Bonjour à tout le monde !
Alors d'abord je crois que je vais continuer à poster tous les dimanche, enfin je suppose que le jour de publication vous importe peu du moment que ça arrive xD
Donc ce chapitre se passe un an plus tard, et en bonus un petit passage avec le point de vue de Draco ! Mine de rien c'est assez dur de se mettre dans la peau du personnage, je suis tellement habituée à ma petite Orianna que ça me complique les choses. Enfin je pense qu'à partir de maintenant il y aura toujours un peu de son point de vue dans les chapitres, qu'en pensez vous ?
Comme vous pourrez le remarquer il y a également un nouveau personnage régulier, ça manquait vraiment de fille dans cette histoire et dès le chapitre prochain ... un autre personnage va faire son apparition. Alors à votre avis qui est ce que ce sera ? J'attends vos pronostics =)
voilà, profitez bien du soleil et à la semaine prochaine :D
ps : Pour tout ceux qui se demanderait, Stephen et Harry vont encore apparaître, ils ne sont pas morts même si je soupçonne certaines d'entre vous d'être déçu à cette nouvelle :p
CHAPITRE 26
- Ok on est obligé d'y aller mais rien ne nous oblige à rester. Une petite bise à tes grands parents, un cadeau, voir une chanson pour te maintenir en forme et hop on peut transplaner jusqu'à la super fête de ton chéri.
Finissant d'accrocher mes boucles d'oreille je me rendis compte que Tonks était exactement dans la même position que vingt minutes plus tôt quand je l'avais quitté pour me rendre à la salle de bain, c'est-à-dire affalée de tout son long sur le lit de ma chambre. Elle n'avait pas cru bon de remplacer son jean et son tee shirt par une robe et j'eus soudainement très peur qu'elle ne compte se rendre à la soirée dans cette tenue. Elle en était tout à fait capable et je ne tenais pas à être responsable de la crise cardiaque qu'aurait ma grand-mère en la voyant.
- Petit un Shane n'est pas et ne sera jamais mon chéri, petit deux on a dit qu'on irait et pas seulement pour quelques minutes et petit trois dépêche toi de t'habiller on est déjà en retard.
M'observant dans la glace je commençais à me demander si j'avais bien fait de choisir cette robe. Je n'avais pas eu à hésiter sur la couleur, tout le monde était censé être habillé en blanc mais je me demandais si le bustier et le fait qu'elle soit plutôt courte n'était pas un peu trop. Mes grands parents célébraient leur 50 ans de mariage aujourd'hui, je ne savais pas trop ce qu'on portait pour l'occasion, c'était même la première fois que je me rendais à ce genre d'évènements et c'était bien pour leur faire plaisir. Quand je l'avais annoncé à mon père, il s'était contenté d'hausser un sourcil, je crois qu'il ne comprendrait jamais qu'on veuille retourner dans ce genre de famille sang pur de sa propre volonté mais au final mes grands parents sont vraiment très gentils. Je crois que ça a un rapport avec le fait que leurs trois enfants sont morts, ils sont un peu moins bornés sur les principes et comme je suis leur seule petite fille j'ai l'impression que quoique je fasse ils seront prêt à l'accepter.
- Ce que tu es sérieuse cousine, des deux on se demande laquelle est la plus âgée.
Je l'entendis pousser un énorme soupir finissant par se lever de mauvais cœur. Je pensais avoir gagné la partie mais juste avant d'entrer dans la salle de bain elle m'a lancé un coup d'œil, m'examinant de la tête aux pieds et au vue du sourire mauvais qui avait soudainement envahi son visage je devinais qu'on allait être très en retard.
- Mais dis moi toi, c'est que tu t'es mise sur ton 31. Depuis quand tu es aussi sexy pour aller voir tes grands parents ? Depuis quand tu es aussi sexy tout court d'ailleurs ? Tu es toujours là à pinailler sur le manque de tissu …
Me lançant un regard inquisiteur je m'empressais de détourner les yeux faisant mine de m'intéresser à ma coiffure.
