N.D.A. : comment ça va tout le monde ? Vous avez vu, l'attente n'a pas été d'un an cette fois ! Nope, j'ai été plus rapide ! Mais pour le coup, c'est un long chapitre. Il fait presque 5500 mots. Oui, j'ai eu de l'inspiration, même si pour le coup, c'est beaucoup de scénario... Mais ne vous inquiétez pas, après l'épisode "passé d'Erise" (faut bien que je le colle quelque part, ça va être l'occasion de situations louches) qui ne durera pas longtemps, on va passer à THE fête chez Van Doom. Avec de l'alcool... et Erise... Je vous laisse deviner le mélange... Oui je tease et alors ?
En même temps, j'ai aussi été particulièrement hypée dernièrement par OP... Non parce que j'ai tendance à ne pas suivre lorsqu'il y a les parties combats en scan parce que ça me saoule un peu (genre là c'était Katakuri) mais dès qu'on repart sur du blabla ou un truc plus calme, je redeviens super attentive ! Et là ! Bam ! La nouvelle prime de Luffy ! Elle est t'y pas cool ? Moi je trouve ! Je sais que certains pensent qu'elle est trop exagérée mais en soi, je la trouve parfaitement justifiée (notamment parce que ça ne représente pas la puissance mais le niveau de dangerosité). Enfin bref... Et ensuite les révolutionnaires. Je sais que mal sont hypés par Karasu mais je suis la seule à être tombée amoureuse de Belo Betty et de son design ? (Et y'a Sabo... Il est tellement bô ! XD)
Sinon, je suis très heureuse de voir que les lecteurs sont toujours au rendez-vous ! Les commentaires me font toujours plaisir ! (J'espère que j'ai répondu à tous ? Parfois j'oublie...)
Enfin bref, trêve de blabla ! J'espère que ce chapitre vous plaira même si je pense qu'il y a moins de blagues (et que j'ai honteusement plagié un objet de Pirates des Caraïbes qui est trop cool (sorry not sorry)) !
Bonne lecture !
Chapitre 23 : La Politique de l'Autruche
Le chien qui était encadré sur les murs du salon avait tout de même une bonne tête à la réflexion. Ce qui était très louche selon Marco. Après tout, depuis qu'il était arrivé ici, tout ce qui était lié à Erise avait de fortes propensions à être négatif.
Remarquant qu'il était en train de reluquer l'énorme dogue allemand, cette dernière se rapprocha. C'était d'ailleurs la seule photographie sur laquelle elle se trouvait. Elle avait l'air un peu plus jeune, mais pas tant que ça, à la réflexion. De toute façon, c'était compliqué de deviner son véritable âge actuel puisqu'elle mentait constamment à ce propos.
Ses cheveux blancs étaient coiffés en une tresse-couronne et elle était maquillée. Et pas comme si elle s'était déguisée pour une fois. Elle portait un étrange uniforme immaculé dont les bordures étaient vertes. Il était composé d'une cape courte qui s'arrêtait à sa taille pour dévoiler un short avec en dessous des bottes hautes.
Miracle de Satan, le sourire qu'elle arborait semblait sincère.
Mais le plus intéressant était sans aucun doute qu'elle n'était pas seule sur cette image. Autre que le molosse.
Erise prit la parole :
« Il s'appelait Cracotte. C'était un très mauvais chien de garde : il avait cette tendance à léchouiller les possibles cambrioleurs. Mais ça, ça venait peut-être du fait que je rentrais parfois en douce par la fenêtre et que je l'avais dressé pour pas qu'il m'attaque… Par association d'idées, j'imagine qu'il a pris tous les voleurs pour des amis…
- Et la personne à côté ? Celle qui te ressemble comme deux gouttes d'eau, mais en modèle homme, elle a un nom ?
- Je ne vois pas de qui tu parles… J'ai des problèmes de vision de temps en temps, tu sais… Avec l'âge…
– Vraiment ? »
À ces mots, la mercenaire sortit de sa poche un pendule et se plaça à trois centimètres du visage du pirate. Le petit objet se mit à bouger de lui-même, comme animé d'un pouvoir mystique. Ou alors, c'était simplement Erise qui en faisait des caisses.
« Tu n'as rien vu… Tu m'entends ? Suis le son de ma voix, tu n'as rien vu…
- Erise ! protesta-t-il en levant les yeux au ciel. Est-ce que tu peux arrêter deux minutes tes bêtises et répondre à mes questions ?
- Je t'ai dit que c'était pas le moment ! »
Elle lui fit les gros yeux. C'était le signe qu'elle ne lâcherait pas.
« Comment a-t-il fini, ce chien ? demanda le Phénix en soufflant pour changer de sujet. »
Il laissait courir pour le moment parce qu'il était chez Myrthée et qu'il n'avait pas envie que cela dégénère ici. Mais l'instant où ils se retrouveraient seuls et dans un endroit où les destructions étaient moins problématiques, la bougresse passerait à la casserole. Sans mauvais jeu de mots.
