Le lendemain.

Il était 8H30 ce matin quand Tami se réveilla en sursaut, son réveil n'avait pas sonné à l'heure convenue, forte heureusement qu'elle n'avait rien d'urgent dans son travail. Son mari n'était pas à ses côtés. Elle trouva ça bizarre qu'Éric l'ai pas réveillé en même temps que lui, puis soudain lui vient une idée horrible et commença sérieusement à s'inquiéter parce qu'Éric était pas vraiment bien hier. Elle allait se lever quand la porte de la chambre s'ouvrit sur son cher et tendre mari, un plateau-repas posé sur ses cuisses.

Éric : bonjour mon amour ! Petit-déjeuner.

Tami soulagé : oh Éric, tu m'as fait une de ses peurs ! C'est toi qui as éteint mon réveil ?

Éric : oui c'est moi. Tu dormais tellement bien et puis je savais que tu n'avais rien d'urgent ce matin. Tient mon amour, je t'emmène ton petit-déjeuner.

Tami : petit-déjeuner au lit ! Que me faut ce privilège ?

Éric : disons que je me suis mal comporté avec toi hier et j'en suis sincèrement désolé.

Tami : tu sais chérie, je ne suis pas ton ennemi. Je serai toujours là pour te soutenir et te défendre quand je le jugerai nécessaire.

Éric : je sais.

Tami : alors pourquoi tu me caches encore des choses et que tu ne me laisses pas jouer mon rôle d'épouse ?

Éric sourit: sans doute à cause de mon côté macho et ma fierté.

Tami sourit à son tour : et je trouve ça incroyablement sexy mais aussi agaçant par moments. Je veux prendre soin de mon mari autant qu'il prend soin de moi.

Éric : tu sais quoi ? J'ai adoré quand tu as fichu à la porte le club des supporters. Ça m'a rempli de fierté et je sais que je peux compter sur toi quoi qu'il arrive. Je te trouve très sexy dans ton rôle de femme en colère !

Tami : je t'aime. Qu'est-ce que tu dirais de s'installer tous les deux dans ce lit et de déguster ce merveilleux déjeuner à deux ?

Éric : ça aurait été avec plaisir mais j'ai rendez-vous avec Buddy dans 1/2H. On doit aller au commissariat. J'en profiterai pour enfin ramener ma voiture, avec les événements d'hier je les laisser chez Buddy. Et cette après-midi je vais voir Billy au stade.

Tami : je passerai te voir pendant que tu seras au stade, je dois voir Billy Riggins.

Éric embrassant sa femme : ok, à toute à l'heure. Je t'aime.

Tami : je t'aime aussi chéri.

Tami prit son temps pour se préparer et profita de son petit déjeuner au lit tranquillement. Éric pouvait avoir un fort caractère mais il savait reconnaître ses torts et surtout il savait ce faire pardonner. Pendant qu'elle était seule, elle pensa à leur conversation d'hier au sujet de leur projet d'école. Ils n'avaient jamais abordé le sujet depuis la naissance de leur petite dernière. Ce projet était prévu lorsqu'Éric prendrait sa retraite d'entraîneur et aussi pour leur permettre de travailler ensemble. Elle s'occupera de tout ce qui est administratif et le social, quant à Éric il sera plus le pédagogue. Il voulait aussi monter un programme de football pour inculquer les valeurs de la vie en groupe aux jeunes. En y réfléchit bien ça pourrait être en effet le bon moment pour se lancer. Il fallait qu'elle relance le sujet avec son mari pour savoir si c'était sérieux ou simplement une idée influencée par les événements d'hier. Éric n'avait pas vraiment réagi à propos de l'offre de coach assistant, peut-être que, comme elle, il en n'avait marre, ou alors il voulait tester ses limites avant de prendre sa décision finale. Éric voulait reprendre le football ça, elle en était certes mais il était rongé de doute. Malheureusement, elle ne pouvait pas l'aider sur ce terrain-là. Elle espérait que son entretien avec Billy Riggins le fasse réagir.

10H, Tami partit à son travail en espérant que la journée se passe bien pour leur famille, en espérant que Williams parte de cette ville après la plainte et qu'ils les laissent tranquille.

Au même moment, au commissariat.

