Auteur : Dame Emma

Genre : C'est clairement du Yaoi, hummm… Un brin policier aussi, légèrement angst, j'ai pas été sympa avec leur passé.

Couple : 01x02 et 03x04 et Solox05

Disclaimer : Et ben toujours pas ! Sont pas à moi mais je continue d'espérer ! J'ai l'intention de faire une pétition, ça intéresse quelqu'un ?

Commentaire : Salut! Certain pourrait avoir l'impression d'un déjà vu mais c'est encore d'actualité, alors :

AVERTISSEMENT! Certain propos tenu pendant ce chapitre pourrons choquer les personnes qui, comme moi, ne supporte pas l'homophobie. Malheureusement pour nous, un des personnages présent dans ce chapitre ne va pas s'en privée. Je m'excuse par avance si cela vous déplait, ça ne ma plait toujours pas de les écrire.

Je remercie Tenshi pour sa review. Voilà la suite de ma petite histoire, comme le titre l'indique les choses vont un peu accélérer. J'espère que vous aimerez.

Duo : Et si nous on aime pas tu t'arrête?

Nope.

Duo : C'est bien ce que je pensais, ça coutait rien de demander.

C'est vrai mais je continue.

Bonne lecture ! ^_^ !

Chapitre vingt-six : Où tout part en sucette.

Pov Zeck

Il est là devant moi et me pose la question que j'ai craint d'entendre ces vingt dernières années. Enfin si je suis honnête ça ne fait pas aussi longtemps. Il fut un temps où je ne me souvenais plus et je regrette parfois ce temps. Aujourd'hui ce luxe ne m'est plus permis. Je ne sais pas quoi dire. Je le connais assez pour savoir qu'il ne me pose pas cette question sans raison, pas après toutes ses années d'amitié.

Je ne veux pas lui mentir, il ne mérite pas cela mais dire la vérité ne fera que faire souffrir, un peu plus, la personne que je cherche à protéger depuis que j'ai retrouvé la mémoire. Pour la protéger je suis prêt à tout. De toute façon, si je continu à garder le silence, il finira par comprendre, il est loin d'être bête.

Fin Pov Zeck

Le policier passa la main dans ses longs cheveux blonds. Assis dans ce fauteuil, son fauteuil, au milieu de son salon, dans son appartement, face à un homme qu'il connaissait assez pour l'appeler son ami. Habiller d'un jean délavé et d'une chemise légère en coton bleu pâle à moitié ouvert sur son torse. Il en venait à regretter d'être encore en vie. Cela lui était arrivé souvent depuis que sa mémoire lui était revenue. Mais ça n'avait jamais était aussi fort. Si elle devait encore souffrir à cause de lui, alors il préférait être mort.

Il ne pouvait plus reculer, cela faisait des années qu'il évitait de faire face à cela et aujourd'hui il ne pouvait plus fuir. Le regard obstiné du détective chinois ne lui laissait plus de moyen de fuite. Il soupira. Il n'avait vraiment pas besoin de ça en ce moment, la situation avec les Leeroy était déjà assez explosive sans qu'on vienne encore lui compliquer la vie. Il releva enfin le regard pour croiser celui de son ami. Comment allait-il lui faire comprendre la raison de son silence. Il ne le comprendrait surement pas, pas avec le passé qu'il avait.

- "Je suis effectivement Milliardo Peacecraft." Et voilà, le visage de son interlocuteur venait de se tendre. Les choses n'allaient pas être simples. Il fut surpris de voire le brun lui tourner le dos. Son interlocuteur n'était pourtant pas homme à fuir une discussion.

- "J'ai longtemps hésité à venir te poser cette question directement. J'ai d'abord pris le temps de relire ce que j'avais appris de toi avant que tu ne deviennes un ami. Mais aujourd'hui, quelqu'un, à qui je tiens énormément, m'a demandé d'apprendre la vérité. Et ce que j'apprends de ta bouche ne me plait pas." Non cela ne lui plaisait vraiment pas. Lui n'avait plus âme qui vive à retrouver, alors que le blond avait une famille aimante qui l'avait cherché inlassablement pendant vingt ans.

