Bonjour à tous.
Merci pour vos commentaires. Voici le chapitre 26.
Bonne lecture et bon week-end.
Chapitre 26
- Hey, Hey. Je le sais, ne t'en fais pas.
Voyant qu'elle avait peur de vraiment le perdre, il la serra dans ses bras. Il lui caressa le dos.
- Tout va bien. Je te crois.
Il continua de la rassurer et il se tourna vers Sarah.
- Je croyais que tu avais cessé de t'en prendre à elle.
- C'est le cas. Je me suis mal expliqué. Je suis sincèrement désolé.
Felicity releva la tête et se tourna vers la jeune Lance. Celle-ci reprit.
- Je sais que tu ne caches plus rien à Oliver. Tu as trop peur de le perdre pour de bon. Ce que j'ai découvert te concerne, mais tu n'es pas au courant.
- De quoi est-ce que tu parles ?
- Comment ça pourrait la concernée, sans qu'elle ne le sache ?
- Je vais tout reprendre depuis le début, ce sera plus simple.
Ils acquiescèrent tous de la tête.
- Cet après-midi, je suis tombé sur une ancienne amie à moi et en la voyant, je me suis souvenue de ce qu'elle avait vécu, il y a plusieurs années. Environs 2 ans avant le naufrage du Gambit, elle est tombée enceinte. Sa grossesse s'était très bien passée, mais il y a eu un problème à la naissance. Le cordon s'était enroulé autour du con du bébé et il n'a pas survécu.
En entendant ces mots, Felicity s'agrippa au bras d'Oliver et elle le lui serra. Bien que son emprise était forte, il ne dit rien et se contenta de poser une main sur celles de sa femme. Quentin prit la parole en regardant sa fille.
- A part rappelée de mauvais souvenirs à Felicity, pourquoi nous racontes-tu, tout cela ?
- J'y viens.
- Quand Sophie est revenue en cours, 3 mois après la perte de son bébé, nous avons passé beaucoup de temps ensemble et elle m'a raconté ce qu'il s'était passé à l'hôpital. C'est de cela dont je me suis souvenue tout à l'heure.
Elle fit une petite pause et reprit.
- A l'époque, les médecins ont insisté pour qu'elle voie son bébé, ne serait-ce qu'une fois.
Elle se tourna vers Felicity.
- Quand je m'en suis rappelé, j'ai repensé à ta propre histoire.
Oliver sentit sa femme se crisper un peu plus dans ses bras. Il posa un baiser sur sa tempe et refit face à Sarah.
- Je ne vois toujours pas le rapport avec Felicity.
- Le médecin avait insisté pour qu'elle le voie. Pas celui de Felicity.
- Sa fille avait été grièvement blessée, Sarah.
- Je le sais. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de m'interroger. C'est pour cela que je me suis enfermée dans la bibliothèque. J'ai questionné Gideon.
Sarah regarda Felicity droit dans les yeux.
- Je suis désolé, Felicity. Ce que je vais te dire va te faire souffrir, mais tu dois le savoir.
Elle fit une petite pause et la jeune informaticienne retient son souffle, tout en resserrant son emprise sur le bras de son mari.
- Le médecin t'a menti. Elle est toujours en vie. Ta fille n'est pas morte.
Abassourdis par cette révélation, tout le monde se tourna vers la jeune femme concernée.
Felicity fut incapable de dire quoi que se soit. Oliver regarda sa femme et il sentit son coeur se serrer en la voyant si choquée. Il libéra son bras de son emprise et il entoura le corps de sa femme, avant de la serrer contre lui. Elle s'agrippa à son tee-shirt et il se retourna vers son ex-petite amie.
- J'espère que tu es sûr de toi, Sarah. Parce que sinon, je te jure…
- Je suis sûr de moi, Oliver. Sinon, je n'aurai rien dit. Sa fille est en vie.
Quand il sentit sa femme trembler contre lui, il la serra un peu plus. Elle se blottit contre son torse et ses larmes commencèrent à couler. Elle se tourna vers son amie.
- Je croyais que tu ne m'en voulais plus ?
- Quoi ?
- Felicity.
- Je ne te mens pas, je te le jure. Demande à Gideon, elle te confirmera que c'est la vérité.
- C'est faux. Ma fille est morte, Sarah. Tu entends, elle est morte.
- Felicity, elle…
Cette dernière se libéra des bras de son mari et se rapprocha de Sarah. Elle la fusilla du regard avant de la gifler, sous le regard surpris de tout le monde.
- Que tu m'en veuilles encore pour Oliver, je le comprends. Mais de là à utilier ma fille. Je ne te pensais pas si cruelle.
