Bonjouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuur.
Je suis désolée pour le retard ! Je vais vous en faire devinez la cause sous forme de Quizz, vous êtes prêts ?
Q: Pourquoi ai-je du retard sur la publication de ce chapitre ?
1/ Parce qu'un court circuit a fait explosé l'écran de mon ordinateur.
2/ Parce que mon chat a sauté sur le bureau et a fait renversé l'écran de mon ordinateur... qui a explosé en touchant le sol.
3/ Parce que mon écran d'ordinateur a explosé en tentant d'afficher toutes les pages de Teenage Love.
4/ Parce que comme d'habitude je suis une imbécile et je suis tombée malade.
Evidémment... Moi aussi ça m'a choqué en voyant l'écran exploser-Ça va je plaisante, on se calme, hahaha. Donc oui, je suis tombée malade, et j'avais tellement la tête dans le pâté que c'était impossible pour moi de poursuivre l'écriture.
Cependant j'y suis arrivée aujourd'hui (Big up à moi et ma fièvre), et je suis épuisée. Ce chapitre est très long, et il est vraiment différent des autres, j'espère vraiment qu'il va vous plaire.
Je vais à présent répondre aux commentaires ;
Youki Minaco :
Hello sweetie, thank you for the review!
Je suis contente de savoir que le dialogue entre Yuuta et Fuji te plaît ! Merci beaucoup !
À propos des sentiments de Tezuka, évidemment, il finira par se livrer à ce sujet dans les chapitres à venir, alors j'espère que tu sauras rester patiente d'ici là, haha !
Merci encore de lire cette histoire et de la commenter. Je suis désolée de cette maigre réponse, mais je t'avoue être exténuée...
J'espère que ce chapitre va te plaire !
See you soon Youki and take care of you!
Koneko-Chan :
Slt bb ça farte
Plus sérieusement... (j'suis insupportable aujourd'hui hahaha), vraiment un IMMENSE MERCI pour tous ces commentaires. Ça m'a fait du bien d'avoir un nouvel avis sur mes textes passés, et de savoir que tu as rattrapé ton """retard""" ça me touche beaucoup. On a déjà parlé un peu de tes reviews en privé alors je tenais juste à te remercier une nouvelle fois publiquement. J'espère sincèrement que cette histoire va continuer de te plaire. Bisooous.
Et voilà, je vous laisse donc à présent avec le chapitre 26 ! Bonne lecture !
Evidemment, il aurait aimé entretenir cette discussion avec Oishi le plus vite possible… Mais malheureusement, beaucoup trop occupé par la compétition, deux semaines filèrent sans qu'il puisse isoler le vice-capitaine. Il a donc gardé dans un coin de sa mémoire les phrases qu'il souhaitait énoncer, et enfin, un jour avant leur rencontre contre la redoutable équipe de Hyotei, il est parvenu à l'attirer dans un coin à l'abri des regards.
À présent, les deux joueurs de Seigaku se dévisagent silencieusement, adossés contre la pierre d'un bâtiment peu fréquenté. Oishi se tient bras croisés, dans une tentative maladroite de paraître assuré, alors que Fuji lui, repose simplement son épaule contre le mur à ses côtés.
- … Je suppose que tu devines le sujet que j'aimerais évoquer avec toi. Commence le Génie de Seigaku.
Le vice-capitaine prend une discrète inspiration, essayant de garder une contenance.
- Effectivement, c'est à propos de Tezuka pas vrai ?
Fuji demeure silencieux un instant. Devrait-il aller directement droit au but, ou plutôt serait-il plus prudent de tâter le terrain avant d'entrer au coeur du sujet ?
Il tente un regard en direction de son vis-à-vis, observant attentivement chaque détail de son physique, des traits de son visage et des reflets dansant dans ses iris. Puis soupirant en constatant l'air renfrogné qu'il aborde, Fuji décide finalement d'aller au plus vite, déclarant ainsi d'une voix neutre ;
- Oui, j'aimerais comprendre pourquoi tu lui as dit de telles choses à mon égard la dernière fois.
Oishi fronce les sourcils, se remémorant avec une certaine irritation sa discussion passée avec Tezuka. Malheureusement pour Fuji, il pense toujours la même chose à son sujet, et il n'est pas prêt de se défiler face à lui.
