Je suis incorrigible ! A chaque POV d'Edward j'oublis de vous remercier pour vos reviews du chapitre précédent ! Pourtant je les lis et je les adore car elle me donnent beaucoup de motivation. Je voudrai donc remercier Alice, Débby, rose, gwen, Aulandra17, Tarra, Mélie, ma frangine, muteen-mwa, Cynthiia, Yaya et charline pour le chapitre 24.

Maintenant je voudrai remercier aussi Alice, li linette, Aulandra17 (Edward n'est pas comme les autres hommes voyons !! Lol), mel 31, gwen, Patalo et laurie.

Audreydidi : Je suis bien contente que ma FF te plaise, ta review m'a fait très plaisir ! Je sais que c'est frustrant de les voir comme ça mais bon … c'est comme ça lol. Pour répondre à ta question, oui il y aura un peu de lemon, je ne sais pas encore combien par contre.

Mimie30 : Wahou jusqu'à 5h30 ! J'ai déjà fais ça aussi et ça me flatte parce que je me rends compte à quel point t'étais accro lol T'inquiète moi aussi ça m'arrive d'en rêver et quand je me lève faut que j'écrive tout de suite ! Enfin bref, tout ça pour dire que je suis bien contente (et super fière) que ça te plaise !

Pour ce chapitre, je tiens vraiment à remercier Adeluska qui m'a apporté son aide pour le match de volley, même si au final je ne me suis pas servi de ce qu'elle avait écrit, j'ai beaucoup aimé son style et c'est uniquement parce que la trame a changé dans ma tête que je n'ai pas utilisé son passage.

Toutes mes excuses aux pros de volley que j'offenserai en écrivant n'importe quoi et merci à tous pour vos conseils après mon annonce.



Le dix-huit février était définitivement devenu un de mes jours préférés. Depuis le bonjour de ce mercredi matin, Edward semblait avoir dit adieu à sa retenue et j'avais rapidement fais la même chose. Nos démonstrations d'affections étaient tout de même limitées à cause du public omniprésent, que ce soit au lycée ou au parc. Il n'y avait que dans ma voiture après les entrainements ou les joggings que nous pouvions nous embrasser pleinement, et encore, nous devions tout de même jeter un œil pour voir si un des membres de l'équipe, le coach ou mes parents, n'étaient pas en train de nous observer de loin.

Je n'avais toujours pas mentionné à Renée et Phil le fait que je sortais avec Edward. Je savais que Phil serait intenable, un Emmett en puissance qui vivrait sous le même toit que moi. Et j'étais à peu près sure de la réaction de ma mère. Elle passerait de l'émerveillement à la méfiance avant de se lancer dans un discours au sujet des garçons et de leur ligne de pensée unique, à moins qu'elle ne me sorte l'histoire des fleurs et des abeilles comme l'avait fait Charlie lorsque j'avais six ans et que je m'étais retrouvée coincée - de force - dans les toilettes des garçons. Je tiendrai toujours rigueur à Matt Parker pour m'avoir fait subir ces deux - très - pénibles expériences.

Évidemment, embrasser passionnément Edward alors qu'il conduisait était hors de question à moins d'avoir envie de nous précipiter dans un poteau électrique. Je sentais qu'après une petite semaine à se contenter d'échange de baisers, j'allais finir par craquer. Il faudrait donc que je trouve une excuse pour passer un peu de temps chez les Cullen, quitte à avouer à ma mère dans quelle vie de péché - moquerie préférée d'Emmett devant notre retenue - je m'étais aventurée.

J'avais envisagé passer le samedi soir avec Edward une fois le match terminé, quitte à rentrer dormir chez moi, mais ma chance extraordinaire s'était une nouvelle fois manifestée. Phil n'avait pas de match ni d'entrainement cet après-midi là et lui et ma mère venaient jusqu'à Mesa pour assister au match et m'encourager. A cette annonce, j'avais jurer à ma mère de ne pas me ridiculiser encore une fois. Lors de ma première année dans l'équipe elle était venue m'acclamer et n'avait cessé de lancer des « bravo mon bébé » à chaque point que je touchais la balle.

Avec tout ça ma mère avait proposé que nous finissions la soirée à la maison tous les trois pour fêter la victoire ou se gaver de crème glacée et de beurre de cacahuète pour noyer le chagrin d'une défaite. J'espérais fortement ne pas perdre ; premièrement car ça signifierait la fin du championnat pour notre équipe, et deuxièmement parce que j'avais décidé d'arrêter le beurre de cacahuète. Edward y était allergique et je ne voulais pas lui provoquer un œdème de Quincke en l'embrassant. Entre les gourmandises qui font grossir et les baisers d'Edward, m'ont choix avait été vite fait.

