Bonjour, voici le chapitre 26 pour votre plus grand plaisir (sisi !).


Réponse aux reviews :

Artémis972 : Harry et Neville vont doucement prendre place dans l'histoire, ne t'inquiète pas. L'inspiration ne semble pas me quitter en ce moment !

Melfique : Oui, totalement butée ! Elle n'est pas écossaise pour rien voyons !

Duchaillu : Il lui faut un entrainement intensif pour mener à bien sa mission, malheureusement pour Hermione…

BellatrixSnape92 : Bien vu, Albus fini toujours par se mêler de tout.

Leti2a : Merci beaucoup, cela me fait très plaisir. Méfiance, il est très difficile de faire changer d'avis une écossaise butée !


Chapitre 26 : réfugiée

Les semaines passaient et se ressemblaient, le mois de mars touchait à sa fin et Hermione continuait son entrainement intensif avec McGonagall et renforçait sa défense psychologique avec Dumbledore.

Harry et Neville, quant à eux, parvenaient à présent à ressentir, entendre et voir comme leur animal respectif. La métamorphose totale n'était plus très lointaine. Ils passaient le plus clair de leur temps ensemble et Ron n'était jamais réapparu.

Harry avait pourtant contacté Molly à plusieurs reprises, mais ne pouvant dévoiler Neville au monde sorcier, il était tenu au secret et laissait la mère Weasley dans le silence. Cette dernière n'avait pas non plus eu de nouvelles de son fils et devenait de plus en plus inquiète. Arthur faisait des recherches au ministère, envoyant des Aurores à sa recherche, mais Ronald Weasley restait aux abonnés absents.

Harry ne comprenait pas pourquoi il n'avait jamais tissé de liens plus forts avec Neville avant aujourd'hui. Plus le temps passé en sa compagnie grandissait, plus Harry se rendait compte de la personnalité exceptionnelle de son camarade. Il n'avait pas le souvenir de s'être un jour senti aussi en confiance avec quelqu'un - hormis Hermione bien entendu - comme c'était le cas avec Neville. Ils étaient, c'est vrai, camarades de dortoir depuis maintenant sept années, évidemment qu'il avait tissé quelques liens d'amitié avec ce garçon, mais ces quelques semaines passées en son - quasi - unique compagnie lui révélait à quel point lui et Neville étaient complémentaires.

« - Pas comme pour Ron… » pensa amèrement Harry submergé par des vagues de souvenirs d'éclats entre Ron et lui, entre Ron et Hermione, entre Ron et Seamus…

Harry secoua la tête pour chasser Neville de ses pensées quand la voix fraîche d'Hermione l'interpella.

« - Bonjour Hermione, comment vas-tu ? » dit Harry

« - Oh.. Tu sais… Fatiguée ! » lui lança-t-elle avec un clin d'œil. « Et toi ? Comment ça se passe avec Neville ? »

« - Que ? Quoi ? Pourquoi tu me demandes ça ?! » s'exclama Harry, sur la défensive.

« - Euhm.. Et bien… Tu sais… » Hermione articula silencieusement le mot « blaireau » et un éclair de compréhension traversa le regard de Harry.

« - Ah … Oui ! Une certaine progression, comme moi » répliqua-t-il.

Hermione lui lança un regard intrigué en balançant sa sacoche sur son épaule.

« - Neville est déjà parti déjeuné ? » questionna la jeune lionne.

« - Comment veux-tu que je le sache ? Je ne suis pas son père ! » s'exclama Harry un peu trop vivement au goût d'Hermione.

« - Tu es sûre que tout va bien, Harry ? »

Harry hocha la tête vigoureusement en signe d'approbation et attrapa son sac pour quitter la salle commune. Hermione lui emboita le pas, songeuse.

Harry s'installa à côté de Neville, qui était déjà levé depuis un bon quart d'heure, sans lui décrocher un mot et s'empara d'un morceau de brioche qu'il beurra avec application.

Neville lui proposa du jus de citrouille et salua Hermione avec un sourire radieux.

« - Bonjour jeune et jolie demoiselle ! »

« - Salut Neville ! Toujours aussi flatteur ! » le taquina-t-elle avec un clin d'œil en attrapant un toast et une tranche de fromage.