Éric déposa plainte contre Kyle Williams pour harcèlement moral et menaces à son encontre. Buddy mit par écrit tous les dires qu'il y a eu pendant la réunion à l'encontre du coach Éric Taylor. Éric demanda à ce que Kyle Williams soit arrêté et expulsé de cette ville mais le policier fut très clair à ce sujet, qu'on ne pouvait pas faire expulser quelqu'un sauf s'il y a violence physique. Pour le moment, il allait simplement le faire venir au poste pour l'interroger et le placer sous surveillance. Buddy commença à s'emporter mais Éric lui fit signe de se calmer, que cela ne servait à rien puis ils sortirent du commissariat.

Buddy énervé : je ne sais pas comment tu fais pour être aussi calme ! On se demande à quoi ils servent ses gens-là. Ce mec est dangereux et eux, ils attendent tranquillement dans leur putain de bureau qu'un drame arrive !

Éric : Il ne faut pas se méprendre. J'ai peur pour ma famille et plus maintenant que je sais qu'ils font le convoquer. Ce n'était peut-être pas une si bonne idée que cela de porter plainte.

Buddy sur un ton rassurant: il fallait le faire Éric.

Éric changeant de sujet : bon si tu me racontais ce qui c'est passer à la réunion après mon départ, autour d'une bonne bière ?

Buddy étonné : tu es sûr de vouloir vraiment le savoir ? Hier tu n'avais pas l'air bien à cause de ces imbéciles.

Éric : J'ai besoin de savoir, c'est très important pour moi.

Buddy : d'accord Éric. Si tu y tiens.

Pendant l'heure suivant Buddy raconta à Éric tout ce qu'il voulait savoir à propos du changement d'avis des supporters, à propos de Kyle. Apres cela, Éric rentra chez lui au volant de sa voiture, Il mangea vite fait et changea de tenue avant de rejoindre Riggins au stade.

Au stade.

Vers 14H il arriva au stade des Lion's. Billy et sa femme étaient en train de discuter.

Éric en lui serrant la main: salut Billy, comment vas-tu ?

Billy lui serrant la main également : Bonjour coach. Ça va et vous ?

Éric : Je vois que tu es occupé. Je vais t'attendre au bureau.

Billy : on n'avait terminé coach.

Tami : si tu n'y vois pas d'inconvénient Billy, je veux bien t'emprunter Éric quelques minutes avant que vous commenciez.

Billy : oh bien sûr ! Allez-y ! Je vous attends à l'intérieur coach

Eric: ok Billy arrive

Tami: alors? Comment ça s'est passé au commissariat ? Ils font faire quelque chose ?

Éric : ils ne peuvent rien faire tant qu'il n'y a pas agression physique ou plus de preuve. Pour le moment, ils vont juste l'interroger et le surveiller.

Tami : et c'est tout ?

Éric : pour le moment oui.

Tami : et quand vont-ils le convoquer ?

Éric : je l'ignore. Surement dans les jours qui viennent.

Tami : très bien. Je file, j'ai une réunion avec le conseil pédagogique. Bon courage avec Billy.

Éric : merci et toi aussi bon courage. À ce soir.

Quand Éric pénétra à l'intérieur du complexe, des souvenirs lui revenaient de cette horrible soirée qui lui aurait coûté la vie si Tim et Buddy n'étaient pas intervenus. Plus il s'approcha de son ancien bureau, plus il suffoquait, un point dans la poitrine. Quand Billy arriva à son tour dans son bureau, il trouva le coach Taylor en pleine crise d'angoisse.

Billy inquiet : coach ?! Qu'est-ce que vous avez ? Vous voulez que j'appelle un médecin ?

Éric reprenant ses esprits et gêné : non Billy…. Ce n'est pas la peine…. Ça va aller.

Billy inquiet: vous êtes sûr ? Vous êtes pâle et vous avez des difficultés à reprendre votre souffle.

Éric irrité : je te dis que ça va Billy, ça va passer. Donne-moi juste une minute et ça ira.

Billy : je devrais peut-être prévenir votre femme et remettre notre entretien à plus tard.

Éric haussant le ton : NON ! C'est juste une crise d'angoisse, ça va passer. Ne dit rien à personne d'accord ?

Billy soudain comprit la raison de sa crise et s'en ai voulu d'avoir donné rendez-vous au coach dans ce même bureau. Il tenta de s'excuser et de proposer un autre endroit au coach mais celui-ci refusa. Il laissa donc le coach reprendre ses esprits avant leur entretien.

Éric : Billy, alors dit moi ce que tu attends de moi ?

Billy troublé: euh oui, je voulais avoir votre avis sur mon début de saison. Les play-offs arrivent et je voudrais mettre toutes les chances de notre côté pour les gagner.