La seule solution que nous avions trouvé, pour être un peu ensembles ce samedi et qu'aucun de nous ne soit obligé de conduire jusqu'à Mesa, était de nous joindre à Lydie, Marie et Kyle. Le covoiturage ne nous permettrait pas d'être seuls mais nous aurions l'occasion de nous bécoter sur une baquette arrière. Là encore, heureusement que ma mère n'était pas au courant parce qu'elle m'aurait cloitrée dans ma chambre, elle qui passait son temps à rabâcher « Pas de ballade en voiture avec les garçons Bella, ça finit toujours sur une banquette arrière ! ».

C'est comme ça qu'après avoir passé la matinée sur mes devoirs, je me retrouvais coincée entre Edward et Kyle dans le break familiale des parents de Lydie. La large carrure de notre capitaine m'obligeait à pencher sur le côté gauche mais ça ne me dérangeait absolument pas de m'étaler sur Edward - comme tout le monde le sait. A treize heures pétantes, Marie arriva sur le parking du lycée - notre point de rendez-vous - et nous nous mîmes en route avec une énième compile d'avant match de Lydie qui nous agressait les oreilles par l'intermédiaire des haut-parleurs latéraux. Mes lèvres s'étirèrent en un grand sourire lorsque je reconnu la chanson qui commençait. (lien vers la playlist dans mon profil)

« The Veronicas ? » Demandai-je après m'être éloignée de la bouche d'Edward qui avait déjà commencé à remplir la tâche qu'il s'était imposée.

« Entre autres. » Confirma Lydie. « Tu connais Bella ? »

« Par cœur. » Affirmai-je en souriant toujours.

« Petite coquine. » Plaisanta-t-elle en augmentant le volume avant de se mettre à chanter.

Que Lydie chante sur ce genre de chansons n'était pas surprenant, mais Kyle ne semblait pas s'attendre à ça de ma part. Je ne fis pourtant pas attention à sa surprise et m'avançait au bord de mon siège pour me rapprocher des filles et chanter avec elles sur Untouched. Lydie était sans doutes celle qui s'éclatait le plus, poussant des cris très expressifs sur les « I » du refrain.

Je ne connaissais pas la chanson suivante mais rien qu'au premier couplet, je compris que le voyage jusqu'au gymnase de Mesa se ferait dans une humeur taquine pour nous et tendue pour les garçons. A chaque refrain de LoveGame, Lydie criait « I wanna take a ride on your disco stick » par-dessus la musique et je sentais Kyle bouger dans son siège sur ma droite. Je ne voulais pas m'autoriser un regard vers Edward, pas tout de suite du moins. Si la taquinerie était à l'ordre du jour j'allais en profiter un peu. Je fus donc bien contente de reconnaitre Take me on the floor et me mis à chanter avec les filles, comme Lydie, bien plus fort que la musique provenant du poste radio. Sur le dernier refrain, je décidai de devenir mesquine et me rappuyai au fond de mon siège avant de me tourner vers mon petit-ami qui me fixa, étonné de me voir de retour.

Take me on the floor

I can't take it any more

I want you, I want you, I want you to show me love

Just take me on the floor I can give you more

You kill me, you kill me, you kill me

Please don't stop!

Après ça, j'éclatais de rire devant son expression figée et Kyle se joignit à moi, se moquant passablement de la réaction d'Edward.

« J'en connais un qui va avoir besoin d'une douche avant le match. Une douche froide de préférence hein Cullen ?! » S'exclama-t-il. « Oh yeah ça c'est ma chanson ! » Lança-t-il ensuite avant de se mettre à se déhancher autant que faire se peut sur Sexy Back.

I'm bringing sexy back

Them other boys don't know how to act

I think you're special, what's behind your back?

So turn around and I'll pick up the slack.

Take 'em to the bridge

Et là-dessus, Kyle qui s'était dandiné devant moi en jouant les allumeurs, m'attrapa par les épaules et me fit me retourner vers mon autre voisin de banquette. Je compris alors que le jeu s'était retourné contre moi, Edward allait se servir des paroles suivantes pour me faire gouter à ma propre médecine.

Dirty babe

You see the shackles

Baby I'm your slave

I'll let you whip me if I misbehave

It's just that no one makes me feel this way

« Wouhouhou ! Ça c'est de la promesse ! » S'exclama Lydie.

« Tu nous raconteras ça hein Bella ? Et si il tient pas parole … » Menaça Kyle.

Moi j'étais toujours raide, les yeux fixés sur Edward, et surement plus rouge que jamais. Comprenez-moi ! Mon petit-ami venait de me parler de menottes d'esclave et de me laisser le fouetter … Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir devenir à force de trainer avec Emmett et Kyle ? Une obsédée à tendances sadomasochistes ?

