Avertissement : Pourquoi Bonus deux : parce qu'il existe un bonus un, déjà publié... En espérant qu'il vous plaise. Le point définitif et final de ces quelques vingt cinq chapitres... Et oui, déjà ! Quelques scènes que l'on avait en tête, histoire de clore cette épopée.
Un grand merci à tous celles et ceux qui nous ont suivi dans cette aventure ! Lire vos reviews vous un plaisir sans cesse renouvelé. Nous espérons que ce bonus vous plaira.
Bonne lecture !
Yzan et Lili.
~ Chemins de traverses ~
Bonus deux: Parce que le chemin ne se termine jamais.
Sasuke poussa la porte de sa demeure, les bras chargés des courses qu'il venait d'effectuer. Un peu surpris par le silence inhabituel qui régnait dans la maison, il se dirigea vers la cuisine. Il y trouva Akira qui lisait tranquillement assis à table. Celui-ci venait de fêter son neuvième anniversaire, et vivait avec eux depuis deux ans maintenant. Si le début de la cohabitation avait parfois été difficile, surtout avec Sayuki qui voyait d'un mauvais œil ce nouveau venu. Il avait fallu beaucoup de patience à ses parents pour rassurer la petite fille que l'affection indéfectible qu'ils lui portaient. Mais au fil du temps, chacun avait trouvé ses marques, et les trois enfants s'entendaient maintenant très bien.
Caressant la masse de longs cheveux violets, l'adulte brun demanda :
- Ils sont sortis ?
D'un doigt, le jeune garçon désigna le salon, intrigant son père adoptif qui s'y dirigea pour voir de quoi il retournait exactement. Le calme qui régnait dans la pièce était loin d'être bon signe. Ses yeux noirs s'écarquillèrent légèrement devant les spectacle qu'il y trouva : sagement assis côte à côte dans le canapé rayé, Sayuki, Makoto et Naruto fixaient d'un regard vide l'écran de télévision éteint.
Sasuke passa une main devant les yeux de son mari, impressionné et amusé malgré lui de voir que le plus âgé de leurs enfants avait bien progressé, réussissant à hypnotiser son crétin personnel, et ce malgré la présence du bijuu. Se redressant, il retourna dans la cuisine et commença à ranger les courses tout en demandant à celui qu'il considérait comme son fils aîné:
- Pourquoi ?
- Ils faisaient trop de bruit, je n'arrivait pas à me concentrer, répondit calmement le jeune garçon.
Un léger soupir désabusé franchit les lèvres fines du brun. Tranquillement, il fit remarquer à Akira :
- Je sais qu'ils sont bruyants, mais tu devrais y être habitué depuis le temps. Et je croyais que l'on t'avait interdit d'user de cette technique sur les jumeaux ?
- Je leur ai crée une illusion bien sympa avec pleins de ramen ! se justifia le garçon.
Un doux ricanement retentit, avant que Sasuke ne poursuive :
- Tu verras. Bientôt, ils s'éveilleront au sharingan et tes illusions ne marcheront plus. Et puis, tu ne trouves pas que du coup, c'est bien trop calme ?
- Hm... c'est vrai qu'on s'ennuie presque... remarqua Akira.
Se levant de sa chaise, il se dirigea vers les trois autres membres de sa famille et leva le genjutsu de quelques mots dit de cette voix étrangement musicale qui n'appartenait qu'à lui.
Les trois victimes clignèrent soudainement des yeux, regardant éberluées autour d'elles, des "hein ?" et des "quoi ?" brisant enfin le silence. Voyant Akira s'éloigner d'eux pour aller se réfugier derrière Sasuke, les deux blonds et le petit brun comprirent brutalement la cause de leur état précédent. Avec une parfaite synchronisation, ils se levèrent d'un bond et ils tendirent un index rageur et accusateur vers le responsable en criant d'une même voix :
- Tu as osé nous hypnotiser !
Alors qu'ils allaient poursuivre leurs exclamations vindicatives, tous trois se stoppèrent net en entendant un son bien trop rare à leur goût : le rire de Sasuke. Un sourire idiot étira les bouches des trois enfants et de Naruto, tous sous le charme de la vision peu commune d'un papa Suke riant à gorge déployée. Le brun se reprit tant bien que mal et jeta un regard tendre vers son mari et les jumeaux avant de dire :
- … Usuratonkachi... vous vous êtes tous fait avoir comme des débutants.
Les jumeaux boudèrent ouvertement, croisant leurs bras sur leurs poitrines respectives. Naruto se gratta l'arrière du crâne et s'exclama :
- Non mais, moi je faisais juste semblant, hein !
Sasuke et Akira échangèrent un regard entendu, le jeune garçon sortant prudemment de derrière son père brun. Naruto s'approcha du duo dans la cuisine et déposa un baiser dans la nuque pâle de son mari. Un peu vexé quand même de ne pas avoir vu le coup venir, il se pencha vers leur fils aîné et fronça légèrement ses sourcils blonds.
- Vengeance ! cria-t-il en empoignant soudainement son enfant par la taille et en lui faisant des chatouilles.
Akira se tortilla entre les puissants bras paternels avant de finalement éclater de rire sous les doigts chauds et joueurs qui s'enfoncèrent dans ses flancs. Quand donc son père blond avait-il découvert son point faible ? Il le connaissait de mieux en mieux, bien trop peut-être. Après une petite session de papouilles qui lui tira les larmes aux yeux, il se retrouva coincé en mode paquet de patate sur une épaule musclée et bronzée.
- Qu'est-ce que tu fais ? interrogea platement Sasuke, tout à ses préparatifs culinaires.
- Je vais jeter ce garnement dans le bassin pour avoir utilisé son genjutsu dans la maison et je reviens ! rigola Naruto.
Les yeux d'Akira s'agrandirent quand son frère et sa sœur se mirent à tournoyer autour de leur père.
- Attends Papa Gatchi, on va t'aider ! ajoutèrent-ils en chœur.
Le jeune garçon tenta de s'accrocher à son tourmenteur alors qu'il se retrouvait embarqué sans autre forme de procès dans le jardin. Il lança un ultime regard de détresse à son autre père qui le lui rendit sans sourciller.
- Il fallait t'y attendre, ajouta-t-il avec un léger sourire en coin.
Alors que le jardin résonnait de cris en tout genre, Akira priant pour sa survie, Sayuki et Makoto encourageant leur père, et d'éclats de rires, celui de Naruto plus grave et facilement identifiable, Sasuke repensa à ces deux ans écoulés. Leur mariage... où Iruka avait fini dans un état d'ébriété plus qu'avancé, chantant des chansons paillardes bras dessus bras dessous avec Tsunade, Kakashi et Shizune essayant vainement de mettre fin au massacre. Ce souvenir avait fort heureusement été immortalisé par la caméra que Sai avaient emmené.
L'arrivée d'Akira au sein de leur petite famille aussi... Si, au départ, les rapports avec Sayuki étaient tendus, peu à peu la petite fille avait accepté le jeune garçon, et depuis les trois enfants s'entendaient comme larrons en foire. Sayuki et Makoto avaient d'ailleurs régulièrement défendu leur grand frère contre les mauvaises langues, ou leurs camarades mal intentionnés, n'hésitant pas à user de leur jutsu familial, au grand désespoir d'Iruka.
