Pam nous attendait à la sortie de l'avion.
-Je suis contente de vous revoir les amoureux. J'espère que vous avez bien évacué la tension pendant le vol parce que les affaires vous attendent. Bobby a fait la compta, tu dois tout vérifier et approuver. Sookie, tu devrais bosser un peu en salle.
-Allons dans la limousine Pam. Nous entrions et je fus heureuse de retrouver le chauffeur de la dernière fois. Éric me fit un clin d'œil.
-Voila Pam, je dois former Sookie au rôle de shérif, lui apprendre à gérer une affaire quoi. Je pensais la laisser au bar ce soir et je lui expliquerais la comptabilité demain.
-Et bien dis donc, tu en as de la chance, j'en serai presque jalouse.
-C'est toi qui aurais du prendre sa place?
-Oui mais je n'ai pas envie d'avoir un caractère comme le sien, je te la laisse la place jeune fille.
-Quelle générosité de votre part, je n'en attendait pas temps d'une vielle femme.
-Un peu de respect tout de même, je n'ai qu'un siècle.
-Je me disais aussi qu'il avait une petite ride, juste là, une patte d'oie je dirais.
-Petite maligne va, je te ferai remarquer que le vieux ici présent possède un millénaire à son actif! Tu n'as pas honte? Tu pourrais être accusée de adultophilie.
-Ça n'existe même pas ça banane, et pis c'est pas de la nécrophilie il est encore performant le mini Éric.
-Tu trouves que Éric est petit?
-Non, c'est pas ce que je voulais dire.
-Tu ne voulais pas le dire mais tu l'as dit. C'est une preuve.
-Bon, ça suffit toute les deux, je n'ai pas besoin de prouver que je suis bien membré, tout le monde le sais, donc on arrête le débat et on descend de la limousine arrêtée depuis longtemps.
J'échangeais un sourire avec Pam, mon vampire restait le même, un homme prétentieux et arrogant.
-Allez les filles, on fait une entrée digne de nous. Éric enlaça nos deux épaules et se mit en marche en direction du bar. Clancy, à l'entrée ce jour là, s'écarta pour nous laisser le passage, s'inclinant largement devant son maître. Et devant nous par la même occasion. Tous les clients s'inclinèrent face à nous, les vampires plus bas que les autres certes. Un élan de concupiscence envahit le bar, me traversant par la même occasion, et, de lien en lien, il traversa Éric puis Pam. Notre sourire s'agrandit et nous primes place sur l'estrade, où Jill avait ajouté une chaise pour Pam. Performante cette petite je dois dire.
-Nous ne restons que le temps d'une boisson, je dois montrer l'exemple mais aussitôt notre verre terminé, direction mon bureau.
Jill toujours aussi performante, apporta trois verres de sang, tous opaques, et je la remerciais discrètement mais sincèrement de cette attention.
J'avais beau accepter , plus ou moins je vous l'accorde, mon nouvel état, je ne voulais pas que l'on me considère comme un vampire. J'avais certes dépassé depuis longtemps le stade où je les considérait comme des créatures cruelles, mais je ne pouvais pas accepter le fait d'être comme eux, de vivre pour le pouvoir et pour le frisson, ou pour certains de se lasser de tout ça et de vouloir en finir, de devenir des êtres désabusés, dégoûtés de la vie. La piste de danse était vraiment bondée ce soir. Quand à la boutique de produits dérivés, l'humaine à la caisse était débordée par la demande. Les calendriers, en ces veilles de fêtes étaient sur-demandés. Je réalisais que nous étions début décembre et que je devais commencer à faire mes achats de Noël. Nous étions le mercredi 13 décembre au soir, j'allais devoir me dépêcher.
Mon vampire se leva, imité par Pam et lorsque je relevais la tête, je vis qu'ils restaient immobiles. Ah oui, c'est vrai, ils m'attendaient moi. Je reproduisais leur geste et ils prirent la direction du bureau.
-Voilà le rapport de l'expert comptable, tu dois
-Le lire et l'approuver, je sais.
-Je disais ça pour Sookie voyons.
-Mais bien sur, et bien ma chérie, tu vas devoir le lire pour te rendre compte de ce qu'il y a dedans.
-Oui, oui, donne.
-Bon, je vais jeter un coup d'œil aux bénéfices pendant ce temps là. Je vais m'occuper des bulletins de paie et réinvestir mes bénéfices. Il aurait pu parler japonais que ça ne m'aurait pas parut plus clair.