Le voyage continua sauf que je ne chantais plus, Kyle avait rejoint les filles sur Poker face, et Edward rigolait bien de moi. Il avait réussi à m'avoir grâce à Justin mais je ne me rendais pas encore. Il restait cinq minutes de voyages et je comptais bien le mettre à genoux pour ce qu'il m'avait fait. Quelle ne fut pas ma joie lorsque je reconnu une autre chanson de The Veronicas que je connaissais aussi par cœur. Avec celle-là, Edward allait regretter ses huit ans et la période où il ne s'intéressait pas aux filles et où les bienfaits de la testostérone lui étaient inconnus. Prête à me venger, je me retrouvai à nouveau complètement détendue et je revins m'appuyer contre lui. Edward, ne sentant pas venir le danger, passa son bras autour de mes épaules en me souriant gentiment. Je lui rendis son sourire avant de laisser glisser ma tête dans son cou et laissai passer une bonne partie de la chanson avant de me mettre à chanter doucement juste au creux de son oreille.

Let me take you on the ride of your life

That's what I said all right

They can say what they wanna say

Cause tonight, I just don't even care

Come on baby we ain't gonna live 4ever

Let me show you all the things that we could do

You know you wanna be together

And I wanna spend the night with you

Yeah, yeah with you

Yeah, yeah

Come with me tonight

We could make the night last 4ever

Let's pretend you're mine

We could just pretend, we could just pretend, yeah yeah

You got what I like

You got what I like, I got what you like

Oh come on

Just one taste and you'll want more

So tell me what you're waiting for

Là-dessus, je déposai un rapide baiser sous son oreille avant de me rapprocher des filles pour chanter le reste du trajet. Je sentais Edward bouger sur ma gauche, un peu tendu à ce qu'il me semblait, toussotant un moment, alors que Kyle était secoué d'un rire silencieux de l'autre côté de moi. Au centre, j'affichais un grand sourire, fière de moi. Alice le serait aussi quand elle apprendrait que j'avais vraiment lâché la bride sur ce coup là. Il faudrait par contre qu'Emmett reste dans l'ignorance. Que Kyle est assisté à tout ça promettait déjà suffisamment de taquineries pour le mois à venir. J'espérais aussi qu'Edward n'allait pas m'en tenir rancœur. Nous étions en constante amélioration depuis quatre jours mais j'avais peut-être dépassé la limite d'aisance qu'il s'était fixée.

Je fus plus ou moins rassurée lorsque Lydie se gara sur le parking du gymnase et qu'Edward sorti de la voiture et qu'il se dirigea vers le bâtiment silencieusement, ma main dans la sienne. D'un côté il me montrait qu'il n'y avait pas de problème majeur en restant proche de moi physiquement, mais en même temps je voyais bien qu'il n'était pas cent pour-cent à l'aise. Il m'accompagna jusqu'au vestiaire et nous nous séparâmes dans le couloir pour nous préparer pour le match.

« A tout à l'heure. » Me dit-il en souriant avant de m'embrasser.

Le baiser était simple, un de ceux habituellement rapides, sauf qu'Edward laissa le contact s'attarder un peu plus longtemps que d'habitude, puis il disparu derrière la porte après m'avoir offert un clin d'œil. Quant à moi, je rejoignis mes coéquipières pour enfiler ma tenue et mes protections. Le match commençait dans moins d'une heure et le coach nous voulait sur le terrain le plus rapidement possible pour qu'on ait le temps de s'échauffer.

Lydie et Marie s'amusaient à raconter dans quelle ambiance s'était déroulé notre trajet et dans quel état j'avais mis Edward grâce aux chansons. Voyant que je me changeais silencieusement sans commenter les faits, ou sans demander à Lydie de se taire, Coleen s'approcha de moi et me jeta des regards en coin avant de se lancer.

« Allez raconte. » Me lança-t-elle. « Je sais qu'on est pas des grandes amies et qu'on parle pas des masses en dehors de l'entrainement Bella, mais moi aussi mon copain est un membre de l'équipe. On est que remplaçants mais notre comportement a des conséquences sur le terrain lorsqu'on joue. Alors si tu veux parler à propos d'Edward … je suis là pour t'écouter et ça restera entre nous. » Continua-t-elle en haussant les épaules.

« On commençait à être vraiment à l'aise avec Edward et j'ai peur qu'il se renferme sur lui-même après mon comportement de tout à l'heure. » Lâchai-je simplement en continuant de me préparer comme si de rien n'était.

« Pourquoi ça ? » S'enquit-elle. « Il a fait quelque chose qui t'as laissé pensé que ça serait le cas ? »

« A part le silence ? Non rien de spécial. Mais je connais Edward. »

« Tu veux mon avis Bella ? Quand tu montes sur le terrain, tu vas le voir, tu l'embrasses et tu fais en sorte qu'il comprenne que c'était un jeu. Tout le monde a pu voir que vous étiez proches et vous ne vous êtes jamais privés de vous taquiner l'un l'autre. Je suppose que ça a continué ? »

« Ouai ça passe de mieux en mieux. » Affirmai-je en faisant mes lacets avant de resserrer les scratchs.

