Note : Bonsoir à tous !
Je m'excuse pour le maigre retard de ce chapitre, je dois admettre que ça m'étais complètement sorti de la tête, c'est une première.. !
Je vous remercie pour vos reviews concernant son précédent !
En ce qui concerne la fin de cette Fanfic, je ne pourrai vous dire si celle-ci arrive bientôt ou non, car pour tout vous avouer... Moi-même je n'en ai pas la moindre idée ! *fly away*
Si, toutefois, celle-ci continue dans son élan, le passé de Sanji sera, en effet, probablement révélé... Mais pour cela, il faudra encore être un peu patient !
Je vous souhaite une agréable lecture !
Zoro se trouvait assis, silencieux, le regard hagard et figé, perdu dans ses réflexions.
Il laissait son esprit se diluer, sans mots, sans geste, ses prunelles cendrées restant épousées à l'objet qu'il tenait soigneusement entre ses mains comme s'il s'agissait du bien terrestre le plus précieux, le plus important, ses lèvres restant pincées.
Longues minutes durant, il resta immobile, effleurant de son pouce le tissu cotonneux de cette écharpe bleue nuit qu'il considérait d'un air effacé, savourant sa texture soyeuse et fébrile tout en s'égarant dans ses songes.
Cette écharpe. L'écharpe que Luffy lui avait offerte, la veille de son incident.
Fermant un instant les paupières, le jeune homme aux cheveux verts fut pris de court par un mal de tête aiguë, les cris alarmants des sirènes de l'ambulance résonnant tel un écho à travers son esprit, ses doigts tressaillants se resserrant impérativement sur le tissu.
Il voulait le voir, lui parler, discerner l'étincelle enfantine qui éclairait sans arrêt ses prunelles ébènes, être ébloui par son sourire si franc, si sincère qui était capable d'effacer tous ses mauvais songes, l'espace d'un instant…
Un soupir tremblant venant s'échapper d'entre ses lèvres, Zoro finit par se relever du matelas sur lequel il s'était assis une fois ses vêtements revêtis, passant une main sur son visage avant de porter ladite écharpe autour de la nuque, se mordant l'intérieur des joues d'un air songeur.
« Vous avez eut le temps de vous préparer ? »
La voix devenue familière de KuroAshi s'élevant derrière la porte de la chambre, accompagnée de près par deux tapotement d'index contre celle-ci, vint ramener le jeune homme aux cheveux verts à la réalité, détournant son regard en direction de l'émanation de voix de son psychologue avant d'ouvrir la porte, se retrouvant en face à face avec celui-ci.
« Ouai... »
Répondit-il simplement tout en déposant ses prunelles cendrées sur la silhouette étriquée du jeune homme aux cheveux blonds qui lui esquissa un léger sourire avant de profaner d'un air satisfait.
« Parfait. »
Se décalant, Sanji laissa passer Zoro en premier avant de le suivre sur les talons, les deux jeunes hommes descendant les escaliers en colimaçon afin d'arriver une seconde fois dans le salon, lieu dans lequel le jeune psychologue s'avança en direction d'une étagère, se baissant afin de récupérer ses clés qu'il avait pour habitude de ranger à cet emplacement.
Silencieux, Zoro se contenta de le considérer d'un air songeur, éternisant son dos appuyé contre l'un des murs de la pièce, lorsqu'un détail assez particulier attira son attention.
Un détail qui le transit, aussi subitement que brusquement, d'un frisson des plus désagréables, comme rapporté dans des mémoires obscurcies, serrant les poings alors qu'un ancien songe amer refaisait surface.
« Ah, je les ai ! »
S'enquit le psychologue tout en se redressant avant de tourner les talons, son attention venant se heurter au visage pâle de Zoro qui le considérait de manière immobile, muet.
« Zoro ? Que se passe-t-il ? »
Questionna-t-il avec perplexité tout en s'avançant en sa direction, arquant un sourcils avant que l'appelé ne détourne le regard, fronçant légèrement les sourcils alors que ses doutes ne faisaient que se confirmer lorsque le psychologue se trouva à quelques pas de lui.
« Ces marques… »
Articula-t-il d'une voix embrumée alors que KuroAshi haussait les sourcils de perplexité, ne voyant pas où il voulait en venir, avant qu'il ne finisse enfin par comprendre, se pinçant les lèvres.
« Oh, vous vous inquiétez pour ça… »
S'enquit-il tout en portant l'une de ses mains à l'épiderme de son propre cou dont les empruntes violacées parlant d'elles-mêmes épelaient cette ancienne agression dont Zoro lui avait fait par lors de leur dernière séance, remontant légèrement le col de sa chemise afin de les effacer du plein jour.
