chères revieweuses, voici le nouveau chapitre! je vous promet un postage intensif pour les semaines à venir et j'espère pouvoir tenir cette promesse malgré l'arrivée imminente du BAC!

ce n'est pas encore dans ce chapitre que vous entrerez dans les pensées de notre cher Nath' mais vous n'aurez plus logntemps à tenir

pas trop de bla-bla aujourd'hui car je suis malade (qui a dit "Dommage" d'un ton ironique?!)!

donc merci et merci et encore merci et toujours merci à mes revieweuses fidèles sans qui je n'écrirais rien!

ENJOY!

Chapitre 26 : No loving area.

Point de vue de Sirius Black, Gryffondor

J'ai passé la nuit entière à ressasser des souvenirs amers. Je n'arrive pas à m'en débarrasser. J'ai l'impression que, même si je les ai fuis, ils trouveront toujours le moyen de me gâcher la vie.

Je suis sorti du dortoir vers minuit pour aller prendre l'air et essayer-en vain- de me changer les idées. En passant, sous la cape d'invisibilité de James, devant le couloir qui mène aux cachots, mon cœur –ou du moins ce qu'il en reste- s'est serré aussi fort que la main de Cornedrue sur le vif d'or du dernier match. Heureusement pour moi, un petit spectacle assez distrayant m'a détourné pendant quelques instants de mon humeur noire.

Je passe devant la salle de bain des préfets et j'entends des gloussements étouffés. Pas des gloussements de quiches comme celles qui me suivent à la trace, plutôt des…gloussements de douleur. Et de plaisir. Je comprends ce qui doit se passer dans la pièce. Il y en a qui n'ont pas honte de profiter de l'heure pour faire ce qu'ils ont à faire dans la salle de bain des préfets, salle de bain où un certain nombre d'élèves de Poudlard se lave tous les jours. Je déclinerai l'offre de Remus la prochaine fois qu'il me proposera de me donner le nouveau mot de passe pour y accéder. Je passe mon chemin tout en me demandant, à ce propos, ce que Peter et Neila Crimson sont en train de fabriquer à l'heure qu'il est. Sûrement pas la même chose que les deux pervers d'à côté.

Pourtant, l'envie me prend d'aller vérifier qui vit pleinement son amour (il y en a qui ont de la chance) dans un lieu public et je souris à l'idée d'y trouver Peter et sa copine. Je rebrousse chemin, m'arrête devant la porte et soulève le loquet de la serrure. Mon imagination sans limites n'est pas si éloignée de la réalité que je ne le pensais. Peter et Neila, légèrement dénudés, dans une position pour le moins équivoque, sont en train de se rouler des galoches ensorcelées, allongés sur le marbre de la salle de bain. Je retire vite mon œil de l'interstice, bien décidé à ne pas en voir plus. Il baisse dans mon estime, le Queudver. Se retrouver avec une fille dans la salle de bain des préfets…C'est digne des fantasmes qu'on avait tous les quatre en arrivant dans l'école.

J'ai regagné bien vite le dortoir où je me suis empressé, en bonne commère qui se respecte, de raconter ce que je venais de voir à Remus qui, comme d'habitude, est éveillé malgré l'heure tardive.

-Alors comme ça, Queudver profite du fait que Crimson soit préfète pour lui offrir une nuit de noces précoce dans la salle de bain la plus fantasmatique de Poudlard…

-Fantasmatique ?

-Ça ne te fait pas fantasmer, toi ? Zinnia, en serviette de bain blanche, les cheveux trempés, sortant d'un bain plein de mousse ?

-Tu ne m'auras pas à ce petit jeu, là, Lunard.

-Pourtant, je voudrais vraiment que tu fasses le bon choix.

-Chacun sa vision de ce qu'est un « bon choix ».

-D'accord, laisse moi reformuler ça autrement : je voudrais tellement que tu ne gâches pas l'opportunité que tu as. Tu le regretteras…

-Qu'est-ce que tu en sais ?

-Je le sais, c'est tout.

-Tu me caches un truc, Lunard. C'est à moi de te harceler de questions, aujourd'hui.

-Il n'y a rien à ajouter. C'est simplement une intuition.

-C'est ça…Tu as gâché une opportunité, toi ?

-C'est possible…

-C'était qui ?

-On peut sortir d'ici, que je t'explique ?

-Cornedrue dort comme un bébé.

-S'il te plait. Sirius.

Je le suis hors du dortoir et après s'être assuré que la salle commune soit entièrement déserte, il s'assied sur le canapé et me dit :

-Tu me promets de ne jamais répéter à personne ce que je vais te raconter ?

-Bien sûr, Lunard.

-Le bien sûr des Maraudeurs ou le bien sûr de Sirius Black ?

-Celui de Sirius…

-Merci. Tu sais que je ne parle jamais de ce genre de choses. Je vais être bref. Quand on est arrivés ici, je suis tombé amoureux d'une fille.

-Qui ça ?

-Lisbeth Weener.