« Tu commences à savoir de quelle manière je marche, remarqua Erise avec un petit sourire narquois. Je sais pas comment je dois prendre cette info, enfin bref. Ça aussi, le sort de Cracotte, tu ne veux sans doute pas le connaître… »
Avant qu'il ait eu le temps de répondre à cette drôle d'affirmation, quelque peu dérangeante, Myrthée refit son apparition, tel un démon sortant de sa boîte. Ce qu'elle était sans aucun doute, néanmoins, il s'agissait d'une autre histoire.
En un instant, elle fut face à eux et plaqua le cadre contre la commode, à tel point que la vitre se brisa.
L'échange de regards entre la mère et la fille fut éloquent. Sujet sensible, s'il y en était.
« Pfff… et l'on dit que je suis une drama-queen ! lança Erise en se détournant. Alors, maman, qu'est-ce que tu voulais me donner ?
- Te donner ? Tu vas un peu vite en besogne !
– Oh ! On sait toutes les deux que je ne vais jamais te le rendre… C'est ma manière de rattraper tous les cadeaux d'anniversaire et les Noëls que tu as manqués ! Mauvaise mère que tu es… »
La brune leva les yeux au ciel et tendit la main. Dans sa paume reposait une petite boîte ouvragée en bois laqué. Les gravures, qui ressemblaient à des nuages soufflés par le vent, avaient été peintes en bleu. L'azur avait passé avec le temps, cependant, il était simple de deviner qu'il s'agissait d'un objet précieux.
Les berrys s'allumèrent dans les iris de la mercenaire. C'est sans aucun doute pour cette raison que Marco s'empara de l'item et l'ouvrit, curieux.
« Un compas ? »
L'instrument paraissait assez banal finalement, noir, sans fioriture notable. Ce n'était certainement pas le genre de chose utilisée dans le Nouveau Monde : c'était bien trop basique. Le navigateur fronça alors les sourcils en remarquant quelque chose d'encore moins pratique :
« Il est cassé ? Il n'indique pas le nord ?
- C'est ton sens interne de piaf qui te dit où il est ? ne put s'empêcher de ricana Erise avant de prendre une mine bien plus fascinée. C'est bien ce que je crois ?
- Oui, répondit simplement Myrthée.
- Eh bah putain… Si j'avais su que c'était toi qui l'avais, j'aurais tenté de te cambrioler depuis belle lurette. Où tu l'as chopé ? Je pensais qu'il était à Marie Joie, moi.
- Tu ne crois tout de même pas que je vais te révéler mes ficelles… et surtout mes fournisseurs. Je n'ai pas envie que tu mettes la main sur tout ça.
- Roh, ça va ! Tu vas pas m'en vouloir d'avoir essayé !
- Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer de quoi il s'agit ? »
Le vieux pirate commençait déjà à ressasser toutes les reliques venant des temps anciens auxquelles aurait pu correspondre cette boussole. Cependant, il y avait tellement de légendes qu'il était toujours difficile de distinguer le vrai du faux. C'était après tout, ce qui faisait leur beauté et leur attrait.
Erise lui prit l'objet des mains pour le faire pendre, du bout de ses doigts, grâce à sa simple lanière en cuir. Un sourire qui lui arrivait jusqu'aux oreilles était maintenant dessiné sur son visage. Peu importe de quoi il s'agissait : c'était quelque chose de gros.
« Ceci, mon cher Phénix, est le compas de Calypso !
– Vraiment ?
- Avoue, tu ne sais pas ce que c'est… Pour un vieux de la vieille, ça la fout mal.
- Je n'ai jamais dit que j'étais une encyclopédie de toutes les bizarreries qui se trouvent dans ces mers…
- Vous avez fini tous les deux ? intervint Myrthée en reprenant la boussole. Elle ne montre pas le nord, commandant de Barbe Blanche, parce qu'elle ne sert pas à naviguer. Elle a un pouvoir bien plus unique et intéressant : elle permet d'indiquer la direction de ce que vous désirez le plus au monde.
– Pratique, hein ?
- ça oui… murmura Marco. »
En bon pirate, il envisageait déjà toutes les possibilités que pouvait apporter la possession d'un tel compas. Il était clair qu'il s'agissait d'un précieux outil pour quiconque souhaitait trouver n'importe quel trésor. Ou bien une des fameuses armes légendaires. Entre de mauvaises mains, cela pouvait être une puissance destructrice phénoménale.
Pendant un instant, il dut bien avouer que la pensée d'Erise avec une telle boussole fut terrifiante. Une cinglée pareille, cela ne pouvait être qu'une bombe à retardement. Toutefois, avec de la réflexion supplémentaire, il ne put que se rendre compte qu'elle avait beau en avoir un grain, la mercenaire n'était pas bête. Égoïste et cupide, oui. Au mépris de sa propre vie, sans doute. Mais pas au point de déclencher une guerre mondiale. L'argent était son dada, pas le pouvoir.