- "Je comprend tout à fait que tu ne puisse pas comprendre mes choix Wufei, mais s'il te plaît ne me juge pas avant d'avoir entendu mon histoire. J'avais mes raisons à l'époque et elles sont toujours d'actualités." Il ne doutait pas de pouvoir se faire comprendre, il doutait seulement de ce que le brun pourrait en penser. On parler de famille et c'était un sujet sensible pour le détective.

- "Je n'ai pas l'intention de te juger et je suis prêt à entendre tes raisons, mais toi aussi tu dois entendre ce que j'ai à te dire. Et qui sait, peut être seras tu prêt à changer d'avis." Il l'espérait ardemment. Il savait qu'il ne pourrait pas l'obliger à faire face à sa sœur, cependant celle-ci souffrait et cela faisait souffrir Solo. Il ne pouvait tout simplement accepter cela facilement.

- "Pour que tu comprenne il va falloir que je revienne en arrière. Que je revienne vingt ans en arrière. J'étais tellement jeune à cette époque…" Le blond s'installa plus confortablement dans le fauteuil. Il invita son interlocuteur à en faire de même dans l'autre fauteuil faisant face au sien. Il se racla la gorge et commença son récit.

Flash back

Un jeune homme blond d'une dizaine d'année venait de sortir de chez lui. Il avait une boule dans la gorge, ça l'avait beaucoup blessé d'avoir refusé à sa sœur le droit de venir avec lui. Il n'avait cependant pas le choix. Pour la première fois, il avait réussit à épargner assez d'argent pour pouvoir acheter un cadeau de noël à la petite poupée blonde qui le suivait toujours partout. Il voulait profiter de cette journée de novembre, plus douce que les autres, pour aller dans un magasin du centre ville et acheter la poupée que sa sœur désirait tellement avoir.

Il monta sur son vélo, rejetant loin de ses pensées le regard triste de sa petite princesse il se ferait pardonner quand il rentrerait. Malheureusement, les choses ne devaient pas se passer ainsi.

Il était en route pour le magasin, pour gagner du temps, il prit une petite route, déserte à cette heure. Du moins aurait-elle dû l'être. Il allait avoir beaucoup de temps plus tard pour regretter d'avoir emprunté ce raccourcit. Il avait presque atteint l'autre côté, il ne lui restait que quelques mètres de ce petit chemin à parcourir quand il entendit le crissement de pneu derrière lui et puis se fut le noir complet.

Quand il reprit connaissance, il avait mal au crane et il se trouvait dans une voiture inconnue. Un homme tout aussi inconnu était à l'avant entrain de conduire et de chanter à tue-tête un rock, dont l'enfant ne comprenait pas vraiment les paroles. Au bout de quelques minutes, l'enfant finis par demander à l'homme qui il était et où est-ce qui l'emmené. Le chauffeur se retourna au son de la voix du gamin et fis faire un embardé au véhicule. Voyant que le jeune blond était réveillé, lé chauffeur lui fit un sourire qui effraya l'enfant. L'homme, brun avec les yeux vert, expliqua au jeune garçon qu'il avait eu un accident et qu'il l'avait ramassé pour le soigner. Milliardo eu un frison de dégoût lorsque l'homme lui dit de ne pas s'en faire, qu'il allait bien s'occuper de lui.

Les frisons trouvèrent leur écho, quand, arrivé à destination, l'enfant se rendit compte, que loin de l'amener dans un hôpital, son "sauveur" l'avait amené dans une cabane qui semblait perdu dans une forêt. Probablement celle qui s'étendait à une cinquantaine de kilomètres de la maison de ses parents. Le blond essaya de se sauver mais fut vite rattraper par l'homme qui l'attira vers la maison. L'enfant ne se laissa pas faire mais ses efforts étaient vains. Il fut enfermé dans la cave de la maisonnette. Il se recroquevilla dans un coin de la pièce plongé dans le noir complet, tremblant de peur et pleurant silencieusement.