« Crois-moi Bella, il y aura bien d'autres moments où vous allez vous allumer entre vous. Ça veut pas dire que tu participes à une course où tous les coups sont permis pour perdre sa V-card. C'est pas parce que tu fais des sous-entendus que t'es une salope. Maintenant arrête de jouer les prudes et les maussades et va retrouver ton mec. Je suis certaine qu'il se pose le même genre de questions que toi en ce moment. » Termina-t-elle avant de repartir vers son sac.

Après tout Coleen avait raison. C'était juste de la taquinerie comme n'importe laquelle des remarques que j'avais pu lui faire dans le passé. Et puis je n'avais absolument pas envie de repartir à zéro avec Edward, ras le bol de la gêne, on avait réussi à dépassé ce stade c'était pas pour y revenir à chaque allusion un peu poussée.

Je rangeai rapidement toutes mes affaires dans le casier qui m'était attribué avant de sortir du vestiaire après un sourire de remerciement à l'adresse de ma coéquipière.

Sur le terrain, quelques membres de l'équipe adversaire s'échauffaient de leur côté du filet. Je tournai donc mon attention sur notre moitié et repérai rapidement la chevelure désordonnée de ma moitié. J'allais me diriger vers lui quand le coach m'interpella.

« Swan. Tu joues avec l'équipe comme d'habitude. T'es pas au top depuis tes vacances de la semaine dernière. » Dit-il avec une légère rancune que j'ignorai. « Si tu commences à pécher niveau peps au cours du match, tu fais un signe et j'envois un remplaçant. »

« Okay coach. » Répondis-je avant de reprendre mon chemin.

Je n'aimais pas vraiment ce genre de suppositions. J'étais peut-être parfois un peu trop fière mais pour une fois je devais avouer que le coach avait raison. Et je n'avais pas envie que mon orgueil cause une défaite de l'équipe et la fin du championnat pour nous. Je ne voulais pas manger de beurre de cacahuètes !

Lorsque j'arrivai au niveau d'Edward, il me fit un sourire et continua de s'étirer.

« Que voulait Sanders ? »

« Des résultats, comme d'habitude. En gros si je commence à jouer les asthmatiques, il me fait remplacer. » Répondis-je en commençant mon échauffement.

« Dommage. J'aime franchement te rendre asthmatique. » Répliqua-t-il en souriant.

Sa taquinerie me montra que tout était redevenu normal, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter pour son silence un peu plus tôt.

« Pendant le match monsieur Cullen ?! Mais à quoi pensez-vous ? » M'exclamai-je, faussement indignée.

« A toi. Tout le temps à toi. » Répondit-il en souriant avant de m'embrasser rapidement.

Comment voulez-vous que les choses se passent mal avec un petit ami aussi adorable ? La seule chose qui posait encore problème, c'était que ma mère n'était au courant de rien. Mais j'en avais assez de devoir chercher des excuses pour pouvoir passer vingt minutes supplémentaires avec Edward. J'avais décidé de lui en parler ce soir, une fois que nous serions rentrés du match, lorsque Phil nous aurait laissées quelques minutes entre filles. Il serait au courant lui aussi, bien entendu, mais je préférais affronter d'abord ma mère avant de devoir essuyer la rafale de blagues douteuses de mon beau-père.

L'équipe de Mesa était principalement masculine, il n'y avait que deux filles parmi les titulaires, et ils étaient très fairplay, de même que leur publique ce qui n'était pas négligeable. Je ne devrais normalement pas recevoir pas de chaussure dans la tête cette fois-ci. De plus, il n'y avait qu'une demi-heure de voiture entre notre lycée et le gymnase de Mesa, ce qui permettait à nos supporters de venir voir le match et nous encourager.

Trop concentrée dans mes étirements, je ne prenais pas garde aux personnes qui s'installaient dans les gradins, je ne pu pourtant pas ignorer l'arrivée de nos amis, la grosse voix d'Emmett raisonnant contre les murs du gymnase, nous saluant son cousin et moi. Nous leur adressâmes un signe de la main avant de les voir s'installer près de madame Cullen, elle-même assise à gauche de ma mère.

Je n'avais plus qu'à espérer qu'Esmé ne parle pas de notre couple devant ma mère. Renée serait sans doutes vexée que j'ai gardé cet évènement sous silence pendant toute une semaine !

Il ne servait pourtant à rien de se prendre la tête, ce qui devait arriver arriverait et je ne pouvais rien y faire pour le moment. Mon esprit devait être focalisé sur le terrain et sur la balle et pas dans les gradins entre ma mère et celle d'Edward.

L'échauffement continua ainsi jusqu'à ce que les gradins soient pleins, que les arbitres et organisateurs arrivent sur le terrain et que le coach nous appelle pour un dernier briefing. Il me rappela qu'il me sortirait si je devenais un poids pour l'équipe et demanda à Coleen d'être prête à rentrer à tout moment.

