Réponses aux reviews

Lehanna : Celui-ci n'est pas romantique pour un sou ! Oui, Jellal voit loin, très loin... :)

Mirajane1 : Voui, ils sont mignons quand ils le veulent :) Enfin, surtout quand le sadisme de l'auteur décide de faire la sieste :p *PAN*

Lauraine Tonksm : Il va continuer... Mais pas tout de suite :)

Moirice : Faudra que je réfléchisse à comment il va lui donner la bague... J'ai plein d'idées sadiques qui tourbillonnent ! :p *PAN*

kazenoseiren : Le mariage ? Reviens au chapitre 30 ;)


Sequel de la Mystwalker Week


26. Vengeance


Dans le ciel tourmenté des montagnes de l'Est, une ombre se faufile entre les nuages gis d'orage. Elle se glisse silencieusement dans les tourbillons, invisible au milieu des rugissements des cieux. Un éclair illumine un instant la nuit, révélant une flamme rouge au milieu de la tourmente.

Le puissant Legyon pique vers le sol, alors que la jeune fille - l'enfant ? - qui le chevauche darde son regard brun vers le bâtiment lugubre en contrebas.

Guilde noire.

Un autre éclair. Le motif gravé au dessus de la porte se révèle brièvement. Un crucifix baigné de flammes.

Une main, petite et fine bien que gantée d'acier, se resserre sur une lance à l'aspect meurtrier. Un souvenir teinté de pourpre - rouge feu, rouge sang, rouge cheveux, rouge mort.

Le Legyon se rapproche, dissimulé par la nuit, et la lance se lève, presque cérémonieusement. Une pensée et l'arme s'éclaire, nimbée de magie couleur neige. Blanc pur, blanc innocent. Blanc brisé.

Les dents se serrent et les yeux se réduisent à deux fentes. La lance change, s'alourdit légèrement. Le Legyon est assez bas désormais. Elle saute, arme levée au-dessus de sa tête, droit vers son but.

Explosion.

Des cris percent la nuit, échos d'autres plus lointains et bien moins mérités. C'est son tour désormais, d'être le noir répandant le rouge par l'acier. Elle chasse, impitoyable, et les éclairs qui traversent l'obscurité voient un peu plus de rouge à chaque fois.

Le feu embrase les lieux alors que les corps s'amoncellent, tous marqués du même symbole. Certains essaient de fuir, mais finissent immanquablement transpercés par une flamme rouge bien plus rapide.

La guilde noire brûle, d'un feu écarlate couleur de sang, miroir d'un regard embrasé, d'un feu noir couleur de haine.

Un homme, tatoué du symbole à l'épaule, se retrouve brusquement face à elle. Il a peur, et en la voyant geint de terreur. Ils se reconnaissent, lui le tueur d'autrefois, elle la tueuse d'aujourd'hui.

Il la prend pour un fantôme, s'excuse, pleure et crie. Un fantôme, c'est ce qu'elle est. Fantôme d'une enfance perdue, d'une innocence brisée et d'un sourire joyeux. Mais désormais ses yeux brûlent au lieu de briller, et le sourire enfantin est devenu un rictus malsain.

Émotions enterrées, mortes en même temps que sa mère, elle lève sa lance une ultime fois. Il est le dernier. Dernier à rester, dernier à mourir. Dernier à tuer. Un éclair fend les cieux, illumine le visage fin aux cheveux couleur de feu.

Vengeance.

Le sang gicle et l'éclabousse. Elle retire l'arme de la poitrine de l'homme et le sang gicle, fontaine écarlate, pendant que le corps s'affaisse, rejoignant la mare de liquide pourpre dans lequel elle patauge.

L'orage gronde sur le repaire de la guilde criminelle en ruines. Le feu continue de brûler, attisé par le vent violent. Les cendres s'envolent et la fumée noire s'éparpille, traînant avec elle l'odeur de la chair brûlée. Le symbole sur le fronton est brisé en deux, première victime du carnage.

A quelques pas du brasier, le Legyon attend son maître. Celui-ci apparaît au milieu des flammes, auréolé de carmin. La lance est revenue à sa forme première, désormais décorée de ruisseaux sanglants.

La monture étend ses ailes et prend son envol, la jeune fille à la lance sur son dos. Elle ne se retourne pas sur son œuvre, et rapidement l'obscurité les avale, comme les fantômes qu'ils sont.


Erza fixe le feu dans la cheminée, les flammes rouges et brûlantes qui lui en rappellent d'autres.

Tuer est un crime. Répandre le sang est un péché.

Mais de tous les massacres qu'elle a menés, il y en a toujours un qu'elle n'arrive pas à regretter.

Peut-être est-ce ça, au fond, qui la sépare de Jellal.

Lui, il est capable de tout regretter et de tout pardonner. Pas elle.

Mais Jellal est aussi capable de tout comprendre.

Et c'est bien pour ça qu'elle a fini par lui raconter.