Disclaimer : L'univers ne m'appartient pas

Hello !

Voici le chapitre 26. Comme vous allez le constater, ce chapitre relate le voyage de Bucky et Amélia jusqu'à la Nouvelle Orléans, il y a aura quelques chapitres avant qu'ils n'arrivent enfin à destination et j'espère que vous apprécierez ces chapitres de « transition ».

Les évènements de Civil War commenceront aux alentours du chapitre 45 et je pense que la fanfiction fera environ une soixantaine de chapitre, j'en suis pour l'instant à la rédaction du chapitre 37 qui marquera un tournant décisif dans la vie de nos deux amoureux mais je ne vous en dit pas plus !

J'ai une semaine de vacances, je vais donc essayer de vous poster quelques chapitres.

Comme toujours, n'hésitez pas à me laisser une petite trace de votre passage, ça me fait toujours plaisir de vous lire et de vous répondre.

Merci Choupette994 pour ta review !

Chapitre corrigé


Comme la plupart des nuits, Amélia ne dormait pas. Elle avait beau se retourner inlassablement dans son lit pour tenter de trouver une position confortable, rien n'y faisait. Cette nuit, ses insomnies semblaient bien pires que d'habitude. Alors elle s'était redressée en position semi-assise et avait allumé la télévision pour tomber sur une émission de téléachat. Elle n'en était pas friande mais elle espérait que d'une façon ou d'une autre son ennui la pousserait au sommeil.

Son esprit se remémora leur arrivée ici, quelques heures plus tôt, quand elle avait dit à Bucky de sortir leurs valises pendant qu'elle allait s'occuper de la réservation. Elle s'était retrouvée en face d'une réceptionniste sans la moindre idée de ce qu'elle était censée dire. Elle avait bafouillé et rougit, avait demandé une chambre pour deux avec deux lits simples pour finalement se raviser et demander deux chambres adjacentes. Si Barnes en avait été déçu, il n'avait rien laissé paraître.

Soudain, elle ne se demanda si lui aussi était éveillé. Elle se releva légèrement, colla son oreille au mur dans l'espoir d'entendre quelque chose mais il n'en fut rien. Elle soupira bruyamment, alluma la lampe de chevet et quitta son lit pour se mouvoir dans la pièce. Elle déplia puis replia ses vêtements, changea trois fois d'idée concernant la tenue qu'elle mettrait le lendemain, au plutôt quelques heures plus tard, vérifia une bonne dizaine de fois ses messages sur son portable et ses emails sur son ordinateur.

Quelques coups portés à la porte de sa chambre la fit s'immobiliser. Elle attrapa son arme déposée sur la table de nuit et se dirigea à pas de loup vers la porte. Elle enleva le cran de sureté de son revolver et inspira profondément avant d'entrouvir la porte. Un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres lorsqu'elle vit qu'il ne s'agissait que de Bucky. Elle le laissa pénétrer dans la pièce et il avisa l'arme qu'elle avait dans la main, se disant que finalement, il n'était pas le seul à être toujours sur ses gardes. Ce n'est qu'après qu'il remarqua ses vêtements, ou plutôt l'absence de vêtement. Elle portait un t-shirt et un petit short qui ne cachait pas grand-chose.

- Ça fait une heure que je t'entends t'agiter. Expliqua-t-il en réponse à son regard interrogateur.

- Je ne voulais pas te réveiller.

- Je ne dormais pas.

- Je n'arrivais pas à dormir alors, j'ai fait du rangement, je ferais moins de bruit.

Barnes avisa d'un œil dubitatif la chambre. Ils étaient arrivés quelques heures plus tôt, et ça ne lui avait pas laissé assez de temps pour mettre du désordre. Il vit sa valise éventrée sur le lit et haussa les sourcils avant de reporter son attention sur elle. Il était parfaitement conscient des insomnies d'Amélia, quand elle ne dormait pas, elle se posait la plupart du temps devant la télévision ou faisait des mots croisés mais elle ne faisait pas de rangement, elle ne s'agitait pas dans une pièce au beau milieu de la nuit. Il se demanda si le changement d'environnement n'était pas à l'origine de cette nouveauté.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Il n'y a rien. J'essayais juste de me fatiguer.

- En défaisant et refaisant ta valise ?

- Pas très physique, je te l'accorde.

- C'est à cause de la chambre ?

- Peut-être.