« Si votre but à l'heure actuelle est de mettre sur le tapis le trafic de granite marin afin que l'Aconit Rouge et les autres court-circuitent le Chrysanthème Vert, il va vous falloir plus que de simples relevés de compte. Et ceci va vous y aider : vous aurez juste à désirer trouver ce qui vous permettra d'arriver à votre objectif, lorsque vous serez chez Van Doom. »
Le Phénix devait bien avouer que l'idée n'était pas bête. Elle était même bien pratique. Avec ça, les recherches allaient être accélérées. Les deux commandants n'en auraient plus pour très longtemps sur Venaler : avec un peu de chance, la confrontation entre le clan spécialiste de la drogue et les autres ne serait pas trop compliqué à gérer. Marco devait prévenir son capitaine au plus vite de la tournure que prenaient les événements.
« Je suis bien contente que ce parvenu de Van Doom tombe, avoua Myrthée avec son habituel air revêche. Cependant, j'espère pour vous deux que cette histoire ne provoque pas plus de remous que le raisonnable.
- Comment ça ? demanda sans trop y écouter Marco qui était alors plongé dans ses pensées.
- Parce que Venaler est une bonne machine, répondit Erise. Elle est certes vieille, mais bien rodée. Et cela pourrait se retourner contre nous, et en particulier contre Bel'.
– Pourquoi ? Parce qu'elle traite avec un des empereurs ? C'est ce que fait sans aucun doute le Chrysanthème Vert, après tout…
- C'est là que tu te trompes. Même si l'on pense qu'il s'agit de Big Mom ou bien alors de Kaïdo, on n'a aucune preuve. Imagine qu'en réalité, Abyss fasse des affaires avec les Dragons Célestes ou la Marine ? Vous avoir impliqués dans une histoire qui vous concerne, mais qui est quand même quelque chose d'interne à l'île, ce serait une forme de trahison encore plus grande. »
Marco n'était pas habitué de ce milieu, il ne savait pas précisément de quelle manière il fonctionnait. Bien entendu, il était capable de se repérer, grâce à son expérience, mais aussi son instinct. Toutefois, les subtilités lui échappaient. Subtilités qu'Erise maîtrisait parfaitement. Il était très clair qu'elle en savait bien plus sur les clans qu'elle ne le disait.
Une autre confirmation de cela fut la réponse qu'elle lui apporta, comme si elle était la logique incarnée :
« Eh bien, s'il s'agit d'un affrontement Barbe Blanche vs un autre empereur, le Lotus Bleu et le Chrysanthème Vert auront, il est vrai, brisé le pacte de neutralité de Venaler, néanmoins, les sanctions à l'égard de Bel' seront bien moindres puisqu'il s'agit d'une réaction et surtout, il s'agit de deux puissances pirates. Le seul coupable serait, globalement, le clan d'Abyss. Mais, si ce n'est pas, par exemple, Kaïdo qui a pour ambition de gérer le trafic, cela signifie que Bel' aura non seulement sorti son clan de sa neutralité, mais aussi fait naître un conflit entre deux puissances opposées. Tu me suis ?
- Mais, que vous soyez intervenus ou non, nous nous serions tout de même dressés face à ça, donc je ne comprends pas…
- Ce n'est pas comme ça que les autres verront les choses. Ce qu'ils vont voir, c'est qu'Abyss a fait des conneries, okay, mais qu'au moins, il n'a pas mis en place les pions pour provoquer une guerre mondiale tout en projetant l'île dans l'œil du cyclone. Ce que fait Bel', c'est un quitte ou double. Soit elle a un jeu gagnant et fait s'affaiblir un clan rival tout en ayant eu des liens à peu près sains avec une grande puissance. Soit elle en a un perdant et elle se retrouve dans la merde.
- Je vois, murmura le Phénix. »
Belelia ne lui avait pas fait part de ses informations lorsqu'il lui avait parlé et Ace n'avait rien mentionné de ce genre. Après, il pouvait comprendre pourquoi et ils n'étaient pas vraiment concernés par tout ceci. Peu leur importait qu'ils fassent face à la Marine, le Gouvernement Mondial, les révolutionnaires ou bien d'autres pirates. Ce qu'ils voulaient, c'était que la menace cesse.
« Bon ! lança Myrthée. Vous allez pouvoir partir maintenant. J'ai horreur de recevoir du monde et toi en particulier, Erise. Donc vous allez me débarrasser le plancher sous peu !
- Okay ! acquiesça Erise en récupérant la boussole de Calypso. Merci pour le cadeau, j'en ferai bon usage, tu peux me croire ! »
Le chemin du retour était bien plus paisible que l'allée. Enfin, tout du moins, il n'y avait pas un groupe surprise de Gendarmes en Scénarium en embuscade pour les attaquer. Le Phénix avait abandonné son déguisement et avait revêtu ses habits traditionnels. Il se sentait bien plus à l'aise. Pour une fois, il devait bien remercier le sac au fond infini d'Erise.