Elle s'éloigna ensuite et se dirigea vers la sortie. Alors qu'Oliver allait la rejoindre, la jeune Lance posa une main sur son bras.
- Je n'ai pas menti, Oliver. Sa fille est toujours en vie.
Il ne lui répondit rien et sortit à son tour. Il rattrapa sa femme au moment où elle rentra dans leur chambre. Il lui prit le bras pour la prendre dans les siens, mais elle se dégagea. Bien que blessé qu'elle le repousse, il ne dit rien et il la força à venir contre lui. Elle tenta de résister, mais elle finit par se laisser aller. Elle éclata en sanglots. Elle pleura un long moment dans ses bras et quand ses jambes la lâchèrent, Oliver se laissa tomber au sol en la maintenant toujours contre lui. Ils restèrent ainsi une bonne heure, avant qu'elle ne finissent par se calmer. Elle prit la parole.
- Je… je n'arrive pas à comprendre.
Il fut soulagé d'entendre sa voix.
- Comprendre quoi ?
- Je ne comprends pas pourquoi elle me déteste à ce point-là.
- Ce n'est pas le cas.
Elle s'éloigna de lui et le fusilla du regard.
- Tu n'es pas sérieux, là ? Elle m'en veut de t'avoir fait souffrir. Et elle se sert de ma fille pour me le faire payer et toi, tu dis qu'elle ne me déteste pas.
- C'est le cas et tu le sais.
Furieuse, elle se leva et s'éloigna de lui.
- Je n'arrive pas à croire que tu prennes sa défense.
Toujours énervée, elle quitta la chambre en courant. Il se releva à son tour et la suivit. Elle entra dans la salle principale et se dirigea furieuse, vers Sarah, sous le regard surpris de tout le monde. Au moment où elle allait prendre la parole, Oliver la rattrapa et la tourna vers lui.
- Tu crois vraiment que si elle t'avait détesté, elle aurait accepté d'être ta demoiselle d'honneur ?
- Lâche-moi.
Elle se dégagea de son emprise et elle essaya de faire à nouveau face à la jeune Lance. Oliver décida de se placer entre elles.
- Vous êtes amies depuis presque 3 ans. Vous avez appris à vous connaître. Tu crois vraiment qu'elle aurait été capable d'une chose pareil ? Tu crois vraiment qu'elle aurait utilisé ta fille contre toi, juste pour se venger de ce qu'il sait passer entre nous ?
Felicity allait reprendre la parole, mais il continua, un peu énervé.
- Tu penses vraiment, que Sarah est le genre de personnes qui aime faire souffrir les gens en utilisant leur passer contre eux ?
Elle ne dit rien.
- Tu crois vraiment qu'après ce qu'elle a vécue au cours des dernières années, elle serait capable de faire une telle chose.
Ses paroles semblèrent enfin faire effet et elle baissa la tête.
- Regarde-moi.
Elle secoua la tête de droite à gauche. Il porta une main à son menton et il l'obligea à le regarder. Il reprit sur un ton plus doux.
- Tu crois vraiment qu'elle pourrait utiliser ta fille contre toi, pour te faire souffrir.
Elle secoua de nouveau la tête.
- Dis-le.
Elle détourna le regard et il la força à le regarder. A son regard, elle comprit qu'il ne lâcherait pas, tant qu'elle ne le dirait pas. Elle lui répondit dans un murmure.
- Non.
Il lui caressa la joue.
- Tu devrais écouter ce qu'elle a à te dire.
Elle acquiesa de la tête et il l'attira à lui, quand il vit que ses larmes recommençaient à couler. Elle resta contre lui quelques instants avant de finalement se tourner vers Sarah.
- Je… je suis désolé. Je…
- Ce n'est rien, je comprends.
- Merci.
Elle se cala un peu plus contre Oliver et elle releva la tête. Ce dernier lui sourit et lui embrassa le front, avant de se tourner vers Sarah.
- On t'écoute.
Celle-ci acquiesa de la tête et reprit son explication.
- Quand je me suis enfermé dans la bibliothèque, j'ai tout de suite interrogé Gideon. Je lui ai demandé si ta fille était toujours en vie et elle m'a répondue que oui. Ensuite, j'ai fait des recherches. Comme je ne savais pas par quoi commencer, je me suis renseigné sur le médecin qui t'avait accouché. Je ne connaissais pas son nom, alors j'ai demandé à Gideon et elle me le donné, ainsi que la date de l'accident.
Elle fit une petite pause et reprit.
- En faisant mes recherches, j'ai vu qu'il avait reçu une importante somme d'argent, 2 jours seulement après ta sortie de l'hôpital. Un million de dollars. Ce qui était surprenant puisque, à l'époque, le docteur Kint avait pas mal de dettes. J'ai donc vérifié de qui venait l'argent.