« Je suis l'unique responsable de leur présence. »
Finit par reprendre le jeune homme aux cheveux blonds d'une voix insistante, déposant son regard céruléen sur les prunelles de Zoro qui avait visiblement fermé ses poings de manière spontanée.
« Vous n'avez pas à vous sentir coupable de ce qu'il s'est produit ce jour-là. Certes, nous étions tous deux confus… Mais en tant que psychologue, il était de mon devoir de ne pas vous laisser vous emporter. »
« Ce que j'ai fait était horrible... »
Souffla le jeune homme aux cheveux verts alors que le souvenir amer de son réveil lors de leur séance d'hypnose lui revenait petit à petit à l'esprit, lorsque la voix de Sanji s'éleva une seconde fois à travers ce nouveau silence, lui faisant ouvrir quelque peu ses paupières qu'il avait précédemment fermées.
« Ce n'était pas vous. Vous n'aurez pas fait une telle chose Zoro. Vous vous trouviez dans un état d'inconscient...»
Perplexe, l'appelé releva ses prunelles d'acier en sa direction, restant une poignée de secondes silencieux suite à ses quelques mots avant de lâcher un léger soupir, venant passer l'une de ses mains sur son propre visage.
« Vos collègues vont me prendre pour un taré, s'ils voient ça... »
S'avançant d'un pas, Sanji afficha un sourire imperceptible avant de poursuivre, tentant d'ôter toutes traces de culpabilité que son patient s'était gravé de lui-même sur sa personne.
« C'est moi qu'ils prendront pour un taré. Je n'avais pas la permission de faire une séance d'hypnose sur l'un de mes patients de si courte durée, selon la loi... S'ils apprenaient la raison de ses marques, je me ferai renvoyer. »
Il marqua un temps de pause avant de poursuivre, passant l'une de ses mains sur sa propre nuque d'un air songeur.
« Mais cela n'aura pas d'importance. »
Relevant ses prunelles azurées sur son patient, Sanji se pinça quelque peu les lèvres, un silence indistinct venant envelopper de ses bras fin le salon alors que Zoro s'en venait à égarer sans réellement s'en rendre conte son regard cendré à travers les océans tumultueux qui composaient celui de son psychologue.
Quelle était cette sensation itérative qui s'emparait de son être, pour la énième fois... Ce résonnement sonore et répétitif qui venait battre à travers ses oreilles, tel le bourdonnement incessant d'un écho dans le profond silence d'une nuit sans abîmes.
Singulièrement, Zoro ne ressentait point le besoin d'articuler ne serait-ce qu'une parole, en cet instant même. À vrai dire, il aimait ce silence maladroit, cette durée futile qu'il passait, éperdu dans le regard du jeune homme au cheveux blonds, pour la seconde fois en cette soirée, comme si cela était devenu instinctif, une habitude échevelée...
Inclinant légèrement la tête en avant sans même réellement s'en être rendu compte, le jeune homme aux cheveux verts suspendit son souffle, son regard s'aimantant aux lèvres fines de son psychologue en direction desquelles il se sentit instinctivement magnétisé, lorsque la réalité le rattrapa bien vite, lui faisant s'abandonner une énième fois sur terre alors qu'il se pétrifiait dans son mouvement.
Mais à quoi Diable pensait-il ?
Se redressant quelque peu, Zoro vint fermer ses poings d'un geste spontané, faisant blanchir les articulations de ses poings alors qu'il s'insultait intérieurement, fronçant les sourcils avec irritation.
Sans doute ce temps de sommeil prolongé lui avait quelque peu embrumé l'esprit... À moins que là ne soit pas la raison.
« Nous devrions y aller... »
La voix étonnamment basse de KuroAshi qui s'éleva à travers le silence vint happer l'attention de son patient qui reporta son regard en sa direction, le jeune homme aux cheveux blonds remettant d'une main maladroite sa veste de costume en place alors qu'il semblait s'être égaré de lui-même dans ses propres réflexions.
« Oui... »
S'enquit Zoro dans un unique soupir alors que Sanji refermait l'une de ses mains sur ses clés dans un tintement silencieux, venant se diriger en direction des interrupteurs de la pièce qu'il vint éteindre d'un geste égaré.
L'espace d'un instant, bien qu'il ne put réellement en témoigner, Zoro fut persuadé d'apercevoir, sur le visage de KuroAshi, que ses pommettes pourtant si pâles s'étaient instinctivement empourprées, venant se pincer quelque peu les lèvres de manière concise.