- Je ne suis pas sexy, aucune différence par rapport à d'habitude.
- Moi je crois plutôt que c'est parce qu'une certaine personne sera présente répondit-elle ravie.
- Absolument aucun rapport dis-je piquée au vif.
- Pas la peine de mentir cousine, je lis en toi comme dans un livre ouvert.
Elle passa ses mains dans mes cheveux, enlevant la pince qui retenait le chignon que j'avais fait pour laisser mes boucles cascader jusque dans le milieu de mon dos.
- Détaché c'Est-ce que les hommes préfèrent me glissa-t-elle à l'oreille.
J'allais protester quand elle se mit à rire, ne me laissant pas le temps de répondre avant d'aller s'enfermer dans la salle de bain. C'est vrai-je n'en avais rien à faire qu'il soit là ou non, ça faisait presque un an que je ne lui avais plus adressé la parole et étant donné la manière dont ça s'était terminé il n'y avait aucune raison que je veuille le revoir. D'ailleurs peu m'importait sa présence, il ferait partie du mobilier pour moi ce soir. Si je pris soin de jeter un dernier coup d'œil dans le miroir c'était seulement pour moi, pour mon estime personnel, je ne pensais plus du tout à lui et ça ne risquait pas de changer.
La salle était magnifique, dans le style galerie des glaces, j'avais l'impression de me trouver dans une patinoire géante, avec le risquer de tomber en moins. Avant d'arriver jusqu'à mes grands parents il nous avait fallu descendre un escalier, un escalier gigantesque et je dois dire que c'était dans ce genre de situation que je regrettais d'être une fille et de devoir mettre des chaussures à talon qui rendaient les chances de se ridiculiser maximal. De son côté Tonks ne paraissait éprouver aucune difficulté et dans la mesure où elle était la seule à être habillée en rose tous les regards s'étaient tournés vers nous dès notre arrivée. C'est vrai qu'elle détonnait un peu par rapport au reste des invités avec ses cheveux courts rose vif et ses oreilles percées de partout mais même si elle avait un style bien à elle je l'adorais et j'étais vraiment contente qu'elle soit là avec moi.
Sans se soucier de ce que les gens en penseraient, elle avait attrapé mon bras se contentant de lancer de grands sourires hypocrites à la ronde. Quand on la voyait on avait du mal à croire qu'elle était en réalité une aurore, et mon garde du corps de surcroit. Quand mon père lui en avait fait la demande elle avait réellement paru ravi d'assurer ce rôle, heureusement qu'il ne savait pas que c'est elle qui m'entrainait à toute sorte de soirée et encore moins que dans l'histoire c'était elle la moins raisonnable des deux.
- Oh ma chérie tu es ravissante, j'ai l'impression de revoir ta mère à ton âge.
- Joyeux anniversaire de mariage grand-mère dis-je avec un sourire forcé.
Je n'aimais pas vraiment quand elle se mettait à évoquer la ressemblance entre ma mère et moi, je n'avais rien à voir avec cette femme et puis je ne l'avais jamais connu alors ça me faisait toujours bizarre quand on se mettait à parler d'elle. Je lui tendis le cadeau soigneusement emballé par Kreattur et je crus sincèrement qu'elle allait se mettre à pleurer. Est-ce que c'était bizarre d'offrir un cadeau ? Peut être qu'il aurait fallu que j'aille le poser quelque part, mais je n'avais vu aucun paquet trainer en arrivant.
- Tellement adorable, il ne fallait vraiment pas.
C'était bien que l'attention soit focalisée sur le cadeau parce que au moment où mon grand père me serra dans ses bras pour me remercier, ma grand-mère eut tout le loisir de se rendre compte de la présence de Tonks. Fini les larmes aux yeux, elle n'avait pas réussi à masquer l'horreur sur son visage et j'eus peur un instant qu'elle fasse une crise cardiaque.
- Je vous présente Nymphadora, c'est elle qui est chargée de ma sécurité et c'est aussi ma cousine.