- C'est ce que je pense, Explique t-il, J'admets que tu as toujours été plus ou moins proche de Tezuka, mais la façon dont vous vous êtes mis ensemble ne peut empêcher certaines réflexions.
- Qui sont ? Rebondit aussitôt Fuji.
Le vice-capitaine se déplace légèrement, se rapprochant du Génie de Seigaku afin d'appuyer son propos ;
- Le fait que tu ais profité de la faiblesse de Tezuka afin de le séduire, sûrement dans le but qu'il baisse sa garde face à toi et qu'ainsi tu parviennes à le vaincre au tennis.
Fuji en demeure muet de stupeur. Si Oishi savait… Le tennis, malgré son engageant en tant que titulaire, est loin d'être sa priorité. Le sport l'amuse, lui provoque quelques frissons de satisfaction lorsqu'il parvient à pousser ses adversaires sous leurs derniers retranchements… mais jamais il ne prendra le tennis au sérieux. Fuji est en effet, incapable de jouer avec la passion qui anime Seigaku, ou même tous les autres joueurs du circuit collégien. Il se laisse porter par son quotidien sans vraiment réfléchir à ses réelles capacités, et bien qu'il admire sincèrement Tezuka pour ses prouesses sportives, loin de lui l'idée de le séduire dans le but de le détruire.
Alors après quelques secondes de silence, Fuji plante ses océans dans les émeraudes de son vice-capitaine, avant de déclarer d'un ton déterminé ;
- C'est ridicule. Je suis simplement amoureux de Tezuka. (Il prend une inspiration ;) Alors certes, ce qui lui est arrivé nous a énormément rapprochés, mais ne pense pas que je l'ai… manipulé ou quoique ce soit d'autre.
Oishi soutient son regard avec insistance, détaillant le tremblement irrité inhabituel de ses iris d'ordinaire calmes et accueillant. Son assurance s'évanouissant, il tente une nouvelle approche en questionnant :
- ...Tu es vraiment… amoureux de Tezuka ?
Face à la voix légèrement chevrotante, Fuji reprend une certaine contenance. Pas la peine de s'énerver contre Oishi, après tout, il semble simplement perplexe au vu de la relation inattendue qu'il entretient avec Tezuka.
Néanmoins, Fuji commence à se lasser de devoir justifier inlassablement son amour envers son capitaine. Sa soeur, son frère… Tezuka… Et maintenant Oishi. Devoir répéter une nouvelle fois, qu'effectivement, il est bel et bien amoureux, le rend presque amer.
Fuji trouve ça injuste ; alors qu'il n'a jamais forcé Tezuka à lui dire " je t'aime", lui en revanche doit toujours énoncer avec gêne qu'il est amoureux. Quelle plaie.
- Oui, c'est bien le cas. Avoue t-il en retenant un soupir las, Est-ce que tu es satisfait maintenant ?
Oishi le toise quelques minutes, réfléchissant aux paroles du Génie de Seigaku afin d'en tirer les meilleures conclusions. L'air discrètement renfrogné qu'il aborde fait soulever de nouvelles questions dans l'esprit du vice-capitaine. Certes, Fuji semble sincère en annonçant être amoureux de Tezuka, mais Oishi ne peut se résoudre à le croire aveuglément. Pour lui, certains points ne sont pas clairs dans cette histoire ; beaucoup d'éléments vont au-delà de son degré de compréhension, comme par exemple le fait que son ami et capitaine soit à présent aussi affectueux, alors que quelques mois auparavant, il se comportait encore comme un adolescent effrayé par le contact physique.
Toutefois remarquant la gêne du Génie de Seigaku, il décide de capituler, débutant une marche en direction du reste de l'équipe tout en déclarant ;
- Oui, on va dire que je suis satisfait. Retournons voir les autres maintenant ; les matchs vont débuter.
Fuji obéit, s'engageant également en direction des terrains. Bien qu'ils marchent tous les deux côte à côte, ils demeurent cependant mortellement silencieux, fixant du regard chacun un point différent.
Le lendemain, jour J de leur rencontre contre Hyotei, Fuji pénètre en compagnie d'Eiji sur le lieu de la compétition.
