Chapitre 25 : Gwenna Johnson
Je croyais avoir eu ma dose d'émotion forte pour la soirée, mais là je me retiens difficilement de hurler. Je me retourne, préparée à affronter Rusard.
C'est pas Rusard, pour une fois je serais presque contente de voir la personne qui m'a foutu la trouille.
« Qu'est-ce que tu veux ?
- Tu sais bien ce que je veux, répond-il.
- Eh ben va crever, mon vieux, tu peux toujours espérer, dis-je.
- Pourquoi tu t'obstines ? Je sais bien que j'ai raison ! S'énerve-t-il. Tu pourrais l'admettre ça te tuerais pas.
- Je n'ai rien à voir avec cette foutue blague, Black, alors lâche-moi, dis-je.
- Si t'as rien à voir avec la blague, pourquoi tu t'enfuis de l'appartement de Lunard comme une voleuse ?
- Je ne m'enfuis pas comme une voleuse, dis-je. J'ai du mal à supporter la présence d'une bande de Gryffondors attardés, prétentieux et qui ne savent pas que le harcèlement c'est interdit par la loi.
- Tu t'enfuis parce que tu sais qu'on t'a démasquée, tu croyais ton plan infaillible mais on a quand même compris, s'obstine-t-il.
- Ouais, t'as tout compris, je suis un cerveau maléfique et machiavélique qui ne pense qu'à faire le mal, je me sens tellement supérieure aux pauvres mortels que je ne fais même plus attention à eux. Une fille aussi belle, intelligente, puissante que moi n'a que faire de la vermine qui grouille à ses pieds, tu dois bien connaître ça, non ?
- Très drôle, Jones, répond-il. Vraiment, je sais pas comment tu fais pour t'imaginer belle et intelligente, question puissance j'en parle même pas, une cracmol a plus de puissance que toi.
- Ben, ça dépend, les cracmols qu'on laisse vivre doivent avoir de la puissance, mais bon, comme la plupart des cracmols viennent de familles comme la tienne, les parents sont trop honteux et étouffent leurs gosses avec un oreiller dès qu'ils se rendent compte qu'il n'a pas de pouvoirs magiques. S'ils le font trop tôt ils peuvent commettre des erreurs, dommage que tes parents n'aient pas été plus perspicaces, je suis sûre que malgré tes pouvoirs de sorciers, s'ils avaient su que tu deviendrais comme ça ils t'auraient noyé deux jours après la naissance, dis-je.
- Dommage pour toi, mes parents sont des cons, répond-il.
- Si je pouvais retourner dans le temps, juste pour les prévenir ou te noyer par moi-même, dis-je pensive.
- Même si tu pouvais le faire, tu ne le ferais pas, répond-il avec un de ses sales sourires supérieurs qui me donnent envie de l'égorger.
- Et pourquoi ça ?
- Parce que tu pourrais pas vivre sans moi, t'es comme toutes les autres, répond-il avec mépris. Tu peux me cracher dessus autant que tu veux, si je voulais je pourrais t'avoir sans problèmes.
- Evidemment, tu es aussi beau, intelligent, et puissant qu'un cracmol ! dis-je en battant des cils. On a pas fait mieux depuis Rusard !
- C'est ça, moque-toi, joue les saintes-nitouches, dit-il. N'empêches que tu m'as jamais repoussé.
- Toi je te comprends vraiment pas, tu me hais, je te dégoûte, mais t'es tout fier de m'avoir sauté dessus. Tu trouves ça normal ?
- Ça prouve que je suis irrésistible, mais crois-moi j'en suis pas fier.
- Alors pourquoi tu l'admets au lieu de garder ça pour toi comme un horrible secret qui deviendras un poids énorme à garder pour toi et te rendra fou à lier au fil du temps ?
- Parce que ça te ferait trop plaisir de me voir devenir fou, répond-il.
- Parce que tu crois que j'attache de l'importance à ta vie minable ?
- Sinon pourquoi tu souhaiterais remonter le temps pour me tuer quand j'étais encore bébé ? Demande-t-il.
- Pour ne pas être obligée de te parler en ce moment, dis-je.
- Tu peux partir, répond-il. Tu dois juste avouer que tu es bien à l'origine de cette blague débile.
- Personnellement, je trouve que ça ressemble plus à une blague des maraudeurs.