-Mais elle …

-Oui, je sais, elle est tombée gravement malade, elle a du partir et on a plus jamais eu de nouvelle. En troisième année, elle m'a fait une jolie déclaration d'amour et moi, comme un imbécile, je l'ai refusée.

-Pourquoi ?

-A ton avis ?

-Ta lycanthropie…

-Exact. Je n'osais déjà pas vous en parler alors tu imagines…Devoir cacher un truc pareil à la fille qu'on aime…Et puis j'avais peur de la mettre en danger sans le vouloir…Je n'arrêtais pas m'imaginer en train de l'attaquer sans pouvoir me contrôler et j'ai préféré refuser son amour.

-Tu regrettes ?

-Evidement que je regrette. Bien sûr, je ne suis plus amoureux mais en y repensant, je crois qu'il y avait vraiment quelque chose de …magique, pour le coup, entre elle et moi.

-Tu crois qu'elle est… ?

-Je pense que oui. Sinon elle serait revenue.

-Et depuis ?

-Depuis, il m'arrive de penser à elle et ça me permet de me rappeler qu'il ne faut plus jamais que je renonce à la fille que j'aime à cause de détails aussi importants et insignifiants que celui-là…

Que dire ? Je n'aurais jamais imaginé une telle révélation. Remus a décidément l'art de cacher ce qu'il ressent. Je me souviens encore du jour où elle est partie. Ses parents sont venus la chercher, on l'a vu traverser le hall allongée sur une sorte de brancard.

Elle était pâle comme la mort, les yeux caves. C'était pourtant une jolie fille. Elle avait les cheveux longs et violets. Oui, violets, aussi étranges que cela puisse paraître. Et c'était vraiment très intrigant et mystérieux à la fois. Elle avait le teint très clair, et ça faisait un drôle de contraste avec la couleur de ses cheveux. De très grands yeux bleu nuit. Un petit visage de poupée un peu spécial et inquiétant. Mais j'ai l'impression de faire encore plus de mal à Remus en me replongeant dans des souvenirs qui lui appartiennent. Je comprends pourquoi il me parle de tout ça. Il veut me faire changer d'avis.

Malheureusement pour lui, je suis très difficile à convaincre et je ne peux me résoudre à oublier que Zinnia est à Serpentard.

-Alors, Sirius ?

-Je sais que tu veux m'aider mais ça ne marchera pas. Je reste sur ma position.

-Après tout, le Souaffle est dans ton camp, Patmol. Je ne peux rien faire de plus.

-Si je peux faire quelque chose pour toi…

-Oh, tu sais, je préfère éviter de me plaindre et de me morfondre. Il y a assez de toi et Cornedrue. Je suis sûr que je finirai par trouver quelqu'un que j'aimerai encore plus que Lisbeth. Elle aura une couleur de cheveux extraordinaire. Et quand je l'aurai trouvé, je te garantie que je n'hésiterai pas une seconde !

Je lui souris, mais je n'arrive pas à comprendre quel est son secret pour rester aussi optimiste malgré tout ce qu'il a enduré.

Point de vue de Zinnia Sullivan, Serpentard

Cléo me rejoint. Le parc est baigné d'une lumière rose particulièrement magnifique, en ce début de soirée d'avril. Le saule sous lequel je suis assise ombrage la surface du lac. Cléo s'assied à côté de moi, son livre d'arithmancie à la main, l'air pensive.

-Qu'est-ce qui ne va pas, Nefertiti ?

-Rien, pourquoi ?

-Tu n'as pas l'air dans ta baguette.

-Si, si, je suis juste un peu fatiguée.

-Alors, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

-Comme tu dis.

Malgré ses dires, elle a définitivement une triste mine. J'aimerais bien découvrir ce qui la tracasse. Je n'aime pas la voir comme ça et je suis sa meilleure amie. Elle devrait se confier à moi, elle sait très bien que je suis tolérante.

-Zin' ?

-Tu es enfin décidée à me dire ce qui t'arrive, Nefertiti ?

-Euh, Zin'…Ton frère…

-Qu'est-ce qu'il t'a encore fait, celui-là ?

-Rien, Zin', c'est juste que…

-Je t'écoute.

-C'est juste que…je crois que ses efforts sont vains.

Si ce n'est que ça, ce n'est pas la fin des potirons !

-Tu sais, Nefertiti, tu n'es peut-être pas compatible avec l'arithmancie et ce n'est pas ce pédagogue de Nath' qui va pouvoir changer ça !

-Je sais…

Elle se réfugie à nouveau dans son mutisme, mais je suis rassurée d'apprendre que la cause de ses maux n'est autre que l'arithmancie et son terrible apprentissage par mon frère.

Une fois rentrée dans notre dortoir, une nouvelle bien plus effroyable parvient à mes oreilles. Le philtre d'amour de Nath' et Cléo ne fait plus d'effet sur Severus.