Le garçon renfermé et sombre s'était peu à peu ouvert à eux et apaisé. Il n'avait jamais réussi à les appeler "Papa" ni Naruto ni lui, mais avait fini par adopter les surnom qu'utilisaient les jumeaux. Ils étaient devenus "Gatchi" et "Suke" pour lui, un peu poussé par Sayuki et Makoto, qui ne comprenaient pas pourquoi il s'ingéniait à les appeler Naruto et Sasuke. Sasuke s'était réellement attaché au jeune garçon, tout comme Naruto. Et ils étaient toujours surpris de découvrir les capacités étonnantes qu'il développait.
Contrairement aux craintes d'Iruka et de Kurenai, suite à la façon dont Yakumo Kurama, l'une des parentes d'Akira, héritière elle aussi du genjutsu du clan, avait tournée; Akira ne développait aucun trouble de la personnalité ni désordre mental lié à l'emploi de ses illusions. Sans doute parce qu'il était particulièrement bien entouré au sein de sa famille d'adoption : leur famille. Seule son apparente stature frêle et fragile, lui rappelant parfois Haku, inquiétait encore Sasuke. Le jeune garçon gracile mangeait pourtant bien, bon moins que les jumeaux qui étaient des estomac sur pattes, mais mangeait tout de même correctement, il y veillait tout particulièrement.
Le brun sourit en pensant au jour récent où les jumeaux et Akira avaient obtenu le grade de genin. Il était prêt à parier que c'était l'un des plus beau jours de la vie d'Iruka qui se débarrassait enfin des terribles garnements turbulents qui lui en avaient fait voir de toutes les couleurs. Il fallait dire que Sayuki et Makoto, du haut de leur sept ans, étaient bien partis pour faire mieux que leur oncle Itachi. Le chakra qu'il sentait s'accumuler dans leurs yeux signifiant clairement qu'ils ne tarderaient pas à s'éveiller au sharingan, un an plus tôt qu'Itachi, pourtant très précoce dans ce domaine.
Un plouf retentissant le tira de ses pensées et il ricana doucement en voyant son mari blond les fesses dans le bassin alors que les trois enfants riaient, bien au sec eux, sur la pelouse. Les grommellements vexés de son époux lui parvinrent entre deux exclamations joyeuses, celui-ci rentrant dans la maison et lui lançant un regard noir signifiant clairement qu'une remarque ne serait pas admise. Aussi dit-il simplement :
- Dépêches toi, on passe à table dans cinq minutes.
- On a rencontré notre sensei ! C'est cool, on est tous les trois dans la même équipe ! lança gaiement Makoto entre deux bouchées de riz.
Sasuke leva un sourcil interrogatif vers Naruto qui prit l'air innocent, avant d'expliquer :
- C'est plus prudent ! Comme ça y'en aura qu'un à se plaindre ! Non ?
- Il se plaindra trois fois plus... soupira le brun. Et qui est votre sensei ?
- Néji sensei ! répondit calmement Sayuki. Il a des yeux trop bizarres d'ailleurs, avec des veines tout autour.
- Néji ? reprit le brun à l'attention de son conjoint qui ricana narquoisement avant de répondre
- C'est pour ne pas qu'il s'ennuie !
- … Vu sous cet angle... il ne risque pas de s'ennuyer... c'est certain.
- En plus Néji n'osera jamais venir se plaindre ! poursuivi Naruto. Il est trop fier pour ça, et c'est pas dans son tempérament.
- … Ou il se plaindra à Gaara... dans tous les cas, ce n'est pas notre problème.
Reportant leur attention sur leur trois enfants qui poursuivaient leur récit de leur rencontre quasi-historique avec leur premier sensei, ils les écoutèrent se vanter de la façon dont ils avaient déjoués les pièges, enfantins pour eux, tendus par leur nouveau maître. Tous trois connaissaient déjà Neji, celui-ci venant régulièrement rendre visite à la petite famille, mais jamais il ne l'avait utilisé ses techniques ninjas et pour eux ça avait été un évènement à marque d'une pierre blanche.
- Maintenant qu'on l'a rencontré, j'espère que cette nuit, vous arriverez à dormir, parce qu'on a du mal à tenir à trois dans mon lit, lança Akira en jetant un regard accusateur aux jumeaux qui avaient la fâcheuse tendance de venir squatter son matelas pour un oui ou pour un non.
- Ah ! Oui, ben c'est pareil pour le notre, hein ! Vous commencez à être tous un peu trop grands pour venir dormir avec vos parents. Et puis vous avez vos lits à vous non ? renchérit Naruto.
Les baguettes des trois enfants se posèrent brusquement sur la table à la remarque paternelle et trois paires d'yeux s'ouvrirent démesurément avant de devenir suppliants.
- Mais Papa Gatchi... Quand on fait des cauchemars... ou qu'on a peur du noir... comment on va faire nous...
Le chœur des trois voix larmoyantes et enfantines qui s'éleva fit se lever le regard de Sasuke au plafond. La reconquête de leur lit par Naruto était loin d'être gagnée...
Sayuki se réveilla en sursaut, bousculant au passage Makoto venu se blottir dans son lit. Le petit brun ouvrit un œil ensommeillé et murmura d'une voix pâteuse :
- Qu'est-ce qu'y a ?
- Écoute ! Y'a quelqu'un qui crie ! Je suis sûre que c'est Papa Suke ! chuchota-t-elle sur le qui vive.
Tendant mollement l'oreille, le petit garçon perçut une plainte assourdie. La voix ne laissait aucun doute sur la personne qui semblait souffrir, confirmant les craintes de sa sœur.
La peur au ventre, ils se saisirent chacun d'un kunai et de leurs doudous respectifs avant de se précipiter le plus silencieusement possible au secours de leur père brun en détresse. Ils ignoraient pourquoi leur autre père ne réagissait pas, et craignirent le pire pour lui aussi. Ils arrivèrent rapidement à la porte de la chambre parentale, face à celle de la petite fille. Prudemment, ils poussèrent le battant se figeant devant le spectacle incompréhensible qu'ils surprirent.
Sasuke était nu à califourchon sur un Naruto, tout aussi nu, étendu sur le dos, les mains hâlées tenant les hanches pâles qui se tortillaient sur le bassin du blond. La couette bariolée, accumulée au bas des reins du brun, cachait à la vue des deux enfants la cause de la pseudo-souffrance audible de leur père. Choqués de voir que c'était leur autre père qui faisait du mal à leur Papa Suke, ils ouvrirent brutalement la porte, lançant leurs kunais en direction du blond, frôlant son nez au passage.
- Papa Gatchi ! Tu fais mal à Papa Suke ! Arrête !
Les deux parents se figèrent, se regardèrent choqués, avant de tourner dans un bel ensemble la tête vers le mur où s'étaient plantés deux kunai puis vers l'entrée de leur chambre où se tenaient, tout sharingan dehors leurs jumeaux, leurs doudous à la main.
- Oh... Merde ! lâcha Naruto.
Il n'eut pas le temps d'en dire plus. Son amant se détacha brusquement de lui, et rabattit sur eux la couette bariolée, non sans lui donner un coup de coude dans les flancs en marmonnant un "Caleçon" boudeur.
Devant l'air offusqué et angoissé de ses enfants, Naruto entreprit de les rassurer :
- Mais non, je ne faisais pas de mal à Papa Suke. Demandez lui...