- Nous quand on fait une farce, on a le courage de l'admettre, réplique-t-il.
- C'est pas du courage, c'est de la vantardise, nuance.
- C'est bien une réplique de Serpentard, ça, dit-il avec mépris. Parce que toi t'es un exemple de modestie peut-être ?
- Comparé à toi, tous les Serpentards sont extrêmement modestes, dis-je. Même Malefoy et tes cousines.
- Moi au moins je suis pas un mangemort, répond-il avec son sale air supérieur.
- Ça viendra, t'inquiète pas pour ça, dis-je. Les gens comme toi sont prédestinés à devenir des mangemorts, tu te sens supérieur aux autres, tu juges les gens sans les connaître, tu penses savoir qui mérite de vivre ou de mourir, crois-moi tu as toutes les qualités requises pour devenir un serviteur de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. »
Il ne répond rien, il me regarde juste avec animosité et il me gifle.
Qu'est-ce qu'il peut être susceptible ! Je lui donne un coup de poing dans le nez, ma spécialité.
Il saigne, et mon poing est couvert de fond de teint poisseux.
Il reste penché en avant, tenant son nez à deux mains et grommelant des injures. J'ai frappé si fort que ça ?
Un coup de pied dans son ventre pour l'achever ? C'est tentant…
Je m'apprête à lui balancer un coup de pied phénoménal dans le ventre, mais il se relève à la dernière seconde.
Il dégouline de sang, son nez a vraiment pas l'air prêt à cicatriser. Peut-être qu'il va mourir ?
Il se laisse tomber contre un mur.
J'ai plusieurs choix : soit je m'enfuis et je le laisse crever tout seul dans le couloir, soit je l'emmène à l'infirmerie pour le soigner, soit je reste ici et je le regarde crever.
J'aime bien la troisième solution, je m'accroupis à côté de lui et je le regarde saigner d'un air totalement sadique.
Dans un dernier effort, il tend son bras et m'empoigne violemment pour me faire tomber à terre. Je heurte le sol la tête la première. Moi aussi je me mets à saigner, mais pas autant que lui.
Il rampe vers moi, on a vraiment l'air pitoyable tout les deux, affalés sur le sol, dégoulinant de sang.
Il arrive le plus près possible de mon visage et dit, avec beaucoup de difficulté, d'une voix rocailleuse.
« Répare mon nez.
- Va te faire foutre, dis-je d'une voix bien plus claire que la sienne. Répare-le tout seul.
- J'ai pas ma baguette, répond-il.
- Eh ben dans ce cas, crève, dis-je.
- T'es pas assez cruelle pour laisser quelqu'un mourir sans rien faire, répond-il sûr de lui.
- Peut-être pas en temps normal, mais avec toi, Black, c'est différent », dis-je avec un sourire sadique.
Je prends ma baguette magique et je fais apparaître un bandage autour de mon crâne, ça suffira à contenir l'hémorragie pour le moment. Un peu d'aspirine et tout ira pour le mieux.
Je me relève, je range ma baguette dans ma poche et je m'apprête à partir quand Black attrape ma jambe et tire dessus jusqu'à ce que je tombe à la renverse.
Je tombe à côté de lui, il essaye de me prendre ma baguette mais il n'arrive a rien.
Je coince ma baguette dans ma minijupe, il osera jamais venir la chercher là.
Ah ben si, il ose.
Ce sale con s'est jeté sur moi et tente désespérément d'attraper ma baguette.
On lutte comme deux gamins affalés l'un sur l'autre, je lui donne des coups de poing, de pied, je lui tords les poignets, ça ne change rien.
Désespérant.
Je lui donne un vieux coup de poing pour essayer de l'achever, mais il est plus résistant que ce que je croyais.
Au bout d'un moment de lutte minable, il change soudainement d'attitude et se met à m'embrasser passionnément.
On doit avoir l'air malin, affalés par terre dans un couloir, lui dégoulinant de sang, moi avec un bandage sur le crâne, en train de s'embrasser comme des malades.
Je me demande vraiment ce qui cloche chez moi, je le hais ce mec, alors pourquoi je tente pas de l'égorger au lieu de l'embrasser ? Je deviens folle, ou encore pire : je deviens normale !
Non, je l'aime pas, il me donne envie de gerber… en temps normal.