Elle n'avait pas vraiment envisagé le problème. Mais maintenant qu'il y pensait vraiment, il était fort probable que ce ne soit que ça. La chambre. Elle n'avait plus passé de nuit sur la route depuis longtemps. Elle s'était habituée à soit passer la nuit dans son appartement à New York ou soit à la tour Avengers, à l'étage de Steve.

- C'est probablement la chambre. Confirma-t-elle.

- J'ai fait le tour de l'établissement.

Il utilisait d'autres mots pour lui faire comprendre qu'ils étaient en sécurité ici. Qu'il avait déjà analysé la situation et que s'il avait pensé être en danger, il n'aurait pas accepté de passer la nuit dans cet endroit. Il aurait insisté pour qu'ils reprennent la route encore quelques heures jusqu'à ce qu'ils trouvent un endroit qui lui convenait, elle en était persuadée.

- Tu veux instaurer des tours de gardes ? S'enquit-il.

- Bonne idée, on devrait poser une chaise dans le couloir, entre nos deux chambres, je suis sûre que personne ne nous trouvera bizarres.

Un sourire étira brièvement le coin de leurs lèvres. Bucky fut le premier à reprendre une mine sérieuse. Son regard se posa brièvement sur l'écran de télévision et il pencha la tête sur le côté, comme s'il tentait de comprendre ce que racontait l'animatrice télé à propos de son produit miracle qui était censé faire paraître n'importe quelle femme dix ans de moins.

- Tu n'as pas encore besoin de ce genre de produit. Sourit-elle. Et puis de toute façon ça ne fonctionne pas.

Il tourna brusquement la tête vers elle et l'étudia attentivement, une lueur curieuse dans le regard.

- Comment tu le sais ?

- Je ne suis pas si crédule que ça, Barnes. Tout ça c'est photoshopé.

- Photoshopé ?

- Truqué. Retouché grâce à Photoshop.

- Photoshop ?

- C'est un logiciel de retouche de photos. Tu vois les mannequins aux corps parfaits en couvertures de magazines ? Photoshop. Les affiches publicitaires ? Photoshop.

- Comment tu peux en être sûre ?

- Tout le monde le sait. Sauf toi. Et peut-être Steve.

- Pourquoi est-ce que tu regardes ça ? S'enquit-il.

- Il n'y avait rien d'autre.

En fait, c'était un mensonge, il y avait probablement des rediffusions de séries policières quelque part ou peut-être un documentaire ou une rediffusion d'un jeu télé mais le télé-achat lui semblait être une bonne idée pour s'endormir. La voix de l'animatrice aurait certainement fini par la faire dormir tandis qu'une série policière aurait probablement éveillé son intérêt.

- Tu veux qu'on regarde si on trouve quelque chose sur Netflix ? Proposa-t-elle.

- Sur quoi ?

La jeune femme laissa échapper un soupir faussement exaspéré, un sourire au coin des lèvres. Elle attrapa son ordinateur, s'installa sur son lit et fit signe à Barnes de venir la rejoindre. Et elle commença ses explications, elle fit glisser le curseur sur l'ensemble de l'interface lui expliquant chaque menu, lui montrant comment lire le résumé de chaque film. Et quand elle eut terminé, elle lui laissa le soin de choisir quelque chose à regarder, film, série, documentaire, dessin animé. Il avait le choix et pourtant il ignorait quoi choisir. Rien ne lui semblait familier. La brunette dû ressentir son trouble puisqu'elle prit les choses en main. Elle chassa sa main du pavé tactile de l'ordinateur et s'orienta rapidement vers la catégorie dessins animés.

- Dans quelques mois, on commencera Walking Dead. Marmonna-t-elle.

- Pourquoi pas tout de suite ?

- Tu n'es pas prêt pour ça.

- Pourquoi ?

- The Walking Dead. Répéta-t-elle. Tout est dans le titre. Tu n'es pas prêt pour voir des zombies régner sur le monde. Trop de sang, trop de violence. Mais tu aimeras.

- Pourquoi dans quelques mois ?

- Parce que dans quelques mois tu auras encore fait des progrès. Et peut-être qu'à ce moment-là, tu seras prêt à regarder quelque chose interdit au moins de douze ans. En attendant, on en reste aux dessins animés.

Il ne comprit pas tout de suite son désir de le laisser regarder uniquement un film pour enfant et puis il comprit. Le sang, la violence, ça avait été son quotidien pendant bien longtemps. Elle avait peur des effets que ça pourrait avoir sur lui. Elle avait peur que ça ne réveille de mauvais souvenirs et qu'il ne perde à nouveau le contrôle.

- Raiponce. Déclara-t-elle.