Tout en bavardant de choses et d'autres, Hermione glissait de discrets regards à la table des professeurs et pouvait apercevoir Minerva McGonagall faisant de même. Cette constatation fit sourire Hermione. Depuis qu'elle avait surpris une conversation entre Rogue et elle, la jeune femme avait décidé de rester à sa place d'étudiante. Son cœur la faisait souffrir, son corps tout entier réclamait la chaleur de Minerva, ses rêves étaient troublés par son rire et son sourire, mais Hermione ne pouvait - et ne voulait - décemment pas harceler sa directrice de Maison si celle-ci ne voulait plus d'elle. Aussi, doucement, douloureusement, elle tentait de passer à autre chose.

Evidemment, chaque fois qu'elle se retrouvait seule avec elle, Hermione sentait son cœur s'emballer et ses yeux étaient à l'affût d'un geste, d'un signal inespéré, qui n'arrivait jamais. Elles se contentaient de travailler, travailler, travailler encore ! Hermione ne pouvait croire que Minerva avait si facilement tourné la page sur leur relation… Mais la réalité la frappait régulièrement lorsqu'elle se souvenait que son amante avait eu quarante-cinq longues années pour tourner cette page de sa vie.

« -Hermione ? Tu m'écoutes ?! »

Neville lui donna une petite tape sur la joue pour la ramener à la réalité et Hermione repoussa doucement sa main.

« - Excuse-moi Neville, j'étais… Dans la lune. » bafouilla la jeune sorcière. « Que disais-tu ? »

« - C'est l'heure du cours de métamorphose, et la vieille McGonagall » Hermione ne pu s'empêcher de tiquer à ce surnom « va finir par te transformer en montre à gousset si tu es encore en retard à son cours… »

Harry et Neville se levèrent en même temps et se bousculèrent violemment.

« - EXCUSE-MOI NEVILLE ! » s'exclama Harry, rouge de honte et de confusion.

« - Harry, mon pote, y a pas de malaise ! » répliqua Neville en lui assénant une tape affectueuse dans le dos.

Hermione ouvrit des yeux ronds comme des billes lorsqu'elle remarqua le manège du Survivant. Se pouvait-il que… Non ! Et pourtant… Harry emboita le pas à Neville en se grattant la tête, signe de sa nervosité, et Hermione les suivit.

Le cours de métamorphose se déroula comme tous les autres : passionnant, intéressant et… torturant. Hermione avait deux heures entières pour ne pas quitter des yeux son professeur, deux heures à l'écouter et à constater tous les efforts qu'elle mettait en œuvre pour ne pas avoir à l'interroger. Cela en devenait ridicule et irritant pour Hermione qui n'avait aucune envie de perdre son statut de Miss-Je-sais-tout.

Comme à chaque fois que la cloche sonnait, Hermione remballait doucement ses affaires, afin d'être la dernière à sortir du local. Comme à chaque fois, Hermione espérait que McGonagall l'interpelle. Avec un soupir discret, Hermione se dirigea vers la sortie.

« - Miss Granger ? »

Le cœur d'Hermione manqua un battement et elle fit volte-face.

«- Oui ? »

« - Vous avez laisser tomber … » Minerva pointa un objet au sol, derrière Hermione. « Votre plume. »

Hermione baissa la tête et se pencha pour ramasser la plume, en bas des marches, avec un sourire aux lèvres. Minerva la regardait donc s'en aller, sans ça, comment aurait-elle pu voir la plume tomber ?

« - Merci, professeur. » dit la jeune femme en se relevant précipitamment, trop peut-être.

Elle vacilla sur la marche et tenta de se rattraper à la torche à sa droite mais n'y parvint pas et chuta. Son sac se renversa, éparpillant tout son contenu sur le sol.

« - Merde ! » jura Hermione alors que McGonagall s'approchait vivement d'elle, sa cape virevoltant derrière elle.

« - Miss Granger… » elle s'agenouilla et lui tendit la main « vous vous êtes fait mal ? ».

« - Non.. » souffla Hermione en s'emparant de la douce main de son professeur. Une décharge électrique lui parcouru l'échine et son regard croisa celui de Minerva.

McGonagall l'aida à se relever et lâcha rapidement sa main. Elle lissa sa robe en se raclant la gorge et l'observa remettre ses affaires en vrac dans son sac.