Éric : Tu as les vidéos de tes matchs ?

Billy : oui, je les ai préparés pendant que vous étiez dehors avec votre femme. Elles sont en salle de visionnage.

Éric : allons-y.

Billy : coach, je peux vous poser une question?

Éric : je t'écoute Billy.

Billy : eh bien les supporters sont venus me voir hier au sujet de l'offre qu'ils vous ont faite…et…

Éric : je n'ai pas encore pris de décision à ce sujet.

Billy : écoutez coach, je ne cherche pas à vous influencer mais j'ai confiance en vous, je vous respecte et je n'oublie pas la chance que vous m'avez donnée en m'offrant le job, ni ce que vous avez fait pour Tim. Alors si je peux vous aider en quoi que ce soit, n'hésitez pas coach.

Éric : merci Billy. Pour le moment j'ai besoin de faire le point sur les événements passés et futur.

Billy : J'ai conscience que les gens ne sont pas forcément tendres avec vous. Ils ne comprennent pas pourquoi vous n'avez pas repris votre carrière depuis votre retour à la maison. Je peux comprendre à quel point votre vie a dû être chamboulée, être paralysé du jour au lendemain n'est pas facile à gérer. Je me souviens trop bien de Jason et de ce qu'il a traversé.

Éric : c'est gentil Billy. Moi aussi je me souviens de Jason, combien il a souffert. Je le remercierais jamais assez de m'avoir soutenu pendant que j'étais à Austin.

Billy : vous étiez le seul à lui avoir tendu la main, malgré le procès. Je veux vous tendre la main à mon tour et je sais que Tim aussi.

Éric : vous êtes des gens bien ton frère et toi. Merci. Maintenant si nous allions visualiser les vidéos avant l'entraînement.

Billy : vous restez à l'entraînement ce soir ?

Éric : je ne peux pas ce soir mais demain sûrement.

Billy et Éric passeront les 3 prochaines heures à visualiser les vidéos des matchs et planifiaient les stratégies à mettre en place pour les play-offs. Éric tenait avant tout a félicité le coach Riggins, il n'y avait quasiment rien à redire sur son début de saison. Il avait faire du très bon travail avec ses Lion's. Éric était soulagé de savoir ses Lion's en très bonnes mains au cas où il déciderait de partir de Dillon.

En ville.

Il était 17H30 quand Éric sortit de sa réunion avec Billy. Il alla chercher sa fille devant le lycée, puis, tous les deux partirent en balade en ville. Une discussion entre père et fille s'imposait.

Éric brisa le silence pesant qui régnai dans la voiture : je suis désolé ma puce pour avoir crié sur toi hier. Tu étais inquiète et tu voulais des réponses mais au lieu de cela j'ai crié sur toi. Je suis pleinement conscient d'avoir agi sur le coup de la colère et je m'en veux.

Grace : merci papa. Je ne t'en veux pas et à l'avenir je me mêlerai plus de vos histoires.

Éric : si justement, j'ai mal agi, tu fais partie de la famille et tu as parfaitement le droit de savoir ce qui se passe dans notre maison. Ces derniers mois ont beaucoup chamboulé notre quotidien, moi le premier, il ne faut pas que tu es peur de nous parler si l'envie tant dit. Je sais que je ne suis pas très présent pour toi mais sache que je t'aime.

Grace en larme : Je déteste Dillon, je déteste tous ses gens hypocrites. Je déteste te voir dans ce fauteuil et de te voir te battre contre des gens qui n'ont rien à faire de toi. J'en ai plus que marre de tous ses bruits de couloirs au lycée a ton sujet.

Éric : qu'est-ce qu'on dit ? Dit moi ma puce, qu'est-ce qu'on dit sur moi ?

Grace : ils disent tous que tu n'es qu'un lâche parce que tu n'as pas repris ton job de coach principal. Que tu préfères te cacher derrière Riggins pour ne pas assumer ton probable échec. Que ton discours de vendredi dernier annonçant ton retour prochain c'était un mensonge et que de toute façon personne ne te suivra sur le terrain parce que tu es un lâche, un infirme et un faible.

Éric était abasourdi parce qu'il venait t'entendre. Tous ses gens qu'il l'avait soutenu et aidé financièrement lors de sa rééducation lui tournaient le dos, et remontaient leurs gamins contre lui, parce qu'il avait baissé les bras à plusieurs reprises et n'avait toujours pas repris les entraînements. Le pire dans cette histoire c'est que sa fille subissait tout ça, au quotidien, sans oser leur en parler.