Je voyais bien qu'ils faisaient tous les deux des efforts et je crois que ne pas la jeter tout de suite dehors était ce qu'ils pouvaient faire de mieux, il ne fallait pas trop leur en demander, leurs préjugés étaient sans doute moins fort qu'il y a quelques années mais on ne pouvait décemment pas s'attendre à ce qu'ils aient changé complètement. Des serveurs circulaient avec des rafraichissements et des apéritifs et le temps qu'on arrive à notre table, Tonks s'était déjà servi généreusement, n'hésitant pas à se lécher les doigts ce qui nous attira une autre salve de regards en coin. J'aurais bien aimé être aussi décontracté et insouciante qu'elle mais malgré tous mes efforts pour m'en détacher, le regard des gens avait toujours un certain impact sur moi.
- Alors c'était vrai, miss star de la pop nous fait l'honneur de sa présence et quelle excellente compagnie en plus.
Je n'avais pas envie de me retourner parce que je savais très bien qui était la propriétaire de cette voix. Ca faisait peut être un an mais quand je l'entendais j'avais l'impression que c'était hier que j'étais cette fille empotée et misérable.
- Daphné, quel plaisir de te revoir.
Au ton faussement enjoué que j'avais pris c'était dur d'y croire mais ce n'était pas comme si j'avais cherché à duper quelqu'un. A vrai dire quand je la regardais j'avais envie de la frapper tout simplement, mais déclencher une bagarre aussi ouvertement au beau milieu de la soirée de mes grands parents n'étaient pas vraiment du meilleur ton. Si j'avais jugé ma robe un peu trop courte il ne pouvait y avoir aucune comparaison avec celle de Daphné, à son niveau on ne pouvait même plus parler de décolleté et ce n'était pas ses cheveux blonds décolorés qui arrangeaient quoique ce soit.
- Ca m'étonne que tu aies ce genre de fréquentation Orianna, je ne suis pas sûre que ton père approuverait lança Tonks très naturellement.
- Ce genre de fréquentation ? Tiqua Daphné.
- Oh je ne voulais pas vous froisser mademoiselle, chacun fait le métier qu'il souhaite après tout.
Je vis la veine sur le front de Daphné palpiter et je dus me retenir de rire, elle était furieuse et moi absolument ravie.
- Qu'Est-ce que vous entendez au juste par là ?
- Attention ne vous y trompez pas je ne dis pas que c'est mal de faire du strip tease, au contraire je trouve même que c'est très courageux de s'exhiber dans sa tenue de scène mais Orianna est encore tellement jeune.
Je crus qu'elle allait exploser et l'amour que je portais à ma cousine sembla doubler d'un seul coup. Comme si de rien n'était elle attrapa un toast aux crevettes sur un plateau qui passa près d'elle et je me demandais si un jour je pourrais être aussi cool qu'elle.
- Tu nous excuses Daphné, j'ai plein d'invités à saluer. Bonne chance pour tes futures prestations.
Ses doigts se crispèrent sur le verre à champagne, en un instant ma robe s'était retrouvée aspergée sans que je puisse y faire quoique ce soit.
- Oups, je suis tellement maladroite. Dépêche toi d'aller nettoyer ça, ce serait dommage que Draco te retrouve dans cet état après tout ce temps ricana-t-elle.
- Quelle sale petite …
Je dus retenir Nymphadora de lui sauter au cou, examinant le désastre. Peut être que ça n'avait pas été une très bonne idée de la provoquer mais repenser à la tête qu'elle avait fait me consoler un peu. Il y avait pire qu'une robe tâchée après tout, et puis ce n'était pas comme si j'étais là pour plaire à qui que ce soit.
- Quand je pense que ce nabot t'a trompé avec cette pimbêche. Allez viens ma belle on va arranger les dégâts.
Au moment où nous allions atteindre la salle de bain ma grand-mère nous a arrêté. Sans que je puisse contrôler quoique ce soit elle a proposé de me donner une autre tenue, une robe ayant visiblement appartenu à ma mère et même si je voulais refuser, dire que ce n'était pas la peine absolument rien n'est sorti. Je ne voulais pas lui faire de peine, surtout pour son anniversaire et c'est dépitée que j'ai regardé Tonks me faire un petit signe de main d'en bas avant de m'engouffrer dans l'une des chambres pour me changer.
