Chapitre 26 : Effeuillage 2
! Attention ! Scènes chaudes !
Ce chapitre pourrait choquer les plus jeunes lecteurs !
Le regard d'Alain glissa sur les rondeurs de sa bien aimée : ses seins, deux petits bijoux tendres, ses hanches, appelant ses mains à les saisir, ses jambes tentatrices qui réclamaient milles caresses et baisers. Elle était là devant lui, immobile, ne cherchant ni à se dérober sous son regard, ni à risquer le moindre geste. Sofia ignorait le tumulte qui inondait les sens de son époux.
Alors le plus innocemment, elle s'approcha de lui, posa ses mains sur cette poitrine et doucement, timidement, entreprit de défaire le nœud qui fermait la chemise d'Alain. L'homme sentit à son tour son cœur saccader au rythme des effleurements de ces doigts emplis de douceur. Fiévreusement, il sentit des torrents de lave émerger aux endroits où les mains délicates caressaient imperceptiblement sa peau. Il fut parcouru d'un frisson presque glacial dans le haut du corps tandis que ses entrailles brûlaient de mille feux.
Les yeux dans les yeux, la jeune mariée fit glisser ses paumes sur le torse, sur les flans jusque sur les reins de cet homme accompagnant ses mouvements de baisers dispersés au grès de ses émotions. N'y tenant plus, Alain prit le visage de Sofia dans ses mains pour l'amener à lui. Elle le fixa intensément, telle une prière à l'embrasser, ce qu'il exécuta sans attendre. Emportés par ses sensations, les doigts de la comtesse parcoururent toutes les courbes du dos de son aimé, caressant chaque parcelle, chaque recoin. Alain voulait mettre son empreinte en Sofia… en réalité c'était elle qui tatouait en rivières de feu ses arabesques de plaisir.
D'un commun accord, Alain se débarrassa de sa chemise devenue trop encombrante et offrit ainsi son torse aux mains expertes de sa femme. Les baisers ne cessaient de se succéder, plus pénétrants, plus intenses, plus vibrants à chaque nouvel essai. Les corps échauffés semblaient se fondre l'un dans l'autre. Alain pouvait sentir les rondeurs de Sofia glisser contre sa poitrine tandis que sa virilité demandait inlassablement à se libérer de sa prison de tissu.
Poursuivant leur échange de baisers, il fit doucement glisser ses doigts dans le dos de Sofia attrapant les précieux lacets, clefs du carcan de tissu, il commença à en défaire le nœud. Quittant la bouche de Sofia pour l'arrête de son cou, taquinant du nez le lobe de son oreille et déposant à chaque souffle une empreinte sur cette peau blanche, les mains d'Alain s'attelaient à tirer les lacets hors de œillets.
Bien plus à l'aise avec les liens, le corset fut bientôt débarrassé de ses lanières qui le maintenait et commença à dégager le buste de la jeune femme. Un instant plus tard, la poitrine et la taille de Sofia retrouvèrent leur liberté. Gonflés de désir, ses seins se dressèrent fièrement, tendant le fin tissu du corsage dentelé et invitant son partenaire à les admirer.
Alain poursuivit alors ses tortures le long de la gorge de sa femme jusqu'à la naissance de ses seins, embrassant chaque millimètre de peau, s'attardant sur le moindre grain de beauté, respirant le parfum enivrant du désir. Pendant ce temps, les doigts de Sofia quittaient instinctivement le torse de son époux pour venir se glisser dans sa chevelure, caressant les cheveux sombres et approfondissant imperceptiblement le contact entre son corps et les lèvres masculines.
Au fil des minutes, la fièvre montait. Le cœur de Sofia se gonflait dans sa poitrine prêt à exploser, comme si chaque nouveau baiser d'Alain le gonflait d'autant plus. Comment un homme pouvait il lui faire autant d'effet ? Son bassin commençait presque à la faire souffrir : elle se sentait tiraillée par les fils du plaisir elle voulait y mettre fin, elle sentait que ses chairs allaient se déchirer si elle ne faisait rien, si elle ne stoppait pas tout cela ! Mais, même si son corps réclamait que cela cesse, son esprit, lui en voulait toujours plus !