La journée est plutôt ensoleillée, et les différentes équipes circulent à tout va sur le lieu de la compétition. Ainsi les deux joueurs de Seigaku aperçoivent un festival de couleurs, les uniformes défilant en abordant tous des formes, des motifs et des logos inédits. Cette après-midi semble être la plus chargée en rencontres sportives, aussi, les hauts-parleur annoncent rapidement le début de plusieurs matchs. Certaines équipes sont connues des deux joueurs de Seigaku, tandis que d'autres, paraissent apparaître comme des nouveaux challengers.
Fuji, encore légèrement irrité par l'interaction échangée avec Oishi la veille, tente alors de porter un peu plus d'attention à ces annonces, essayant de ce fait de plonger dans la ferveur de la compétition, de se concentrer sur les matchs qui arrivent.
C'est pourquoi, lorsque les deux joueurs de Seigaku parviennent finalement par retrouver le reste des titulaires, le Génie demeure parfaitement silencieux, se plaçant auprès de Tezuka comme à l'accoutumé.
Ce dernier lui lance un regard interrogateur… avant de porter de nouveau son regard sur son équipe.
Quelques minutes plus tard, Momoshiro Takeshi, qui devait être suspendu de cette rencontre, déclare au reste de l'équipe que leur vice-capitaine Oishi ne peut pas participer, s'étant blessé en chemin en essayant d'aider une femme enceinte. Eiji, paniqué, tente dans un premier temps de nier la situation, mais Tezuka le coupe fermement, ordonnant que Momoshiro devienne exceptionnellement son partenaire de doubles.
Toutefois, la nouvelle semble déconcentrer l'équipe, qui commence à échanger bruyamment à ce propos, parfois d'une voix inquiète, parfois d'un ton ahuri.
- Bien, tout le monde ! S'exclame soudain Tezuka avec autorité.
Aussitôt, les discussions se fanent, les yeux se braquant tous en direction de leur capitaine.
- … J'attends de vous, Reprend t-il d'une voix ferme, Que vous soyez concentrés. Hyotei est une équipe de niveau nationale, nous ne devons pas baisser notre garde.
- Oui ! Acquiesce Seigaku dans une exclamation encourageante.
Au même moment, de l'autre côté du terrain, les vestes grises et blanches de Hyotei se faufilent parmi la foule de supporters, une bonne cinquantaine d'étudiants (principalement de sexe féminin…) s'étant déplacés expressément dans le but d'encourager leur école… Et sans hypocrisie, principalement le capitaine de l'équipe de tennis… Atobe Keigo.
Celui-ci d'ailleurs, n'accorde pas même un regard aux innombrables groupies l'encerclant, préférant toiser de son regard perçant le capitaine de Seigaku, au loin.
- Tezuka… Siffle-t-il pour lui-même, J'espère que tu t'es préparé… Car aujourd'hui Hyotei va t'écraser.
Les deux équipes enfin au rendez-vous, la rencontre débute. Les titulaires descendent ainsi sur le court, se plaçant de part et d'autre du filet afin de se saluer avant le début des matchs. L'arbitre annonce les règles du tournoi, présente patiemment Seigaku et Hyotei au reste de la foule, qui ne peut retenir quelques cris d'encouragement, puis, finalement il monte sur sa chaise d'arbitre, les joueurs du premier match se plaçant sur le terrain tandis que les autres titulaires retournent dans les gradins.
Le premier double n'est pas un problème pour Seigaku, la combinaison Momoshiro / Eiji surprenant tous les titulaires, ainsi qu'Oishi, arrivé en retard dans les gradins afin de soutenir son partenaire.
En apercevant les deux joueurs revenir, Tezuka ressent comme un soulagement ; si cette paire inattendue est parvenue à gagner, alors il y a de grandes chances pour que Seigaku finisse vainqueur de cette rencontre.
La désillusion le rattrape lorsque Kaido et Inui perdent leur match… Puis que Kabaji et Kawamura finissent sur un nul.
De l'autre côté des terrains néanmoins, Atobe jubile. Ses yeux d'aigle scrutent le capitaine de Seigaku avec la plus grande des condescendances, soufflant discrètement d'un ton arrogant ;
- S'ils pensaient vaincre Hyotei aussi facilement… Nous avons encore notre mot à dire.
