Tous ''sublimes''.

Auteur : Sahad

Note : Aucune, même raison que chap 3.

Chapitre 26 :

Ils l'avaient conçu pour être le soldat parfait, une arme humaine. Puis il s'est évadé. Dans un avenir qui n'est pas si lointain, il est hanté par son passé.

« J'ai peut-être parlé un peu vite ! pesta Duo. Comment retrouver Wufei et Shi dans le dédale des rues ?!

- Je ne sais pas... répliqua Quatre. Et on ne peut pas beugler leurs noms à tous vents...

- Pas la peine ! »

Les deux garçons se retournèrent juste à temps pour voir le Chinois, portant l'assassin, bondir à l'arrière de la voiture. Il leur ordonna de démarrer, ce que Duo exécuta au quart de tour, n'en demandant pas plus ; ce fut que lorsqu'il perdirent le quartier de vu qu'ils s'arrêtèrent :

« Pfouh... souffla le natté. On a eu du pot...

- C'est vrai... approuva le petit blond. C'est une chance de vous avoir trouvé comme ça... !

- Je parlais pas de ça... répliqua le châtain.

- Mais de quoi alors ?

- J'ai pas le permis... »

Il y eût un gros blanc, Quatre était au bord de l'évanouissement : il s'était laissé conduire par un garçon qui n'avait même pas son permis ?! La voix qui sortit de sa gorge était si aiguë qu'il se demanda si s'était vraiment la sienne :

« Tu ne l'as pas encore passé, c'est ça, hein ?

- Non, c'est que je l'ai loupé 3 fois ! --

- ...

- Quatre... ?

- Wufei ! Tu prends le volant !! Tout de suite ! »

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« Heero, ça sert à rien de faire les cent pas, ils vont revenir.

- ...

- Tu fais si peu confiance à Duo ? »

Seul le silence lui répondit, mais au moins, son ami avait cesser de tourner en rond comme un fauve en cage. Le chat noir s'était rouler en boule sur les jambes du jeune Français qui scrutait son frère d'arme, celui-ci était visiblement sur les nerfs, ses yeux cobalt ne quittaient pas la fenêtre du hangar ; il attendait. Trowa soupira : Heero n'était pas le seul à s'en faire, mais lui, il n'en faisait pas tout un plat... Cela voulait-il dire qu'il n'aimait pas suffisamment le blondinet pour ça ? Il secoua la tête pour faire partir cette idée stupide.

« Ce n'est pas que je ne lui fais pas confiance... »

La voix du perfect Soldier l'avait fait sursauter : il ne s'attendait pas à ce que le brun ouvre la bouche jusqu'au retour du natté. Cependant, il lui semblait que quelque chose ne tournait pas rond dans le comportement de Heero.

« Désolé, c'est pas ce que je voulais dire... lâcha Trowa au bout de quelques secondes.

- J'ai un problème, Trowa... souffla son ami. Un gros problème...

- Quoi donc ? demanda l'interpelé.

- Duo... C'est lui qui me permet de me contrôler... Mais... Je ne sais pas... Pour une raison que j'ignore... Mon corps est défectueux...

- Défectueux ? le Français haussa un sourcil. Tu veux dire que tu sens un manque, c'est ça ?

- Non... Ce n'est pas ça... »

Le brun tomba soudainement à genoux, sous le regard plus que surprit du châtain qui se leva précipitamment, délogeant le chat. Trowa s'approcha de lui, lui entourant les épaules de son bras:

« Heero, ça va ??

- Trowa... Mon corps... Je ne... »

Le Japonais n'eût même pas le temps de finir sa phrase que déjà il se retournait violemment, surprenant son ami, et se ruait sur se dernier, plaquant avidement ses lèvres sur les siennes. Les yeux émeraude étaient complètement écarquillés, Trowa parvint cependant à reprendre ses esprits...