J'ai toujours trouvé ces soirées mortellement ennuyeuses et cette fois ci n'a pas dérogé à la règle. Depuis que j'étais arrivé Daphné n'avait eu de cesse de se pendre à mon bras, ça m'énervait déjà à Poudlard et ici encore davantage. Je ne peux pas me permettre de faire de scandale dans ma situation, briguer le ministère impose quelques sacrifices et si les relations de Daphné peuvent me permettre d'atteindre mon but la supporter quelques heures d'affilé est dans mes cordes. D'ordinaire les Carrow sont des gens de bon goût alors comment expliquer la présence de cette fille aux cheveux roses. A voir la façon dont elle se jette sur les plateaux c'est sans doute une clocharde que quelqu'un à amener ici pour s'amuser, les excentricités des milliardaires ne me concernent pas vraiment, la façon dont-ils peuvent investir dans ma future carrière par contre c'est une autre affaire.
Les lumières se sont mises à clignoter, tout le monde s'est alors tourné vers les escaliers où le couple Carrow se tenait, droit et fier comme à leur habitude. Ils avaient visiblement préparé un petit discours, et dans la mesure où il se révélait qu'ils étaient parmi les personnes les plus fortunées de l'assemblée je m'étais toujours évertué à leur faire bonne impression, tout comme la majorité des invités d'ailleurs. Les relations d'affaire, les alliances sont ce qui rythme ces soirées et savoir à qui ira la majorité des fonds des Carrow est quelque chose qui préoccupe absolument tout le monde. Un silence de plomb s'était installé, même la fille aux cheveux roses s'était tue et avait arrêté de bouger dans tous les sens, il fallait croire que même une imbécile comme elle avait compris qu'il était temps de se calmer.
Les mêmes futilités que d'habitude furent prononcées, merci d'être venus, nous espérons que vous passez une agréable soirée, rien de transcendant en somme du moins jusqu'à ce que soit évoqué le second but de cette soirée. La seule chose qui me rassura en entendant ça fut que visiblement les autres convives n'étaient pas plus au courant que moi. Le silence fit place à des murmures très vite réprimés quand Marcus Carrow reprit la parole.
- Nous voudrions également profiter de cette soirée pour vous présenter officiellement notre petite fille, Orianna qui est je dois dire notre plus grande fierté.
Avez-vous déjà eu l'impression de n'être qu'un spectateur dans votre propre corps ? C'est précisément ce qui m'est arrivé à ce moment là. Je ne l'avais jamais rencontré à aucune réception, j'ignorais même qu'elle avait finalement pris contact avec ses grands parents et la voir aussi soudainement à quelques mètres de moi a eu le don de me faire perdre totalement mes moyens. Il y a quelque chose à savoir sur cette fille, depuis que je la connais je n'ai jamais réussi à me la sortir de la tête. En sa présence j'agis totalement inconsidérément. Elle a le don de me mettre hors de moi, je deviens un total idiot mais l'imbécile que j'étais en sa présence me manque. Elle me manque.
J'ai arrêté de penser aux gens qui m'entouraient, à la raison de ma présence ici. Tout s'est brusquement embrouillé dans ma tête quand elle est entrée dans mon champ de vision. J'ai eu du mal à avaler ma salive quand elle a commencé à descendre les escaliers et que ses yeux se sont portés sur l'assemblée. Même si je ne voulais pas l'admettre Orianna a toujours été très mignonne et ça même quand elle portait ses lunettes ridiculement sérieuse, quand je n'avais vu ses cheveux autrement qu'attachés. Seulement là ça n'avait vraiment rien à voir, ce n'était pas la première fois que je la voyais en robe de soirée pourtant je n'arrivais pas à détacher mes yeux d'elle. Il n'y avait vraiment qu'un mot pour la décrire : magnifique.
- Aussi belle que sa grand-mère à son âge plaisanta Marcus.