Étrangement, l'atmosphère semblait s'être changée d'elle-même suite à ce silence imprévu, sans réellement qu'ils ne s'en soient rendus compte.
« Avez-vous récupérez toutes vos affaires ? »
Interrogea le jeune psychologue tout en se tournant en direction de son patient, celui-ci venant hocher la tête silencieusement tout en se tournant à son tour en direction du hall d'entrée, Sanji jetant un coup d'œil futile par dessus son épaule afin de vérifier s'il n'avait rien laissé d'important derrière lui.
« Parfait. Dans ce cas, allons-y. »
Conclut le jeune homme aux cheveux blonds tout en esquissant un sourire indistinct à son patient, venant entrer ses clés dans la serrure de la porte d'entrée qu'il finit par ouvrir, les deux jeunes hommes se dirigeant en direction de la voiture du psychologue une fois la porte refermée.
« Wow... Sympa la caisse. »
Proféra Zoro une fois face au véhicule que Sanji ouvrit d'un geste routinier de la main, reposant son attention sur le jeune homme aux cheveux verts auquel il afficha un sourire amusé suite à ses quelques mots.
« Un bien bête objet de décoration, vous voulez dire. »
S'enquit-il tout en ouvrant la portière de la voiture côté conducteur, Zoro imitant son geste de manière parallèle
Sanji était égaré dans ses réflexions, songeur, et il ne fut pas réellement difficile à Zoro de s'en apercevoir...
Dehors, le vent qui animait cette fin de crépuscule hurlait de manière mordante, faisant frémir les branches désolées des arbres qui longeaient la route, la neige ayant enfin terminé de sombrer des cieux depuis plusieurs heures déjà.
Tournant ses clés dans le moteur du véhicule, le jeune homme aux cheveux blonds garda son regard égaré sur le pare-brise l'espace d'un instant, allumant les lumières éblouissantes de ses phares afin d'y voir plus clair à travers l'obscurité alors qu'il lançait un regard futile en direction de son patient qui avait d'ores et déjà reporté son attention sur la fenêtre, entamant une marche arrière avec sa voiture.
« Dans quelle rue habitez vous ? »
Interrogea le jeune psychologue tout en quittant sa propriété, roulant avec précaution en raison de ce début de nuit ainsi que de la neige qui avait d'ores et déjà tapit les routes en cette fin de décembre, compliquant de ce fait la circulation.
« North Blue. »
Se contenta de répondre le jeune homme aux cheveux verts d'un air hagard alors que Sanji affichait un sourire inapparent, faisant un unique hochement de tête suite à ses quelques mots.
Le trajet en voiture ne fut pas réellement long, KuroAshi résidant en périphérie de la ville, à quelques minutes à peine du centre de celle-ci.
Bien que les indications de Zoro étaient assez vagues et difficiles à suivre en raison de son propre manque d'orientation des plus déplorables, Sanji parvint néanmoins à se repérer à travers la ville jusqu'à enfin parvenir à atteindre la rue indiquée par son patient, les deux jeunes hommes n'ayant presque pas converser entre eux du trajet.
À vrai dire, aucun d'eux ne ressentaient le besoin d'ouvrir la bouche, comme si le silence lui-même était d'unique nécessité afin d'assouvir cette atmosphère des plus acrimonieuses, seul les échos lointain des essuie-glaces qui venaient par moment effacer les quelques parcelles de cotons séraphiques qui s'étaient égarés sur le pare-brise venant briser celui-ci.
« Vous pouvez vous arrêtez ici. »
Déclara Zoro après une poignée de minutes intransigeantes alors que le véhicule traversait finalement l'avant de la rue dans laquelle résidait le jeune homme aux cheveux verts, Sanji entamant de ce fait une manœuvre improvisée afin de prendre place sur le rebord du trottoir.
La ville semblait endormie, déserte, aucun habitants ne se trouvant hors de leur habitations.
Le silence était absolu, inhabituel, seul régnant le souffle distant du vent qui venait par moment murmurer des paroles incompréhensibles à travers les ruelles inanimées du petit quartier.
« Tout ira bien ? »
Interrogea le jeune psychologue une fois que le frein à main fut abaissé à l'endroit indiqué par son patient, venant déposer son unique prunelle visible sur la silhouette de celui-ci alors que Zoro reprenait d'une voix impassible tout en retirant sa ceinture de sécurité.
« Qu'est-ce que vous voulez qui m'arrive... Je ne fais que rentrer chez moi. »
Restant intransigeant, Sanji se pinça quelque peu les lèvres avant de poursuivre d'une mine concernée.