Prise par une folie audacieuse, elle défit le fin ruban qui maintenait sa poitrine prisonnière de l'étoffe et ses mains quittèrent la forêt d'ébène pour débarrasser son buste de son corsage. Surpris par une telle offrande, Alain releva le visage vers sa femme, abandonnant l'espace d'un instant la douce chaleur de ses rondeurs avant d'y replonger plus profondément encore. Une course fantastique commença alors sur la poitrine de Sofia : une course effrénée où lèvres et mains tentaient à leur tour de prendre le dessus. La langue humide laissait des sillons de fraîcheur et les doigts, des sillons incendiaires.
Ils étaient à présent tous les deux torse nu, l'intimité de la jeune femme encore préservée par sa culotte alors qu'Alain sentait de plus en plus le besoin, non l'urgence, de se débarrasser de ce pantalon qui empêchait son désir de s'exprimer pleinement. Le corps semblant répondre à cette prière muette, les mains de Sofia virent se glisser au cœur de ce tissu tendu. Elle ne réalisa son geste que lorsque ses doigts touchèrent la peau brûlante de son sexe.
Honteuse de son audace, elle voulut ôter sa main aventureuse quand une main large vint à son contact. Sofia croisa alors le regard enfiévré de son époux. Hypnotisée par le désir qui se reflétait dans les yeux d'Alain, elle caressa doucement, tout d'abord, le membre tendu puis réalisant le plaisir qu'il ressentait à ce contact, s'enhardit et accentua ses cajoleries. Alain entreprit d'enlever son pantalon mais dix doigts agiles prirent en charge cette mission : cinq doigts abandonnèrent son membre en érection pour rejoindre les cinq autres qui avaient subrepticement atteint une de ses fesses. Alors le plus sensuellement possible, le tissu frôla ses cuisses et vint rejoindre la robe de mariée à leurs pieds.
Poussé par la montée incessante du désir, il prit sa femme dans ses bras et l'allongea sur le lit nuptial, en prenant soin d'entraîner l'étoffe qui occultait encore la féminité de Sofia, vers un lieu d'oubli. Il prit un interminable instant pour admirer chacune de ses courbes avant de poser ses lèvres sur chaque rondeur accessible. Le corps de Sofia, au bord de la déchirure, se tendait comme un arc, appelant sans cesse Alain à accomplir son œuvre.
Répondant à sa supplique, les mains masculines glissèrent le long des cuisses de la jeune femme, les écartèrent légèrement afin que le bassin d'Alain puisse prendre place près de son intimité. Il embrassa ses lèvres, prolongea ses mille caresses sur ses seins, sa taille, ses cuisses… puis écoutant, sentant le corps de femme répondre à chaque caresse, chaque baiser, il vint en elle… doucement, sans précipitation…. Il effaça en un éclair le voile de sa virginité pour pénétrer un peu plus en elle. Après un tendre regard vers ses yeux, après un accord de ses lèvres, il se mut doucement, imperceptiblement, cherchant à procurer à Sofia tout le plaisir que son corps était prêt à recevoir. Petit à petit les hanches féminines se pressèrent davantage contre le bassin d'Alain, les mains délicates s'accrochèrent à ses épaules et son souffle se faisait plus intense. Elle était prête ! Il le savait… il accéléra progressivement son mouvement jusqu'à l'ultime instant de leur délivrance… ils étaient à présent mari et femme.
FIN
[Note de l'auteur : merci d'avoir accompagné Alain et Sofia dans leur « rencontre improbable », merci à tous les commentaires enrichissants. Un merci tout particulier à la Famille de Fersen et au Comte de Piper pour leur participation à cette fic, même si leur caractère ne correspond a priori pas à la réalité historique. (Myminette, août/septembre 2005)]