J'aurais du esquisser un sourire, cela aurait été bienvenu mais j'étais bien incapable de faire quoique ce soit. Perdre mes moyens n'était pas dans mes habitudes, j'étais toujours maitre de moi-même en toute circonstance, sauf quand elle était dans les parages. Déjà à Poudlard je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, pourquoi je me mettait tellement en colère pour des futilités, pourquoi je ne pouvais pas me maitriser et quand j'ai fini par comprendre il était déjà trop tard. A l'époque j'ai fait une chose incroyablement stupide que je n'ai pas cessé de regretter ensuite. Les regrets sont faits pour les perdants c'Est-ce qu'on m'a toujours enseigné, il faut aller de l'avant et c'est exactement ce que je comptais faire.
Au bras de son grand père elle avait fini de descendre les escaliers, adressant un sourire poli aux gens qui l'entouraient. Tous ces parasites à qui ils n'avaient pas fallu une seconde pour réaliser que puisque ces grands parents venaient de la reconnaitre cela faisait d'elle l'unique héritière de leur colossale fortune. Personne n'ignorait qui elle était bien avant ce discours, le fait qu'elle soit la fille de Sirius Black avait déjà été rendu public bien avant ça. A présent elle se retrouvait héritière de l'argent des Carrow et des Black, autant dire qu'elle venait de s'attirer une popularité incroyable en quelques secondes.
Sans doute que je fais partie de ses parasites, quand j'ai appris de qui elle était la fille je ne peux nier qu'un énorme poids s'est envolé. J'ai toujours été plein de préjugés, je sais que je suis méprisant et égocentrique mais tous ces défauts tendaient plus ou moins à s'effacer très légèrement en sa présence. Quand je me suis approché je n'ai pu que me rendre compte du petit groupe qui tentait d'attirer son attention, pratiquement tous des jeunes hommes célibataires qui voyaient là une occasion en or de se faire un nom. Je pense qu'elle n'avait pas idée de ce que ses grands parents venaient de déclencher, elle semblait même totalement perdu et la voir d'aussi près me faisait presque oublier l'année que j'avais passé loin d'elle.
Sa robe ressemblait à une robe de mariée, un bustier rehaussé de perles et poussière de fée qui marquait sa taille laissant le bas s'évaser jusqu'à ses pieds. Aux endroits où la robe était froncée se trouvait de minuscules papillons qui semblaient battre des ailes par moment, les pinces dans ses cheveux qui retenaient quelques mèches en arrière représentaient le même motif, attirant l'attention sur les reflets dorés de ses cheveux qui brillaient sous la lumière. Elle était juste sublime et malheureusement j'étais loin d'être le seul à l'avoir remarqué.
- Allez messieurs, il est temps de laisser un peu d'air à la princesse Orianna. Personne n'a envie qu'elle s'évanouisse soudainement je suppose.
Je fus surpris de voir la fille aux cheveux roses intervenir, encore plus quand elle prit Orianna par la main pour l'entrainer un peu à l'écart de la foule. Elles avaient l'air de bien se connaitre au vue du sourire complice qu'elles partagèrent et je devais avouer que finalement sa présence n'était pas pour me déplaire. Même si ça faisait un an je ne supportais toujours pas de voir les autres lui tourner autour, et les quelques photos que j'avais vu dans les magasines n'avaient pas été pour me mettre de bonne humeur. Je savais que j'agissais mal quand j'ai couché avec Daphné, quelque part je savais que j'aurais mieux fait de me méfier de ce qu'elle me disait mais comme d'habitude la colère a pris le dessus et quand il s'agit d'Orianna je suis tout sauf raisonnable.
- Ne te retourne pas mais on dirait bien que tu as un autre prétendant, beaucoup plus craquant que les autres si tu veux mon avis.