Éric : depuis combien de temps ça dure ?

Grace : c'est devenu quotidien depuis ton deuxième coma.

Éric : pourquoi tu nous en as jamais parlé ?

Grace : je pensais qu'ils ce calmeraient avec le temps et je ne voulais pas te faire de la peine.

Éric : écoute-moi bien, ça m'est complètement égal ce que les gens pensent de moi. La nature humaine utilise la méchante pour descendre plus bas que terre un autre individu. Je suis un adulte et j'ai l'habitude d'encaisser les critiques de personne malsaine, mais toi ma puce, tu es très jeune et je ne veux pas que tu es à subir cela toute seule. Je t'aime énormément et je ferais tous pour te protéger.

Grace : est-ce que je peux te poser une question ?

Éric : je t'écoute ma puce.

Grace : pourquoi tu n'as pas repris ton job ? Tu nous as dit que tu acceptais leur contrat mais que tu ne voulais pas commencer avant la saison prochaine. Avant ton entrée au centre tu étais tellement heureux de pouvoir réentraîner chez les Lion 's.

Éric se confiant pour la première fois sur son ressenti: Avant mon entrée au centre, j'étais complètement perdu et les Lion's me proposaient de revenir à ma vie avant l'accident. J'ai compris avec le temps que ça ne me refera jamais remarché. Puis j'ai eu ses visions lors de mon deuxième coma qui m'ont fait comprendre que la famille est plus importante que sa carrière. Je veux reprendre le football mais seulement comme un hobbies, et profiter de ma famille. Les Lion's ne m'ont pas compris et par ailleurs je ne voulais pas les trahir alors je me suis senti obligé d'accepter leur contrat. Puis il y a eu Williams qui m'a fait ouvrir les yeux sur la véritable motivation des gens d'ici et aussi sur mon propre parcours. Mon but c'était d'aider des gamins à être meilleur et non les mettre sur la touche pour gagner plus de championnat d'état.

Grace : où tu veux en venir ?

Éric : ça fait quelques semaines que j'y pense et j'en n'ai parlé vaguement avec ta mère. J'ai besoin de prendre un nouveau départ. Avec ta mère ont projeté depuis longtemps de monter une école pour d'élèves en échec scolaire. Ça signifierait quitter Dillon pour se rapprocher de Julie et Matt. Tu m'as ouvert les yeux toute à l'heure et tu as raison, je me suis battue assez longtemps pour redevenir quelqu'un qui a disparu le jour de l'accident. Je voulais leur prouver qu'ils avaient tous tort de croire que le coach Éric Taylor était mort, mais on fond j'ai plus envie de faire semblant et de le faire revenir. Je veux profiter de la vie avec mes filles, ma femme et rattraper le temps perdu avec mes parents. Je veux que tu réfléchisses à ce que je t'ai dit et que tu me donnes ta réponse, si tu veux partir ou pas ? Sache que je veux ton bonheur avant tout et que si tu décides de rester je le respecterai.

Grace en larme, serrant son père contre elle : oh papa, je t'aime et je veux quitter Dillon avec toi et maman.

Éric la serrant fort dans ses bras : je t'aime aussi ma puce. Merci de m'avoir ouvert les yeux tout à l'heure et de ne pas m'avoir abandonné lorsque j'étais dans le coma.

Grace : je m'en veux d'avoir était si distante avec toi juste après ton accident. Est-ce que tu me pardonnes papa ?

Éric les larmes aux yeux : je ne t'en ai jamais voulu ma puce.

Père et fille restaient entrelacés l'un à l'autre pendant de longues minutes, heureux d'avoir parlé à cœur ouvert. Grâce à sa fille, il avait enfin pu mettre des mots sur son état d'esprit et surtout trouver la réponse qu'il cherchait.

Éric sourit à sa fille : si on rentrait à la maison pour annoncer la bonne nouvelle à ta mère.

Grace : oh oui papa !

A la maison, pendant le dîner.

Tami était un peu curieuse devant le comportement de son mari et sa fille. En effet, ils n'arrêtaient pas de sourire et se regarder du coin de l'œil.

Tami : qu'est-ce que vous mijotez tous les deux ?

Grace : On va quitter Dillon et habiter près de chez Julie et Matt ! Ce n'est pas merveilleux maman ?

Tami abasourdi, regarda son mari : qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Tu peux m'expliquer chéri ?