POV Trowa

Ce n'est pas du tout normal ! Tout indique que Heero est victime de ses chaleurs, mais... C'est impossible... ! Ça ne fait pas un mois depuis les dernières... ! J'essaye de le repousser, mais Heero a incontestablement une force surdéveloppée, encore plus qu'habituellement, lors de ses chaleurs ! Heero essaye de glisser sa langue dans ma bouche ; tentant de le ramener à la raison, je lui mord la lèvre inférieure presque jusqu'au sang. Il s'écarte un peu, surpris, mais la surprise cède bien vite sa place à une sorte d'énervement sur son visage ; je n'ai pas le temps d'analyser plus son expression : il me flanque un coup de poing dans le ventre. Je sens mes forces m'abandonner... Il reprend possession de mes lèvres. Je suis incapable de réagir... Sa langue joue avec la mienne, sa main tenant fermement mes poignets à m'en faire mal, l'autre se glissant sous mon haut... Il faut que je réagisse... Mais je n'en ai pas la force...

Sa main descend doucement vers mon jean. Il semble éprouver certaines difficultés à défaire ma ceinture : il délaisse mes lèvres pour regarder la boucle de ceinture qui lui résiste. J'en profite, me forçant à lever la tête, je plante mes dents dans son cou qui m'est offert. Heero pousse un grognement sourd et essaye de se défaire de ma prise en secouant la tête, mais je tiens bon, enfonçant mes dents dans la chair. Il se débat encore mais voyant que je ne lâche pas prise, il m'envoie valser avec un super coup de poing dans la mâchoire : je vais m'écraser dans les pneus qui gisaient près du mur. C'étaient mes dernières forces, je ne crois pas avoir la possibilité de me relever tout de suite... Il me fixe de ses yeux cobalt, une main sur son cou qui saigne... Pff, j'l'ai pas loupé... Il me regarde encore et encore, son visage se déforme de douleur, mais ce n'est pas ma morsure qui lui fait si mal... Qu'est-ce que... ?

« Pardon, Trowa... ! souffle-t-il, tombant à genoux devant moi, tête baissée. Pardon...

- Heero... ? je parviens à articuler. Ça va ?

- Je suis désolé ! insiste-t-il. Pardonne-moi... ! Si je...

- Arrête... je râle. C'est pas comme si tu pouvais contrôler ça... Arrête de culpabiliser, tu ne m'as rien fait... »

Il ne dit rien, la main sur la bouche comme pour se retenir de vomir... Je reste là à le regarder, je ne peux rien faire d'autre de toute façon... Un quart d'heure s'écoule ainsi, dans le plus lourd des silences, avant que je puisse à nouveau bouger...

« T'y es pas allé de main morte... » je ricane.

Il ne répond pas, gardant la tête baissée... Je laisse échapper un soupir... En fin de compte, le Perfect Soldier qu'a conçu Oz n'est encore qu'un enfant... Un enfant qui n'a pas su grandir, qui n'a pas pu... Derrière sa force apparente, il est d'une incroyable fragilité... Un tel contraste en est presque déroutant... Il semble tout à coup si facile à ébranler... Aussi facile à briser que du verre...

Je m'approche doucement de lui, même si ce n'est pas très intelligent vu son état. Pourtant, je sais qu'il a besoin d'une présence, sentir qu'il n'est pas seul... Un sourire étire à peine mes lèvres : je te connais bien, Heero... Même si tu es parfois volontairement désagréable, il n'y a qu'une chose qui t'effraie vraiment, n'est-ce pas... ? Celle de te retrouver seul... Si tu as vécu jusqu'à il y a peu, c'est parce que tu te raccrochais à cet espoir de nous retrouver... Et jusqu'à aujourd'hui grâce à Duo...

Je le prend par le bras et l'aide à se relever, il ne me regarde pas, les yeux dissimulés sous ses mèches rebelles... Je lui prend le menton et lui remonte le visage, il me fixe cette fois, mais je peux lire aisément de la crainte dans ses yeux...

« Ne t'en fais pas, Heero... Nous serons toujours là... Toujours... »

Il semble surpris, puis un sourire se dessine sur son visage, il acquiesce d'un signe de tête. Je vais m'asseoir, je n'ai pas encore totalement récupéré... Heero va se poser devant l'ordi portable, histoire de penser à autre chose... Je ne dis rien mais... Quelque chose me tracasse. Comment est-ce possible que les ''périodes'' de chaleurs de Heero soient si perturbées ? Ce n'est pas normal... Je ferais bien d'attendre le retour de Wufei...