Elle fit une pause.
- Cet argent venait d'un compte offshore. Vous me connaissez, je ne suis pas doué en informatique. J'ai demandé à Gideon à qui appartenait le compte.
Elle regarda Felicity.
- Il appartenait à Franck Steal.
Choqué par cette révélation, tout le monde se tourna vers Felicity. Celle-ci, en entendant ses mots, porta ses mains à sa bouche et ses jambes la lâchèrent. Etant toujours blotti contre son mari, ce dernier la rattrapa et la maintient contre lui. Oliver regarda Sarah.
- Tu es sûr de toi ?
- Oui. Gideon a vérifié à plusieurs reprises à ma demande.
Oliver acquiesa de la tête et il aida ensuite sa femme à s'asseoir sur l'un des canapés de la pièce. Quand il voulut se redresser, elle s'agrippa à lui.
- Reste près de moi.
Il lui sourit et il s'installa à côtés. Elle s'installa sur ses jambes et elle prit la parole.
- Je… je ne comprends pas. Il n'a jamais voulu d'elle.
- Sa femme est stérile. D'après ce que j'ai découvert dans les archives de Gideon, elle a appris ton existence, environ 2 mois avant la naissance de ta fille. Elle a forcé son mari à te l'enlever.
- Mais pourquoi ? Il ne voulait pas d'elle.
- Ce n'est pas à lui qu'appartient la fortune. Mais à sa femme. Elle l'a menacé de divorcer et il a accepté pour ne pas perdre son argent. Il a engagé un détective privé et ce dernier t'a suivi pendant plusieurs semaines. Quand il a appris que tu avais eu un accident, il sait renseigner sur le docteur Kint et il a découvert qu'il avait des dettes. Le reste, vous vous en doutez. Il l'a payé pour te faire croire que ta fille était morte.
Un lourd silence se fit pendant de longues minutes. Le seul son qui se faisait entendre, était celui des sanglots de Felicity. Celle-ci c'était effondré dans les bras de son mari suite à toutes ces révélations.
Après un long moment, elle réussit enfin à se calmer un peu et elle se tourna vers Sarah.
- Ma fille, elle…
Sarah grimaça et cela ne passa pas inaperçu. La voyant faire, Felicity se tendit dans les bras de son mari, ayant peur de savoir dans quel état était sa fille. Voyant que son ex-petite amie hésitait à répondre, Oliver prit la parole.
- Comment va sa fille, Sarah ?
- Elle va bien. Du moins, physiquement.
En entendant cela, l'informaticienne se crispa encore plus et elle trembla contre son mari. Ce dernier reprit.
- Commet cela, physiquement ?
La jeune Lance inspira un bon coup avant de reprendre.
- Au début, tout allait bien. La femme de Steal s'occupait du bébé comme si elle était sa propre fille. Mais plus le temps passait, plus elle te ressemblait et sa femme ne l'a pas supporté. Elle a commencé à la repousser, pour finir par la haïr. Elle ne s'en occupe plus depuis presque 4 ans.
- Mais elle a à peine plus de 5 ans et demi.
Tout le monde se tourna vers Felicity quand elle parla de l'âge de sa fille. Caitlin prit la parole en regardant son amie.
- Quelle est sa date de naissance ?
- C'est vrai cela. Quand est née ma petite fille ?
Felicity regarda sa mère, surprise, qu'elle se fasse si vite au fait que la petite était toujours en vie. Voyant qu'elle ne répondait pas, Oliver posa une main sur la joue de sa femme. Celle-ci détourna le regard pour fixer son mari.
- Quand est-elle née, ma chérie ?
Tout le monde sourit quand ils entendirent le surnom qu'Oliver venait d'employer.
- Elle… elle est née le 21 septembre 2011. (un an avant le retour d'Oliver en 2012)
Ils sourirent tous. Felicity se tourna vers sa mère et de nouvelles larmes firent leur apparition.
- Maman.
Surpris, ils regardèrent dans la même direction qu'elle. Donna était restée figée. La jeune femme se leva des jambes de son mari et rejoignit sa mère. Elle posa une main sur le bras de celle-ci.
- Maman ? Tout va bien ?
Donna secoua sa tête et regarda sa fille en souriant.
- Oui, ma chérie. Juste de mauvais souvenirs.
- Je sais, papa.
- Oui.
Elle posa ses mains sur les joues de sa fille.
- Mais voyons le bon côté des choses. Ce jour ne sera plus celui où ton père nous a abandonnée, mais celui de la naissance de ton petit ange.