- Ouais… Intervient soudain Oshitari près de lui, Si tu pouvais commencer par dire à Jirou de descendre sur le terrain, je pense que ça pourrait être un bon début.
Atobe lance un regard noir à son joueur, avant de faire volte-face, soupirant profondément lorsque ses iris aperçoivent la silhouette assoupie de leur spécialiste de la volleye.
- Kabaji ! Ordonne-t-il, Réveille-le.
- Usu. Acquiesce aussitôt son ami d'enfance.
La rencontre d'Akutagawa contre Fuji… s'avère être une véritable humiliation. Le génie de Seigaku multiplie les coups spéciaux, gagnant jeu sur jeu avec une facilité déconcertante. Tezuka qui l'observe silencieusement, ne peut s'empêcher de ressentir une certaine fierté… ainsi qu'un profond soulagement. Grâce à Fuji, Seigaku bouleverse de nouveau le cours du jeu, les replaçant dans la compétition de part sa victoire écrasante.
Toutefois, alors que le capitaine descend à présent sur le terrain afin de jouer son propre match, une personne en revanche, ne partage absolument pas sa bonne humeur.
Atobe. Le très irrité Atobe jouant de son public durant de longues minutes, les laissant hurler son nom avec ferveur alors qu'il tourne sur lui-même, hautain. Il se laisse noyer dans les exclamations de voix et puise dans les cris d'encouragement de son école afin de se concentrer parfaitement sur la rencontre à venir.
Tout autour des deux capitaines, une tension commence alors lentement à s'épaissir. Plus les supporters de Hyotei redoublent en chants, et plus les titulaires gagnent en sérieux. Ce match… ne sera pas comme les autres. Il y a quelque chose dans l'air, comme le parfum amer de la destinée, qui plane sur le terrain, s'allonge et s'étend, tapisse l'atmosphère d'une appréhension presque palpable.
Lorsqu'ils finissent par se serrer la main, annonçant ainsi le début du match, Fuji retient un frisson, son souffle se bloquant étrangement dans sa gorge. Il a un mauvais pressentiment quant à l'issue de cette rencontre, et c'est donc d'un oeil mal assuré qu'il observe silencieusement la première balle du premier jeu s'élancer dans les airs, presque au ralenti, avant de se faire écraser brutalement par le tamis de la raquette d'Atobe.
Aux alentours, plusieurs équipes observent silencieusement le début du match, intriguées par cette rencontre entre ces deux excellent joueurs.
Parmi la foule, Sanada plisse les yeux en analysant les premières frappes. À sa droite, son fidèle ami et maître des données Yanagi, à sa gauche, le Démon de Rikkaidai, Kirihara.
- Tes pronostics Genichirou ? Demande soudain Renji en accordant un regard au vice-capitaine.
L'Empereur demeure silencieux un instant, se concentrant sur le cours du match en essayant d'affiner sa réflexion. Autour de lui, il entend les murmures incessants de plusieurs équipes, sûrement étonnées d'apercevoir les champions en titre assister à cette rencontre, et il essaie de retenir un soupir las.
- Atobe est un bon joueur, Admet-il en répondant enfin, Mais je pense que Tezuka est plus fort.
- Je vois… Acquiesce Renji, Et toi Akaya qu'en penses-tu ?
Le jeune homme sursaute légèrement en entendant son nom, surpris que son aîné lui demande son avis sur la question. Néanmoins, reprenant rapidement une contenance, il tente de prendre un air déterminé tout en répliquant d'une voix pleine d'exagération ;
- O-Oui, certainement, Tezuka est plus fort !
Sanada retient un regard torve en sa direction, continuant de fixer les échanges de balles en essayant de se détacher de la conversation.
Il aurait aimé pouvoir discuter de ce match avec Yukimura. Après tout, son capitaine trouve toujours un commentaire pertinent à déployer, une remarque intéressante à pointer du doigt… Entretenir une conversation avec lui durant un tel match aurait alors été (il en est certain) très enthousiasmant.
Néanmoins Yukimura n'est pas présent. Et Yukimura n'a peut-être pas vraiment envie d'entretenir de telles discussions avec lui.
Puisque manifestement, c'est Niou, qu'il préfère.