J'arrive pas à penser normalement, j'arrive plus à réfléchir, j'ai l'impression de devenir une sorte de bête sauvage avec des envies de meurtre quand il reste dans le coin trop longtemps.
C'est juste de la folie, rien de plus.
C'est des pulsions, juste des pulsions.
Il tente encore une fois de prendre ma baguette.
Son geste me ramène brusquement à la réalité, j'arrête sa main en lui broyant les phalanges et je me dégage rapidement pendant qu'il peste de douleur.
Je me relève, il reste affalé à terre, son nez a arrêté de pisser le sang.
« SIRIUS ! » S'écrie une voix affolée derrière moi.
Elle est malade ? Gueuler comme ça c'est le meilleur moyen de nous faire repérer !
Foster se précipite sur Black, elle a l'air morte d'inquiétude.
« Qu'est-ce qui t'es arrivé mon amour ? Lui demande-t-elle. C'est elle, hein ? C'est elle qui t'a fait ça ! Tu vas payer espèce de sale garce ! »
Elle se relève et elle s'approche de moi très menaçante.
Bizarrement, elle a pas l'air content.
Il y a des gens que je comprendrai jamais, je lui embellis son mec et elle, elle fait la gueule !
Parce que je l'ai embelli son mec, avec du sang poisseux, le nez tordu, le fond de teint et le maquillage qui coule et se colle à ses cheveux pour les rendre collants et huileux, il a vraiment un petit côté Rogue irrésistible.
Elle veut quand même pas se battre ? Elle risquerait de se casser un ongle !
« Katie chérie, dit Black. Calme-toi, tu n'imagines quand même pas qu'une Serpentard comme Jones puisse me faire mal ! Je suis bien plus fort qu'elle.
- Alors comment tu t'es blessé ? Demande Foster, sceptique.
- Je suis tombé dans le couloir, la tête la première, répond-il.
- Mon pauvre amour ! S'exclame Foster. Tu souffres ? Viens, je t'emmène à l'infirmerie. Et toi Jones, tu as bien de la chance qu'il ait été là pour me retenir, parce que sinon…
- Sinon ça serait toi qu'on aurait emmené à l'infirmerie, dis-je.
- Je sais bien que tu lui ressembles, mais quand même tu n'as pas la force de Rambo, dit Black.
- Comment tu connais ça toi ? C'est moldu ! Dis-je.
- James a décidé de se familiariser avec la culture moldue pendant l'été, pour mieux séduire Evans, répond-il.
- Viens mon chéri, il faut te soigner », intervient Foster.
Elle traîne Black jusqu'à l'infirmerie.
Rusard va pas tarder à rappliquer, avec la discrétion dont Foster a fait preuve, ça m'étonnerait beaucoup que quelqu'un dans le château ne nous ait pas entendus.
J'ai intérêt à me tirer d'ici en vitesse.
J'entends des bruits de pas, quelqu'un approche je suis foutue.
J'ai tout juste le temps de me planquer dans une salle de classe abandonnée, Carter et McGonagall arrivent déjà.
« Alors, vous avez trouvé quelque chose ? Demande Carter.
- Non, toujours rien, j'en suis sincèrement désolée, répond McGonagall.
- Ça n'est pas de votre faute, je suis sûre qu'on finira par trouver, dit Carter.
- Nous cherchons, nous déployons tous nos efforts pour ça, répond McGonagall.
- Je sais et je vous en remercie, dit Carter. Il faut que je finisse cette mission, je dois vite trouver quelque chose pour les rejoindre, ils m'attendent.
- Qui donc ? Demande McGonagall.
- Les mangemorts, répond Carter. Les mangemorts m'attendent, et je dois les retrouver pour remplir ma mission. »
Carter est une mangemort ? J'arrive pas à le croire, surtout que McGonagall à apparemment l'air d'être sa complice. C'est totalement surréaliste ! La vieille mégère de Gryffondor est une grande adversaire de Vous-Savez-Qui, elle peut pas avoir changé de camp comme ça !
Et puis c'est quoi ce truc qu'elles cherchent ?
Je sors de la salle de classe abandonnée et je me dirige vers la salle commune des Serpentards. Je vais peut-être me faire lyncher par les autres Serpentards, mais ça valait le coup de souffrir. J'ai envie de voir leurs réactions, surtout celles des mes copines de dortoir qui se prennent pour des Miss Monde.