Edward avait dû se rendre compte des nombreux coups d'œil anxieux que je lançais vers les tribunes car il s'approcha de moi alors que nous nous dirigions de notre côté du filet pour commencer la partie.

« Qu'est-ce qui t'arrive Bella ? »

« Je … rien. » Bégayai-je. « Je me demande juste ce que peux bien raconter ta mère à la mienne. » Avouai-je devant son regard insistant.

« En quoi c'est important ? » S'étonna-t-il après avoir lui-même lancé un regard du côté de nos parents..

« Je te rappelle que j'ai encore rien dis à ma mère sur le fait que tu sois devenu mon petit-ami. Et j'aimerai assez qu'elle ne l'apprenne pas de ta mère. Elle bouderait surement si elle apprenait que je lui avais caché ça. »

« Faudra bien qu'elle le sache un jour Bella. » Rétorqua-t-il un peu sèchement. « A moins que je ne sois pas un garçon assez fréquentable. »

Il avait essayé d'utiliser le ton de la plaisanterie mais je le connaissais trop bien pour savoir que mon comportement dans cette histoire l'avait vexé, voire blessé.

« Ne dis pas n'importe quoi Edward tu sais bien que c'est pour avoir la paix que je ne leur ai rien dis. » Marmonnai-je en le rattrapant. « J'ai prévu de leur en parler ce soir de toutes façons. » Avouai-je.

« Vraiment ? »

« Ouaip. J'en est assez des excuses bidons, une fois qu'elle sera au courant j'aurais plus besoin de mentir pour passer du temps avec toi. » Lui dis-je en souriant. « Ou alors elle m'enferme dans ma chambre jusqu'à ce que je parte pour la fac. »

« Je préfèrerait largement la première solution mais au pire il y a toujours ta fenêtre. » Répondit-il malicieusement.

Je lui tapait gentiment sur le bras en souriant. J'avais bien envie de l'embrasser pour lui souhaiter bonne chance mais ça n'était pas forcément la meilleure façon pour éclairer ma mère sur ma vie affective.

« Allez en place Swan ! » S'exclama Edward en me poussant vers l'avant du terrain.

« Essaye de bien jouer pour une fois. » Le taquinai-je. « Et surveille mes arrières. » Ajoutai-je en riant.

« Je les lâche pas des yeux une seule minute. » Affirma-t-il solennellement, me faisant éclater de rire, avant de me lancer un clin d'œil et de se concentrer sur le match.

(AN : Ici commence le massacre. Je ne suis pas une pro en volley alors toutes mes excuses à ceux qui le sont et qui verront mes erreurs.)

Je me plaçais à mon poste habituel, en avant droit, alors que Quentin et Lydie se tenaient à ma gauche. Kathy avait une carrure un peu plus importante que la mienne et possédait un superbe service qui lui avait valu le poste d'arrière avec Kyle et Edward.

Le service était à l'équipe adverse, nous nous tînmes donc en alerte, prêts à renvoyer la balle et marquer autant que faire se peut.

La balle fut aisément réceptionnée par Kyle qui l'envoya sur sa droite à Edward. Je me préparai d'autant plus, étant donné qu'il avait l'habitude de faire ses passes vers moi. Il força pourtant la balle davantage vers le centre du terrain ou Quentin sauta pour smasher, nous offrant ainsi le premier point du match.

« Hey vous là jouez pas macho les mecs ! » Les réprimanda gentiment Lydie.

« Occupe-toi de faire les yeux doux au blondinet devant toi pour lui faire perdre ses moyens au lieu d'essayer de jouer dans la cours des grands. » La taquina notre capitaine.

Elle marmonna un « idiot » et lui tira la langue avant de faire, comme demandé, du gringue au joueur en face d'elle. C'était déloyale mais comme ça marchait à peine, je ne m'en inquiétais pas trop.

Le set continua ainsi jusqu'à ce que nous le remportions 25 à 18. J'avais à peine touché la balle, ne pouvant smasher que trois fois en tout et pour tout. Edward s'était évertué à envoyer la balle sur sa gauche au lieu de me faire la passe, ce qui était le plus simple.

« Je sais pas à quoi tu joues Cullen mais arrête ça tout de suite. » Lui dis-je alors que nous nous replacions pour le prochain set.

« De quoi tu parles ? » Feignit-il.

« De ton jeu à gauche. J'aimerai assez pouvoir participer à ce match avant que Sanders décide de me sortir du terrain. »

« C'était pour que tu te fatigues moins vite et que tu joues plus longtemps. » S'expliqua Edward.

« Et beh ça marche pas. L'énervement et l'appréhension me crève tout autant alors laisse-moi au moins toucher la balle. » Contrai-je.

« Okay, okay j'ai saisi le truc. » S'excusa-t-il.