Il ne su jamais combien de temps exactement il resta enfermé dans la cave. Il avait fini par s'endormir à bout de force d'avoir trop pleuré. Toutefois, l'homme brun, d'à peu prés la trentaine qui l'avait enfermé, vint le faire sortir en le tirant par le bras pour le faire monter. Il l'emmena dans une chambre et s'enferma avec lui dans la pièce. Le jeune garçon était terrorisé. L'homme lui faisait de plus en plus peur. Le brun avait beau lui parler gentiment, l'enfant ne se calmait pas. L'adulte finit par perdre son sang froid et attrapa l'enfant par le bras pour le jeter sur le lit. L'enfant se mit à crier et à se débattre. Le brun le frappa au visage pour l'obliger à se taire et commença à lui arracher ses vêtements. L'enfant se débattit de plus belle, il ne voulait pas que cet homme le touche. L'enfant frappait, criait, griffait, faisait tout ce qu'il pouvait pour que l'homme arrête de le toucher.

L'adulte le gifla à nouveau et se redressa pour défaire sa ceinture et ouvrir son pantalon. L'enfant comprit ce que l'homme avait dans la tête et profita de ce que l'homme ne le regardait plus pour le frapper très fort à l'entrejambe. L'adulte cria et tomba du lit. L'enfant en profita pour se relever et pour aller vers la fenêtre puisque la porte était fermée et que la clé se trouvait dans la poche de son assaillant. Il ne ralentit pas un seul instant, ouvrit la fenêtre et sans même vérifier s'il y avait une marche, il se faufila par celle-ci.

Une fois dehors il se mit à courir à toute jambe. Il courut pendant longtemps, seulement il ignorait où il se trouvait et ne savait pas comment sortir de la forêt. Le soleil, qui était haut dans le ciel quand il avait réussit à s'enfuir, se coucha. L'enfant commença à désespérer de jamais s'en sortir. Fatigué, l'enfant allait s'abandonner aux larmes quand il vit un hangar. Il se précipita à l'intérieur. Il avait froid, ses vêtement, que l'homme avait déchiré, pendait misérablement autour de lui. En entrant, il tâtonna et trouva l'interrupteur. L'endroit était plutôt sale mais il faisait légèrement plus chaud qu'à l'extérieure. Il entra et se trouva un coin au sec pour s'installer. Il avait froid, il avait faim et il était épuisé. Il y avait au moins un des trois pour lequel il pouvait faire quelque chose. Il ne lui fallu pas bien longtemps avant de s'endormir.

Il fut réveillé en sursaut par des cris. Il ouvrit les yeux pour voir son kidnappeur devant ses yeux. Il crut qu'il allait se mettre à pleurer, mais il refoula ses larmes et se leva. Il allait faire face à ce type et il ne se laisserait pas faire. Cependant lorsqu'il croisa le regard de l'homme, il comprit que celui-ci allait le tuer. La haine pouvait se lire sur le visage. De tout évidence son ravisseur n'avait pas apprécié le coup qu'il lui avait mis, pas plus qu'il n'avait apprécié lui courir après tout l'après midi.

Le garçon recula sous le regard de l'homme et son dos heurta un établit. Il détourna légèrement les yeux au moment du choc et l'adulte en profita pour se jeter sur lui. L'enfant prit de panique attrapa la premier chose qui lui passa sous la main et frappa l'homme au moment où celui-ci l'agrippa. Ce que l'enfant ne comprit que plus tard, c'était qu'il avait prit dans sa panique un marteau et qu'il avait porté un coup violent à la tempe de son assaillant. Il ne le comprendrait que plusieurs heures plus tard.

Il ne comprendrait la portée de son acte que lorsqu'il serait ramené à la réalité par deux bras solide et un regard bleu acier. Un homme d'une quarantaine d'année le regardait avec beaucoup de douceur. Il avait alors vu le sang autour de son agresseur. L'homme, habillait avec des habits de chasse, lui parlait mais il n'écoutait plus.

Fin Flash back.

- "Je suis rentré en état de choc. Il m'a fallut plusieurs semaines pour en sortir et quand j'ai reprit mes esprits, je ne savais plus qui j'étais." Le policier fit une pause dans son récit. Tout cela lui faisait encore tellement de mal, les souvenirs étaient encore tellement vif. "Il a fallut plusieurs années de psychothérapie pour que les souvenirs reviennent. Des souvenirs, que j'aurais voulu pouvoir oublier."