« Tiens, je n'ai pas entendu Miss Teigne moufter devant ta mère, remarqua Marco.
- Oh ça ? C'est parce que cette vieille peau la déteste et que c'est un sentiment réciproque, donc elles ne veulent pas se voir. En plus de ça, il doit encore rester des poils de Cracotte dans l'air ou quelque chose du genre parce que dès que Miss Teigne passe le pas de porte sous sa forme animale, elle se met à éternuer. Je te raconte pas la galère… »
C'était donc pour cette raison que la bête restait en bandoulière autour d'elle. Ça et sans doute le fait que le carcajou était un peu feignant sur les bords et qu'il n'était pas contre l'idée de se faire porter jusqu'à leur destination.
Alors qu'ils arrivaient près de l'établissement de Belelia, Erise rompit brusquement le silence pour lancer avec un ton conspirateur qui ne disait rien qui vaille pour le Phénix :
« Eh… ça te dirait de faire un petit jeu avec moi ?
- Pourquoi est-ce que je crains tout de suite le pire ?
- Parce que tu me connais ? Qu'est-ce que j'en sais franchement… M'enfin voilà : ça te dirait de voir si Ace est capable de te reconnaître entre mille ?
– Non.
– Oh ! Allez ! Fais pas ta sainte-nitouche, pirate !
- ça n'a rien à voir avec le fait de faire sa sainte-nitouche. C'est tout simplement qu'en plus d'être stupide, ta proposition va forcément se retourner contre moi.
– Dieux que tu n'es pas téméraire. Ta vie doit être un ennui…
- Je ne suis pas suicidaire, c'est différent. Et surtout, je n'ai pas envie que tu me pourrisses ma relation avec Ace.
– Ah oui ? Et la tienne avec moi, tu y as pensé ? Ça brise mon petit cœur, prends en note !
- Toi, j'espère ne plus jamais te rencontrer après cette mission, sois-en certaine. Alors qu'Ace fait partie de la famille. C'est bien différent.
– Sérieux ? Tu referas même pas un petit tour à Venaler pour voir bibi ? Choquée et déçue. »
Par chance pour le Phénix qui n'avait pas envie de continuer sur ce sujet, Ginmo les attendait devant le Will-o'-the-wisp. On pouvait dire sans aucun danger qu'il n'avait pas eu une bonne journée. Son visage était fermé et il fumait. La première réaction d'Erise fut d'ailleurs de dire :
« T'avais pas arrêté les cigarettes ? Qui a fait une connerie ?
– Alcibiade.
– Ouh. J'aurais dû m'en douter, ce mec avait une tête de fouine.
- Ce n'est pas parce que c'était prévisible que c'était agréable. Enfin… J'espère que ça a été plus productif chez vous ? Ace est rentré il y a quelque temps déjà… Ces Marines sont une plaie, il va vraiment falloir que les clans prennent le projet à bras le corps.
– Ouep ! J'ai vu ma mère ! Elle nous a fourni ce qu'il nous fallait pour débusquer le Chrysanthème Vert.
- Tu veux dire qu'elle ne t'a pas mis de bâtons dans les roues ? Je suis surpris, c'est plutôt son genre d'habitude.
- Je sais, mais là, je crois qu'elle a compris les enjeux. Ouh la la… Rien que dire ça, ça me fait un petit effet : j'ai l'impression d'être dans un film de mafia, ultra sérieux. Pas toi ? demanda-t-elle au pirate de Barbe Blanche qui était resté silencieux jusque-là.
– Non.
- Mais quel rabat-joie, c'est dingue…
- Allez Erise, arrête de le taquiner. Va plutôt voir la patronne, elle va être heureuse de savoir qu'il y a du nouveau. »
Lorsque la mercenaire franchit l'entrée, elle se dirigea d'un bon pas vers la porte qui menait au bureau de Belelia. Cependant, elle fut stoppée par Marco :
« Je vais faire un rapport à mon capitaine, ça fait bien trop longtemps que je ne lui ai pas parlé. Mieux vaut qu'il ait des informations de première main plutôt que celle de Thatch. Je vous rejoindrai juste après.
- Ça marche… mais avant ça j'ai une question. C'est très important.
– Vas-y…
– Pourquoi « Barbe Blanche » alors qu'il a une moustache et non une barbe ? »
Entendre la voix de son capitaine après un petit moment était très plaisant, le Phénix devait bien le reconnaître. Cela faisait tellement longtemps maintenant qu'il faisait partie de son équipage. Il avait d'ailleurs été le premier à le rejoindre. Cela remontait. Malgré la malédiction que cela pourrait représenter plus tard, pour l'instant, l'immortalité procurée par son Fruit du Démon était une bénédiction. Une véritable occasion de suivre ses compagnons dans les meilleures conditions.