Je repense à ce que j'ai entendu dans le couloir, Carter une mangemort ? C'est impossible, cette fille est une sang-de-bourbe. Mais j'ai toujours eu une impression bizarre de déjà-vu en sa compagnie.
Peut-être qu'elle n'est pas une sang-de-bourbe, que cette impression a faussé mon jugement. Ça sera la première fois, j'ai toujours su repérer les sang-de-bourbe facilement, une sorte de sixième sens réservé aux sang-impurs.
Elle n'est pas très vieille, elle doit avoir 21-22 ans au maximum, mais je ne me souviens pas d'elle en tant qu'élève à Poudlard. Elle est peut-être étrangère.
Peut-être aussi qu'elle utilise du polynectar pour modifier son apparence ! Une mangemort en cavale échappée d'Azkaban se réfugie à Poudlard avec un nouveau visage ! Ca tient la route… ça expliquerait ce sentiment de déjà-vu.
Je ne suis pas une grande courageuse qui se bat pour des causes nobles pour le plaisir de faire le bien autour d'elle, ni une lâche qui change de camp selon son profit. Je suis une personne neutre, pas vraiment lâche, mais pas non plus très courageuse. Je ne crois pas aux grandes causes nobles totalement désintéressées, et je méprise les gens qui s'impliquent selon le profit qu'ils peuvent tirer.
Je vis ma vie et j'emmerde le reste, c'est ma philosophie. Mais je suis une fille curieuse, et j'ai pas non plus envie de mourir trucidée par une mangemort, quoique je me demande si elle osera attaquer alors que Dumbledore est dans le coin, mais on est jamais trop prudent.
Alors c'est décidé, je vais mener ma petite enquête.
Ce soir je suis trop crevée pour enquêter, en plus la prof est sur les nerfs alors si je me fais prendre je vais me faire trucider.
Quitte à me faire trucider, autant que ça soit par des gens qui risquent d'être viré pour ça, alors je me rends directement chez les Serpentards.
J'entre dans la Salle commune, la plupart des élèves sont présents. Wilkes et Rosier sont en train d'interroger Rogue, un interrogatoire plutôt musclé apparemment.
« Alors ? Toujours pas décidé à nous rendre notre forme initiale ? Demande Wilkes.
- Je n'y suis pour rien, marmonne Rogue, laissez-moi partir.
- Tu t'imagines qu'on va te croire ? S'exclame Rosier. Tu es le plus doué de tous les élèves de l'école pour les potions, et je connais cette potion, mon père l'utilise. C'est une potion très compliquée, tu es le seul à avoir pu la faire !
- Je n'ai rien fait, s'obstine Rogue.
- Rogue, intervient Bellatrix Black. Si tu es coupable on finira par l'apprendre, et on ne te pardonnera pas de nous avoir menti.
- On ne te pardonne déjà pas de ne pas avoir épargné les Serpentards, dit Cooper. Le nom de notre maison a été traîné dans la boue par ta faute.
- Je n'ai rien fait, répète Rogue. Si Serpentard est une maison solidaire, vous me croirez, sinon le jour où on devra travailler en équipe, Serpentard sera perdu. »
C'est d'un mélodramatique ! Bientôt Rosier va fondre en larme et se jeter aux genoux de Rogue pour implorer son pardon… non mais qu'est-ce qu'il espère ? Que son petit discours va le tirer d'affaire ? On dirait une réplique d'un vieux film dégoulinant de bon sentiment.
« On est solidaires, c'est toi qui ne l'est pas », dit Wilkes en lui donnant un coup de poing.
L'interrogatoire musclé continue, personne ne semble remarquer ma présence.
Rogue se fait tabasser par ses amis, avec des amis comme ça, pas besoin des maraudeurs pour lui pourrir la vie.
Je devrais peut-être intervenir… après tout je suis sa complice. Mais c'est pas mon style de voler au secours des nazis, surtout que si j'étais dans sa situation, le nazi me laissera me débrouiller seule.