-Si tu veux.
Pendant deux heures, je lus le rapport, les yeux exorbités devant les dépenses et les impôts mais surtout devant le chiffre d'affaire. La plupart des chiffres ne voulaient rien dire mais mon cerveau planchait plus rapidement que le précédent, pour mon plus grand bonheur.
-Allez ma chérie, tu bailles d'ennui, pour une créature qui n'a pas besoin de sommeil, c'est inquiétant.
-Mais pourquoi on voit tout ça?
-Et bien parce que les vampires doivent reverser une partie de leurs revenus à leur shérif qui le transmet au Roi, qui lui reverse ensuite son salaire. Une fois tous les employés du Roi payés, il garde le reste.
-Donc, si il a trop d'employés ou pas assez de résidents, il n'a plus rien pour lui.
-Exactement, d'où l'intérêt d'avoir des affaires fluctuantes à la fois à soi et implantés sur son territoire.
-C'est pour ça que tu n'as pas été inquiété lors du coup d'état.
-Tu as tout compris.
-Alors si j'ai tout compris, on pourrait peut être finir la soirée de façon plus, personnelle, romantique.
-En commençant par de petits slows, profitant du groupe qui se donne en concert ce soir. Nous pourrions continuer par un bain, en amoureux.
-Et pour finir, tu me ferais l'amour tendrement dans notre lit, et tu me répéterais à quel point u m'aimes et tu me trouves belle et désirable.
-Tu as tout à fait raison belle, amante, mais tu es aussi bien plus que ça, tu me rends humain aux yeux de tous.
-Alors tel un humain, emmène moi danser, et séduis moi.
-Oui ma douce.
Il prit ma main et me tira à travers le couloir. La foule, malgré son délire, s'écartait sur notre passage, l'aura de Éric fonctionnait toujours. Nous nous sommes mis au centre de la piste et nous lancions dans un rock, musique actuellement jouée par les enjoliveurs des ténèbres qui, bien qu'ils aient un nom vraiment pourri, envoyait un son qui faisaient virevolter mon cœur et mon corps.
Nous nous rapprochions des artistes et sur un signe de mon amant, la musique commença à ralentir et un slow envahi la pièce. Je me collais d'avantage à lui, et il mis ses mains dans le bas de mon dos. Nous tournions sur nous même, nous déplaçant inconsciemment sur la piste de danse, à une telle vitesse que nous nous retrouvions dans une bulle intime, et quand notre vitesse devint vraiment folle, il se pencha vers ma gorge, comprenant ou plutôt voyant ses intentions, je fis de même, et d'un même mouvement, nous aspirions fortement la peau du coup, simulant une morsure. Nous nous arrêtions, nous éloignant de quelques centimètres pour pouvoir nous regarder quand des applaudissements se firent entendre. Notre petite danse avait été un véritable show et tout le monde nous fixait, un grand sourire aux lèvres. Ils étaient impressionnés, mais plus que ça, ils étaient excités.
Nous repartions, le sourire aux lèvres, dans notre maison. En volant bien sur!
ooo
Il était treize heures quand je me mis en direction du ranch de Claude. J'y allais en courant, cela me faisait un bon échauffement.
-Ah ma cousine, je suis content de te voir. Regarde, j'ai installé de nombreux sac de frappes pour t'apprendre à frapper. Il sautillait, comme un gamin surexcité.
-Merci Claude, c'est vraiment sympa de ta part, je suis contente de t'avoir comme prof.
-Ça tombe bien que tu sois aussi motivée que moi, Sookie. Allons, pas de temps à perdre, prends ce sac, met ces gants, et on y va. Il sont remplis de briques pour les rendre plus résistants et je les aie modifiés avec un peu de magie.
Nous passions notre fin d'après midi comme ça, en frappant dans ces sacs, Claude me donnais l'exemple et je reproduisais tous ses geste, en tournant tout autour, en sautant. Son enthousiasme faisait vraiment plaisir à voir et nous n'eûmes pas une seule seconde de répit.
-Allez ma belle, il va faire nuit dans une petite heure. Souhaites tu manger un morceau avant que ton beau blond ne se lève?
-Ouais, je veux bien, tu me prêtes ta douche?
-Vas y, sers toi pour les serviettes et le reste, enfin, fais comme chez toi, tu trouveras des affaires dans le placard, j'en ai acheté quand j'ai su que tu me demandais d'être ton prof, les accidents sont si vite arrivés.