- Quoi ?

- On va regarder Raiponce. Tu vas aimer. C'est avec une princesse qui a de longs cheveux, un caméléon, un voleur et un cheval policier.

Sans en ajouter plus, elle glissa ses jambes sous les couvertures, éteignit la lampe de chevet et stabilisa l'ordinateur sur ses genoux. Il lui fallut quelques minutes pour qu'elle trouve une position assez confortable et quand ce fut fait, elle avisa Barnes toujours assis sur le bord du lit. Il la regardait d'un air prudent qui fit naître un rictus sur les lèvres de la jeune femme.

- Tu ne verras rien si tu restes là. Sourit-elle.

Elle le vit jeter un coup d'œil nerveux au deuxième oreiller à côté d'elle et elle haussa les sourcils, tentant de comprendre s'il était vraiment nerveux de se retrouver dans un lit à côté d'elle. Ils avaient déjà étés bien plus proches que cela, notamment lorsqu'ils s'étaient endormis dans le canapé de Steve.

- Je ne mords pas, tu sais. Plaisanta-t-elle.

- Ce n'est pas de toi que j'ai peur. Marmonna-t-il.

Il avait parlé si bas qu'elle n'était pas sûre d'avoir correctement entendu mais elle ne demanda cependant pas à ce qu'il se répète. Elle le regarda s'asseoir prudemment à côté d'elle, les jambes au-dessus des couvertures, le dos appuyé contre la tête de lit. Quand elle fut sûre qu'il fut bien installé, elle lança le film.

- Personne n'a des cheveux aussi longs. Murmura Barnes après une heure de visionnage.

- C'est un dessin animé. Ce n'est pas fait pour être crédible mais pour amuser les enfants.

- Pas que les enfants.

Amélia avait passé une bonne partie de l'heure précédente à fredonner les paroles de toutes les chansons du film, ses orteils s'étaient mis à bouger au rythme de la musique et il avait même juré la voir balancer la tête. Elle avait ri à chaque passage drôle et c'était sans doute ce qui avait le plus étonné Bucky. Qu'elle ait rit en regardant un dessin animé. Ça ne l'était pas vraiment d'elle Amélia était une femme drôle qui aimait taquiner les gens qui l'entouraient mais qu'elle ait encore la capacité de s'amuser de quelque chose d'aussi niait qu'un dessin animé l'avait profondément étonné. Il était épaté par ce petit bout de femme.

- Tu sais ce qu'il nous manque ?

- Quoi ?

- De la glace. Ben & Jerry. C'est la meilleure glace du monde, il faudra que je te la fasse goûter.

De la glace. Un rictus amusé étira le coin des lèvres du soldat. Il avait passé ces dernières années à se faire cryogéniser entre chaque mission et elle lui proposait de manger de la glace. Elle sembla finalement se rendre compte de ce qu'elle venait de dire puisqu'elle lâcha l'écran des yeux pour se tourner vers lui.

- Je me suis pas rendue compte de ce que je disais. S'excusa-t-elle.

- Ce n'est pas grave.

- Tu n'es pas le premier homme décongelé à qui je propose de la glace.

- Steve ?

- Steve. Confirma-t-elle.

- Durant la première soirée qu'on a passé chez moi, je lui ai proposé de manger de la glace. Et puis, quatre jours plus tard, je lui ai proposé d'aller à la patinoire. Le pauvre homme a dû croire que je me moquais de lui.

- C'était le cas ?

- C'était le premier super soldat que je fréquentais, j'étais nerveuse.

- Amélia.

Il avait dit son prénom en riant. Et ce rire rauque et sincère, sortant tout droit de sa poitrine était définitivement son nouveau son préféré. Elle aimait toujours la façon dont il prononçait son prénom, il avait sa façon bien à lui de prononcer chacune des lettres, il le prononçait avec un léger accent slave et bien que les accents n'aient jamais été son truc avant, elle adorait ça avec lui mais l'entendre dire son prénom en riant était encore une toute autre chose. Elle sentit ses joues s'échauffer lorsqu'il quitta reposa les yeux sur elle, sentant certainement le regard appuyé qu'elle était en train de lui lancer. Elle lui offrit un sourire et détourna rapidement les yeux en tournant la tête, espérant que l'absence de lumière cacherait ses joues roses.

- Tu n'as jamais été nerveuse avec moi.

- C'est faux. J'avais la frousse dans la ruelle, à Baltimore.

- Mais ça ne t'a pas empêché de me piéger.