- Eh, Genichirou regarde. Intervient soudain Renji, Atobe a l'air étrange…
En effet, sur le terrain, le Roi de Hyotei laisse un rire hautain se déployer quelques secondes, avant d'apporter ses doigts devant son visage. Les titulaires demeurent silencieux, s'observant d'un gradin à l'autre d'un air perplexe.
- Ah, Tezuka ! S'exclame soudain Atobe en braquant son regard sur le capitaine de Seigaku, Tu joues plutôt bien… Malgré ce que t'as au bras.
Aussitôt la stupeur s'empare de l'équipe des bleus et blancs. Momoshiro s'interroge verbalement de la réflexion d'Atobe, tandis que les autres semblent absolument ahuris, trouvant la nouvelle aussi bien inquiétante que invraisemblable.
Le Roi de Hyotei, profitant de l'effarement général, en profite pour ajouter d'une voix sombre ;
- Ton bras n'est pas remis hein… Pas vrai, Tezuka ?
- Non ! S'exclame aussitôt Oishi en s'avançant légèrement vers le terrain, Le coude de Tezuka est complètement remis à présent !
Atobe laisse la commissure de ses lèvres s'étirer dans une sourire narquois, ses iris se braquant sur Oishi avec triomphe alors qu'il déclare d'une voix doucereuse ;
- Je vois… Son coude, donc.
Les titulaires de Seigaku font immédiatement volte-face en direction d'Oishi, choqués par l'annonce. Les questions commencent à fuser, tous souhaitant connaître les détails de santé de leur capitaine, qui jusqu'alors est demeuré parfaitement silencieux sur le terrain.
Néanmoins tandis que le vice-capitaine relate d'une voix faible l'évolution de cette blessure au reste de l'équipe, Fuji lui, reste figé face au terrain, sa main serrant avec une telle force sa veste d'uniforme qu'il commence à ressentir des fourmillements grouiller dans son bras.
À ses côtés, son frère (qui était présent depuis le match de Fuji contre Akutagawa) l'observe silencieusement, une inquiétude le saisissant alors qu'il note les discrètes touches d'appréhension que le Génie de Seigaku n'est pas parvenu à retenir.
Malgré l'annonce d'Atobe, Tezuka accède au premier jeu, coupant toutes discussions au sujet d'un probable problème de santé.
Le deuxième jeu débute dans une ambiance glaciale, et Fuji retient son souffle, un mauvais pressentiment l'envahissant.
Le Roi de Hyotei lui, essaie de prévoir le cours du jeu, tente de préparer une nouvelle stratégie. Il a toujours rêvé vaincre Tezuka au tennis, qu'il considère comme l'un de ses plus grands rivaux. Alors inlassablement, en attendant ce fameux jour, il s'est entraîné. Il s'est donné les moyens de parfaire son style de jeu, ses capacités sportives, ainsi que son don de perception. Pour un joueur aussi doué que lui, il mérite les meilleurs adversaires ; c'est pourquoi Atobe s'accrochera à sa détermination durant ce match, il donnera tout ce dont il est capable afin de gagner contre le redoutable capitaine de Seigaku.
- Genichirou, Intervient soudain Renji, à plusieurs mètres du terrain, Est-ce que tu penses qu'Atobe va se servir de cette technique qu'il a utilisé durant le camp d'entraînement ?
- L'espèce de… smash ? Questionne Sanada après un temps de réflexion.
Comme pour répondre à l'interrogation, Tezuka qui est complètement acculé par l'attaque d'Atobe, tente un lob, et le capitaine de Hyotei, jubilant dans un sourire narquois s'élance dans les airs.
À cet instant précis, il y a comme une sensation de flottement autour du terrain… L'impression que le saut dure, et dure, que la balle ralentie dans sa course alors que le tamis vient lentement à sa rencontre…
Pour ne rencontrer la balle que très légèrement, dans une volleye propre et appliquée.
- Que se passe-t-il… ? Pourquoi Atobe n'utilise pas sa technique ? S'exclame soudain Shishido en regardant ses coéquipiers d'un air perplexe.
Les titulaires de Hyotei échangent rapidement leur surprise, tandis que de le gradin d'en face, Seigaku fronce majoritairement les sourcils.