Je sens un regard posé sur moi, je tourne la tête et découvre ce chat noir qui me scrute... Pourquoi est-ce que, tout à coup, il me met mal à l'aise... ? Serais-je trop méfiant ? Ou bien... ?

FIN POV

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« Alors ? Vous les avez encore raté... N'est-ce pas ? »

Zechs leva un regard presque las sur la jeune blonde qui lui faisait face. Décidément, elle l'énervait, sa seule vue éveillait en lui un profond agacement. Oui, il avait perdu les deux soldats de vue dans les égouts, mais une des anciennes expériences les avait attaqués et, pour une raison qui lui échappait toujours, il avait senti qu'il y avait un lie entre elle et les jeunes garçons... Cette même raison l'avait poussé à seulement la blesser plutôt que la tuer... Il l'avait laissée pour morte afin que ses hommes ne l'achèvent pas.

« Votre travail, si peu fructueux, laisse planer des doutes, vous savez... reprit Relena.

- Mademoiselle Darlian... lança le blond d'un ton acide. Je n'ai nullement besoin de vos stupides remarques. Et comme vous l'avez si bien dit à notre première rencontre : vous n'avez pas à vous occuper de mes affaires. Vous savez où est la porte. »

L'intéressée grimaça et s'en alla en claquant la porte. Le grand blond soupira : ces jeunes soldats, ces armes presque parfaites, lui posaient bien des soucis. Il le savait, lui, mieux que quiconque, que ces êtres en tant qu'armes étaient parfaites, mais pas en tant qu'être humain ; et cette imperfection risquait de leur coûter la vie. Plusieurs GW5 avaient été capturés, la plupart étaient morts et leurs spectres le hantaient encore... Combien d'entre eux allait-il encore devoir tuer ?

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La voiture avançait à toute allure dans les rues. Duo avait finalement gardé le volant, persuadant Quatre qu'il était tout à fait capable de conduire, ce dernier lui servant de copilote, lui rappelant sans cesse le code de la route. A l'arrière, Wufei regardait Shinigami ; l'assassin n'avait pas prononcé un mot depuis qu'ils étaient sortis des égouts.

POV Wufei

Il m'en veut sûrement pour Noin... Mais que pouvais-je bien y faire ? Je suis certain d'avoir pris la bonne décision, pourtant... Je ne peux pas m'empêcher de me sentir coupable... Je sais qu'avant je ne m'en serais même pas soucié, mais depuis que je côtoie les ''normaux'' j'ai appris ce qu'était le regret... Et le regard de Shi a changé beaucoup de choses en moi... Je soupire et ferme les yeux, me calant à peu près confortablement afin de tenter de dormir un peu. Je sais que le sommeil ne viendra pas, mais bon...

« Wufei... me souffle Shi.

- Hn ? je rouvre les yeux mais ne lève pas la tête vers lui, je n'ai pas envie de voir son regard charger de rancœur.

- Merci...

- Pourquoi ? je m'étonne.

- Pour m'avoir remis les idées en place... répond-il. Tu avais raison... Tout un régiment ne peut pas revenir en arrière à cause d'un seul homme. Parce que c'est ça, la guerre...

- Shi... je souffle.

- Moui ?

- Ne retiens pas tout ce que je dis... Il m'arrive aussi de me comporter en parfait idiot. »

J'entend un petit rire étouffé. Il se blottit contre moi, la tête sur mon épaule et ferme les yeux, le sourire aux lèvres...

« J'essayerais d'être moins gamin dans mes jugements... murmure-t-il. Arigatô, Wufei »

Je ferme les yeux et pose ma tête sur la sienne... un peu de réconfort en temps de guerre est toujours le bienvenu... Et pour moi, le fait qu'il sourit et plus que nécessaire... J'en ai conscience, à présent...

« Tu peux dormir tranquille... Parce que je te protègerais, aussi longtemps que la vie me le permettra... » je souffle.

--- A SUIVRE :

Sahad : Un chapitre !!!! -- fière fière-- j'ai réussi !!! Enfin, comme d'hab, il se serra fait attendre mais bon... bye les gens !