Le deuxième set me fut bien plus profitable, Edward arrêtant de me ménager et me laissant jouer comme il se doit.

Lydie exécuta un superbe arrêt plus que surprenant. Tellement surprenant que nos adversaires, ne s'attendant pas à la voir récupérer cette balle, ne réussirent pas à contrer et prirent bêtement un point contre eux.

Le jeu était en cours depuis près d'une heure et les points se cumulaient, à la plus grande joie de nos supporters. Étonnamment - ou non - la voix d'Emmett parvenait à nos oreilles au dessus de celles des autres. Je n'avais pas jeté de nouveau coup d'œil à ma mère, malgré ma peur qu'elle me ridiculise encore en utilisant un des surnoms qu'elle utilisait quand j'avais cinq ans.

Un des joueurs adverses effectua son service, balle parfaitement récupérée par Kathy et renvoyée de l'autre côté du filet par Quentin. Il manqua malheureusement son attaque et nous nous préparâmes à bloquer ou réceptionner la balle.

Tout se passa très vite. L'arrière centre passa à l'avant gauche. Je l'avais vu prendre appuis sur ses pieds pour sauter et avais fait de même. Avant même que j'ai eu le temps de lever les bras pour bloquer la balle et éviter le smash, je me retrouvais par terre.

J'entendis le bruit strident d'un coup de sifflet au milieu du bourdonnement environnant. Puis se furent les voix d'Edward, de Kyle et de Sanders qui m'assaillirent alors qu'une main exerçait de légères pressions sur mon épaule.

« Swan est-ce que tu m'entends ? » Répétait inlassablement le coach.

J'avais les yeux ouverts, je voyais tout autour de moi. L'ensemble de l'équipe rassemblait autour de moi, les remplaçants regardant de loin, l'arbitre à quelques mètres derrière Kathy et Lydie, l'équipe adverse qui errait sur sa moitié de terrain et Edward qui se retenait fortement de me secouer comme un prunier par l'épaule. J'avais conscience de tout autour de moi.

Une migraine d'enfer commençait à m'assaillir alors que mes tempes battaient avec une force digne d'un after-kiss made in Edward Cullen.

« Bella bordel arrête de te la jouer diva et dis quelque chose. T'as eu tes quarante-six secondes de gloire ! » S'énerva Kyle.

« J'ai jamais vu un ballon d'aussi prêt. » Marmonnai-je, tout effort d'articulation oublié.

J'entendis un soupire de soulagement général alors que j'essayais de me redresser mais une quantité affolante de mains m'en empêcha.

« Où est-ce que tu as mal ? » Demanda le coach.

« Je l'ai prise dans le front donc pas de nez cassé. Ca pulse un peu au niveau des tempes. »

« Okay. » Grogna le coach avant de m'aider à m'assoir doucement.

Je grognai à mon tour au changement de position et fermai les yeux sous la légère pointe à l'arrière de mon crâne. Edward se plaça à ma gauche pour aider Sanders à me relever et il m'accompagna lentement vers le banc de touche. Le match était définitivement terminé pour moi et Coleen avait déjà rejoint le terrain.

J'étais complètement appuyée sur Edward et avançait à l'aveuglette, mes yeux fermés pour éviter la lumière qui amplifiait ma douleur.

« Ça va aller Bella ? » Demanda la voix inquiète de mon petit-ami.

« On fera avec. » Soupirai-je. « Bon sang j'ai la tête qui tourne et sacrément mal au cul. Ce parquet est vraiment pas fait pour tomber dessus. Sans parler de mon dos. » Marmonnai-je, le faisant pouffer légèrement.

« Ton coup sur la tête t'as délié la langue ? » Se moqua-t-il.

« Quel chance que tu sois le seul à qui ça va profiter. » Rétorquai-je en lui souriant aguicheusement.

« Tu vois ?! Je suis sur que tu ne contrôles même pas ce que tu dis. » Continua-t-il en m'aidant à m'assoir sur un banc à côté du matériel de soin.

Je grimaçai en passant une main derrière ma tête et en étirant mon dos. Être assise contre le mur n'était pas des plus confortable vu la parfaite réception que j'avais exécutée en m'étalant sur le sol.

« Sérieux, entre les trucs qui tournent et le mal de dos je pourrai presque croire que tu m'as plaquée contre un mur avant de m'embrasser jusqu'à l'asphyxie. » Grognai-je de nouveau, le faisant rire pleinement cette fois-ci.

Okay, peut-être qu'il avait raison en disant que le coup à la tête avait réduit à néant ma capacité à penser avant de parler.

« Oublis ça okay ? » Dis-je en souriant légèrement, les yeux fermés et la tête appuyée contre le mur derrière moi. « Retourne sur le terrain et montre à cet abruti comment on gagne un match. »

« Il a intérêt à rester de son côté du filet si il veut pas … »

« Rien du tout Edward Cullen ! » Le coupai-je. « Tu es là pour jouer au volley et c'est ce que tu vas faire, pas rafistoler l'orgueil d'une demoiselle en détresse. »

« Cullen retourne sur le terrain et garde tes poings loin de sa mâchoire. Tu le touche et je te suspend pour le prochain match. » Lui lança le coach, menaçant, en s'emparant de la trousse médicale.