Fuji en particulier, combat une angoisse grandissante. Ses yeux se plissent en observant les mouvements d'Atobe, essayant de comprendre la stratégie du capitaine de Hyotei… lorsque tout à coup, une terrible révélation le submerge ;
- Ce match est en notre défaveur…
- Ah, Intervient Inui en se détachant de son cahier de notes, Tu penses donc comme moi Fuji ?
Le Génie de Seigaku ne répond pas, ses océans remuant dans une tempête de vagues d'inquiétude, alors qu'il constate cruellement à chaque swing effectué par Atobe, son effroyable stratégie…
- Alors ton coude semble effectivement guéri, Tezuka. Ricane le Roi de Hyotei en renvoyant la balle.
De toute façon, ce n'est pas son coude, mais bien son épaule qu'il souhaite épuiser. Voilà pourquoi Atobe demeure impérieux, tout en faisant durer les échanges le plus possible. Battre son rival dans un match rapide n'est pas une option envisageable ; il faut que cette partie soit mémorable, que tout le circuit collégien de tennis se souvienne de ce jour. Il veut un peu de spectacle, et il fera durer les échanges même deux heures s'il le faut pour y parvenir.
Donc pas de techniques spéciales pour l'instant. Juste de très longs échanges, sous le soleil, et ses yeux scrutant inlassablement le bras de Tezuka en quête d'y découvrir une quelconque détérioration.
Fuji, simple spectateur impuissant, abandonne soudainement l'inquiétude, qui fait place à une colère sombre. L'océan de ses yeux semble dévasté par mille orages, alors qu'il explique enfin d'une voix sombre au reste de l'équipe ;
- Atobe prolonge le match exprès.
- I-il le prolonge exprès ? Répète Oishi d'un air hébété.
Les iris grondantes se braquent sur l'épaule de Tezuka, et il conclut ;
- Il veut achever son bras dans un combat d'endurance.
Ses coéquipiers retiennent un cri de stupeur, saisissant finalement la gravité de la situation.
Oishi, en véritable porte-parole, explique patiemment aux premières années l'effet d'un tel match sur la santé de leur capitaine, et après plusieurs minutes, Momoshiro lance un questionnement ;
- On peut pas finir le match plus rapidement ?
- Non. Tranche Fuji dans une froideur absolue, Atobe est de niveau national, il sait comment maintenir le cours du jeu.
Les titulaires en remarquant l'aura menaçante de leur Génie, s'empressent de continuer la conversation en essayant de l'éviter.
Ce dernier néanmoins, complètement plongé dans ses pensées, ne peut empêcher une fureur polaire de s'infiltrer dans ses veines. Alors c'est donc ça, le fameux style de jeu du grand et fameux Atobe Keigo ? Réduire son adversaire en bouillie ? Détruire son corps et menacer sa carrière sportive ?
Comment son équipe fait-elle pour l'acclamer, alors qu'il ne fait que répandre mal et douleur ?
Fuji grince des dents, ses tempes pulsant nerveusement alors qu'il continue d'observer les échanges interminables entre Atobe et Tezuka. Il sent dans sa colère, que son coeur se resserre. Malgré le profond ressentiment, la peine ne peut empêcher de s'abattre sur lui, effrayé de s'imaginer la douleur que peut expérimenter Tezuka en ce moment-même, lui qui frappe inlassablement la balle sans jamais abandonner.
Le Capitaine de Seigaku en effet, n'est pas prêt de jeter l'éponge. Pourtant il le sent, ce tiraillement effroyable, roulant dans son bras à chaque coup, piquant son épaule comme si l'on enfonçait une épée de glace à travers son os. La douleur est presque insupportable, et swing après swing, il se remémore les mots de son médecin, les paroles lui annonçant que son état de santé peut empirer. Mais malgré tout, pour son équipe il ira jusqu'au bout. Il s'est promis d'amener Seigaku à la victoire... jusqu'aux Nationales ! Alors il continuera de frapper. Même à bout de souffle et contenant des hurlements de douleur, il balancera sa raquette vers l'avant. Le tennis anime sa vie, le tennis est tout ce qui compte… C'est pourquoi son bras parviendra toujours à faire cogner le tamis contre la balle, même malgré lui, même instinctivement.