- "Pourquoi n'as-tu pas repris contact avec ta famille à ce moment là ?" Le Chinois avait du mal à en croire ses oreilles. Il n'avait rien trouvé à ce sujet quand il avait fait des recherches sur le blond.

Le blond soupira. C'est vrai qu'il y avait pensé et puis, il s'était regardé, et toute cette merde lui était revenue en pleine tronche et il avait abandonné l'idée.

- "Il faut que tu comprennes. Il m'a fallu plus de cinq ans pour me souvenir et quand les souvenirs sont enfin revenus, il n'y avait que du sang et un cadavre. Mon père adoptif m'a avoué, c'était l'homme qui m'avait trouvé dans la forêt ce jour-là, il m'a avoué avoir caché le corps, il m'a dit qu'il ne voulait pas que je paye toute ma vie pour ce qui c'était passé. C'est un homme bon. Il ne m'a demandé qu'une seule fois ce que cet homme m'avait fait il avait les larmes aux yeux. Je ne l'avais jamais vu pleuré avant et ne les plus jamais vu après. Il avait comprit tout simplement pourquoi cet homme s'en était pris à moi. Je ne pouvais pas partir et le laisser. Et même si j'avais pu, je n'avais plus ma place dans ma famille." Il oscillait entre colère et douleur. Son cœur se serrait à chacune de ses paroles.

- "Elle te cherche encore, ne dis pas que tu n'as pas ta place auprès d'elle." Le chinois était au comble de la colère. Cette jeune fille semblait être très attachée à ce frère qu'elle n'avait plus vu depuis vingt, c'était ce qu'il avait ressenti pendant sa conversation avec Solo.

- "Et que se passera-t-il quand elle apprendra ce que j'ai fait ? Tu n'as pas connu mon père, biologique j'entends. C'était un pacifiste de la première heure. Pour lui, prendre une vie est le pire crime qu'on puisse commettre. Et maintenant, regarde-moi dans les yeux et dis-moi que j'avais encore ma place à leur côté." Lui aussi se sentait en colère. Tout cela le faisait énormément souffrir et l'idée que sa petite Réléna puisse aussi en pâtir ne rendait tout ça que pire. Cet homme était mort depuis vingt mais il arrivait encore à lui faire du mal. Ça ne s'arrêterait probablement jamais.

- "Tu as peur qu'elle te juge ?" Il pouvait le comprendre, il n'y avait pire jugement que celui des personnes que l'on aime.

- "Ce n'est pas seulement ça." C'était bien plus compliqué, il n'était pas sûr de pouvoir l'expliquer. Il passa un fois de plus la main dans ses cheveux.

- "Alors permet-moi de te dire ce que j'ai à te dire et ensuite, tu décideras. Je te promet que je ne t'obligerais à rien." Il fixa son regard onyx dans les aigues marines de son vis-à-vis. Le blond lui donna son assentiment d'un mouvement de tête. "Ce matin, un homme, qui adore ta sœur, m'a appelé, il était désespéré. Ce désespoir était provoqué par l'espoir qu'à toujours eu ta sœur de te retrouver, peu importe le nombre de fois où elle doit en souffrir. Tu me parles de ton père, tu me parles de ses idéaux. Moi, la seule chose que je vois, c'est qu'une petite fille attend le retour de son grand frère depuis vingt ans. Elle se moque de savoir ce qu'il a du faire pour survivre. Elle désire seulement qu'il rentre." Le chinois vit le regard du policier se troubler et se remplir de larme.

- "La vérité ne l'a fera pas moins souffrir." La voix du policier était chevrotante.

- "Tu y croit vraiment. Tu crois vraiment que cette jeune femme, qui se bat pour faire vivre le rêve de votre père, qui a été capable de voire un presque frère s'autodétruire et renaître, quelqu'un de fort et d'indépendant, tu crois qu'elle ne pourrait pas comprendre. Tu ne crois pas que ton retour auprès d'elle, n'aurait pas plus de valeur à ses yeux que ce qui c'est passé il y a vingt ans. Tu la sous-estimes." Sa colère s'était calmée. Il pouvait comprendre le dilemme de son ami. Il était difficile de faire face aux siens.

