Encore merci à vous !

Bonne lecture ! Le dénouement est proche !

Danse avec moi.

Chapitre 26.

Mac rejoignit Don à 14 heures au poste de police.
Le chorégraphe n'était pas encore arrivé et Don regarda le scientifique d'un air sceptique :
- Vous pensez vraiment qu'il va venir ?
- S'il n'a rien à se reprocher, je pense oui. Sinon, je me ferais un plaisir d'aller le cueillir moi-même !

Les deux hommes s'assirent autour de bureau de Flack et patientèrent.
Mac ne pouvait s'empêcher de penser à Stella, seule au tribunal. Il culpabilisa de ne pas être avec elle mais il n'était pas sûr de pouvoir se contenir face aux accusations de l'avocat.
- Mac, il est 14h30. Il ne viendra pas.
- Alors, on va le chercher !

Munis de l'injonction du juge que Mac avait fait établir à l'avance au cas où le suspect ne se présenterait pas, les deux hommes partirent à l'adresse personnelle du chorégraphe. En cours de route, Mac reçut un appel de Lindsay.
Il raccrocha quelques minutes plus tard en soupirant :
- Lindsay a trouvé une empreinte sur le justaucorps du tutu. Surement celle de l'assassin. Il faut absolument qu'on prenne les empreintes de Robert Still pour les comparer à celle de Lindsay.

Flack hocha la tête sans répondre. Il sentait Mac nerveux et se demandait si seul le chorégraphe le préoccupait.
Par respect pour son ami, il tut sa question.

Pendant ce temps, au tribunal, Danny et Stella écoutaient le témoignage du chirurgien qui l'avait sauvée.
L'entendre dire qu'elle avait frôlé la mort cette nuit-là la fit frémir. Il racontait dans les moindres détails la septicémie puis l'arrêt cardiaque qui avait suivi.
Quelques personnes se tournèrent vers elle, le regard empli de compassion ou de pitié...
Elle sentit soudain son estomac se contracter fortement puis une chaleur moite et désagréable l'envahir.
Elle manqua d'air et paniqua brusquement à l'idée de tomber évanouie.
La voix du chirurgien raisonna en elle, accentuant son mal-être.
Elle posa une main sur le bras de Danny et articula non sans mal :
- Je dois aller dehors, j'ai besoin d'air.

La jeune scientifique se tourna vers sa supérieure et eut un hoquet de stupeur de la voir si pâle.
Il l'aida à sortir de la salle, la soutenant par la taille.
L'air frais du dehors lui fit du bien et l'apaisa. Sa sensation d'étouffement disparut aussitôt.
Elle s'assit sur une marche et inspira une grande goulée d'air. Elle sentit la main de Danny se poser sur son épaule.
- ça va aller ?
- Oui, désolée, je ne sais pas ce qui m'a pris...
- Arrête Stell, c'est compréhensible !

Il laissa la jeune femme se reprendre et s'assit à ses côtés.
Il avait promis à Mac de veiller sur elle, il tiendrait cette promesse coûte que coûte !
La jeune femme sentit son estomac se décontracter et les nausées disparaitre progressivement.
Elle frissonna et se leva doucement, les jambes en coton.
- Danny, je pense que nous pouvons y retourner.

Il observa son amie : elle avait repris des couleurs. Ses traits restaient tirés mais elle ne semblait plus souffrir.
Il la suivit donc sans rechigner.
A peine s'installaient-ils de nouveau dans la salle que Danny fut appelé à témoigner.

Don et Mac fouillaient depuis dix minutes l'appartement du chorégraphe.
Il demeurait introuvable. Personne n'avait pu les renseigner dans l'une ou l'autre compagnie de danse.
Mac trouva la même photo que sur le bureau de Mark Thomas : sa mère, en danseuse étoile.
Il observait pensivement l'image lorsque Don le héla.
Il se précipita dans la chambre et vit ce que Flack lui montrait : dans l'armoire, une caisse remplie de tutus neufs.
- C'est lui Mac.

Le scientifique hocha la tête.
- Les vidéos ! Ils nous ont envoyé des vidéos. Ils ont dû garder une copie de leurs exploits ! Cherchons-les !

Les deux hommes se séparèrent et sans aucun état d'âme, jetèrent à terre tout ce qui se trouvait dans les placards et tiroirs, se retrouvant vite dans un véritable capharnaüm !
- Là ! Flack, je les ai ! On le tient !

Stella prit la main de Danny, nerveuse.
Ils écoutaient leur avocat faire sa plaidoirie finale contre les producteurs.
Lorsqu'il eut terminé, le juge libéra la salle et se retira pour délibérer, convoquant les parties adverses une heure plus tard.
Danny se tourna vers Stella :
- Que fait-on ? On attend une heure ou on rentre ?
- On attend. Je vais appeler Mac.

Il la regarda partir et ne put s'empêcher de la suivre à distance. Avec l'autre tueur qui courait toujours, il valait mieux être prudent.
Il allait la surveiller et ne pas décevoir Mac.
Il la vit s'asseoir dans le hall et sortir son portable.
Il prit un journal en l'attendant, lui jetant de nombreux regards.
- Alors Messer, on me surveille ?

Il sursauta un grand coup et observa les yeux émeraudes d'un air gêné.
Stella s'assit en souriant à ses côtés.
- Je parie que Mac t'a demandé de le faire !

Danny acquiesça de plus en plus embarrassé. Il s'était fait surprendre comme un bleu !
Elle rajouta dans un clin d'œil :
- Ne t'inquiète pas, je dirai à Mac que tu ne m'as pas lâchée d'une semelle !
- Merci. Je ne veux pas perdre de nouveau sa confiance.
- Je sais. Mais à une condition cependant : ne lui parle pas de mon malaise ridicule, dû à l'émotion sans doute !

Danny jura à contrecœur, se promettant d'en parler au moins à Lindsay. Il préféra changer de sujet :
- Et l'enquête, ça donne quoi ?
- Le chorégraphe ne s'est pas pointé à 14 heures. Mac fouille son appartement avec Don. Ils y ont trouvé une dizaine de tutus neufs et les vidéos des meurtres.
- Boum ! On a donc notre coupable !
- Oui, mais malheureusement, il court toujours !

Les deux scientifiques patientèrent longuement dans le hall, fixant la foule d'un œil pensif.
Ce Robert Still pouvait être n'importe où... Il pouvait avoir quitté l'Etat comme il pouvait très bien les observer en ce moment même.
L'avocat les tira de leurs pensées :
- Le juge a délibéré.
- Déjà ?
- Oui. A mon avis, il avait sa réponse dès la fin des plaidoiries !

Ils entrèrent pour la dernière fois dans la salle et observèrent le juge revenir et s'installer.
Cette fois-ci, ce fut Danny qui prit la main de Stella pour la soutenir.
Le juge chaussa ses lunettes et lut sa feuille :
- Dans l'affaire opposant la société de production Browers and Fish contre le NYPD, je déclare...

Tbc...