Les échanges continuent durant de très longues secondes, qui se transforment en innombrables minutes… Et tout autour du terrain tous les spectateurs retiennent leur souffle. Finalement, Atobe parvient à obtenir ce qu'il voulait ; des voix murmurent leur étonnement, l'aspect presque mythique d'un tel jour. La ferveur de la foule semble se mélanger à une appréhension morbide. Et Fuji, lui, profondément agacé par les tirades d'inquiétude de Oishi, se laisse presque séduire par la violence afin de le faire taire.
Depuis l'épisode du tribunal, il n'avait plus jamais ressenti autant d'émotions négatives. La détresse ne l'avait plus jamais percuté avec le même impact que le jour où l'avocat de la famille Tezuka a relaté la liste des coups et blessures qu'elle avait reçue. Que va-t-il arriver maintenant… ? Est-ce que Tezuka parviendra à terminer ce match sans se blesser davantage ? … Pourquoi faut-il toujours que le destin s'acharne sur sa santé ?
Au fur et à mesure des échanges, les questions se mettent à redoubler, alors que son esprit ne peut s'empêcher de lui remémorer les souvenirs des derniers mois vécus. Et dire que lorsqu'il n'était qu'un sac d'hypersensibilité, qu'une tâche parmi la foule, qu'un énième gamin perdu dans sa crise d'adolescence, il avait laissé Atobe lui venir en aide. Il s'était paisiblement installé sous les draps de sa demeure, il avait profité de son hospitalité, et de sa limousine. Il s'était fourvoyé en le pensant gentil sous ses airs arrogants, il s'était pensé reconnaissant envers sa soudaine dévotion, et sa soeur Yumiko lui avait même préparé un gâteau, en guise de remerciements.
À présent tout ce qu'il ressent envers le Grand Atobe Keigo, n'est rien d'autre qu'une haine froide et assassine.
- Jeu, Seigaku Tezuka, 6 jeux à 5 !
Aussitôt Fuji cligne des yeux, se concentrant de nouveau sur l'issue du match. Autour de lui, les titulaires de Seigaku célèbrent cette nouvelle, un faible espoir de voir leur capitaine gagner au prochain jeu, et ainsi anéantir l'angoisse planant au sujet de son épaule.
Cependant, bien que Fuji veuille également espérer de telles désillusions, son esprit soudain très pragmatique analyse rapidement la situation. Ses iris voyagent de sa montre, indiquant plus d'une heure et demie de match, aux coups de Tezuka, puis à ceux d'Atobe. Irrité par la joie inutile de ses coéquipiers, il informe alors ;
- Atobe ne s'attendait pas à ce que Tezuka relève son défi d'endurance. Il va sûrement tout faire pour rattraper le score. L'issue du match est encore imprévisible.
Le Roi de Hyotei, renvoyant une nouvelle fois la balle, n'en pense pas moins. Evidemment le fait que Tezuka soit parvenu à prendre l'avantage le touche dans son orgueil, mais il n'abandonnera pas le match pour autant ; le gagnant ne peut avoir qu'un seul nom, et ce sera le sien.
Renonçant temporairement à son duel d'endurance, Atobe emploie de ce fait un style de jeu beaucoup plus offensif. Il ne lésine pas sur l'emploi de ses techniques spéciales, et le match continue ainsi de tenir en haleine tous les spectateurs.
Cependant, Tezuka n'a pas dit son dernier mot. Il s'est promis de tout faire pour gagner, et il ne lâchera rien. La douleur le tiraille, le soleil cogne si fort qu'il semble noyé dans sa sueur, mais il n'abandonnera jamais. Ignorant la peine de ses muscles, il continue de déferler, d'envoyer ses plus précis coups de raquette, ses stratégies les plus pointues. Et finalement, après de nouvelles longues minutes, le moment décisif arrive à lui ; la balle de match.
Fuji retient son souffle. Plus qu'une balle. Plus qu'une balle et il pourra éponger son visage, le prendre dans ses bras, et vérifier l'état de son bras. Il ne reste plus qu'un seul échange avant que le soulagement puisse le cueillir. Qu'un tout petit effort…
Tezuka lance la balle afin de servir. Le public observe la boule tournoyante s'élever haut dans le ciel, comme l'envol d'un espoir, s'allongeant de plus en plus haut dans sa course vers le soleil, puis semble s'immobiliser un instant… avant de redescendre lentement… encore… sans jamais s'arrêter… pour finir par s'écraser avec fracas contre le sol.