Mais en tournant la tête vers l'autre côté du lit, il ne vit personne, son mari ayant disparu sous l'édredon à la recherche de leurs sous-vêtements respectifs. Soulevant un bout de la couette, il glissa un œil accusateur et souffla un "Lâcheur!" à l'homme de sa vie.
La réponse lui parvint, fortement assourdie par l'épais tissus molletonné :
- … dans ces situations là, c'est tes enfants... assume...
Il se sentait soutenu sur ce coup là, vraiment ça faisait plaisir.
- Pourquoi vous croyez que Papa Suke a mal ? demanda-t-il, espérant secrètement s'éviter une conversation délicate avec ses deux chérubins.
- On l'a entendu crier ! s'exclamèrent les bambins.
Naruto soupira et marmonna dans sa barbe inexistante :
- Je le savais que tu criais trop fort… Aie !
Un pincement violent sur sa cuisse lui signifia que son tendre époux avait parfaitement entendu ce qu'il venait de dire.
- Il criait mais euh... c'était euh... parce que je lui faisais du bien, tenta Naruto face aux deux visages transis tendus vers lui.
- Comment ça ? demandèrent-ils en chœur.
- Et bien euh... c'est parce que je l'aime très fort. Alors, je le lui montre euh... profondément ? Aie !
Un nouveau pincement se fit sentir. Bon, il n'avait qu'à s'y coller lui aussi, au lieu de se planquer sous sa couette comme une larve. Naruto souleva à nouveau un coin de l'édredon bariolé.
- Je te signale que là, j'ai à faire à deux sharingan... dans ces cas là, c'est tes enfants... moi je renonce. Et demain, je t'emmène à l'hôtel, grommela-t-il en frottant son épiderme maltraité.
La tête brune de Sasuke émergea des profondeurs abyssales du lit parental, un caleçon blanc orné de branches vertes atterrissant sans douceur sur les abdominaux musclés de Naruto. Effectivement, maintenant que son crétin d'époux le lui faisait remarquer, Sayuki et Makoto avaient les iris rougeoyants et dotés d'un tomoe noir.
- Depuis quand avez vous le sharingan ? demanda-t-il calmement.
Surpris, les jumeaux s'entre-regardèrent et posèrent une main sous l'un des yeux de leur vis-à-vis.
- Ouah ! La classe ! s'extasia Makoto.
- Presque comme ceux de Papa Suke ! constata admirative sa sœur.
- Bon maintenant que vous êtes rassurés de voir que Papa Suke va bien, vous pouvez retourner dans vos chambres. On en parlera demain, lança Naruto, plein d'espoir.
Mais il constata rapidement que ses paroles n'avaient pas été entendues, les jumeaux escaladant le lit et se faufilant entre eux deux. Obligeant Sasuke à déclencher son dôjutsu, Sayuki et Makoto se lancèrent dans un comparatif entre les leurs et celui de leur père. Le blond leva les yeux au plafond, maudissant le jour où ses petites merveilles avaient appris à sortir seules de leur lit.
Une petite voix ensommeillée se fit entendre, attirant l'attention de tous sur Akira qui se tenait à l'entrée de la pièce, vêtu d'un pyjama vert à grenouilles jaunes.
- Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi vous faites tout ce bruit ?
- Regarde Akira on a les shapingan ! s'exclama Makoto, montrant son œil d'un doigt.
- ShaRingan ! corrigea Sayuki.
Le plus vieux des enfants s'approcha du lit du côté de son père blond, montant sur le matelas, suivi de près par sa couette orange parsemée de tourbillons bleus qu'il traînait. Écrasant sans ménagement Naruto, il observa de plus près les yeux rougeoyants de son frère et sa sœur, installés entre leurs deux pères, finissant par se caler là lui aussi, entre les jumeaux. Naruto croisa le regard amusé de son amour qui lui fit un sourire d'excuse.
Le blond soupira et entreprit de se coucher confortablement, priant pour qu'aucun des marmots squatteurs ne le pousse hors du lit. Alors qu'il commençait à sombrer dans le sommeil, la voix d'Akira lui fit dresser une oreille alarmée :
- Mais pourquoi tu criais Suke ?
- C'est des histoires de grandes personnes. Vous comprendrez quand vous serez plus grand, répondit laconiquement Sasuke.
Naruto fulmina de ne pas avoir pensé à cette réponse avant, et jeta une œillade meurtrière à l'élu de son cœur.
- Mais c'est vrai, tu es sûr que tu n'as pas mal ? s'enquit Sayuki inquiète.
- Parce que si Papa Gatchi t'as fait mal, moi je te vengerais ! lança Makoto avec hargne.
- Mais pourquoi Gatchi ferait du mal à Suke ? Il l'aime non ? questionna Akira.
Avec un soupir découragé, l'adulte brun rassura tout son petit monde :
- Oui il m'aime... et oui je vais bien, ne vous inquiétez pas. Je peux me défendre tout seul vous savez !
Peu de temps après, les trois enfants dormaient quand la voix grave de Sasuke dit doucement :
- Il va vraiment falloir qu'on se rachète un lit plus grand... beaucoup plus grand...
- Et qu'on insonorise la chambre... suggéra le Hokage.
Les mains de leurs bras passés sur la taille des trois enfants qui sommeillaient entre eux deux se joignirent, leurs index et leurs majeurs se nouant les uns aux autres.
~ oOo ~
- Regarde un peu où tu mets les pieds ! T'a failli écraser mon Père Noël ! s'exclama Akira outré.
- Mais quelle idée de le foutre là aussi ! rétorqua Makoto.
- Tires pas sur ma guirlande, baka ! rugit Sayuki.
- Ah, mais faites un peu attention vous allez finir par renverser le sapin ! A ce rythme, il n'y aura bientôt plus d'aiguilles dessus, tempêta Naruto.
Sasuke faisait tranquillement la cuisine. Fraîchement revenu d'une mission le matin même, il l'avait expédiée en deux temps trois mouvements, s'attirant un tout petit peu les foudres de Naruto au passage; parce que bon, il avait eu la main un petit peu lourde pour pouvoir rentrer au plus vite. Mais, il était hors de question qu'il passe les fêtes loin de sa famille. Tous les ans ils fêtaient Noël et le jour de l'an tous ensemble; pas question que cela change, juste à cause d'un quelconque renégat. Et tant pis pour les dommages collatéraux...
Du coin de l'œil, il surveillait la décoration du sapin. L'arbre qui, comme tous les ans, touchait le plafond et prenait bien trop de place dans le salon. Mais rien à faire, Naruto s'ingéniait toujours à ramener le plus beau et le plus gros des arbres. Et là, ils étaient tous les quatre en train de décorer le résineux, complètement n'importe comment selon lui. Mais bon, ça ne changeait pas vraiment de d'habitude ça non plus.
Quand on les voyait comme ça, tous emmêlés dans les guirlandes multicolores, on avait du mal à croire qu'il s'agissait du plus puissant Hokage du monde ninja, et de ses trois enfants, véritables prodiges. Akira du haut de ses onze ans était chunin depuis un an, Sayuki et Makoto depuis un mois et ce dés l'âge de neuf ans. Il fallait dire que Naruto et lui-même n'avaient que vingt-six ans et n'étaient pas encore trop marqués par les années et les combats.