« Eh bien alors, fils ? Des nouvelles à me transmettre ? »
Marco entreprit donc de détailler les différentes choses qu'il avait pu apprendre ces dernières heures. Il avait préféré faire ça maintenant afin de ne rien oublier. La conversation qu'il avait eue avec Myrthée et Erise avait été éclairante et même si Belelia avait parlé avec Barbe Blanche, rien ne disait qu'elle avait tout dit.
Ils discutèrent pendant de longues minutes sur la marche à suivre dans une situation qui devenait bien délicate jusqu'à ce que l'empereur dise :
« Venaler a vraiment l'air d'être une sacrée île ! Sans doute amusante à visiter…
- Tu pourrais venir un jour. Je suis persuadé que Belelia serait ravie de te rencontrer en personne. Même si c'est vrai que les autres clans risqueraient de ne pas apprécier l'entreprise. »
Barbe Blanche eut un petit sourire :
« Entre nous, je compte bien la faire venir sur le Moby Dick : j'aime voir avec qui je travaille. Mais je ne poserai pas un pied là-bas. Un tel nid de serpents, ce n'est pas très sain. Et jouer avec eux l'est encore moins. Pas besoin de détruire un équilibre fragile.
- J'imagine que ça se tient. Enfin, je suis persuadée qu'une invitation ravirait Bel', même s'il se pourrait qu'elle n'accepte pas. Faire tourner son commerce est une lourde charge et les chefs de clan n'ont pas l'air de quitter l'île.
- On verra bien lorsque ce sera terminé. Avec un peu de chance, ce sera rapide. Et puis entre nous, j'aimerais bien aussi que vienne cette mercenaire… Elle me semble bien intéressante, elle et son nouveau compas. »
Une expression déconfite se peignit sur le visage du Phénix en un instant : lui qui pensait se débarrasser d'Erise rapidement, il n'était pas au bout de ses peines avec elle…
Et malheureusement pour lui, alors qu'il se rendait vers le bureau de la chef du Lotus Bleu, la mercenaire fit de nouveau des siennes. Elle avait appliqué sa proposition de jeu sans vraiment lui demander son avis. Comme c'était étonnant… Une Erise qui n'en faisait qu'à sa tête ? C'était du jamais vu.
C'est pour cette raison qu'il la retrouva, adossée à la porte, la seule chose qu'il eut envie de faire fut de se taper la tête contre un mur. Tout allait de mal en pire.
« Ne me regarde pas comme ça ! protesta d'ores et déjà la mercenaire. Avoue c'est bluffant ! »
En effet, même le blond ne pouvait le nier : elle avait un don pour le déguisement et c'en était une nouvelle preuve. Erise aux mille visages n'usurpait pas son titre. Mais ce n'était sans doute pas pour la gloire accomplir une véritable performance qu'elle avait décidé de prendre l'apparence de Marco. Non… C'était plutôt parce qu'elle avait choisi de faire de celui-ci sa cible favorite.
Le résultat était troublant de ressemblance. Il y avait vraiment à se poser des questions quant à la manière dont elle avait réussi à se grandir sans que cela se voie. Elle devait faire de la sorcellerie sur son temps libre : c'était tout à fait dans le style et le caractère de cette saleté.
« Entre nous, le plus compliqué avec toi, c'est ta coiffure… Par chance, j'ai aussi des dons en maquillage donc la perruque passe sans problème. C'est dingue à quel point tu ressembles à un ananas quand on y pense… On te l'a déjà dit ? On te l'a déjà dit.
- Ne t'avais-je pas dit que ça ne m'intéressait pas de jouer avec toi ? siffla Marco, le visage crispé.
– Si, si, mais il se trouve qu'Ace était bien plus chaud à l'idée ! Chaud… le feu… Piro-Fruit ? T'as compris ?
- Oui, j'ai compris ! Maintenant, explique-toi ! Qu'est-ce que tu es allée lui raconter comme conneries ? Je te jure que je vais finir par te tuer. Et ce sera avec le sourire.
– Oh là… Calme-toi, cow-boy… On a fait la paix, je te signale. Et je ne vais pas non plus griller toutes mes cartouches de chantage comme ça ! Ce serait mal me connaître… Non, non… Je lui ai simplement proposé de faire un petit test : il va devoir déterminer qui est la copie, qui le vrai. Il a accepté de bon cœur.
- Tu le prends pour un imbécile ? Tu penses vraiment qu'il ne va pas faire la différence ?
- On ne sait jamais… On n'est jamais à l'abri de surprises : c'est pour ça que la vie est cool.
- Un jour, Erise, tu vas te prendre un retour de bâton et ce sera bien fait pour toi.
- Mais oui, mais oui… Allez, viens… »
Alors qu'elle allait ouvrir la porte du bureau de Belelia, elle se figea. Elle se retourna avec un sourire en coin et ricana comme la bécasse qu'elle était :
« Si tu couchais avec moi, là, on pourrait crier au selfcest !