Elles se sourirent et après avoir serré sa mère dans ses bras, Felicity retourna vers Oliver qui c'était relevé. Elle se blottit contre lui et il lui posa un baiser sur la tempe. Ils restèrent silencieux un court moment, jusqu'à ce que Felicity ne reprenne la parole en pleurant.
- Je veux la voir. Je veux voir ma fille. Je veux la serrer contre moi.
- Je le sais. Je te promets que tu la verras bientôt.
- Tu peux la voir avec Gideon.
Le couple se tourna vers Rip. Ce dernier leur sourit.
- Gideon peut vous montrer la petite.
- Vraiment ?
- Oui.
- Je… je peux la voir ?
- Bien sûr. Rapproche-toi de la console principale.
Impatiente de voir sa fille, elle courut presque vers celle-ci, suivit d'Oliver et du reste du groupe. Au moment où Rip allait reprendre la parole, Sarah reprit en posant une main sur le bras de Felicity.
- Il faut que je te dise encore 2 choses.
La jeune femme hocha de la tête et la jeune Lance reprit.
- Quand j'ai découvert que ta fille était délaissée, j'ai demandé à Gideon de me la montrer et de me dire ce qu'elle vivait tous les jours. Ce que tu vas voir, va probablement te choquer plus que tout le reste.
- Qu'est-ce que tu entends par là ?
- Ta fille n'a pas vraiment de chambre. Enfin si, elle en a une, mais elle n'est pas adaptée à une enfant de son âge. Elle n'a presque pas de jeux et personne ne s'occupe d'elle, à part pour les repas et pour sa douche.
Incapable de dire un mot suite à ses paroles, Felicity se contenta de hocher de la tête et Oliver la serra contre lui avant de reprendre en s'adressant à son ex-petite amie.
- Quelle est la dernière chose que tu dois lui dire ?
Sarah se tourna vers son amie et lui sourit.
- Kayla.
- Kayla ?
- C'est le prénom de ta fille.
- Kayla.
Felicity sourit à travers ses larmes.
- Kayla.
- C'est magnifique.
Elle regarda son mari et lui sourit. Ce dernier se tourna vers Rip et il lui fit un signe de tête. Comprenant son message, celui-ci reprit.
- Gideon, montre-nous la fille de Felicity.
- Tout de suite, capitaine Hunter.
Un hologramme apparut au-dessus de la console centrale. Ils virent une chambre, très grande, sombre et sans aucune décoration. Seuls quelques jouets pour enfants de moins de 3 ans étaient présents contre l'un des murs. En face de celui-ci se trouvait une petite garde-robe et de l'autre côté de la pièce, se trouvait un lit d'une personne, recouvert d'un drap bleu foncé. Au centre de celui-ci, une petite fille dormait.
A la demande de Rip, Gideon leur montra Kayla en gros plan. Felicity put ainsi admirer sa fille pour la toute première fois. Celle-ci avait les cheveux mi-longs et bruns. Elle portait un pyjama jaune trop grand pour elle. Elle était en position foetale et elle avait les poings serrés contre son coeur. Son visage était crispé et son sommeil semblait agité.
Quand elle la vit, la jeune femme laissa couler ses larmes le long de ses joues et ses jambes la lâchèrent à nouveau. Oliver la serra contre lui.
- Elle te ressemble tellement.
Elle hocha de la tête et murmura.
- Elle est magnifique.
Tout le monde acquiesa de la tête, entièrement d'accord avec le jeune couple. Ils continuèrent de regarder la petite fille et plus personne ne prononça un mot pendant de longues minutes, jusqu'à ce qu'une petite voix endormie, ne se fasse entendre.
- Papa ?
Surpris, Oliver tourna la tête vers l'entrée de la pièce.
- William ?
Il était inquiet pour son fils, mais il ne voulait pas laisser sa femme seule. S'en rendant compte, Donna se rapprocha de son gendre et de sa fille.
- Vas-y, je reste avec elle.
- Merci.
Il embrassa sa femme sur la tempe.
- Je reviens vite, je te le promets.
Elle se contenta de hocher de la tête, sans quitter sa fille des yeux. Il l'embrassa encore une fois sur la joue et il se dirigea vers son fils, après s'être assuré que Donna soutenait sa fille. Quand il arriva à la hauteur de William, il se baissa pour être à sa hauteur.
- Qu'est-ce que tu fais debout à presque minuit ? Tu as fait un cauchemar ?
- Non, j'avais soif. Je suis allé boire de l'eau dans la cuisine et j'ai vu qu'il y avait encore de la lumière.
Il regarda derrière son père et reprit.
- C'est qui la petite fille ?