-Merci pour tout, Claude, ça me touche vraiment ce que tu fais pour moi. C'est tout naturel Sookie. Et si tu veux, je pourrais même t'épiler intégralement demain, les fées sont imberbes, ça ne repoussera pas.
-Et bien, euh...
-Au boulot, on se le faisait entre nous, pour que les nouveaux ne dépensent pas des fortunes, et comme je suis gai, je faisais toujours les femmes. Tout le monde était plus à l'aise comme ça.
-Alors ce sera avec plaisir.
-Je suis sur que on vampire adorera. Tu ne veux pas que je t'accompagne à la douche?
-Non merci, Claude, ça ira.
Les fées étaient vraiment impudiques, et à plus forte raison à l'intérieur de leur famille, elles aimaient être proches pour faire circuler leur flux d'énergie. Mais je n'étais pas vraiment à l'aise avec tout ça, et je ne pensais pas que Éric aurait été d'accord pour que je partage ma douche avec Claude même si celui-ci était mon cousin. Éloigné d'ailleurs comme cousin.
Je descendit dans la salle à manger, vêtue d'un débardeur et d'un bas de survêtement, où Claude m'attendait. Il avait déjà mis la table et fais réchauffer un plat venant de chez un traiteur du coin.
-Bon appétit cousine.
-Toi de même Claude. Alors, ton club marche bien?
-Tout se passe parfaitement bien, je pense même en construire un sur Shevreport.
-Tu penses que ça va marcher avec le Croquemitaine comme concurrent, ce n'est pas une si grande ville.
-Oui, mais la clientèle diffère totalement, la plupart de ceux qui vont au bar de ton mari sont des touristes ou des curieux, ils n'y vont qu'une fois. Mon club, lui compte sur la fidélité de ses clients, et il accueille aussi des jeunes filles de bonnes famille ainsi que de jeunes hommes tout à fait respectables.
-Oui, tu as raison, je ne voyais pas les choses comme ça.
-Tu devrais venir un de ces soirs. Tu peux venir accompagnée, tu sais, les shows sont mixtes.
-Ça me ferait vraiment plaisir, mais mes nuits sont plutôt chargées tu sais.
-Du genre olé olé? Petit clin d'œil canaille du cousin.
-Euh non, mais les têtes couronnées m'emmerdent un peu, excuse moi du langage,
-Continue...
-Ils veulent à tout pris que je sois utile et tout et tout, me confier des responsabilités dont rêveraient tous les vampires mais
-tu n'en es pas un et tu te fiche de tout ça, tu veux juste mener une vie tranquille.
-Exact mais
-tu es suffisamment réaliste pour savoir que ayant choisi un mari comme le tien tu ne peux rester à l'écart de tout ça et que lorsque l'on devient une Cess inédite, il faut en assumer les conséquences.
-Tu es télépathe?
-Non, intuitif.
-D'ailleurs, en quelle langue penses-tu?
-Dans la langue des fées.
-C'est très étrange comme dialecte, les mots sont inarticulés.
-Sous la forme d'être d'énergie, la bouche n'est pas la même, les sons produits sont donc extrêmement différents.
-Ok.
-La nuit tombe.
-Oui, c'est vrai, heureusement que j'ai finis de manger.
-Tu ne vas pas me sauter dessus?
-Non, je ne suis pas attirée par le sang, enfin, l'odeur des humains ne m'a jamais rien fait, je ne pense pas.
-Ok, ok.
Je subissais les changements désormais habituels, ma soif se manifesta, mais très peu. J'inspirais à plein nez.
-Tu sens bon, la lavande, enfin je crois, je ne suis pas encore très doué pour reconnaître toutes les odeurs.
-C'est ça, et tu vas me sauter dessus?
-Euh non, pas vraiment, ça ne me donne pas plus soif que ça.
-Tes yeux restent bleus, tes crocs ne bougent pas. Parfait!
-Je vais peut être rentrer, mon mari va râler.
-Femme soumise va.
Nous sommes sortis tranquillement quand tout à coup.
-Aaaaaaaaaaaaaah, ma tête, c'est insoutenable je sens, aide moi Claude, je n'en peux plus.
-Sookie, qui a t-il, demanda-t-il très inquiet pour moi, en se mettant à fixer les alentours, à la recherche du danger.