- Franchement Erise, tu n'as pas besoin d'en rajouter une couche : tu étais déjà suffisamment cringe avant.
- Tu trouves ? Bon maintenant tais-toi ! Sinon ça va tout faire rater ! Soumets-toi à ton destin, mon vieux. »
Marco leva les yeux au ciel : quand serait-il délivré d'elle ? Qu'avait-il fait pour mériter ça ? Il était certes un pirate, mais il ne se considérait pas comme un mauvais pirate. Donc pourquoi ?
Cependant, ce n'était rien face à ce qui l'attendait à l'intérieur. C'est-à-dire un rire franc de la part d'Ace. Même la chef du Lotus Bleu ne put s'empêcher de glousser en les voyant débarquer.
« Ne bougez pas tous les deux ! ordonna Poings-Ardents. C'est dingue la qualité de ta transformation. Je comprends vraiment ton surnom maintenant. Tu le mérites. »
Erise ne bougea tout de même pas de son rôle, copiant les expressions et les mouvements de Marco. Ce dernier avait acquis une patience surhumaine en compagnie de la mercenaire. Plus jamais il ne maudirait ses frères pour le bazar qu'ils pouvaient mettre sur le Moby Dick. Ils étaient des anges à côté d'elle.
« Alors… murmura le brun pour lui-même. Je ne vais pas trop me rapprocher non plus, sinon, ça va être trop facile. Tu as deviné qui était qui, Bel' ?
- Bien évidemment. Ça fait des années que je vois Erise. Même avant qu'elle ne travaille pour moi, je savais qui elle était. »
Ace se concentra pendant quelque instant puis s'exclama, tout content, en attrapant par les épaules l'un des deux choix :
« J'ai trouvé ! C'est évident ! Toi, tu es Erise. On voit bien la beauté et les traits féminins en dessous. C'était bien joué, mais tu ne peux pas me tromper ! »
Il y eut un moment de silence et l'autre « Marco » fut pris d'un fou rire. Ace ne mit pas longtemps à comprendre son erreur. Tandis que les larmes montaient aux yeux d'Erise alors qu'elle était en train de s'étouffer sur place, le Phénix avait buggé. Il fixait d'un œil vide le commandant de la seconde flotte.
C'était une malédiction, il en était convaincu. Cette île voulait sa peau et elle avait envoyé son ange de la mort, une pixie sous acides, pour l'achever.
« Alors ? Qui avait raison ? C'était bibi ! »
Erise avait de nouveau décidé de squatter son lit. Mais ce n'était pas grave, il avait choisi de l'ignorer. Avec un peu de chance (ce qu'il n'avait pas en ce moment), elle finirait par se lasser. En l'occurrence, cette stratégie n'avait pas l'air de fonctionner, mais il était déterminé. Il ne serait sans doute jamais autant borné qu'elle, toutefois, il n'était clairement pas un débutant en la matière.
Le reste de la journée s'était passé dans un calme relatif, malgré les œillades entendues de la mercenaire. Il était simple de voir qu'elle se retenait de faire toutes les réflexions qu'elle avait en tête. Il se préservait sans doute pour cet instant. Par chance, le travail avançait bien et ils étaient prêts pour l'opération de demain soir.
« Tu vas m'ignorer encore longtemps comme ça ? Tu boudes ? Attends, c'est pas comme si c'était la mort non plus ! Pourquoi tu le prends mal ? »
Ce n'était pas la réflexion d'Ace qu'il "prenait mal" : il s'en moquait comme de l'an mille, en soi. Après tout, il n'y avait aucun mal à se tromper ni même à faire des commentaires sur le physique. Non, ce qui l'horripilait au plus haut point, c'était le comportement d'Erise. Surtout quand il savait qu'il allait de toute façon devoir lui reparler bientôt : il était hors de question qu'il s'aventure chez Van Doom sans savoir ses liens avec le Chrysanthème Vert.
Mais pour le moment, il voulait simplement être seul. C'est pour ces raisons qu'il l'ignora et fuit dans l'unique pièce qui était libre. La minuscule salle de bain. Il devait être plus de 23 h et normalement, il aurait bien fait un petit tour dans la ville pour la voir de ses propres yeux. Le problème de ça était qu'il ne connaissait pas vraiment son environnement et qu'il ne valait mieux pas s'attirer des ennuis.
Cela faisait bizarre. Il était le Phénix, le premier homme que Barbe Blanche avait recruté pour son équipage. Sa puissance n'était plus à démontrer. Et pourtant là, il était obligé de se cacher en quelque sorte, il ne pouvait pas utiliser son Fruit du Démon sans que les gens aient des doutes. Ici, ce n'était pas une question de pouvoir, mais plutôt de stratégie, de subtilité. C'était des choses quine lui étaient pas inconnues, néanmoins, cela lui changeait.