Profitant que les autres membres de sa petite famille se soient absentés, le brun prétexta devoir aller redresser une photo posée de travers sur la cheminée pour passer devant le sapin richement décoré. Du bout du doigt, il redressa une guirlande qui pendait un peu trop à son goût et il intervertit deux boules colorées. Il s'apprêtait à repositionner l'étoile qui penchait un peu au sommet de l'arbre quand un grand cri le fit sursauter :
- Ah ! On t'as vu !
Se retournant brutalement, il vit ses enfants et son époux le pointer du doigt en riant. Ces abrutis s'étaient cachés dans le vestibule puis derrière le canapé, guettant le moindre de ses gestes pour le surprendre en pleine réorganisation des décorations, masquant leur chakra. Vexé de s'être fait surprendre, il tourna la tête du côté opposé à ces traîtres qui osaient se prétendre de sa famille, et redressa la photo sur la cheminée avant de se diriger d'un pas raide vers sa chambre.
- Sas'ke ! Allez, c'était pour rire ! supplia Naruto en emboîtant le pas à son brun offensé jusque dans leur chambre.
Il tenta de prendre son conjoint dans ses bras, mais se retrouva le nez collé au battant de bois qui séparait sa chambre du couloir.
- Sas'ke ! Ouvre -moi ! Allez teme ! Mon chéri ! Mon chaton ! Ma grenouille en sucre ! Ma ramen d'amour !
La porte s'ouvrit avec fracas lui faisant faire face à deux sharingan agressifs.
- Appelles moi encore une fois comme ça... et tu es mort ! C'est clair ?
Dépité, Naruto rebroussa chemin, regrettant de ne pas avoir réussi à dérider l'amour de sa vie. Avec un soupir désabusé, Sasuke sentit sa rancune fondre comme neige au soleil devant la triste mine de sa moitié. Pourquoi n'arrivait-il jamais à lui en vouloir bien longtemps ? Quittant la chambre, il rejoignit ses enfants et son mari dans le salon, leur proposant de sortir faire un bonhomme de neige. Il s'approcha de son blond tout penaud qui n'osait trop rien dire et déposa spontanément un baiser léger sur les lèvres charnues, en signe de réconciliation.
Chaudement emmitouflée, toute la petite famille était dans le jardin, les pieds dans la neige. Les enfants s'extasiaient, comme chaque année, sur la beauté du manteau blanc qui enrobait la maison et le village. Les trois gamins se lancèrent, enthousiastes, dans la confection d'un bonhomme de neige, encouragés et aidés dans leur tâche par un Naruto aux anges. Plus les années passaient et plus le bonhomme de neige était gros tant l'entrain du quatuor infernal était flamboyant.
Sasuke frissonna, tapant du pied sur le sol gelé. Malgré ses cache-oreilles, il sentait que ses lobes allaient finir par tomber ainsi que le bout de son nez. Pourquoi ne partiraient-ils donc pas fêter Noël à Suna pour changer ? Il avait besoin de soleil et de chaleur, l'hiver n'était vraiment pas sa saison préférée. Une boule de neige s'écrasa sur son épaule le tirant de ses pensées. Il plissa les yeux, ses orbes sombres passant alternativement sur ses trois enfants qui étaient morts de rire et son compagnon qui leva les mains en signe d'innocence.
Ah, ils voulaient la guerre ? Pas de problème, il était leur homme ! Se penchant vers le sol, il ramassa une quantité raisonnable de neige qu'il amalgama dans ses paumes en une boule bien compacte. D'un coup de poignet habile, il lança son projectile vers ses trois têtes blondes, pas toutes si blondes que ça, et pour son plus grand plaisir celle-ci ricocha sur les deux plus petites avant de s'écraser sur la plus grande.
Les enfants ne perdirent pas de temps à riposter et une jolie bataille rangée commença entre les trois enfants et leur père. Naruto, ne voulant pas être en reste, se rangea sans aucune hésitation aux côtés de son époux. Histoire de faire bonne mesure, il fit apparaître un clone qui leur prêta main forte afin qu'ils soient trois contre trois. D'éclats de rires en exclamations offusquées quand les boules faisaient mouches, l'affrontement prit la tournure d'un joyeux désordre.
- … Atchiiii !
Sasuke éternua et un silence catastrophé s'en suivit. Le clone disparut dans un nuage de fumée et Naruto porta sa main, qu'il sortit vivement de son gant, sur le front pâle.
- Mais... Tu es gelé ! constata le blond, la bataille de boules totalement oubliée.
- Akira aussi a les joues toutes froides ! s'exclama Sayuki, sa voix frisant la panique.
Avant même que Sasuke ait put dire quoi que ce soit, il se retrouva empaqueté dans les bras de son conjoint, porté comme une princesse vers l'intérieur de la maison.
Les jumeaux empoignèrent à leur tour sans ménagement chacun l'un des bras de leur grand frère et prirent le même chemin, angoissés et paniqués. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Sasuke et Akira se trouvèrent assis sur le canapé, soigneusement emmitouflés dans la couette bariolée du brun, Sayuki et Makoto les encadrant soucieux, les frottants à travers l'édredon, leur demandant s'ils avaient bien chaud, jetant un katon dans la cheminée pour raviver le feu qui se transforma en véritable brûlot sous l'effet de leurs jutsus conjugués.
Naruto arriva les mains chargées d'un plateau sur lequel reposaient deux tasses de chocolat bien chaud. Il tendit à son amour son mug personnel, celui qui était jaune avec une farandole de grenouilles vertes et de ballons colorés, et à son fils aîné un mug rouge à petits pois blancs. Les deux pseudos malades tentèrent vainement de raisonner les trois autres, mais durent abandonner rapidement. Ils échangèrent un regard désabusé. De toute façon, c'était toujours comme ça.
Sayuki, Makoto et Naruto ne tombaient jamais malades, et quand ils étaient blessés, ils cicatrisaient immédiatement, ce qu'ils avaient rapidement remarqué dés les premiers pas et les premières chutes des deux enfants. Si pour Naruto c'était normal puisqu'il bénéficiait du chakra de Kyuubi, personne ne comprenait pourquoi les jumeaux possédaient cette même capacité régénératrice, alors qu'ils n'avaient pas la moindre trace du chakra démoniaque en eux. Le bijuu lui-même ne l'expliquait pas. Tsunade avait fait la supposition que les fœtus ayant baignés dans le chakra démoniaque pendant près de neuf mois, ils en avaient retirés quelques bénéfices.
Akira et Sasuke étaient donc les seuls de la maison à tomber parfois malade et à devoir de temps à autres être en convalescence le temps que leurs blessures guérissent. Même si c'était rare, les trois autres s'affolaient toujours, un simple rhume prenant alors des proportions démesurés. Le brun se souvenait encore de la fois où il avait eu la mauvaise idée d'attraper la grippe. Non content de l'avoir littéralement séquestré dans leur lit, le menaçant de l'y ligoter avec des fils ninja si nécessaire, Naruto ne l'avait pas quitté une seule seconde, laissant à Shikamaru assisté d'un clone la gestion du village et envoyant Sayuki chercher Tsunade.
La médic-nin était arrivée complètement affolée par le discours alarmiste de sa filleule qui pleurait toutes les larmes de son corps, pensant son père à l'article de la mort. Autant dire qu'elle avait été bien soulagée de le trouver seulement légèrement fiévreux et courbaturé, allant même jusqu'à se moquer gentiment de lui qui été si bien gardé, Makoto, Akira et Naruto ayant pris place dans le lit à ses côtés, Sayuki se jetant sur lui éplorée dés qu'elle avait mis un pied dans la pièce.