Éric : j'ai décidé de ne pas accepter le contrat des Lion's. Je veux prendre un nouveau départ à Chicago avec toi et nos filles.

Tami : mais…. tu es sûr ? Tu ne veux pas essayer de reprendre ta carrière.

Éric : reprendre une carrière d'entraîneur sportif avec tous ce qui implique ne m'intéresse plus. Pour la première fois depuis longtemps je suis sûr de moi.

Tami : j'avoue que j'ai du mal à te suivre, hier encore tu disais être déçu du comportement des supporters, que ta carrière était finie. Depuis le début tu ne souhaites qu'une chose, c'était de retrouver une vie normale et continuer à entraîner. Qu'est ce qui ta fait changer d'avis ?

Éric regarda sa fille, puis sa femme : disons que Grace m'a simplement confirmé ce que je savais déjà. Je me suis trompé sur les gens d'ici et leur véritable motivation Je n'ai pas accepté le comportement de Williams mais il a eu le mérite de faire éclater la vérité. Moi, ce que je voulais c'était juste entraîner, plus par passion qu'autre chose et eux voulaient le coach. Je n'ai pas voulu reprendre mes activités pas à cause de mes problèmes de santé, ni à cause de mon manque de confiance en moi mais parce que je ne savais pas si j'en avais vraiment envie. J'ai mis du temps à trouver la réponse mais aujourd'hui je suis sûr de ce que je veux.

Tami : et ?

Éric : j'ai eu une carrière merveilleuse mais aujourd'hui je veux juste profiter de ma famille et monter cette école avec toi à mes côtés. Après tout c'est aussi ça une vie normale ! Tami Taylor, est ce que tu veux bien me suivre dans cette nouvelle vie ?

Tami ému, prit la main de son mari : oui Éric Taylor je veux construire cette nouvelle vie avec toi (puis pris la main de sa fille) Ensemble on va démarrer une nouvelle vie. Je vous aime énormément.

Tami était heureuse de la décision d'Éric. Quitter Dillon l'a rendait heureuse malgré les 8 années passer dans cette ville mais ses 6 derniers mois ont été un véritable calvaire. Elle lui rappela sans cesse l'accident de son mari, et l'hypocrisie des gens à l'encontre de leur famille. Si Éric avait accepté ce contrat, elle savait dans le fond qu'il aurait été malheureux. Cependant elle était curieuse de savoir ce que Grace avait dit à son père mais visiblement c'était un secret entre un père et sa fille.

Éric : je veux que cette nouvelle reste entre nous pour le moment. Il faut que je règle l'histoire avec Kyle Williams avant de l'annoncer officiellement. Juste Buddy sera au courant.

Tami : il va falloir prévenir Julie. Elle pourra nous aider à nous installer à Chicago.

Éric : oui on l'appellera demain.

Grace : et on part quand papa ?

Éric : vous allez finir l'année scolaire ici, on partira ensuite. Ce qui nous laisse 4 bons mois pour tout préparer.

Grace : j'ai hâte de l'annoncer à Julie.

Ce soir dans le lit conjugal.

Tami regarda amoureusement son mari se coucher à côté d'elle. Il semblerait que les gestes du quotidien en fauteuil roulant soient devenus une habitude pour lui. Il n'avait plus aucune difficulté à se coucher, à se laver et à s'habiller comme au début. Ce soir Éric semblait apaisé et heureux comme jamais.

Éric : à quoi tu penses chérie ?

Tami : au chemin parcouru depuis ces 6 derniers mois et à quel point je suis fière de toi

Éric : Ce qu'on s'apprête à faire c'est vraiment de la folie à notre âge mais pourtant tu n'as pas hésité à me suivre.

Tami sourit : oui c'est de la folie, comme tout ce que tu entreprends, mais j'y crois.

Éric : tu penses qu'ils vont réagir comment ?

Tami se mit à rire : à ton avis ! Ils font sûrement mettre des panneaux à vendre dans notre jardin sauf que cette fois on les laissera, ça nous fera économiser des frais d'agence.

Éric se mit à rire à son tour.

Tami reprit son sérieux avec quelque minute : tu es inquiet ?

Éric : un peu mais je sais que je peux compter sur ma merveilleuse épouse pour me défendre. (D'un air malicieux) Tu es fatigué ?

Tami faisant mine de bailler: oui très

Éric déçu : alors bonne nuit mon amour

Tami bascula son corps sur celui de son mari et se mit à l'embrasser : je ne suis jamais fatigué pour un moment intime avec mon merveilleux mari.