La main dans la poche, il attrapa le paquet de cigarettes qui y reposait. Il n'était pas accro à la nicotine, mais il trouvait agréable de s'en griller une de temps en temps. Et puis, ce n'était pas comme s'il risquait d'avoir un cancer des poumons ou une quelconque maladie. Les avantages procurés par son Fruit du Démon n'étaient pas à négliger.
Il entendit soudain la porte derrière lui s'ouvrir. Alors qu'il était pourtant sûr de l'avoir verrouillée quelques minutes plus tôt. Il aurait dû clouer des planches. La serrure n'était sans doute pas une défense suffisante.
La réaction du blond fut immédiate et instinctive. Il se retourna d'un coup et dans le même mouvement, lui envoya la première chose qui lui tombait sous la main. En l'occurrence, il s'agissait d'un cintre métallique qui était accroché au mur et qu'il n'avait jamais utilisé.
La jeune femme l'esquiva sans mal, mais il vint néanmoins se planter dans le mur. Il y était peut-être allé un peu fort sur ce coup. Elle avait dans les mains le matériel du parfait petit cambrioleur, une expression perplexe sur le visage :
« Mais pourquoi est-ce que tu t'enfermes dans la salle de bain comme un gamin pour fumer en douce de ses parents, tout en regardant d'un air pensif le ciel étoilé ? Tu t'es pris pour un adolescent émo ou ça se passe comment ? »
Il la fusilla du regard et se retourna vers la fenêtre ouverte. Erise, toujours très polie, le poussa un peu sur le côté afin de pouvoir avoir une place à côté de lui.
« Bon, tu comptes continuer longtemps à me faire la bouille ?
- Tu ne t'arrêtes jamais ? »
Elle lui lança alors un petit regard l'air de dire « ah ! tu vois que tu ne peux pas me résister indéfiniment ».
« Bien sûr que non. S'arrêter, c'est la mort.
- Tu m'accuses de me la jouer fausse âme blessée alors que tu me fais ta philosophe de bas-étages…
- C'est pour ma mauvaise foi et mon hypocrisie que tu m'apprécies, j'en suis sûre.
- Non, ce serait plutôt pour ta capacité à mourir, mais crois ce que tu veux. Après tout, y a-t-il quelqu'un dans cet univers qui peut te faire changer d'avis ?
- Bien évidemment que oui ! Toi, par exemple ! Sur Aquaela, je pensais que tu étais juste un mec relou avec une énorme récompense sur la tête. Maintenant, je trouve toujours que tu es un mec relou avec une énorme récompense sur la tête, mais tu m'amuses beaucoup !
- Fais attention, ça ressemble dangereusement à une déclaration d'amitié.
- Ne t'inquiète donc pas : l'unique amour de ma vie, c'est ta prime. »
Elle avait un tel sourire à cet instant que c'était dur de continuer à lui en vouloir pour ses conneries. Et c'était bien le problème avec Erise : comment savoir à quel moment elle était sincère et à quel moment elle tentait de manipuler le monde ? Il fallait sans doute partir du principe que c'était les deux en même temps.
Toutefois, la situation semblait suffisamment paisible pour qu'il essaye une approche par rapport au sujet qui lui trottait dans la tête. Le Chrysanthème Vert. Au diable lui faire la gueule : il n'y avait pas le temps pour ça. Et puis de toute façon, c'était inutile : cela ne la punissait en rien.
Marco prit alors un air concentré et regarda droit dans ses yeux cramoisis. Elle ne cilla pas le moins du monde.
« Pour une fois, parlons sérieusement, Erise. Je veux bien que tu fasses la folle 90 % du temps. Je veux bien que tu squattes mon lit, fasse des blagues à la limite du politiquement correct et que tu essayes de me tuer/me dépouiller à la moindre occasion. Ça va, tout ça, je peux gérer. Mais là, on va parler, que tu le veuilles ou non, de quelque chose qui pourrait faire rater la mission. Or, s'il y a bien une chose avec laquelle je ne plaisante pas, c'est la sécurité future de mes compagnons. Alors maintenant, tu vas me dire ce qu'il y a entre toi et le Chrysanthème Vert. Et ce qui s'est passé avec Van Doom pendant que tu y es.
– Wôw. C'est la tirade la plus longue que tu m'aies jamais sortie… Mais en même temps, c'est pas comme si l'on se connaissait depuis un bail… Enfin bref, j'imagine que ce que tu dis fait sens, pour une fois. Mais entre nous, tu es sûr que tu veux pas qu'on reste sur le merveilleux sujet qu'est l'amour et l'amitié ? »
Elle avait beau dire tout ça, elle n'avait pas l'air d'être étonnée pour un sou. Néanmoins, il fallait bien avouer que la situation l'agaçait fortement : elle aurait vraiment voulu tout révéler au moment le plus dramatique, et forcément le moins opportun. Ça aurait eu plus de classe, il fallait le reconnaître.