Une fille s'avance, je ne la connais que de vue, elle doit être en 6e année. On peut difficilement ne pas la remarquer, elle a toujours un petit sac plastique avec elle, on ne sait pas ce qu'elle y transporte, mais c'est sûrement pas bien méchant. Cette fille a un accoutrement très bizarre d'ordinaire, elle a des clefs en guise de boucles d'oreilles, des lunettes énormes qui rendent ses yeux gigantesques, elle porte presque toujours un collier de perles à sa ceinture et elle porte des talons aiguilles translucides comme pour nous jouer un remake de cendrillon. A cause de la potion elle a perdu tous ses trucs bizarres, mais elle donne quand même l'impression d'être originale. Je ne connais pas son nom, mais je la connais de vue et je me suis souvent demandé « comment elle a pu entrer à Serpentard ? ». Elle m'a toujours semblée inoffensive, un peu folle mais pas dangereuse.
« Moi je te crois, dit-elle rêveusement.
- Et t'es qui, toi ? Demande Rosier.
- Gwenna, Gwenna Johnson, se présente-t-elle en faisant une petite révérence ridicule. Je le crois et je crois que vous êtes méchants avec lui.
- De quoi tu te mêles ? Intervient Wilkes.
- Vous ne devriez pas être méchants avec lui, dit-elle.
- Sinon quoi ? Tu vas nous fouetter avec ton collier de perles ? Se moque Rosier.
- Non, sinon je vais devoir prévenir le professeur Dumbledore, répond-elle en arborant son air rêveur.
- Si tu fais ça, tu vas perdre tous tes amis, menace Rosier. Entre Serpentards on est solidaires.
- Mais je n'ai aucun ami !» S'exclame-t-elle avant d'éclater de rire.
On se demande pourquoi.
« On… on fera de ta vie un enfer, dit Rosier déstabilisé.
- Si tu veux, répond-elle avec un grand sourire d'imbécile heureuse.
- Très bien on le laisse, t'as gagné, répond Rosier en regardant la fille avec méfiance, comme si il avait peur d'être contaminé. Mais fais gaffe, Rogue, ta petite copine sera pas toujours là pour te sauver. »
Rogue se lève devant tout le monde, et remercie faiblement la fille. Celle-ci rougit comme une pivoine et le serre dans ses bras. Elle s'accroupit et invite Rogue à en faire autant. Tout le monde regarde la scène, interloqué. Rogue s'accroupit à contrecœur, la fameuse Gwenna sort le contenu de son sac plastique. Les spectateurs éclatent de rire, la fille vient de sortir des figurines sorcières de son sac, elle les montre à Rogue comme si c'était son plus cher trésor.
« Je les ai presque toutes, dit-elle toute excitée. Il me manque juste l'âne ronfleur et j'aurai la collection complète ! »
J'ai comme l'impression que Rogue aurait préféré se faire tabasser plutôt que de devoir jouer aux figurines avec une fille complètement timbrée.
Je me rends discrètement au dortoir, les vannes débiles ont recommencé à fuser mais je vois que pas mal de gens montent aussi dans les dortoirs.
J'entre dans le mien, Cooper et les deux sœurs Black sont présentes.
Quand elles me voient entrer, elles ont une grimace de dégoût, puis elles se retournent et font comme si je n'existais pas.
« A cause de ma mère, on a été obligés d'inviter mon stupide cousin. Et ma sœur en plus ! Se plaint Narcissa black.
- Mais… tu aimes ta sœur, dit bêtement Cooper sans comprendre.
- Elle parle d'Andromeda, idiote, répond Bellatrix Black. Cette traîtresse a épousé un moldu.
- J'espère qu'elle aura au moins la décence de ne pas amener son moldu à mon mariage, dit Narcissa Black avec dégoût. Ça gâcherait l'ambiance.
- Déjà avec Andromeda et Sirius l'ambiance sera gâchée, connaissant mon cousin il va tout faire pour foutre la merde, dit Bellatrix Black. Il ne manquerait plus que ces deux traîtres à leur sang invitent des moldus !
- Mon mariage sera magnifique, le plus grand mariage de l'année, même si les deux hontes de la famille essayent de tout fiche en l'air, j'aurai un mariage digne d'une reine et personne ne pourra l'empêcher. »
Williams arrive toute essoufflée dans le dortoir, elle a l'air toute excitée.
« Venez voir ! Les garçons ont trouvé un Gryffondor qui écoutait à votre porte ! »
Les quatre filles se précipitent hors du dortoir, je les suis tranquillement. Je ne le montre peut-être pas, mais je suis aussi excitée qu'elles, ça va saigner pour le Gryffondor.