La semaine suivante, par un mauvais coup du sort, ou bien une sacrée propagation de microbes, ce fut au tour d'Akira d'attraper la grippe. Et bien sûr, le jeune garçon fiévreux et mal en point prit place dans le lit parental, entouré cette fois encore de son père blond, ainsi que de son frère et sa sœur que Sasuke n'avait pas réussi à déloger tant ils étaient inquiets pour l'aîné. Naruto avait dorloté son fils comme si c'était les derniers jours de celui-ci sur cette terre. Et rien de ce qu'il avait pu dire n'avait rassuré son mari et les jumeaux, veillant nuit et jour sur le malade.
Ils avaient donc fini par en prendre leur parti, laissant les trois autres les dorloter plus que de raison aux moindres symptômes suspects, et se laissant examiner sous toutes les coutures à chaque retour de mission par un Naruto inquiet qui ne laissait pas passer la moindre égratignure, usant et abusant du désinfectant, des bandages et des crèmes cicatrisantes; arguant qu'une infection pouvait survenir de la moindre petite blessure, et qu'il valait mieux prévenir que guérir.
Quand Akira s'était égratigné le genoux en tombant dans le jardin, le remue ménage pour les trois gouttes de sang versées avait été phénoménal, Naruto en tête prenant son fils dans ses bras et le déposant sur le canapé, soignant la microscopique blessure avec rien moins que trois clones, deux bandages de cinq mètres chacun, un kilo de coton, une bouteille de désinfectant indolore et un énorme pot de crème cicatrisante. C'était à peine si le jeune garçon pouvait encore marcher avec l'énorme pansement, un père poule aux aguets et deux jumeaux à ses côtés.
Il avait fallu à Sasuke toute la patience du monde pour réussir à convaincre son crétin personnel de le laisser refaire un pansement plus adapté le lendemain. Quand une fois, il avait demandé à son époux pour quelles raisons il en faisait autant à chaque fois, celui-ci lui avait simplement répondu :
- J'ai trop souvent failli te perdre pour supporter que cela arrive encore. Et je ne veux pas risquer de perdre un des enfants non plus. Tu ne sais pas ce que c'est que d'être impuissant dans ces moments là et de n'avoir plus qu'à prier.
Il n'avait rien su répondre à ça, il l'avait simplement embrassé avant de le laisser le chouchouter.
Le lendemain matin, Sasuke fut réveillé par un Naruto en pleine forme et impatient d'ouvrir les cadeaux. Il avait eu toutes les peines du monde à l'empêcher de tout déballer la vieille au soir, tant celui qui portait le titre de Rokudaime était excité comme une puce. Il avait dû user de son corps pour détourner son attention, heureusement que malgré les années, le désir qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre ne s'était pas émoussé, à croire qu'il subissait encore des poussées d'hormones.
La sonnette du portail retentit faisant bondir de joie les trois enfants qui se précipitèrent pour accueillir Iruka et Kakashi, les traînant jusqu'au salon où les cadeaux posés au pied du sapin attendaient toujours d'être déballés. Sasuke ignora le regard suppliant de Naruto, des jumeaux et d'Akira, qui mourraient d'envie de se jeter sur les paquets, arguant que c'était aux invités de lancer les hostilités. Sans perdre une minute, son blond mit d'autorité un paquet entre les mains de celui qu'il considérait comme un père alors qu'Iruka n'avait même pas retiré son manteau.
Son ancien instituteur eut un moment de flottement, pressé par quatre voix formant un chœur d'encouragements assourdissants. Il soupira, légèrement découragé. Même avec les années, l'entrain de Naruto ne semblait pas faiblir pour certaines choses. Il prit tout de même tout son temps pour s'installer et ouvrir le cadeau, après tout c'était une sorte de petite vengeance personnelle pour tous les soucis que ces quatre là lui avaient causés.
Le rituel annuel s'instaura, quatre paires d'yeux brillants surveillant le moindre de ses gestes, prêts à bondir sur leurs cadeaux respectifs dès que le premier tout petit coin de scotch ou de papier serait décollé ou déchiré. Dès qu'Iruka fit le geste fatal, la zizanie la plus complète se déclencha, Kakashi souriant derrière son masque et Sasuke observant la scène d'un œil blasé. Comme toujours, après une cacophonie bruyante, trois enfants et un adulte pressèrent l'Uchiwa d'ouvrir à son tour ses présents, se disputant presque pour savoir lequel il devrait ouvrir en premier.
Posant son unique œil visible sur le quatuor infernal, Kakashi demanda tranquillement à son ancien élève comment Néji s'en sortait avec Sayuki, Makoto et Akira. Sasuke sourit fièrement avant de répondre d'un ton narquois :
- Il survit. Il est très occupé...
- Je crois que je n'aimerais pas être à sa place, j'ai assez donné avec vous deux... soupira le ninja copieur.
- … Non, vous n'aimeriez pas...
- Je confirme. soupira Iruka qui n'avait rien perdu de la conversation et qui se souvenait encore de l'époque où il avait les trois gamins à l'académie.
Une fois tous les paquets déballés, et il y en avait en grande quantité, le calme revint peu à peu dans le salon chaleureux. Comme à son habitude, Naruto avait gâté ses trois enfants, et Sasuke se demanda où diable il allait bien pouvoir caser tout ça. Chaque année, le tri était fait, faisant la joie de l'orphelinat. Il se retrouvait lui même avec son lot de présents plus ou moins extravagants. Mais sa petite satisfaction personnelle était de mettre en toute discrétion, sans même que Naruto ne le remarque, les cadeaux utiles et pratiques qu'il avait acheté dans le plus grand secret pour son époux.
La joie intense, qui irradiait la figure marquée de trois cicatrices parallèles pareilles à des moustaches, quand Naruto découvrait ses présents sous l'arbre de sa part n'avait pas de prix aux yeux du brun, qui avait fini par trouver que c'était effectivement un bon moyen de lui exprimer la profondeur de ses sentiments. Après tout, il ne serait jamais du style à déballer sans arrêt ce qu'il ressentait, mais ce genre de petits gestes marquaient leur quotidien et parlaient pour lui.
Après l'ouverture des cadeaux, il y eut la non moins traditionnelle arrivée massive des amis. Tsunade et Shizune, Gaara et Néji, Sai et Yamato accompagnés de leurs compagnes respectives Tenten et Ayame, se joignirent à la famille additionnée de Kakashi et Iruka. Tout ce petit monde prit ses aises dans le salon et resta pour le repas de midi jusque tard dans la soirée, profitant du plaisir de se retrouver tous ensemble, Sai ne manquant jamais d'immortaliser ces instants que se soit avec sa caméra ou ses pinceaux.
~oOo~
Sur une pelouse printanière, un grand soleil dardant ses rayons sur le village et ses alentours, une grande nappe colorée avait trouvée sa place sous l'un des cerisiers fleuri. Tout Konoha était en fête, célébrant Ohanami, la fête des cerisiers en fleurs. Le Rokudaime Hokage avait redonné ses lettres de noblesse à la tradition oubliée, organisant un pique-nique géant pour l'occasion.
Les rumeurs des conversations bruissaient sous les arbres aux pétales rosées, tous les villageois vêtus de façon traditionnelle, portant leurs plus beaux kimonos.
