quand j'écris un lemon des fois.
Bonne lecture à tous
26. Retour où tout a commencé
Cela faisait maintenant une semaine que le Moby Dick et les quatre versions miniatures étaient en route pour East Blue. Pour Alia et Ace, cela voulait dire beaucoup de choses. Grâce à une carte établit par Marco, il y a une dizaine d'années, les deux jeunes pirates se rendirent compte que leur île respective n'était pas si loin de l'une de l'autre, tout au plus une semaine de navigation tranquille. Ils passèrent beaucoup de temps à se raconter des souvenirs de cette vie, avant le début de leur aventure respective.
- T'as pas peur de croiser ton frère sur East Blue ?
- Non, c'est grand quand même et il a dû quitter Fushia maintenant. Et toi, tu n'as pas peur de revoir les habitants de ton île et de vouloir rester là-bas ?
- Pas du tout. Il y a un an, je n'aurais peut être pas dis la même chose. Mais aujourd'hui, c'est différent. Je me suis fais de véritables amis ici et même une nouvelle famille. Je ne me vois pas sans tout le monde.
- Et moi, je ne me vois pas vivre sans toi à mes côtés, intervint Marco en enlaçant son amante. J'espère bien que tu ne comptes pas me quitter. Sinon, je serais obligé de te kidnapper à nouveau et de t'attacher au lit, jusqu'à ce que tu abdiques.
- Attention à toi, je suis beaucoup plus forte aujourd'hui.
- Et moi je connais tes points faibles.
- Ah non, vous n'allez pas faire ça en public de nouveau. J'ai eu ma dose la dernière fois, s'exclama Ace. Il m'a fallut 3 jours pour m'en remettre.
- Dis Marco, tu vois de quoi il parle ? Parce que moi, pas du tout.
- Moi non plus ma puce.
Les deux amants se mirent à rire devant la mine déconfite d'Ace.
- Ce n'est pas tout ça, mais père voudrait te voir, Alia.
- Ah, il y a un problème ?
- Pas du tout, t'en fais pas.
Alia suivit Marco jusqu'à Barbe Blanche. Ce dernier se trouvait dans la salle de commandement, entouré d'autre commandants. Le phénix lui fit signe de se rapprocher. Sur la table était étalé leur itinéraire.
- D'après les relevés que j'ai fait, commença Marco, nous sommes actuellement dans cette zone, soit si tout va bien à un peu moins de quinze jours de l'île d'Alia. D'ici une heure, nous devrions arriver sur la Calm Belt.
- Mais je croyais qu'on ne pouvait pas traverser la Calm Belt, intervint Alia.
- Pour la majorité des navires en effet, mais comme la marine, notre navire fonctionne avec des roues à aubes et la coque a un revêtement spéciale, lui répondit le premier commandant.
- Bien sûr, cela ne nous évitera pas d'affronter quelques monstres marins, renchérit Tatch.
- Finalement, ce n'était peut-être pas une bonne idée d'y aller, dit-elle d'une toute petite voix.
- Gurarararararara, ne me dis pas qu'une gamine de ta trempe à peur d'une petite bestiole, s'esclaffa Barbe Blanche.
- C'est petites bestioles font quand même quelques mètres.
- Dis voir ma fille, tu connais bien ton île ?
- Assez pour l'avoir parcouru des dizaines de fois, pendant des jours entiers.
- Qu'elle est l'endroit le plus sûr pour nous accoster ? La dernière fois nous n'avons pas eut le temps de faire du repérage.
- Je dirais la crique où Marco m'a enlevé. Personne n'y vient car pour se rendre sur la plage c'est assez escarpé. Après notre île est relativement calme car la marine a installé une base à deux jours de là. C'est le commandant Morgan qui la dirige. Mais on le voit jamais par chez nous. Il a une sale réputation auprès de l'île où il a son quartier général.
- Donc on devrait être tranquille.
- Je pense. Les seuls ennuis que l'on pourrait avoir sont avec les équipages de Baggy le Clown et d'Alvida. Il y a deux ans, ils ont ravagés le nord de l'île. La ville de Temo a été entièrement rasé par Baggy.
- Ce nom m'est familier, commenta le patriarche.
- On se chargera d'eux sans problème, père. Ils ne rivalisent pas avec les pirates du Nouveau Monde.
- J'en doute pas, soupira Alia.
- On peut toujours faire demi-tour maintenant, si tu le veux.