- "Elle avait l'air si heureuse quand je l'ai vue. A quoi bon lui faire du mal ?" Il commençait à douter. Avait-il raison de la garder dans l'ignorance ?

- "Elle l'est, la plupart du temps. Mais son frère lui manque et rien ne pourra combler ce vide si ce n'est toi." Il offrit un sourire doux au policier. La solution à leur souffrance était tellement simple mais si difficile à réaliser. Le chinois fit demi-tour et prit la direction de la porte. "Comme je te l'ai dit, je ne t'obligerais à rien. Mais pense à cette petite fille qui attend le retour de son grand frère, je t'en prie." Il sortit de l'appartement, laissant le policier à ses pensées.

Heero était épuisé. S'il n'y avait eu que le travail à la clinique, il aurait certainement pu s'en sortir mais, pour son plus grand malheur, il lui avait fallu faire face à un petit ami très remonté. Le jeune médecin avait passé sa journée à courir à droite et à gauche, ce que bien sûr le brun essayait d'arrêter. Il semblerait cependant que le fait d'avoir obligé le châtain à lancé un dingue à ses trousses faisait que, toute tentative de sa part de lui faire prendre du repos, se soldait par un regard glacial et par une augmentation de l'activité du natté plutôt que l'inverse. La journée n'avait pas été des plus simple, vraiment pas.

Il soupira. Il était enfin de retour à la maison et c'était tout ce qui comptait. Il allait dormir autant que possible car il ne doutait pas que demain, son petit démon ne lui fasse encore payer l'histoire avec Trent. Il ouvrit la porte d'entrée et se glissa dans son havre de paix. Cela lui faisait bizarre qu'il n'y ait aucun bruit. Ces amis lui manquaient, la vie qu'ils amenaient dans la maison lui manqué. Il déposa sa veste dans la penderie de l'entrée et se dirigea vers la cuisine pour ce prendre un petit en-cas. Ce fut au moment où il allait entré dans la pièce que son instinct se réveilla. Tout son corps lui disait qu'il y avait quelqu'un dans la maison. Il fit marche arrière et se dirigea vers le salon, là où se trouver le coffre contenant son arme, arme qu'il avait laissé pour se rendre à la clinique.

A peine posa-t-il un pied dans le salon que la lampe s'alluma. Et ce qu'il vit le prit au dépourvu. Il ne s'était pas attendu à ça. Cela n'avait aucun sens. Les choses n'étaient pas sensé se passer comme ça.

Devant lui, assis dans le fauteuil que Wufei aimait particulièrement quand il lissait, ce trouvait Trent Leeroy. Qu'est-ce que ce type pouvait bien faire ici ? Bien sûr il s'attendait à sa visite, mais pas tout de suite. La visite de ce matin l'avait surement atteint, mais il ne pensait pas que les choses allaient se bousculer aussi vite. C'était bien trop rapide, il n'était même pas sûr, que le rachat des parts soit terminé. Il se força à garder le visage aussi neutre que possible. Après tout, son interlocuteur ne venait probablement que pour lui faire peur et essayer de le faire partir. A lui de faire en sorte que la situation de dégénère pas.

- "Que faites-vous chez moi ?" Il prit un ton agacé tout en ne forçant pas trop. Il devait faire preuve de doigté.

Le japonais fut désarçonné lorsque son vis-à-vis se mit à rire comme un dément.

- "Ce que je fais là ? Tu vas vite le savoir." Avant même d'avoir finis sa phrase, il sortit une arme de sa veste et la tourna vers le détective toujours debout dans l'entrée du salon.

Le brun se tendit. Ok, la situation ne pouvait pas être pire. De toute évidence, son invité avait totalement perdu le contrôle de lui-même et il était armé. Mais comment les choses avaient-elles pu se dégrader à ce point. Il était encore stable le matin même en sortant de la clinique.