« Essayez de continuer à vous reposer... Ce ne sont pas quatre jours de sommeil qui vont réordonner votre rythme de fatigue. »
Fronçant les sourcils avec exaspération, Zoro ouvrit la portière qui donnait face à son appartement, reprenant dans un lourd soupir.
« Ouai... J'essaierai. »
Proféra-t-il tout en sortant du véhicule sous le regard de son psychologue, ses prunelles s'inclinant quelque peu, comme transit d'un sentiment d'incertitude soudain, l'impression d'avoir oublié quelque chose d'important venant lui affleurer l'esprit.
« Passez une bonne soirée. »
Finit par reprendre Sanji dans un sourire égaré alors que Zoro déposait l'une de ses mains sur le dessus de la portière, s'apprêtant à refermer celle-ci d'une mine indécise.
« Vous aussi. »
S'apprêtant à prendre congé du véhicule, le jeune homme aux cheveux verts s'interrompit dans son geste qu'il laissa en suspend, se pinçant légèrement les lèvres avant de reprendre, venant déposer son regard d'acier sur la silhouette de son psychologue qui sembla quelque peu interpellé.
« Vous savez... C'était la première fois que je n'en avais plus fait depuis trois ans... Des cauchemars. »
Il marqua un temps de pause, soupirant quelque peu avant de poursuivre de manière dépourvue.
« Vous m'auriez donné quelque chose pendant que j'étais inconscient ? »
Silencieux, Sanji resta immuable face à ses propos, tentant de se remémorer les jours qui précédaient son réveil, cependant, rien ne lui revint à l'esprit, le jeune homme aux cheveux blonds arquant quelque peu un sourcil de contrariété.
« Non. Rien de particulier. »
Prenant une mine évoquée, Zoro garda le silence une poignée de secondes avant de venir passer l'une de ses mains derrière sa nuque, s'égarant dans ses réflexions pour venir conclure d'une parole dubitative, pianotant à l'aide de ses doigts sur le dessus de la portière.
« C'est étrange... »
Sanji le considérant d'une mine perplexe face à cette annonce qui l'interpella de manière considérable, le jeune homme aux cheveux verts finit par se reculer d'un pas, faisant un signe effacé de la tête en direction de son psychologue tout en songeant à balayer ce détail de son esprit.
« Bon, à la semaine prochaine. »
Hochant silencieusement la tête, le jeune psychologue amena l'une de ses mains en direction du frein à main de sa voiture alors que Zoro refermait la porte de celle-ci d'un geste désinvolte, s'éloignant sans se retourner en direction de son appartement tout en remontant d'une main hagarde son écharpe par dessus sa nuque alors que le vent ne se faisait que d'autant plus mordant.
« À la semaine prochaine. »
Répéta KuroAshi d'une voix égarée alors qu'il considérait d'un œil songeur la silhouette de son patient qui disparaissait à travers l'obscurité de la nuit, lui même optant, après une poignée de minutes, afin de redémarrer le moteur de sa voiture, quittant l'avenue d'une manœuvre précautionneuse.
La nuit de Zoro lui sembla éternelle, ce soir là.
Il restait égaré dans ses propre réflexions, le regard errant à travers la fenêtre de son appartement qui accordait une vue étendue sur la rue dépeuplée qui se trouvait quelques mètres plus bas, les faibles lumières des réverbères qui ornaient le trottoir de celle-ci éclairant d'une lumière timide le manteau neigeux qui avait parsemé de son voile les routes inanimées de la ville.
Comme si un calme nouveau avait d'ores et déjà bâti son règne à travers ces lieux. Un calme léger, silencieux, apaisant...
Zoro ne sentait pas son esprit embrumé, pour une fois. Il se sentait contemplatif, la tête ailleurs, le regard englué de rêveries...
Un unique soupir venant franchir la barrière de ses lèvres, le jeune homme aux cheveux verts finit par opter de rejoindre son lit, passant l'une de ses mains d'un geste égaré à travers sa chevelure.
Dès le lendemain, il sera enfin apte à aller rendre visite à son ami d'enfance à l'hôpital...
Cette nuit-là, aucun songes obscurs ne vinrent lui obstruer l'esprit.
Seul le silence l'accueillant entre ses bras, petit à petit, tel un murmure, une caresse imperceptible...
Ses cauchemar avaient enfin, le pensa-t-il, finit par se dissiper entre les doigts de ce ciel ombrageux.
Voilà voilà.
J'espère que ce chapitre, bien que peu animé, vous aura plut !
Passez une agréable semaine, et à la prochaine fois !