- Non, Marco. Si je ne vais pas lui rendre hommage, personne ne le fera. Si on jette l'ancre dans le crique, il faudra alors traverser mon village pour se rendre sur la colline où j'ai enterré mon père. Le maire avait refusé qu'il le soit au cimetière car c'était un criminel de la pire espèce et ma mère n'a jamais voulu s'en charger, dit-elle, les pleurs menaçant d'arriver.
Tout le monde s'était tu autour d'elle.
- Eh faites pas cette tête, ça va bien. Je voulais pas plomber l'ambiance. Si vous n'avez plus besoin de moi, père, je vais y aller.
- Vas-y ma fille.
- A plus tard tout le monde.
Alia quitta rapidement la pièce devenue trop étouffante pour elle. Elle se dirigea rapidement vers sa cabine. Elle ne voulait pas qu'on la voit pleurer.
De son côté, Marco avait voulu la suivre pour la réconforter, mais il n'avait pas fini la réunion. Il sentit la main de Tatch sur son épaule.
- Je m'en charge de ta belle, ne t'en fais pas .
- Merci Tatch.
Le quatrième commandant savait où trouver Alia et alla directement vers les cabines des commandants. Il toqua à la porte derrière laquelle s'était réfugiée la rouge et entra. Comme prévu, il la trouva, allongée sur le ventre sur le lit. Il referma doucement derrière lui.
- Une femme ne devrait jamais pleurer.
- Je… je ne pleure pas. J'ai un poussière dans l'oeil.
- Tu me la feras pas celle là. Tu sais, dit-il en s'asseyant près d'elle, tu as le droit d'être triste. Tu ne dois pas te cacher. On comprend tous ce que tu peux ressentir. En plus, tu es très jeune, c'est normal. Il y aura toujours une épaule pour que tu puisses pleurer quand tu en as besoin et d'une oreille pour t'écouter. Ici, la plupart des hommes ont une partie sombre qu'ils cachent mais qui de temps en temps ressort. Faut pas tout garder en toi.
Tatch passa sa main sur le dos de sa nakama. Ce geste la calma un peu et un silence apaisant s'installa. Cela dure quelques minutes, mais cela ne les gêna pas.
- Cela fait quatre ans que mon père est mort. De son vivant, j'étais déjà une paria pour tout mon village, mais chaque instant que je passais avec lui était comme âce à lui, j'oubliais toutes les persécutions que je subissais au quotidien. Tous les soirs, il me racontait ses voyages avec les pirates des ascores. Quand je m'endormais, j'avais l'impression de faire partie de ses aventures.
- Les pirates des ascores ? Tiens, ce nom me dit quelque chose. Je crois que je les ai affronté à l'époque où je n'étais pas sous la bannière de père. J'étais jeune à l'époque. Cela remonte à au moins 25 ans.
- T'es pas si vieux que ça, quand même !
- Non, Marco est le plus vieux après père.
- Hein ! Mais il a quel âge ?
- Quoi ? Il ne t'as jamais dis son âge ?
- Ben non, on en a jamais discuter.
- Demande lui alors.
- Tu me vois lui demander ça presque un an après notre rencontre ? Ça fait pas sérieux.
Les deux pirates se mirent à rire. Tatch était ravi d'avoir redonné le sourire à sa nakama. Soudain le navire tangua dangereusement.
- Ah je crois qu'on est sur la Calm Belt.
- Pitié, j'veux pas mourir si jeune.
- T'en fais pas, tu as un preux chevalier pour te sauver.
- Tu parles d'un preux chevalier. J'imagine pas du doux Marco sur un cheval habillé comme un prince et utilisant un vocabulaire que même les encyclopédies n'ont pas répertorié.
- On va sur le pont ? Je suis sûr que certains aimeraient te voir avec le sourire.
- Laisse moi au moins me passer de l'eau sur le visage. J'ai l'air d'un épouvantail.
Sur le pont des cinq navires, la vigilance avait augmenté et les pirates surveillaient tous les angles afin de voir le moindre signe de danger. Alia s'était mise avec Luigi et Will à la vigie. Les détenteur du fluide perceptif étaient les plus sollicités. Près de Barbe Blanche, se tenait Marco, Vista et Tatch. Pour la plupart des pirates, retourner sur East Blue rappelait le souvenir de la perte de certains de leur camarades.
Tout était vraiment paisible jusqu'à ce qu'une tornade allumette déboula, un avis de recherche à la main.
- Père, regardez, c'est mon petit frère sur l'avis.