Fronçant les sourcils je fis exactement ce que Tonks m'avait déconseillé, me retrouvez nez à nez avec Draco. Il me sembla que pendant l'espace d'un instant mon cœur s'arrêta totalement, pourquoi Est-ce qu'au bout de tout ce temps il me faisait toujours cet effet là ? En venant, je me doutais bien qu'il serait présent, ce n'était pas une surprise alors comment expliquer ce que je ressentais. Stephen m'avait dit que je finirais bien par l'oublier mais maintenant que j'étais face à face avec lui et qu'absolument rien n'avait changé je commençais à en douter sérieusement. Il me prit la main y déposant un baiser ce qui eut le don de me faire revenir à la réalité. Jamais il n'avait été un homme pour moi, il était tout ce que je me devais d'éviter et j'étais bien décidée à ne pas l'oublier.
- Tu es magnifique Orianna.
J'eus à nouveau un bref moment d'absence, pourquoi Est-ce que même sa voix devait avoir cet effet là sur moi. Quand je repris mes esprits ce fut pour retirer ma main rapidement, pourquoi Est-ce qu'il venait me parler ? Me dire ça après tout ce temps, presque comme s'il ne s'était jamais rien passé.
- Vous vous connaissez ? Demanda Nymphadora surprise.
- Nous étions ensemble au collège me contentais-je de répondre.
Dans quelques années il ne serait plus qu'une vague connaissance, dans quelques années j'y penserais juste comme un vague flirt d'adolescente. La seule chose que je devais faire c'était m'éloigner et éviter de le croiser au maximum, ça n'avait pas été dur pendant un an alors pourquoi Est-ce que ce le serait davantage à partir de maintenant.
- Draco Malefoy.
Il tendit sa main en direction de Tonks dont les yeux paraissaient comme exorbités. Son regard passait de lui à moi à une vitesse hallucinante, je sais que c'était dur d'y croire mais oui j'étais bien sortie avec lui. Chose dont j'aurais du m'abstenir.
- Le Draco ? Celui qui t'a brisé le cœur en te trompant avec cette arriviste ?
- Dans le genre subtil on fait difficilement pire Dora soupirais-je.
J'aurais probablement dû être mortifié de sa réflexion mais à vrai dire peu m'importait ce qu'il pouvait en penser. C'est vrai j'avais eu un choc en le revoyant après tout ce temps mais maintenant que je m'étais reprise j'étais bien décidée à ne pas laisser tout ça se reproduire.
- J'ai faim, allons manger.
Attrapant la main de ma cousine j'étais bien décidée à ne plus lui adresser un seul regard, il appartenait au passé et il était hors de question qu'il vienne envahir mon présent.
- Je t'ai écrit, tu n'as jamais répondu.
- Je reçois tellement de lettres, je n'ai malheureusement pas le temps de répondre à toutes. Réessaie une prochaine fois, tu auras sans doute plus de chance.
Pourquoi Est-ce qu'il continuait, pourquoi Est-ce qu'il ne me laissait pas tranquille, qu'il ne reprenait pas le cours de sa petite vie parfaite en compagnie de Daphné. Je ne voulais plus le voir, encore moins lui parler parce que dans ces moments là ça faisait trop mal.
- Orianna, je suis sérieux !
- Moi aussi, si je n'ai pas répondu c'est que ça ne devait pas être important. Maintenant si tu veux bien m'excuser …
Il posa sa main sur mon épaule pour m'empêcher de partir mais ça eut juste le mérite de me faire me retourner dans sa direction et j'étais tout sauf heureuse de l'avoir en face de moi.
- Qu'y a-t-il ? Tu veux un autographe peut être ? Ah comme c'est dommage je n'ai pas de stylos avec moi, Tonks tu en as un ?
- Tu ne m'as jamais laissé m'excuser, j'aimerais vraiment pouvoir te parler … en privé ajouta-t-il avec un regard pour ma cousine.
- C'est du passé Draco, je suis passée à autre chose. Tu ferais mieux d'en faire de même, de toute façon ça ne t'a jamais vraiment posé de problèmes je me trompe ?
Il y a encore un an j'aurais été totalement incapable de lui répondre comme ça, peut être que ça me faisait du mal mais repasser du temps en sa compagnie était encore plus insupportable. J'espérais qu'après ça il abandonne seulement à ce moment là j'étais encore bien loin du compte.