Les joues roses, le souffle court, Hermione remit son sac sur son épaule et quitta le local sur un « Merci Minerva » glacial qui percuta McGonagall de plein fouet.

Hermione courrait dans les couloirs des cachots, avec tout ça, elle était en retard pour le cours de Potion. Rogue allait la tuer !

Elle frappa à la porte qui s'ouvrit à la volée sur l'imposant Severus Rogue.

« - Miss Granger, vous vous êtes perdue ? » cingla-t-il, le regard sombre.

« - Je.. Non.. J'étais … » bafouilla Hermione

« - Et bien ? En plus de ça vous avez perdu la faculté de vous exprimer ? Qui l'aurait crû de la part de cette pipelette de Miss-Je-sais-tout ! Allez vous asseoir ! »

Hermione entra dans le local, la tête enfoncée entre les épaules et alla s'asseoir aux côtés de Neville et Harry.

« - Hermione ! Il ne t'a même pas retiré de points ! » lui souffla Harry, ahuri.

« - POTTER ! 10 points en moins à Gryffondor ! Vous n'avez pas besoin de salive, pour effectuer cette potion. Au travail ! » tonna Rogue tandis qu'Harry grommelait des paroles incompréhensibles.

Hermione qui reprenait doucement son souffle fronça les sourcils, c'est vrai, Rogue ne lui avait pas retiré de points. Après l'avoir entendu parler en sa faveur auprès de McGonagall, voilà qu'il l'épargnait ! Hermione ne pu retenir un sourire en pensant à Rogue, sous sa carapace.

Le cours de potion se poursuivit sans encombre, Neville réussi presque sa potion et ne fit perdre aucun point à Gryffondor. Hermione qui mourrait de fin sorti la première du local de potion afin de se diriger vers la grande salle.

« - Je vous rejoins dans la Grande Salle, je passe aux toilettes en vitesse ! » lança-t-elle en direction des garçons avant de remonter les escaliers à grande enjambées.

Les toilettes étaient désertes et Hermione pénétra dans la première cabine. Au bout de quelques secondes, elle entendit un reniflement discret et tendit l'oreille. Cela recommença une fois, puis deux. Quelqu'un pleurait dans ces toilettes. Hermione sorti doucement de la cabine où elle était et passa devant toutes les autres lentement.

« - Hem… Il y a quelqu'un ? » demanda-t-elle, sa voix faisant échos sur les murs en pierre.

Silence. Reniflement. Silence.

« - C'est Hermione Granger. » déclara-t-elle, comme si cela allait changer quelque chose.

« - La Sang-de-bourbe Je-Sais-Tout, évidemment. » répliqua une voix féminine et trainante.

Le sang d'Hermione se figea. Sang-de-Bourbe ? Elle posa sa main sur sa baguette, prête à l'utiliser.

« - Sors de là. » lança calmement Hermione qui se demandait pourtant pourquoi une personne utilisant ce terme, pleurait dans une cabine de toilettes.

Elle attendit quelques secondes avant de réitérer sa demande.

« - Il faudra bien que tu sortes un jour, de toute manière. » tenta de plaisanter la gryffondor.

Hermione entendit le verrou de la cabine cliqueter et elle serra un peu plus ses doigts sur sa baguette. Méfiante, elle recula d'un pas.

« - Et maintenant, que vas-tu faire ? »

Hermione écarquilla les yeux, hésitant à baisser sa baguette.

« - Parkinson ? » Hermione flancha et baissa sa baguette à la vue du visage ecchymosé de Pansy Parkinson. « Mais.. Harry m'a dit que… »

« - Oh, le petit Pot-Potter t'as parlé de nous ? » ricana Parkinson, qui malgré tout, n'avait pas perdu de son venin. Ses vêtements étaient sales et abîmés. Elles avaient les ongles noirs et de nombreuses coupures sur les mains.

« - Harry m'a dit que tous les Serpentards ayant refusé de se joindre à … Voldemort, avaient été tués ! Mais tu… » Hermione n'osait pas poser la question qui lui brûlait les lèvres.

Pansy se dirigea vers un évier et s'aspergea le visage en grimaçant.

« -Outch… C'est douloureux. »

Hermione se rapprocha d'elle, entre deux eaux, ne sachant comme réagir avec la Serpentard.