Sasuke, était assis sur la nappe, enveloppé dans un kimono dont la finesse des décors et le tissu de prix faisaient baver d'envie bien des kunoichis. Le bas du vêtement était noir sur une large bande, orné d'une multitude de grues aux ailes déployés dans des tons beiges clair et blancs accompagnés de quelques ramures d'un vert profond. Suivait ensuite un aplat blanc, qui remontait de sous ses genoux jusqu'à sa taille, décoré des mêmes oiseaux mais en moindre quantité et agrémentés de kanjis noirs qui se détachaient parfaitement sur le fond immaculé. Les manches longues et larges reprenaient l'alternance des oiseaux, s'étalant sur le tissu blanc d'un côté et noir de l'autre. A partir de la taille, le vêtement était intégralement noir, le symbole du clan Uchiwa, l'éventail rouge et blanc, se détachant nettement entre les omoplates.
Son teint pâle et sa chevelure noir de jais rebiquant sur sa nuque, dont deux mèches un peu plus longues encadraient son visage altier, étaient particulièrement bien mis en valeur. Il était tout simplement magnifique, en tout cas pour l'homme installé à ses côtés. Naruto portait pour sa part un kimono bleu foncé, un renard à neuf queue orangé, accompagné de volutes de fumée rebrodés sur le tissu dans son dos, le dessin débordant sur l'arrière de ses manches. Et il était bien content de s'être débarrassé, au moins pour aujourd'hui, de sa tenue d'Hokage.
Les orbes sombres de Sasuke se posèrent sur celui qui était son mari depuis maintenant six ans. Les années l'avaient embelli, faisant ressortir cette maturité qui ne se voyait pas avant sur le visage hâlé et marqué de trois cicatrices parallèles pareilles à des moustaches. On était bien loin du genin dissipé et turbulent qu'il avait connu, même si par moments son côté enfantin ressortait fortement. Mais c'était aussi pour ça qu'il l'aimait. Et là, il le trouvait particulièrement beau, le soleil animant de reflets d'or sa tignasse courte et indomptable.
- Tu as vu ? On voit les poteaux du terrain où on s'est entraînés pour la toute première fois avec Kakashi…
La voix grave et rauque de Naruto le sortit de sa contemplation. Tournant la tête, Sasuke vit les fameux piquets de bois et eut un léger sourire en repensant à ce jour là.
- Oui. D'ailleurs, si tu te souviens bien Naruto, tu as fini attaché à l'un d'entre eux. Et toi Sasuke, je t'ai enterré, ne laissant que ta tête dépasser, lança près d'eux Kakashi goguenard, se détournant un instant de son compagnon, Iruka.
Les deux garçons sourirent au souvenir. Sur le grand tissu à damier rouge et blanc, leurs jumeaux étaient confortablement assis en face de leurs parents, vêtus de kimonos aux dessins naïfs et enfantins. Sayuki en portait un rose clair rehaussé de fleurs colorées, ses longs cheveux blonds coiffés de façon traditionnelle. Makoto, quand à lui, en portait un vert d'eau uni, le symbole du clan Uchiwa se découpant clairement dans son dos. Les cheveux bruns de leur fils rebiquaient sur la nuque pâle, tout comme ceux de son père auquel il ressemblait toujours traits pour traits, du haut de ses onze ans, hormis ses yeux d'un bleu limpide pourtant capables d'utiliser le Sharingan.
- Oh c'est vrai Papa Gatchi ? Tu t'es retrouvé attaché ? lança leur fils, moqueur.
- Comment ça se fait ? Je croyais que tu étais le plus fort ? demanda Akira, vêtu d'un kimono aubergine agrémenté de nuages blancs, ses longs cheveux violet cascadant dans son dos, ornés de barrettes multicolores que sa soeur s'était amusée à lui mettre.
Âgé de maintenant treize ans, le jeune adolescent était maintenant Junin, pour la plus grande fierté de ses parents, et au grand dam de ses frères et sœurs qui n'avaient pas encore un tel niveau, leurs pères ayant ralentis un peu leur montée en grade malgré le développant continu de leurs capacités. Les jumeaux étaient quand même Chunin et leurs parents n'étaient pas pressés de les voir partir sur des missions de rang trop élevés.
Un éclat de rire unanime secoua les amis du blond réunis autour d'eux à la question innocente d'Akira. Ino fut la première à prendre la parole :
- Oh oui, il est le plus fort, maintenant. Mais, plus jeune c'était une autre histoire.
Et chacun y alla de sa petite anecdote sur Naruto Uzumaki, le cancre et blagueur invétéré de leur enfance, pour la plus grande joie des trois enfants.
Naruto se renfrogna, ronchonnant que sa crédibilité auprès des générations futures était mise à mal. Il se calma en sentant une main fine se poser sur la sienne et entremêler leurs doigts. Levant les yeux, il tomba sur le visage altier du centre de son univers qui lui sourit doucement, le soutenant silencieusement. Il était content de voir que celui-ci ne se moquait pas de ses divers malheurs, bourdes et autres choses du même acabit, même si cela le surprenait un peu.
Suigetsu, assis non loin de là sur une autre nappe, ne résista pas à la tentation d'intervenir.
- Oh mais ce que vous ne savez pas, c'est que Sasuke nous en a fait de belles lui aussi à une certaine époque.
Un regard meurtrier de ce dernier n'empêcha cependant pas l'ancien déserteur, en couple avec Ino du clan Yamanaka, libéré tout comme son camarade Juugo des prisons du pays du Fer et intégré dans les forces de Konoha, de poursuivre.
- Hein ? Jûgo ! Tu te souviens quand on lui parlait pour se rendre compte que finalement il dormait, assis ou debout ? Ou bien quand on a été chercher l'épée de Zabuza, quand il s'est planqué derrière une caisse de bois pour ne pas être vu d'un gamin ?
- A cette époque, il n'y avait que moi qui pouvait le soigner. Il refusait catégoriquement que toi ou Karin vous vous en chargiez... dit placidement le géant roux, un moineau posé sur l'épaule et sa main tenant celle de son compagnon, Kankouro.
Lui aussi avait été intégré au village et aidait à l'académie, seul le Sharingan et les insectes du clan Aburame pouvant venir à bout de ses crises de folie meurtrière. Il coulait enfin des jours, comme il l'avait toujours voulu, calme, paisible et rassuré. Lui et Kankouro s'étaient rencontrés lors de l'une des visites répétées du Hokage de Suna. Ils s'étaient tout de suite très bien entendus, le marionnettiste finissant par le convaincre qu'il pouvait être aimé.
Sai qui fournissait un appui de deux doigts à sa fille faisant ses premiers pas, ne put s'empêcher une petite remarque, se mêlant à la conversation.
- Et bien Sasuke-kun, je ne t'aurais jamais imaginé sous cet angle là. En fait, tu étais déjà une marmotte avant d'être enceinte !
Sa femme, Tenten, lui assena une tape sur la tête.
- On voit bien que tu ne sais pas ce que c'est toi !
Ino intervint toute contente et joyeuse :
- Au fait, je vous ait pas dit ! Suigetsu et moi attendons un heureux évènement : Je suis enceinte !
Les félicitations fusèrent de toutes parts, chacun y allant de son commentaire plus ou moins joyeux et parfois tendancieux.
