Coucou tout le monde! J'espère que vous allez bien! Chronologiquement, ce chapitre est la suite du Prologue, donc si vous ne l'avez pas encore fait, je vous conseille d'y jeter un oeil. Ce chapitre est très court, c'est volontaire.

Bonne lecture!

Chapitre 25 : Je reste

Du blanc, rien que du blanc. Élisabeth referma les yeux, éblouie.

- Enfin, elle est réveillée.

Élisabeth se redressa aussitôt. Elle était allongée sur un banc - également blanc. Et debout, face à elle, se tenait Cathy, seule touche de couleur dans cet environnement qui en était dépourvu. Stupéfaite, Elisabeth se leva. Elle ne pouvait pas être en train de rêver. Ce qui ne laissait qu'une seule autre possibilité, qu'elle formula à haute voix.

- Je suis morte.

- Pas au sens où tu l'entends, répondit Cathy.

- La mort est un état définitif. Il n'existe aucun autre sens. Harry m'a tuée. Fin de l'histoire.

- En ce moment oui, tu es morte. Mais tu peux choisir de ne plus l'être.

- Tu te prends pour Dumbledore maintenant ? C'est quoi ce charabia ? Tu ne peux pas parler plus clairement ? Et puis d'ailleurs… Qu'est-ce que tu fais là ? Et où sommes-nous ?

Elisabeth regarda autour d'elle. L'endroit lui paraissait étrangement familier.

- On dirait… King's Cross ?

- Oui, nous sommes bien à King's Cross. Quant à la raison de ma présence ici, tu peux la deviner sans problème.

Elisabeth secoua la tête. Elle n'était pas en état de répondre aux questions de Cathy. Il fallait déjà qu'elle assimile le fait qu'elle était morte. Comment une telle chose avait-elle pu se produire ? Elle avait la baguette de Dumbledore. Elle aurait dû remporter ce duel.

- Je suis venue te chercher, finit par dire Cathy, voyant qu'Elisabeth restait silencieuse.

- Me chercher ?

- Si tel est ton souhait. Tu peux aussi décider de repartir. Cela ne dépend que de toi.

- Repartir ? Comment puis-je aller où que ce soit si je suis morte ? s'emporta Elisabeth.

- Tu as un statut particulier. Tout comme lui.

Elisabeth suivit la direction indiquée par Cathy. Malgré la distance, elle reconnut sans peine les deux silhouettes qui se profilaient à l'horizon. La rouquine comprit où sa meilleure amie voulait en venir.

- Harry a détruit mon Horcruxe. Et également le sien, sinon il ne serait pas ici. Voldemort est donc vulnérable à présent ! Il peut être vaincu !

- Tout dépendra de son choix.

- À qui ? À Harry ? Je t'en prie ! Il existe d'autres sorciers capables d'affronter Voldemort. McGonagall. Rogue. Mon père.

Elisabeth s'interrompit. Quelque chose lui revenait en mémoire.

- Sortilège informulé… Espèce de salopard. Quel sort m'as-tu jeté ?

- Je ne crois pas que ce soit important.

- Même pas le cran de te servir de l'Avada… M'étonne pas de toi.

Harry s'agenouilla auprès d'elle.

- Je suis sincèrement désolé, lui murmura Harry à l'oreille. Dumbledore m'avait prévenu que j'aurais un choix difficile à faire. Ça n'a rien de personnel. Mais il faut que ce soit moi, tu comprends ? Il faut que ce soit moi.

Elisabeth battit des paupières pour chasser ce souvenir. La vérité était amère mais elle n'en existait pas moins. Depuis le début, Harry avait été choisi par Dumbledore. Tout comme elle, il n'était qu'un pion dans le vaste plan du vieil homme. Elle ne pouvait pas lui en vouloir d'avoir eu une foi inébranlable en Dumbledore.

À présent qu'elle avait toutes les pièces du puzzle, Elisabeth comprenait enfin Harry. Il n'était qu'un gamin mis sur un piédestal pour un acte dont il n'était même pas responsable. À l'instant où sa cicatrice était apparue sur son front, il avait perdu son libre-arbitre, ne le retrouvant qu'à sa mort. En un sens, elle avait eu de la chance. Elle n'avait pas passé ces sept dernières années à être la cible des adeptes de Voldemort. Elle n'avait pas failli mourir sous les crocs d'un Basilic. Elle n'avait perdu aucun membre de sa famille.

- J'ai été injuste avec lui, reconnut Elisabeth. Il a traversé un véritable enfer et pourtant il n'a jamais abandonné. Même quand tout espoir semblait perdu.

Harry avait maintenant disparu. Mais pas Dumbledore. Elisabeth le vit lever la main dans sa direction et, après une brève hésitation, elle répondit à son salut.

- Heureusement que je suis déjà morte, dit Cathy d'un ton sarcastique, sinon t'entendre chanter les louanges de Potter m'aurait achevée.

Elisabeth esquissa un léger sourire.

- Je ne chantais pas ses louanges… Pas vraiment.

Cathy et elle échangèrent un regard avant d'éclater de rire.

- Tu m'as tellement manquée cette année, reprit Elisabeth. Ce n'était pas pareil sans toi. Je voudrais tellement rester avec toi…

- Je te l'ai dit. Le choix ne dépend que de toi.

- Je reste morte ou je reste en vie. Je reste avec toi ou je reste avec ma famille, résuma Elisabeth

Il ne s'agit pas d'une question d'intelligence ou de talent mais de faire les bons choix. Mais lequel était le bon ?