- Avoir la frousse ne veut pas dire être froussarde. Je n'ai jamais vraiment reculé face au danger.

- Je ne sais pas si tu es courageuse ou idiote.

Elle ne prit pas mal son commentaire, bien au contraire elle sembla s'en amuser. Un gloussement s'échappa de des lèvres et ses yeux se mirent à briller d'une lueur amusée.

- Sûrement un peu des deux.

- Ça aurait pu mal tourner. J'aurais pu comprendre et te tuer.

- Mais les choses se sont bien passées.

- Comment tu pouvais savoir que j'essaierai de t'aider ?

- Je n'en étais pas sûre, c'était une intuition. Expliqua-t-elle. Quand on partait en mission, Steve et moi on parlait beaucoup. Lui pour m'occuper et me faire oublier l'avion et moi parce que je n'arrête jamais de parler. Sourit-elle. Il m'a souvent parlé de toi. James Buchanan Barnes, son meilleur ami, son frère. Le seul qui ne riait jamais quand il tombait. Celui qui était toujours là pour lui sauver les fesses quand il se mettrait dans le pétrin. C'est en me remémorant tout ça que l'idée m'est venue.

- C'est toi qui a mis le plan sur pied ?

- Non. C'est le boulot de Steve de mettre les plans en place. Sam avait proposé qu'on intervienne dans ta chambre de motel, qu'on te prenne par surprise et qu'on te tire dessus avec des tranquillisants.

- Steve était d'accord ?

- Non. Mais c'était le seul plan qu'on avait. Quand je lui ai proposé le mien, j'ai dû batailler avec lui pour qu'il l'accepte.

- Mais tu l'as convaincu.

- Je suis douée pour persuader les gens.

- Tu t'es proposée pour aller à l'abattoir.

- Non. Si les choses avaient dérapé, Sam t'aurait tiré dessus pour t'empêcher de me faire du mal. Steve et Natasha seraient ensuite intervenus et on aurait dû faire les choses de la manière forte. Il y avait une possibilité pour que je me fasse prendre et que tu réagisses violemment mais c'était peu probable.

- Pourquoi ?

- Parce que tu étais chevaleresque, James Barnes. Tu avais toujours une femme à ton bras, tu surveillais toujours les arrières de Steve, tu le surveillais toujours. C'est ce que tu es.

- Je ne suis plus comme ça, tu as pris des risques énormes.

- Mais tout s'est bien passé. Il n'y a pas eu d'incident et tu n'as pas été en colère contre moi au point d'essayer de me tuer, alors tout va bien.

Un bref silence s'installa entre eux, ils posèrent à nouveau les yeux sur l'écran mais aucun des deux ne semblait vraiment prêter attention au dessin animé. Ce fut Amélia qui ouvrit la bouche en premier.

- Il fallait qu'on te retrouve.

- Pourquoi ?

- Parce qu'on savait que HYDRA te cherchait toujours. Et puis, parce que Steve allait tous nous rendre dingues s'il continuait de s'inquiéter autant. Tu as été notre sujet de conversation principal après Washington et tu es devenu l'obsession de Steve. J'en suis même venue à me demander quel genre de relation vous entreteniez réellement dans les années quarante.

Un nouveau sourire naquit quand elle vit le regard noir de Barnes et il sut qu'elle plaisantait. Ou peut-être pas. Mais il savait qu'aujourd'hui tous ses doutes étaient dissipés. Ils cessèrent de parler pour regarder à nouveau la fin de leur film d'animation. La main valide de Bucky trouva celle d'Amélia et leurs doigts se nouèrent. La jeune femme posa prudemment la tête contre son épaule avant de finalement se détendre lorsqu'elle fut sûre que ce nouveau contact ne lui posait aucun problème.

- Je suis contente de t'avoir retrouvé. Souffla-t-elle.

Lui aussi était heureux qu'elle l'ait retrouvé. La situation avec Steve était toujours difficile à vivre pour lui, presque douloureuse mais d'un autre côté, il y avait Amélia et son soutien sans faille et il devait bien avouer que cette relation tendue avec Steve n'était qu'une petite expérience peu agréable qu'il était prêt à passer sans broncher parce qu'Amélia en valait la peine.


Dans le prochain chapitre :

- Tu as déjà pensé à partir ? Interrogea-t-elle.

- Quand ?

- Quand on était à la tour, ou à la facilité ?

- Plusieurs fois. J'ai pensé à un moyen de m'échapper.

- Même après qu'on soit devenu amis ?

- Surtout après qu'on soit devenu amis.