Mêmes les mamours de Lucy et les mouchoirs parfumés qu'elle lui tend n'y font rien, Barbara est inconsolable. Elle vers toutes les larmes de son corps en répétant inlassablement, entre deux sanglots, des bribes de paroles toujours identiques : « Mais pourquoi ? », « Je ne comprends pas ce qui lui prend… Il y a à peine deux jours, il… ». Nouvelle crise de pleurnichements.

Severus n'est pourtant pas au bout de ses peines : il va devoir subir le harcèlement plaintif de sa dulcinée mais également la seconde partie de ma vengeance. Lorsque je ne sais pas quoi faire et que je m'ennuie profondément (ce qui arrive surtout pendant les cours d'histoire de la magie), je m'imagine en train de lui lancer à la figure de répliques acides d'un ton glacial et hautain. Vous avez peut-être déjà fait l'expérience et savez alors que fantasmer les méchancetés qu'on ne dira jamais dans la réalité est une activité extrêmement jouissive.

Point de vue de Cléo Biggles, Serpentard

Zinnia et moi patientons en compagnie de plusieurs autres Serpentard devant la porte de la bibliothèque, où Flitwick a décidé de nous faire cours. Comme d'habitude, nous sommes en avance, le prof et les Gryffondor, qui ont cours à avec nous, en retard.

Des voix fortes se font entendre au bout du couloir.

« Voilà ces imbéciles de Maraudeurs. Je ne comprends vraiment pas ce que certaines filles leur trouvent, à ces sales Gryffondor arrogants. » déclare Kathy. A en juger par sa grimace, Zinnia se serait bien passé de cette remarque. Les quatre Maraudeurs apparaissent, entourés de quelques groupies qui s'extasient à chaque mouvement que fait Black, ce qui en dit long sur le nombre de soupirs admiratifs qu'elles poussent. Qu'est-ce que serait le monde si Black était hyperactif ?

Potter nous balaie du regard et une lueur de satisfaction passe dans ses yeux :

apparemment, il vient d'apercevoir une proie à son goût.

-Tiens, tiens, Servilus, comme on se retrouve…Il parait que tu es très doué pour préparer des philtres d'amour…

Le teint de Sirius prend une étrange tournure verdâtre et les jointures de ses doigts blanchissent tant il y serre fort sa baguette.

Rogue brandit la sienne et s'apprête à lancer un sort à Potter lorsqu'une voix retentit, sarcastique :

-Alors comme ça, tu n'es même pas capable de répondre à Potter, Severus ? Je savais que tu étais lamentable mais je ne m'attendais pas à ça !

L'intervention de Zinnia semble faire perdre à Rogue le peu de sang froid qui lui restait : il tente de lancer un sort de ratatinage à Potter et à Zin', qui l'esquive admirablement. Face à cet échec cuisant, il s'enfuit vers les cachots, ses cheveux gras fouettant sa robe noire.

Potter, entouré de Black, Pettigrew et d'un Remus qui essaie de se faire le plus petit possible, s'avance vers Zinnia et la dévisage d'un œil mauvais.

-Tu crois vraiment pourvoir faire le boulot à notre place, Sullivan ?

-Je ne crois pas, Potter. J'en suis sûre.

-Et qu'est-ce qui te fait dire ça ?

-Ce n'est pas vos petits airs de super héros à gueules d'anges qui me font peur. Je sais très bien qu'au fond, vous n'êtes qu'une bande de lâches.

-Tu t'entends parler, Sullivan ? réplique Black, d'une voix forte.

-Parfaitement, Black. Moi, je n'ai pas de mal à coordonner ce que je fais et ce que je dis.

En plein dans les dents. Zin' est dechaînée.

-Tu es ridicule, Sullivan. Vouloir faire ta femme fatale en faisant déguerpir un minable avec qui tu es d'ailleurs sortie, si je ne m'abuse…

-Mais mon pauvre Black, tu crois vraiment avoir le monopole pour tourner Rogue en ridicule ? Il fallait le dire, que la haine t'appartenait, à toi et à tes petits copains !

-Tu mériterais que je te…

-Que tu me ? Que tu m'embrasses ? Que tu me frappes ? Que tu me prennes sur le mur et que tu me tues après m'avoir fait l'amour ? Il parait que c'est tout ce dont tu es capable !

-Dolor…

-Zittus !

La bouche de Black reste ouverte, mais aucun son n'en sort. Le sortilège de silence de Zin' a fonctionné à merveille, malgré son emportement un peu effrayant.

-Maintenant, écoute-moi bien, Black. Et vous aussi, bande de mégalos de la baguette. Si jamais vous osez encore une fois me dire ce que je dois faire et m'empêcher de me venger comme je l'entends, je vous lancerai un sort aussi collant que vos admiratrices sans cervelle et qui vous métamorphosera en gnome putride jusqu'au restant de vos misérables jours !

Elle se retourne, prends son sac qu'elle avait posé à terre et me fait signe de la suivre à l'intérieur de la bibliothèque, laissant les quatre Maraudeurs tétanisés essayer de reprendre leurs esprits et leur désinvolture habituelle.

Elle voulait se venger de Severus, mais ce n'était qu'un prétexte pour régler ses comptes avec Sirius.