-Un vampire, je le sens, il s'approche à toute vitesse. Il me souleva et m'emmena à l'intérieur. Je ne le sentais pas vraiment mais j'avais à présent détecté le vide qu'il représentait. Il était vraiment tout prêt, et il se rendait ici, à ne pas en douter.
-Je vais avoir du mal à le vaincre seul, s'il peut te faire tant de mal, il doit être assez vieux et je ne pourrais rien faire, nous aurions une chance à deux. En guerrier aguerri, il élaborait sa stratégie et nos chance de survie.
-Ça va mieux, c'est troublant, il souffre, je le sens, comme avec Éric et il, enfin, c'est confus, je...
-Ah fée, viens à moi, donne moi ton sang. Je le veux, AAAAAAAAaaaaaaaaahhhhhhhhhhh
La voix, abyssale, venait de dehors.
-Il est à la porte Sookie, tu devrais appeler Éric, ça a lien avec lui, mon instinct ne me trompe jamais.
-Oui, je tiens debout maintenant, c'est plus simple, je ressens sa faim. Il va nous vider jusqu'au bout. Pendant ce temps, le vampire arrachait la porte. J'étais terrorisée. Claude sentait si bon pour lui, il ne nous lâcherait pas. Je pris le téléphone de la cuisine, composais le numéro du portable à Éric.
-Sookie, je crois que mon créateur est dans le coin, ne bouge pas
-Éric, nous sommes attaqué, le vampire, son sang il fait comme le tien, nous avions parlé en même temps.
-J'arrive bébé. Ne lui ouvre surtout pas, ne le regarde pas. Je sens ta peur, mais je sens aussi sa souffrance. Il a très soif, éloigne toi de toutes les ouvertures, ne vous barricadez pas, ça ne servirais à rien. Il me reste 30 secondes.
-Occella, c'est Éric, tiens du sang, c'est du faux, mais bois, je t'en supplie.
-AAAhhhh. Je pouvais le voir à présent, il s'enfilait les bouteilles les une après les autres. A la vingtième bouteille, il était un peu calmé, et je pus respirer normalement, ma tête revint en paix. Claude restait sur une chaise, il tremblait. Éric était extrêmement vieux e pouvais le tuer sans aucun problème, alors son créateur.
-Sookie, quoi que te dise Éric, il ne faut pas que tu l'autorise à entrer. Pour notre sécurité à tous les deux.
-Ok, ok.
-J'ai deux cagots de sang, je les avais pris au cas ou tu te blesserais ici.
-Je vais les donner à Éric. Éric, tiens, en voila d'autre.
-Pam va arriver avec une autre cargaison, je vais lui en donner jusqu'à l'écœurement, ensuite, nous trouverons des donneurs volontaires. Clancy a été chargé de récupérer des délinquants. Ils ne manqueront à personne. Mais toi, tu vas bien?
-Oui, oui. Qui lui a fait du mal? Il doit être si puissant!
-Je ne sais pas, il ne parle pas très bien, il a plusieurs plaies, mais je crois que c'est d'origine magique comme mal.
- Tu es en danger?
-Je n'en ai aucune idée. Tu devrais aller t'allonger avec ton cousin, ça ne va pas être gai et vous ne devez pas sortir de la nuit. Nous nous parlions en effet de part et d'autre du seuil de la porte, réduite en morceaux reposant quelques mètres plus loin.
-Ok, je t'aime Éric, fais attention à toi.
-Oui, ma puce, je te le promets.
Il se retourna, je ressentais sa tristesse et son impuissance. Étranges sentiments venant de mon vampire. Et surtout, inquiétants sentiments.
-Allons dormir Claude.
-Oui ma chambre et à l'étage, nous resterons ensemble, dans les bras l'un de l'autre, nous dormirons bien mieux.
Nous nous sommes couchés, encore habillés au cas ou une nouvelle menace ferait son apparition. Il me prit dans ses bras. Je fermais les yeux, quand il se tendit.
-Sookie
-Oui?
-Tu es
Et voila, tout le monde voulait Claude, vous l'avez eu.
Qu'en pensez vous? Je m'inspire du livre quand à la venue du créaateur d'Eric, mais c'est tout.
En attendant vos reviews avec beaucoup de plaisir. J'en ai moins, est ce que c'est moins bien?
Laissez moi des remarques et des idées, ça aide énormément.
A Dimanche prochain.
Ptitelulu