- Ce chapeau de paille ne m'est pas inconnu.
- C'est Shanks le Roux qui lui a confié. Ils se sont fait la promesse de se revoir quand Luffy serait devenu un pirate.
- Il a donc la protection du rouquin, répondit Barbe Blanche.
- La piraterie est une affaire de fratrie chez vous, commenta Marco.
- Ouais. J'en connais un qui a dû faire une crise en voyant ça.
- Tu parles de ton grand-père ? Demanda Tatch.
- ouep. Garp voulait qu'on devienne des soldats de la marine. À chaque fois qu'il venait nous voir sur l'île, il passait son temps à nous corriger, car avec Luffy, on arrêtait pas de le bassiner avec nos rêves d'aventures et de pirateries.
Ace fit le tour du Moby Dick avec l'avis de recherche de son petit frère. Alia voyait dans son regard qu'il était vraiment très fier de ce dernier. Les liens entre eux étaient vraiment très forts. Par moment, elle arrivait à être jaloux du Chapeau de Paille.
oOOooOOo
La traversée de la Calm Belt se passa relativement bien et en moins de deux jours, ils étaient sur East Blue.
Plus les navires se rapprochaient de l'île d'Alia et plus cette dernière changea. Personne n'était dupe et encore moins Marco, Luigi, Ace et les autres commandants. Son sourire n'était plus qu'un sourire de façade, des cernes étaient apparues sous ses yeux et le maquillage n'arrivait plus à les camoufler.
oOOooOOo
- Nous accosterons demain en fin de matinée, annonça Marco tout en carressant les cheveux de son amante, dont la tête reposait sur son torse.
- Hum hum.
- Tu veux faire quelque chose de spéciale ?
- Non, juste nettoyer sa tombe et me recueillir.
Ni l'un ni l'autre n'était fatigué et leur esprit était dans les brumes de leur ébats qui ce soir avait été douceur et volupté.
- Je peux te poser une question Marco ?
- Bien sûr.
- Tu as quel âge ?
Marco tenta de ne pas montrer sa surprise.
- Pourquoi tu veux le savoir ?
- Avec Tatch, on discutait il y a quelques jours et il disait qu'il avait affronté l'équipage de mon père avant de devenir membre de l'équipage de Barbe Blanche. Et quand je lui ai signalé qu'il était vieux, il m'a dit que c'était toi le plus vieux après père.
- Et à quoi cela te servirait de le savoir ? Surtout depuis le temps qu'on sort ensemble.
- Ben, tu connais le miens. Et puis en un an, je réalise que je ne te connais pas vraiment.
- J'ai 45 ans.
- Hum, hum. Hein ! Quoi ? Tu pourrais presque être mon père ! Je pensais pas qu'on avait autant de différence.
- Ahahahahahahah. Et tu me donnais quel âge ?
- Ben 35 ans, tout au plus. Dis moi quel est ton secret ?
- Mon fruit du démon. Il ralentit le vieillissement de mon corps.
- La chance. Je serais donc vieille et décrépit avant toi. Mais dis donc, tu aimes alors les petites jeunes innocentes.
Marco fit basculer son corps pour se retrouver au-dessus d'elle et la regarda de son regard brillant de luxure.
- Uniquement, les jeunes filles aux cheveux rouges venant d'une certaine île d'East Blue.
Alia se mit à rougir et Marco en profita de l'avoir embarrassé avec sa déclaration pour la pénétrer et faire de lents va-et-vient. son amante accrocha ses jambes autour de la taille de Marco pour approfondir les sensations.
oOOooOOo
Le lendemain matin, le ciel était comme le moral d'Alia. Elle s'était pourtant préparée mentalement, mais elle n'avait pu empêcher cette boule d'angoisse de s'installer dans le creux de son ventre. L'île se dessinait au loin et grandissait rapidement. Trop vite à son goût.
Comme l'avait prévu Marco, il était presque midi. Il fut décidé de se restaurer avant de débarquer. Personne ne força la rouge à manger. Elle quitta rapidement le réfectoire et se dirigea vers le bastingage côté de la crique. Cela lui rappela tellement de bons souvenirs, mais aussi des mauvais. C'était sa vie, celle d'avant Marco. Elle jeta un œil sur le pont et ne vit personne. Tout le monde était en train de se restaurer, après un dernier regard, elle sauta par dessus bord. Par chance, elle avait pied car la marée était descendante. Elle courra jusqu'à la plage. Quand elle l'atteignit, elle entendit une voix derrière elle.