« - Pansy… Pourquoi es-tu revenue à Poudlard ? » murmura Hermione.

Pansy se tourna vers elle et se désigna d'un revers de la main.

« - Je ne suis le larbin de personne. Et je refuse de suivre « Lord Voldemort » dans son délire psychotique. » cracha-t-elle avec hargne. « Lorsque mes parents l'ont appris… »

La voix de Parkinson se brisa et Hermione compris qu'ils étaient les auteurs de l'état Pansy.

« - Je t'emmène chez Dumbledore. » murmura Hermione. « Mais d'abord, tu vas m'attendre devant la grande-salle. Tous les élèves y seront à cette heure-ci. »

Pansy acquiesça en silence et emboita le pas à Hermione.

Harry et Neville se demandaient où était passée Hermione, qui était censée arriver rapidement. Soudain, les portes de la grande Salle s'ouvrirent et Hermione pénétra dans la pièce. Elle marchait d'un pas rapide et dépassa la table des Gryffondors sous l'œil interrogateur de ses deux camarades.

Alors qu'elle murmurait quelque chose à Dumbledore, celui-ci se redressa et adressa un petit signe de la main à Rogue. Tous deux se levèrent et suivirent Hermione sous les murmures de tous les étudiants.

« - Miss Parkinson… » Dumbledore assit derrière son bureau la considérait d'un air grave. « Votre retour parmi nous n'était pas attendu. »

Parkison ne répondit rien et se contenta de baisser la tête vers ses pieds.

Le professeur Rogue déposa une main sur l'épaule de son étudiante et prit la parole.

« - Miss Parkinson… Nous avons besoin de savoir si vous avez été marquée. » demanda le maître des Potions.

Pansy secoua la tête négativement et Dumbledore poussa un soupir de soulagement. Hermione, restée en retrait, observait la scène en silence.

« - Bienvenue chez vous, Miss Parkinson. » lui lança Dumbledore avec un regard pétillant. « Poudlard restera toujours la maison de ceux qui en ont vraiment besoin. »

Hermione se demandait pourquoi elle était toujours plantée là, après tout, elle n'avait rien à voir avec les Serpentards. Elle n'était pas préfète en chef, et encore moins préfète de Serpentard. Pourquoi ne l'avait-on pas encore renvoyée ?

« - Le cachot des Serpentards est bien trop grand pour une jeune fille seule, n'est-ce pas Severus ? » murmura Dumbledore en caressant doucement sa barbe.

Rogue lui lança un regard interrogateur et fini par acquiescer d'un hésitant.

« - Miss Granger et Miss Parkinson n'auront qu'à partager la chambre du Préfet-en-Chef de Serpentard qui a déserté ses quartiers ! » annonça joyeusement Dumbledore.

« - PARDON ?! » s'exclamèrent en même temps Hermione, Pansy et Severus.

« - Permettez-moi d'émettre un contre-avis, professeur Dumbledore… » commença Severus d'une voix doucereuse mais Dumbledore lui coupa la parole d'un signe de la main.

« - Allons, Severus. Avons-nous une autre solution ? »

« - Pourquoi Miss Parkinson ne prendrait pas l'appartement pour elle seule ? » tenta une dernière fois Rogue alors que Dumbledore se levait de son siège.

« - Elle a besoin d'être entourée. Et Miss Granger est l'heureuse gagnante de ce poste. » Dumbledore observa les jeunes filles par-dessus ses lunettes en demi-lune et eu un sourire malicieux. « Miss Granger, vos affaires seront apportées dans vos nouveaux appartements. Quant à vous, Miss Parkinson… Le professeur Rogue se chargera de vos achats à Pré-Au-Lard. »

Rogue se raidit et étouffa un juron avant de lancer un regard noir à Dumbledore.

« - Avec tout le respect que je vous dois, Albus, ne serait-il pas plus approprié qu'une…Femme s'occupe de cette… Tâche ? » demanda-t-il d'une voix mielleuse.

Dumbledore fit mine de ne pas avoir entendu et congédia tout le monde. Rogue quitta le bureau en faisant claquer sa longue cape noire, suivi de près par Hermione et Pansy.

Quelques minutes plus tard, Rogue déboula en trombe dans les appartements de McGonagall.

« - Minerva, vous avez un sacré problème ! »


Qu'en avez-vous pensé ? Bisous !