Flash back

L'héritier des Leeroy rentrait de sa petite entrevue avec sa Némésis. Il était confiant. Oui bien sûr, il était clair qu'il allait devoir à nouveau s'occuper de son cas. De tout évidence, il lui avait laissé trop de liberté ces quatre dernières années cependant il ne doutait pas un seul instant qu'il ne lui faudrait pas beaucoup de temps pour reprendre les choses en main. Ce petit imprévu avait même quelque chose de motivant. Il se dirigeait vers le siège social de la société de ses parents lorsqu'il reçu un appel de ceux-ci l'obligeant à changer de destination et de se rendre vers leur résidence principale. Ce changement le contraria mais rien aujourd'hui n'aurait pu le mettre de mauvaise humeur, du moins c'était ce qu'il croyait.

A peine arrivé chez lui, il se rendit aussitôt dans le bureau de son père, là où ses parents lui avaient dit l'attendre. Lorsqu'il pénétra dans la pièce, il se contracta. Que pouvait-il bien s'être passé pour que ses parents soient aussi sombres.

- "Qu'y a-t-il ? J'ai une réunion dans trois quart d'heure." Et il avait beaucoup de chose à faire pour pourrir la vie d'une certaine tapette de sa connaissance. Ces parents lui gâchaient son plaisir.

- "Nous avons à te parler mon chérie, à propos des maîtres chanteurs." Sa mère avait perdu de sa superbe, elle faisait un peu plus son âge.

- "Quoi ? Je ne vois pas en quoi je suis concerné." Il se moquait de tout cette histoire, il avait mieux à faire que perdre son temps à chercher ses types quand sa petite victime consentante n'attendait que lui pour retourner dans l'enfer dont il n'aurait jamais dû sortir.

- "Et pourtant, tu es belle est bien concerné mon fils. Alors tais-toi et écoute nous." Son père ressemblait de plus en plus à une bête traqué. Il semblait lui aussi avoir vieillis à vu d'œil.

Le blond vint s'asseoir dans le fauteuil face au bureau de son paternel de mauvaise grâce. Ces maîtres chanteurs commençaient vraiment à le barber.

- "Quoi ?" Il n'avait pas l'intention de se faire traiter comme un gamin.

- "Il faut que tu évite de t'approcher de ce Duo Maxwell." Trent se redressa dans son fauteuil. "Ce maître chanteur n'est pas n'importe qui. Il a des gens dangereux derrière lui. Il va nous falloir être très prudent. Nous n'allons pas pouvoir le faire disparaître aussi facilement que d'autres avant lui."

- "Je vois pas bien le rapport avec cette tapette." Il était hors de question qu'il laisse ce pédé s'en sortir comme ça après ce qu'il lui avait fait et certainement pas à cause de petites frappes qui menaçaient ses vieux. Même pas en rêve.

- "Le rapport ? Tu le veux le rapport. Je sais que tu as été à cette soirée de charité pour le voir. Je veux que tu arrêtes ça tout de suite. Tes petites excentricités nous ont déjà assez coûté. Tu n'as même pas prit la peine d'effacer tes traces comme nous te l'avons appris et on ne peut pas se permettre qu'ils apprennent l'étendu de toutes tes actions. Alors tu vas me faire le plaisir de cesser tout de suite tes petits jeux. Ai-je bien été clair ?"

Le patriarche de la famille Leeroy avait totalement perdu son air sûr de lui et flegmatique. Il ne restait pas grand-chose de l'homme qui avait face aux maîtres chanteurs. Non, il ne savait pas à l'époque que ses hommes en savaient assez pour l'envoyer en prison pour le reste de ses jours et toute sa famille avec lui. Il ne savait pas qu'ils étaient tellement protégés qui ne leur serait probablement pas possible de les faire éliminer. Il ne savait pas encore que son fils avait repris ses mauvaises habitudes avec se déviant et qu'il était probablement sur le point de faire à nouveau parler de lui. Non, le patriarche des Leeroy ne pouvait pas se permettre d'être aussi détendu qu'il l'avait été lors de sa rencontre avec ses corbeaux. Il allait devoir marcher sur des œufs.

- "Et alors ? Qu'est-ce que vous voulez qu'ils nous fassent ces types. Ces minables ne peuvent rien contre nous." Trent se leva, bien décidé à sortir de la pièce, sans plus discuter de tout ça. Et puis quoi encore.