Tezuka vient de tomber. Ses genoux ont claqué la ligne de fond de court tandis que dans une grimace de profonde douleur, sa main enserre fortement son épaule.
- Tezuka ! Hurle Oishi avec effroi.
Aussitôt, les titulaires enjambent la rambarde de sécurité, fonçant vers leur capitaine dans un expression de choc et d'inquiétude extrême.
- Ne venez pas ! Hurle à son tour Tezuka.
Fuji se fige dans sa course, hébété. D'aussi près, il constate avec horreur le teint blafard et l'intensité de sa transpiration. Une peur panique l'emporte, et c'est avec des yeux tremblants qu'il l'écoute ajouter d'une voix autoritaire ;
- Retournez à vos places, le match n'est pas terminé.
Ils obéissent. Trop choqués pour réagir, ils rebroussent chemin, alors que Tezuka s'installe sur le banc des coachs. Il y un moment de silence parmi les titulaires, une tension glaciale les effrayant. Leur capitaine… dans cet état…
Oishi, debout à côté de Tezuka, semble chercher ses mots. C'est Fuji qui parvient à entamer la conversation, beaucoup trop inquiet et désespéré ;
- Tezuka c'est dangereux de jouer davantage !
- C'est vrai, Soutient Inui, Et puis avec ton épaule dans cet état, tes chances de battre Atobe sont très faibles.
Mais leur capitaine n'écoute pas. Il essaie déjà de bouger son épaule, son poignet, de tester leur résistance. Puis, ignorant complètement les conseils de son équipe, il se lève. Oishi en le voyant partir, capitule et l'encourage alors que Kawamura, lui aussi compréhensif face aux intentions de Tezuka, se précipite vers le drapeau de Seigaku, qu'il se met à soulever malgré sa blessure, et le secoue fermement de droite à gauche tout en scandant un chant d'encouragement.
Tezuka retourne donc sur le terrain. Atobe le regarde s'avancer, et tout à coup, un profond sentiment de culpabilité l'emporte.
Avait-il besoin d'aller aussi loin ? Aurait-il sous-estimé l'esprit combatif de son rival ?
Il ne voulait pas que ça se termine de cette façon. Il pensait que Tezuka aurait abandonné en ressentant la douleur dans ses muscles, pas qu'il soit prêt à mettre sa santé en danger afin d'amener Seigaku à la victoire.
Amer, il décide alors d'abandonner son combat d'endurance. Tezuka encore une fois, lui montre qu'il le surpasse, et c'est pourquoi lui aussi il va à présent se donner à fond afin de respecter son honneur.
Les échanges reprennent, beaucoup plus offensifs. L'un comme l'autre refusent de laisser la victoire à l'adversaire, et fatalement, ils parviennent au tie-break.
Atobe a rattrapé son retard. Il ne tente plus de jouer sournoisement et se plie à l'esprit borné de son adversaire, qui continuera d'ignorer sa douleur jusqu'à la fin de cette rencontre. L'ardeur avec laquelle ils jouent laissent le public bouche bée, fou d'admiration devant ce modèle de détermination.
Echizen, au bout de quelques balles, part s'échauffer avec l'aide de Momoshiro.
Puis seulement deux points plus tard, l'inévitable s'abat.
Tezuka vient de perdre son match.
Voilà, fin de ce chapitre qui est VRAIMENT IMPORTANT dans cette deuxième partie de scénario.Je suis désolée pour le manque de Yukimura, et le peu d'inerventions de Sanada, mais promis je me rattrape au prochain chapitre !
Aussi, vous imaginez bien que les répercussions de ce match (qui a été si long à retranscrire, bon Dieu ! J'ai essayé de le décrire du mieux que je le pouvais mais je m'excuse par avance si ce n'est pas assez convenable) seront dévastatrices. J'espère en tout cas que ce chapitre au style un peu plus différent des autres vous plaît...En tout cas, merci de me suivre. Merci de continuer cette histoire et n'hésitez pas à la commenter et/ou la partager si elle vous plaît. Je retourne de ce pas me droguer aux médicaments et je vous dis à la semaine prochaine pour notre intrigue Alpha Pair ! (pleins de rebondissements sont prévus également !)D'ici là prenez soin de vous, je vous embrasse.