Naruto tapota l'épaule du ninja d'eau et lui dit sur le ton de la confidence :
- Félicitation. Je suis très content pour vous ! Bon courage ! Tiens prêt à devoir faire courses improbables en plein milieu de la nuit, et à jongler avec les hormones ! Tu savais toi que ça donnait des sautes d'humeur terribles ? En cas de besoin, surtout... ne m'appelle pas, moi j'ai déjà donné !
Ino se tourna vers Sasuke qui la félicita chaleureusement avant de rajouter :
- N'oublies pas de t'acheter de la crème anti-vergetures... c'est très moche, et ça reste en plus...
Soudain inquiète la future mère demanda :
- Tu en as eu beaucoup ?
- Seulement cinq, et elles sont toutes petites. On les voit à peine, mais il en fait encore toute une histoire. répondit Naruto à la place de son époux. Et puis moi, je trouve ça joli, c'est la preuve qu'il a porté la vie...
- … Tsss... Usuratonkachi... grogna le brun.
- Et puis niveau cicatrices, c'est loin d'être les pires que tu ais ! lança Tsunade avachie langoureusement sur les genoux de Shizune.
- … Les autres sont dues à des combats, ce n'est pas la même chose ! rétorqua le plus vieux des Uchiwa.
Se penchant à l'oreille pâle de l'amour de sa vie, le jinchuriki lui souffla tendrement :
- Pour moi, ça c'est le plus beau de tous les combats que tu ais mené.
Puis il se pencha pour ravir les lèvres fines et à peine rosée de sa moitié, souriant doucement en entendant leurs enfants protester devant cet étalage de tendresse, dont ils étaient exceptionnellement exclus, et qu'ils jugeaient trop fréquent.
Sayuki, Makoto et Akira embarquèrent le fils de Kurenaï et Asuma et partirent jouer plus loin avec lui. Shikamaru délaissa un instant Témari pour leur demander de faire attention. Son ancien maître décédé au combat lui avait confié la formation de son futur enfant, et depuis le Junin et conseiller de l'actuel Hokage se montrait très protecteur avec le bout de chou. Gai, avec qui Kurenai avait refait sa vie depuis quelques années, intervint, conseillant au manipulateur d'ombres de laisser les jeunes pousses profiter de la fougue de leur jeunesse printanière.
Témari lança un regard amusé vers son frère qui le lui rendit. Il n'y avait qu'à Konoha qu'on trouvait ce genre de spécimens. Ce dernier sentit son compagnon se détendre dans son dos, se permettant même d'aller jusqu'à poser son front sur son épaule. Neji souffla à mi-voix :
- Rappelle moi de ne plus vouloir être sensei...
- Ça a au moins le mérite de t'occuper quand je suis à Suna, non ? répliqua tranquillement le Kazekage, effleurant d'une paume tendre les longues mèches brunes.
Hinata sourit à Gaara.
- C'est vrai que depuis, il n'a plus eu le temps de s'ennuyer. Il n'a plus le temps de s'apitoyer sur ton absence. dit la jeune femme.
Kiba, allongé sur les genoux de sa femme ne put s'empêcher de rigoler alors qu'Akamaru était parti surveiller les enfants. Il n'enviait pas le sort de son presque beau-frère. Les enfants de Naruto et Sasuke étaient vraiment à leur image : imprévisibles et doués.
Un pleur vagissant coupa court aux conversations, attirant tous les regards vers Ayame qui portait dans ses bras le fruit de son mariage avec Yamato : leur fils Ichiyo. D'un geste maternel, la jeune femme découvrit l'un de ses seins, y plaçant le bébé qui se mit à téter goulûment. Une exclamation d'adoration se fit entendre, Lee s'adressant à sa compagne, Kurotsuchi, d'une voix pleine d'enthousiasme :
- Regarde, ma petite fleur ! Je veux moi aussi des enfants ! Une tablée d'enfants ! Ils symboliseront l'énergie de notre jeunesse rayonnante et de notre printemps flamboyant.
La jeune femme fronça les sourcils et rétorqua d'un ton sans appel :
- Fais en déjà un et après on en reparle !
- Avoir un enfant est une lourde responsabilité... je sais de quoi je parle... mes insectes sont comme mes enfants. lâcha platement Shino, qui entourait de ses bras la taille épaissie par une grossesse en cours de sa fiancée, Matsuri.
Konohamaru poussa un cri offusqué quand sa coéquipière Moegi lui piqua le dernier paquet de chips au bacon.
- Tais-toi ! C'est pour mon Choji ! dit-elle, coupant court à toutes récriminations de la part du jeune homme.
- Oh merci ma chérie ! s'exclama l'héritier Akimichi quand la jeune fille lui tendit le sachet de son met préféré.
Vexé de s'être vu ôter le pain de la bouche ainsi, le petit-fils du Sandaime se tourna vers sa fiancée, Hanabi Hyuga. Celle-ci ne vit cependant pas l'air de chien battu qu'arborait le jeune homme, fascinée par les récits épiques et drôles d'Anko et Gemna, le couple s'amusant à raconter toutes les petites anecdotes qu'ils connaissaient sur les autres ninjas du village.
Espérant trouver un soutien auprès de son autre coéquipier, Konohamaru se dirigea vers Udon, le trouvant en train de feuilleter des magasines pour adultes en compagnie de leur ancien sensei, Ebisu.
- Je le savais que vous étiez un pervers en fait !
La voix moqueuse de Naruto fit sursauter les trois complices et Ebisu se redressa, relavant d'un doigt ses lunettes noires sur son nez.
- Pas du tout ! J'enseigne juste l'anatomie féminine à mes élèves. déclara celui-ci d'un ton sévère.
- Oh ! Je comprends ! C'est pour ça qu'Udon et vous vous espionnez souvent les femmes dans les onsens ! s'exclama le jinchuriki avant de partir en courant, poursuivit par un Ebisu remonté à bloc.
Sasuke leva les yeux au ciel, se disant que malgré tout certaines choses ne changeraient jamais, non vraiment jamais. Ses orbes sombres naviguèrent sur l'assemblée confortablement installée sous les arbres, et un vrai sourire heureux étira ses lèvres. Son regard se porta au loin, vers la Stèle des Héros qu'il discernait. Le vent souffla, faisant tournoyer autour de lui des poignées de pétales de cerisiers. Derrière la rumeur des conversations, il entendait les rires et les éclats joyeux des voix de ses enfants. Il avait bien fait de rester. Il avait trouvé sa voie, le chemin qu'il souhaitait parcourir... Même s'il avait fallu pour cela qu'il emprunte des... chemins de traverses.
- Fin -
Commentaires des auteurs bouleversées :
Ça y est, c'est fini ! Trois mois à vivre vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec eux et plus de six mois à lire chaque semaines vos reviews... on va se sentir seules. En tout cas, on espère que ça vous aura plu. Nous on s'est bien amusées à l'écrire, on a beaucoup rit, vraiment beaucoup, beaucoup de transmission de pensées aussi, quelques larmes pour Yzan et son petit coeur fragile et pour Lili beaucoup de transpiration sur l'écriture des lemons... Une véritable écriture à quatre mains et deux cerveaux, fort pratique les deux cerveaux, sans parler des recherches incessantes et approfondies diverses et variées (des carreaux de la salle de bains de Naru et Sasu, en passant par le choix des kimonos, la césarienne, les odeurs, les prénoms, les fiches des personnages et des clans, les tomes des mangas... bref chaque détail ou presque).