Son père fut sur lui en quelques secondes et le gifla comme il ne l'avait jamais fait de sa vie. Le blond se retrouva propulsé au sol.

- "Je t'arrête tout de suite. Je ne te demande pas ton avis. Quand on est même pas capable de faire disparaître des preuves, on se la ferme et on écoute. Je ne te parle pas seulement de tes petites histoires avec ses médecins et de ton implication réelle dans l'accident de cette tante. Je te parle de tout le reste et, si tu me comprends bien, tu va faire exactement ce que je vais te dire. Car je te le promets Trent, si tu m'oblige encore une fois à passer derrière toi comme avec cette histoire, je peux t'assurer que tu le regretteras." Il avait perdu toute trace de sa parfaite maîtrise de lui-même. Ils étaient tous dans une situation désespérer et s'il fallait mettre du plomb dans la tête de son fils pour s'en sortir il n'allait pas hésiter. "Si tu fais un seul pas vers ce type, je ferais en sorte de régler le problème définitivement. Me suis-je bien fait comprendre ? Maintenant va travailler et ne t'avise pas de me désobéir ou il t'en cuira."

Trent n'entendait plus les paroles de son père. Quelque chose dans son esprit venait de se briser. Cela faisait maintenant cinq ans que le natté avait élu domicile dans sa psyché et se soir les paroles de son père avait brisé le semblant de cohérence qui y régnait encore. La possibilité de perdre définitivement sa proie favorite avait réduit à néant se semblant d'équilibre, ne laissant qu'un chaos indescriptible. Le blond se releva doucement et sortis de la pièce sans adresser une seule parole à ses géniteurs. Il quitta la propriété dans ce même silence, cependant au lieu de se diriger vers la société familiale, il se dirigea vers une maison dont il possédait l'adresse mais qu'il n'avait pas encore vue. Il n'avait plus qu'une seule idée en tête.

Fin Flash back

Le brun essayait d'analyser la situation et accessoirement de se sortir vivant de ce mauvais pas. Il avait promis à Duo d'être prudent et il se retrouvait dans une situation… pas désespérer mais pas loin quand même.

- "Qu'est-ce que tu veux ?" Il lui fallait gagner du temps afin de reprendre les rênes de la situation et ce n'était pas gagner d'avance.

- "Je veux que tu le fasses venir ici." Son regard était complètement halluciné. Il n'avait plus qu'une seule idée en tête. Il voulait ce qu'il désirait depuis cinq ans et il le voulait tout de suite.

Le détective avait peur de trop bien comprendre. Il avait peur des implications de la demande de son visiteur. Il était hors de question qu'il fasse venir Duo ici. Il était hors de question qu'il lui offre en pâture pour sauver sa vie. Il préférer encore mourir. Il sera le poing. Le natté ne mettrait pas les pieds ici. Jamais. Il offrit son regard le plus noir à son vis-à-vis.

- "Et si je refuse ?" Il n'était même pas question d'y penser.

- "Et bien je te tuerais, et j'aurais quand même ce que je veux. Maintenant appelle-le." Le blond arma le chien de son révolver.

Le détective se trouvait dans une impasse. Duo était seul au loft, après la journée qu'il avait passé, il serait certainement seul et incapable de se défendre. Il avait bien vu que le médecin boité quand il l'avait quitté. Il serait une proie facile. Le brun sera ses poings d'un cran encore. Il se retourna et alla jusqu'au téléphone. Il prit le combiné et composa le numéro de son amant. Au bout de quelques sonneries, il entendit la voix endormis de l'homme qu'il aimait.

- "Ouais, qui c'est ?"

A suivre…

C'est tout pour cette fois. ¤se cache¤ Pas taper.

Heero : ¤en colère¤ Tu veux me dire que je peux pas désarmer se minable?

Non chouchou calme toi. Mais tu as une autre idée, bien plus amusante pour toi.

Heero ¤Toujours en colère¤ : Hn... (Traduction : Développe...)

Tu va voire ça va te plaire. Alors détend-toi. Ok?

Heero ¤ regard suspicieux¤ : On verra

Bon bah à la prochaine.

Ja nee…