Cependant, n'ayant pas le choix, elle soupira et vola une cigarette dans le paquet, l'air de dire « je vais en avoir besoin ». Le Phénix la laissa faire sans poser de questions. Si elle voulait se donner un style, qui était-il pour l'en empêcher ?
« Dis-toi que tu l'as voulu hein… mais je te préviens, je suis loin d'être une conteuse née.
- Vas-y, qu'on en finisse ! ordonna Marco en s'appuyant contre le mur. Je crois que tu m'en as suffisamment fait voir de toutes les couleurs pour que je ne sois plus surpris de rien. »
Et en disant ça, il ne faisait pas du tout référence à l'événement qui s'était produit un peu plus tôt avec Ace. Pas du tout. Heureusement que le jeune homme n'avait pas l'esprit aussi tordu que la mercenaire pour comprendre les sous-entendus inclus dans ses actions.
« J'ai travaillé pour ce clan pendant plusieurs années… Et leur sous-chef, Vince, est mon frère. »
Les yeux de Marco s'étrécirent. Après la mère, le frère. Les nuisibles se reproduisaient vraiment à vitesse grand V.
N'oubliez pas de laisser un petit commentaire si le cœur vous en dit et à la prochaine !
Edit : Alors visiblement, les explications d'Erise ne sont pas claires. Mais vu que je suis une auteure en carton, malgré mes tentatives, je n'arrive tout simplement pas à les rendre compréhensibles pour tous. M'enfin, même pour moi, c'est assez abstrait donc je vais faire une explication "non-narrative" juste ici de pourquoi Belelia prend un gros risque en faisant ce qu'elle fait. Je sais, c'est la solution des faibles, mais que voulez-vous... Et puis je n'écris pas un prix Goncourt.
Les clans sur Venaler ont une politique commune implicite mais qui entraîne tout de même des sanctions si elle n'est pas appliquée. Une des règles les plus importantes est la neutralité par rapport au monde extérieur, c'est-à-dire que s'allier de manière direct avec la Marine, des Pirates du genre des empereurs ou bien le Gouvernement Mondial est tabou. Alors sûr, ils commercent avec toutes ces puissances (en particulier l'Adonis Rouge qui dirige le marché des Fruits du Démon) mais ce ne sont pas des alliances.
Il est clair pour Belelia et les autres que le Chrysanthème Vert a fait une alliance avec un des quatre empereurs (Kaïdo ou Big Mom) en ce qui concerne le trafique de Granite Marin. C'est pour cette raison qu'elle s'est permise de passer un pacte avec Barbe Blanche. Pour équilibrer les forces. Mais surtout, elle l'a fait sur la base des connaissances qu'ils avaient à disposition, à savoir qu'Abyss s'était allié avec un Empereur.
Dans le monde de One Piece, il y a trois grandes forces selon moi : la Marine, les Pirates (Empereurs) et le Gouvernement Mondial. Si Venaler conserve sa neutralité, c'est parce qu'elle ne veut pas briser l'équilibre et aussi pouvoir continuer à commercer avec n'importe qui sans distinction.
En s'alliant avec Barbe Blanche, Bel' brise ce pacte, elle va donc devoir rendre des comptes devant les autres clans. Si elle explique la raison, à savoir que pour pouvoir empêcher le trafique de Granite Marin, quelque chose d'extrêmement dangereux, notamment pour l'Adonis Rouge (bah oui, eux ce sont les Fruits du Démon leur marché), elle a dû elle aussi s'allier avec un empereur pour contrebalancer le tout, le fait qu'elle ait brisé sa neutralité ne sera pas à l'origine de grosses sanctions. C'est plutôt le Chrysanthème Vert qui s'en prendra plein la gueule pour avoir brisé le tabou et en plus jouer un jeu très dangereux avec le Granite Marin.
Mais le problème est : s'il ne s'agit pas d'un autre Empereur, parce que plot twist, c'était le Gouvernement Mondial, cela signifie que Belelia aura impliqué une nouvelle force mondiale dans le conflit, et ça, plutôt que prévenir les autres clans de la potentielle menace (même sans preuves vraiment concrètes...)
Or pitcher les Pirates contre le Gouvernement Mondial, c'est faire prendre un risque à l'équilibre du monde tout en faisant de Venaler le théâtre de ce dérèglement. Autant dire que ça ne va pas plaire du tout aux autres clans ! Faire se confronter deux pirates ensemble, c'est beaucoup moins risqué.
C'est pour cette raison que Belelia prend un grand risque : soit elle parvient à faire tomber le Chrysanthème Vert toute seule, soit elle n'y parvient pas et elle tombe avec lui.
Donc pour résumé : si l'alliance qu'entretient le Chrysanthème Vert est avec des Pirates, c'est bien. Si ce n'est pas le cas, elle est dans la merde.
Voilà, j'espère que c'est plus clair pour tout le monde !