Pour tous ceux qui se poseraient la question, les jumeaux suivent en fait la même progression qu'Itachi mais avec parfois un an d'avance. Ce sont de purs génies ! Quand à Akira, fruit de notre imagination collective, on a suivit les grandes lignes de l'histoire du clan Kurama en y ajoutant notre grain de sel, et on a trouvé plus simple de le faire progresser en même temps que les jumeaux.
On vous fait un rapide récapitulatif des couples que vous avez aperçu dans ce bonus, juste pour le plaisir des yeux :
Gaara-Neji
Sai-Tenten : ont une petite fille et sont mariés.
Yamato-Ayame : ont un petit garçon, sont mariés. Ayame est la fille du chef Teuchi, le patron de l'Ichiraku.
Kakashi-Iruka
Tsunade-Shizune : Tsunade a soixante-quatre ans à la fin du bonus.
Shikamaru-Témari.
Kiba-Hinata: sont mariés.
Suigetsu-Ino : Attendent leur premier enfant.
Jûgo-Kankouro : le plus improbable. Avouez que vous vous y attendiez pas !
Gai-Kurenai : Kurenai a eu un fils avec Asuma, mais Asuma est mort.
Choji-Moegi.
Shino-Matsuri : attendent leur premier enfant. Matsuri vient du pays du vent, c'est la première disciple de Gaara.
Lee-Kurotsuchi : Elle vient du pays de la Terre, c'est la petite fille du troisième Tsuchikage et la petite soeur de Deidara.
Konohamaru-Hanabi : sont fiancés. Hanabi est la petite soeur d'Hinata.
Gemna-Anko: oui, on avait envie de les mettre ensemble eux aussi.
Udon et Ebisu : ne sont pas en couple, mais juste amis. Ils sont célibataires et bien partis pour prendre la place de Jiraya sur le podium du plus grand pervers de Konoha.
Bureau des plaintes et réclamations des personnages martyrisés :
Kankouro arrive furax vers les auteurs et hurle :
- Moi ! Avec Jûgo ! Non mais ça va pas bien dans vos têtes ! Je lui arrive à l'épaule ! Et qui est le seme ? Non parce que en Uke je vais finir écrasé, moi !
Jûgo arrive tranquillement, son moineau toujours sur l'épaule.
- Moi ? J'ai trouvé l'amour avec lui ? Vous êtes sûres ? Je sens comme une envie de meurtre monter là, tout à coup !
Le géant commence à se laisser recouvrir par les stigmates du sceau maudit.
Les deux auteurs paniquées s'écrient :
- Ahhh ! Non, pitié, pas nos ordis ! Sasu, au secours, viens nous sauver !
Le dit Uchiwa leur lance un regard glacial avant de leur dire d'un ton goguenard :
- Moi ? Vous aider ? Après tout ce que vous m'avez fait subir ? Vous rêvez en couleur ! Vas y Jûgo ! Envoi moi tout ça au tapis, je te couvre ! Je clamerais ton innocence pour ces deux meurtres que j'aurais dû commettre moi-même depuis un moment déjà !
Lee se jette devant les futures victimes et s'exclame :
- Non ! Pour une fois que je suis en couple avec un fille bien et mignonne qui ne soit pas Sakura ! Pitié pour elles !
Ino arrive, armée d'un rouleau à pâtisserie :
- Pitié ? Jamais ! Je suis en cloque d'un sushi moi, avec leurs conneries !
Suigetsu arrive en buvant à sa gourde, et ricane en faisant remarquer :
- Pour une fois que je suis pas avec la rouquine... une blonde, ça change !
Naru bougonne dans un coin :
- Moi aussi je voulais être en couple avec Ayame... j'aurais eu plein de ramen gratuits. Sasu il veut pas m'en faire tous les jours.
Tous s'en vont laissant derrière eux, Néji, Akira, Sayuki et Makoto. Voyant ça, Néji panique et se précipite après les autres en criant :
- Attendez moi ! Me laissez pas tout seul avec eux ! Ces deux folles ont crées des monstres ! Gaaraaaaa ! Sauve moi !
Sayuki et Makoto enclenchent leur sharingan et Akira utilise son genjutsu sur les lecteurs :
- Reviewez ! Ou nous nous vengerons ! Nous sommes des Uchiwa, la vengeance ça nous connaît !
Spéciale dédicace à Titi ! Qui a pu rendre possible cette collaboration totalement interactive (si si on vous jure, tant dans l'écriture que les concertations en cours de route) grâce à un judicieux conseil ! Vive internet et certaines applis et autres outils géniaux !
Nos plus chers remerciements aux Betas Jen, Lilicouse et Mey, qui ont eu le courage de lire jusqu'au bout, ainsi qu'à tous nos supporters et supportrices plus ou moins proches qui ont eu la primeur de nos délires et de nos avancées (parfois laborieuses) sur les chapitres...
Yzan : Je tire mon chapeau bas à Lilicat ! Qui s'est merveilleusement bien défendue sur les lemons, prenant son courage à deux mains, qui a beaucoup transpirée et souffert dans ces moments d'intense création lemonesque mais qui a tenue bon et qui a été la locomotive qui a permis à ce projet d'aboutir (oui hein parce que bon moi, question finition de fics et publication, je suis pas au point... mais je m'améliore). Parfois plus de huit heures par jour à s'échiner, elle a eu du mérite de me supporter et a limitée les dizaines d'idées abracadabrantes et autres digressions diverses et variées (je ne citerais pas... y en a trop). De dix chapitres prévus au daprt à vingt-cinq chapitres et deux bonus au final ! Champagne ! J'ai publiée ma première fic à chapitres ! Merci Lili !
Lili : Un grand merci à Yzanmyo qui a soutenu la pauvre débutante que je suis, me prenant sous son aile comme le grand Maître Jedi qu'elle fut pour le petit Padawan que je suis ! Bravo pour avoir réussi à écrire des parties très techniques (autopsie et césarienne) ! Elle a beaucoup transpiré dessus aussi (chacune son truc!), elle a même réussi à mettre des sentiments dans une césarienne sanglante, sans la partie technique ! Chapeau bas ! Son petit coeur a survécu au presque départ et à la pseudo mort de Sasuke ! Bon ses mouchoirs Hello Kitty, non, mais son coeur oui ! Merci à elle pour avoir supporté mes délires, les avoir encouragés aussi des fois ! On a essayé d'être les plus réalistes possibles sans en faire trop... Bon Sasu pleure beaucoup, mais il est enceinte... et ça, ça explique absolument tout !
Et voilà, on a fait un Sasu Mpreg... en reprenant les termes du manga sur la fameuse préparation en tant que futur réceptacle.
En fait on a une question : Pourquoi personne n'y a pensé avant ?
C'est presque toujours Naru qui s'y colle et quand c'est Sasu il y a forcément l'utilisation d'un jutsu... Mais Masashi Kishimoto nous donne l'excuse parfaite dans son oeuvre... Tout était là, il suffisait juste d'assembler les pièces du puzzle, avec un bon gros zeste de créativité...
Cette histoire est finie, ça y est. On vous remercie de nous avoir lues et on vous rappelle que les reviews sans profil sur ce site auront une réponse sur notre profil. On quitte définitivement cette bulle où Sasuke a suivi quelques chemins de traverses pour vivre enfin heureux, mais on vous dit à bientôt pour de nouvelles aventures sous notre plume conjuguée.
Au plaisir de vous lire bientôt,
Yzanmyo et Lilicat.