Edward soupira fortement avant d'obéir, me laissant seule avec le coach alors que le match reprenait son cours. Il fallut moins de trois minutes pour que ma mère et Phil nous rejoignent. A ce moment là, j'avais déjà une bonne couche d'arnica sur le front et une poche de glace à l'arrière de mon crâne, là où j'avais heurté le sol.

Je priai rapidement ma mère de se taire, juste pour ne pas aggraver ma migraine, et lui dis de retourner dans les gradins puisque je refusais de partir avant que le match soit fini. Si nous gagnions le prochain set, l'équipe de Mesa serait éliminée du championnat et nous nous rapprocherions encore un peu plus de la première place.

En plus de ça, je voulais être sure qu'Edward - et aucun autre membre de l'équipe - ne s'engage dans une bagarre avec le smasher fou. Vu les regards que lançait Edward du côté du banc de touche, il allait surement venir directement vers moi quand la victoire serait dans la poche.

Rien n'est plus efficace qu'une Coleen motivée à bloc de pouvoir enfin jouer un match, un Kyle énervé qu'on s'en soit prit à son équipe et un Edward frustré de pas pouvoir cogner sur celui qui a abimé sa petite-amie. En moins de vingt minutes, le troisième set était bouclé, nous offrant la victoire.

L'ensemble des joueurs se saluèrent d'une poignée de main et je ne lâchait pas Edward du regard, au cas où il lui prendrait l'envie de désobéir au coach. Nous rejoignîmes ensuite les vestiaires pour prendre une douche et nous changer. Edward m'interpela dans le couloir avant que je n'atteigne la porte.

« Est-ce qu'un jour, un seul jour, tu réussiras à quitter un gymnase sans être blessée ? » Soupira-t-il, faussement exaspéré. « Tu vas mieux ? »

« Oui, c'était juste sur le coup, le choc et tout ça. » Le rassurai-je.

« Sure ? Tu pourrais peut-être passer à la maison pour que mon père … »

« Ca va aller Edward c'est pas la première fois que je me prend un coup. » Le coupai-je, amusée.

« Oui mais si … »

« Si il se passe quoi que ce soit je viendrai voir le docteur Cullen, ça me donnera une excuse pour passer un moment avec toi. » Taquinai-je. « Je t'appelle ce soir pour te donner des nouvelles de ma tête. » Promis-je avant de l'embrasser.

« Tu t'en vas ? » S'étonna-t-il une fois le baiser terminé.

« Juste après ma douche. Renée et Phil voulaient rentrer dès que je suis sortie du terrain alors je vais pas les faire trop attendre. » Confirmai-je.

Nous nous dîmes de nouveau au revoir avant de nous diriger chacun vers nos vestiaires. Je me douchai rapidement et m'habillai avant de saluer mes coéquipières et de rejoindre ma famille dans le hall. J'y croisai mes amis et madame Cullen qui vérifièrent que tout était en état de fonctionnement.

« T'aurais pu perdre la mémoire. » Se moqua Emmett.

« Emmett, c'est pas avec un coup de ballon qu'elle aurait perdu la mémoire. » Soupira Jasper.

« Nan mais comme dans ce film que tu regardais l'autre fois Lili, avec la fille qui recommence la même journée tous les jours.* » S'expliqua le colosse. « Déjà que vous êtes pas doués alors imagine un peu ce que ça serait si Ed … »

« Lalala. On a comprit Emmett ! » Le coupai-je en faisant les gros yeux.

Il jeta un regard d'incompréhension autour de lui avant que ses yeux ne se posent sur mes parents qui discutaient avec sa tante. Il m'adressa un sourire diabolique que je contrai avec des yeux menaçants.

Là-dessus, Renée m'appela et nous nous mîmes en route pour rentrer à Phoenix.

Le retour se passa plus ou moins rapidement. Ma mère continua à parler, me posant sans cesse des questions pour savoir si j'allais bien. J'avais beau lui répondre que oui, elle continuait, augmentant ainsi mon mal de tête. En réalité j'avais mal. Sacrément mal d'être assise sur cette banquette. Après la chute que je m'étais payée, j'étais certaine de finir avec un bleu de la taille du Texas étalé sur mes fesses.

Finalement, Phil stoppa la voiture dans l'allée et je sortis rapidement de manière à me cacher quelque part, loin, très loin, des babillages de ma mère.

Malheureusement pour moi, Renée sembla encore plus sur les nerfs à chaque pas que nous effectuions vers la porte d'entrée. Elle m'attrapa la main et la serra brièvement avant de suivre Phil au salon, m'entrainant derrière elle.