- Alia, reviens, tu ne dois pas y aller seule.
- désolée les gars, murmura-t-elle tout en continuant d'avancer.
Alia monta rapidement le chemin qui menait à la forêt. Cela faisait un an qu'elle était partie et pourtant c'était comme si tout ce qu'elle avait vécu n'avait été qu'un rêve. Elle reconnaissait sans peine le chemin, chaque arbre et plante comme si tout s'était figé durant le temps passé hors de l'île. Mais plus elle avançait et plus cette sensation désagréable augmentait. Ses pas ralentirent et sans s'en rendre compte, elle retint sa respiration par moment. Enfin, les premières maisons étaient en vue. Encore quelques minutes et elle serait de retour chez elle.
oOOooOOo
- Commandant Marco, Alia a quitté le navire, annonça Will en entrant dans le réfectoire.
- Fallait s'en douter, dans un sens, commenta Tatch. Elle n'est pas partie de sa propre volonté.
- J'avais pourtant dit que personne n'irait à terre seul. Elle n'est plus une simple civile. C'est une pirate et avec une prime.
- Peut-être, mais ne soit pas trop sévère avec elle.
- Me prendrais-tu pour un bourreau impitoyable, par hasard ?
- Marco, j'ai un mauvais pressentiment. Retrouve-la et reste avec elle. Nous nous retrouverons comme prévus tout à l'heure.
- Bien père, je vous laisse.
Marco quitta le réfectoire et une fois sur le pont, prit sa forme de phénix et s'envola afin de la retrouver rapidement. Il se servit de son fluide pour la localiser.
oOOooOOo
Elle était maintenant à l'entrée du village. Il ne lui restait qu'une centaine de mètres et elle serait de nouveau chez elle. Est-ce que sa mère l'avait pleuré ? C'était elle fait du soucis pour elle ? La croyait-elle morte ? Non, le doc' avait dû lui dire qu'elle était partie avec des pirates. Comment allait-elle réagir en apprenant qu'elle était maintenant une criminelle, comme son père ?
Tout en se posant mille et une questions, elle commença à traverser la rue. Les bruits des gens qui parlaient et des enfants qui jouaient se turent d'un coup, la sortant de ses réflexions. Elle s'arrêta et regarda autour d'elle. Les villageois la fixaient tous. Certains regards étaient effrayés et d'autres étaient remplit de haine. Pourquoi la regardaient-ils ainsi ? Elle n'avait pourtant pas changé. Elle décida de reprendre sa route et arriva enfin devant sa maison.
Rien n'avait changé, ni la taille, ni la petite clôture blanche. Tout autour, cela sentait bon la menthe, lui faisant remonter des tas de souvenirs. Devant elle, la porte lentement et sa mère en sortie.
- Bonjour maman.
- Ne m'appelle pas comme ça ! Vociféra la femme en face d'elle. Tu n'es pas ma fille. Tu es un monstre comme ton père.
D'instinct, Alia fit un pas en arrière, la bouche grande ouverte, abrutie par les mots tranchant de celle qui lui avait donné le jour il y a 19 ans.
- Hors de ma vue, suppo de satan. Tu n'es qu'une aberration de la nature.
La rouge n'en revenait pas. C'était vrai que sa mère se plaignait d'elle, mais jamais, elle ne l'avait renié. Elle ne reconnaissait pas cette femme qui hurlait des mots de haine à son encontre. La pirate reculait pas à pas sans s'en rendre compte. Soudain, derrière elle, des flammes bleu et or l'enveloppèrent avant de se matérialiser en humain. Un bras la plaqua contre un torse et son autre main lui cacha ses yeux qui déversaient un torrent de larmes.
- Marco….
- Chut, je suis là, lui dit-il avant de lancer son fluide, la faisant perdre connaissance.
- Encore un monstre, s'écria la femme, jadis la mère de celle qu'il aimait.
Il connaissait ces regards de peur, de rejet et de haine. Avant elle, il les avait déjà affronté.
- le monstre ici, c'est vous. Par respect pour Alia, je ne vous tuerais pas, car elle ne me le pardonnerait pas. Mais moi, je ne vous pardonnerais pas de l'avoir fait pleurer, tonna-t-il avant de porter son précieux fardeaux et de se diriger vers la colline.
Prochaine publication : le 6 novembre chapitre 27 : recueillement
PS : un petit commentaire me remplirait le coeur de joie.