« TADAAAAA ! » S'exclama-t-elle en se stoppant, les bras ouverts comme une vendeuse de téléachat.

Je me tournai vers le coin qu'elle désignait et restai plantée. Mes yeux étaient fixes, ma respiration lente et profonde, et j'avalai difficilement.

Je croyais pourtant avoir été claire le jour où je lui avais dis ne plus vouloir voir ce piano. Je croyais qu'elle m'avait comprise le jour où elle l'avait stocké dans le garage. Pourquoi le sortir aujourd'hui de sous son drap poussiéreux ?

« Je l'ai fais accorder et déplacer au salon ! Maintenant que tu rejoues je me suis dis que ça serait bien plus simple que d'aller chez les Cullen. » S'expliqua ma mère alors que je n'avais toujours pas bouger.

Elle pensait vraiment que j'allais jouer la dessus ? Jamais. Je ne pouvais pas. Je ne pourrais pas. Même avec toute la bonne volonté du monde. Ca me rappelait trop de souvenirs, c'était trop dur.

D'accord j'avais rejoué chez les Cullen, mais Edward m'avait aidé, ça n'était pas mon piano, madame Cullen m'avait encouragée, comme Charlie l'avait fait au début.

Revoir le piano de ma grand-mère, installé dans le salon, me ramenait trop de souvenir de l'époque où il se tenait aussi fièrement dans le salon de mon père à Forks. Pendant huit ans, j'avais fais mes gammes, mes exercices de pratiques, j'avais joué sur cet instrument alors que Charlie était installé dans son fauteuil quelque part dans mon dos.

« Ca ne te fais pas plaisir ? Viens donc jouer Bella ! » S'exclama ma mère, toujours inconsciente de mon malaise.

Quoi lui répondre ? Si je mentais, ça lui ferait plaisir et elle me demanderait de jouer mais j'en serais incapable. Si je lui avouais la vérité, elle serait blessée et ne comprendrait sans doutes pas mes raisons. Pour cette raison, je gardais encore le silence alors que Renée commençait à perdre patience.

« Allons Bella ne fais pas l'enfant et vient jouer. » Dit-elle en tirant sur mon bras.

Sous la surprise je perdis mon équilibre et avançai d'un pas avant de reculer précipitamment pour retrouver ma place, droite comme un « i » à deux mètres de l'instrument.

« Je peux pas. » Lâchai-je simplement.

« Allons Bella tu joues bien chez les Cullen, alors pourquoi pas ici ? »

« Je peux pas. » Répétai-je.

« J'ai essayé d'être compréhensive Bella. Il y a quatre ans quand tu m'as dis que tu ne voulais plus jouer ni voir cet instrument, on a fait comme tu voulais. Maintenant que tu rejoues … »

« Je peux pas ! » La coupai-je, un peu plus vigoureusement.

« Ça fait plus d'un mois que tu rejoues Bella et on ne t'a toujours pas entendue ! Tu passes tout ton temps chez les Cullen ! Au départ j'étais contente pour toi, ça me faisait plaisir de te voir sortir avec tes amis plutôt que de rester cloitrée dans ta chambre comme tu le faisais depuis quatre ans, mais il y a des limites Bella. On ne te vois plus depuis qu'ils ont emménagé ! »

« Renée … » Tenta de la calmer son mari.

Elle me faisait quoi là ? Une crise de jalousie ? Je ne la comprenais pas, je n'avais pas envie de la comprendre. Si elle n'arrivait pas à comprendre que j'allais mieux grâce à mes amis, si elle préférait me voir retomber dans l'état de déprime qui était le miens depuis que j'avais débarqué ici, il n'y avait qu'une seule chose à faire. Et vu comme elle était partie, la punition de sortie n'allait pas tarder à venir. Je n'avais aucune envie de l'entendre dire tout ça. Dénigrer mes amis et les personnes qui comptaient pour moi. Je n'écoutais pas le reste de ses absurdités et me dirigeai vers la porte d'entrée à grands pas. Je saisi les clés de ma voiture qui trônaient sur le buffet et couru à l'extérieur. Je démarrai immédiatement un fois installée et eu à peine le temps de voir Phil dans l'encadrement de la porte d'entrée alors que je m'engageais sur la route.


* Le film est Amour et Amnésie avec Drew Barrymore et Adam Sandler (entre autres).

Et beh ouai, vous me détestez encore. Le début du chapitre promettait un bon rapprochement avec cette Bella aguicheuse et cet Edward pas mal non plus (Nan mais Edward qui chante sexy back vous en rêviez pas vous ?). Finalement la grande méchante que je suis à décidé que ça manquait de drame récemment. J'espère que vous ne trouverez pas la réaction de Bella trop exagérée, d'après mon raisonnement, ça parait normal mais c'est peut-être pas aussi évident pour vous.