Merci pour tous vos encouragements et gentilles reviews, c'était autant de cadeaux de noël pour moi aussi :') J'espère que notre vieux Papa Noel vous a gatés, après tout c'est un peu son seul job dans l'année, ce serait quand même con !
Et maintenant, sans transition, voilà ce chapitre, et je peux vous annoncer fièrement qu'il ne reste plus que deux chapitres après celui-ci donc, comme on disait à mon époque...
Enjoy !
Chapitre 26 : Le cœur a ses raisons que la raison ignore mais ce n'est pas une raison pour ignorer la raison !
Mon verre d'alcool parfaitement vide, mis à part cette goutte ambre qui semble se moquer de mon état et de ma situation, je me retourne vers Chace qui me fait de grands gestes et me gueule en silence des « Allez, bouge-toi le cul ! » autoritaires. Chace O'Connell faisant preuve d'autorité… quel humour accablant ! Un peu assommée par le whisky et lasse des mimiques sans discrétion de mon frère, j'obéis quand même et m'avance vers Tommy qui continue de danser, me traitant mentalement de tous les synonymes d'idiote. Que vais-je faire exactement ? Lui déblatérer un discours romantique ? Lui sauter au cou et lui bouffer la langue ? Le demander en mariage ?
Je lève les yeux au plafond d'exaspération. C'est absurde. Je n'ai jamais connu une situation aussi absurde ! Même la fois où j'ai été coincée par Santana Picter et qu'elle s'est collée à moi comme une moule à son rocher, même cette situation-ci n'avait pas été aussi absurde ! Ah non, là, je le sens bien. Je touche le fond du gouffre de l'absurdité !
Thomas Fletcher et Cassis O'Connell. Cassis O'Connell et Thomas Fletcher. Non, décidément non. Dans un sens ou dans l'autre, ça sonne toujours aussi absurde ! Et encore, je ne me suis pas aventurer à le dire à voix haute ! Il n'y a pas plus différents que nous ! Je suis intelligente quand il l'est assez peu, il faut bien l'admettre. Je suis prudente quand il fonce droit dans le mur –et joyeusement ! Je suis réservée quand il raconte toute sa vie au premier passant venu. Je ne suis pas spécialement gentille quand il a le cœur sur la main. Je suis terre-à-terre quand il vise la Lune. Je suis fausse -faux sourire, fausses paroles, fausse courtoisie- quand il n'y a pas plus authentique que lui. Je suis tolérée quand tout le monde l'adore. Et qu'on ne me sorte pas que les contraires s'attirent ! C'est seulement vrai pour la polarité des aimants ! Qu'on arrête de raconter des histoires !
Alors, oui, bon, je veux bien le concéder, car ça ne mène nulle part de se voiler la face et que nulle part n'est pas une destination de choix, je ressens bien quelque chose dépassant la simple amitié envers Tommy mais est-ce vraiment suffisant pour rechercher aussitôt plus ? Ca me semble une mauvaise idée, après réflexion. Pendant des années, j'ai suivi à la lettre un certain protocole voulant, entre autre, à ne pas s'aventurer du côté des sentiments amoureux et devinez quoi ? Je n'ai jamais été aussi tranquille que pendant toutes ces années ! Pas de tragédie, pas d'apitoiements larmoyants, pas de cœur brisé ! Le pied ! Oui, d'accord, je suis célibataire et vierge mais je trouve cette situation très saine ! Pas de maladie sexuellement transmissible, pas de grossesse non-désirée, pas d'adultère, pas de recherche longue et fatigante du cadeau parfait –et invraisemblablement coûteux- pour la saint-Valentin ( fête dont je garde un assez mauvais et roguesouvenir, en passant ), pas de calcul du moment juste pour dire pour la première fois les trois fameux et dégoulinant de mièvrerie mots tant attendus… non, rien de tout ça ! Et je m'en porte comme un charme ! Et là, je voudrais sauter à deux pieds dans cette mare vaseuse de problèmes et de drames au premier petit et insignifiant sentiment… pour mon meilleur ami ?!
Si tout ça n'est pas absurde…
Je n'ai peut-être pas assez bu, tout compte fait… ce qui est une bonne chose ! Qui sait ce que j'aurais pu faire si j'avais été ivre ? Déblatérer un discours romantique à Tommy, lui sauter au cou pour lui bouffer la langue avant de le demander en mariage, voilà ce que j'aurai pu faire !
Seulement, je sens bien que l'alcool me monte à la tête alors que je marche parce que, malgré le trajet tout à fait cohérent qu'avaient alors parcouru mes pensées, celles-ci dérivent du côté de l'option suivante : et si j'essayais, quand même ? Juste cette fois, juste ce soir ? Juste avec Tommy ?
Non, me morigénais-je, absurde, j'ai dit !
Je lance un regard mauvais à mon verre vide. Objet maudit envoyé par Satan pour corrompre les innocentes et réfléchies sorcières britanniques ! Alors que je croise Janet, toute souriante et échevelée par ses danses répétées, qui quittait la piste de danse pour rejoindre mon frère, je lui tends mon verre.
-Garde-le, il est traître, lui appris-je.
Elle rit à mes mots et le prend avant de le renifler.
-Du whisky-pur-feu ? Tu m'étonnes qu'il est traître !
-Chace est le vrai traître…
-Oh, fait-elle en souriant plus largement et rougissant à ce prénom.
-Je crois qu'il a un méchant faible pour toi, le coquin…
-Et je crois que t'as un méchant coup dans le nez, Cassie !
Je touche mon nez avant d'éclater de rire, faisant un geste désinvolte et assurant :
-Certainement pas !
-Seize ans de sobriété et tout est ruiné en une soirée, plaisante-t-elle. Par du Whisky-pur-feu, qui plus-est !
-Je suis sobre ! déclarais-je avec conviction. Il faut juste que j'aille tirer au clair Tommy… enfin, quelques petites choses ! me repris-je vigoureusement. Avec Tommy.
-Concernant ce presque-baiser de tout à… ?
-Chut ! ordonnais-je sévèrement. C'est juste un petit écart de conduite !
Elle opine du menton, faisant mine de me croire mais, bien que je lutte pour ne pas devenir un légume alcoolisé, je sais parfaitement qu'elle n'est pas du tout convaincue. Je hausse les épaules. Les gens veulent tous croire aux grandes histoires d'amour… une petite danse, une pauvre envie de s'embrasser et voilà que, tout de suite… que tout de suite, tout le monde croit que… je ne sais plus trop où je voulais en venir mais c'est mal penser, ça c'est sûr. Les gens sont bêtes, ça, c'est sûr aussi. Tous des idiots. Moi, je suis intelligente, moi, je pense bien et moi, j'ai un peu envie de vomir.
Je ferme les yeux fortement et me secoue la tête pour essayer de reprendre mes esprits mais ça ne fait qu'empirer les choses, le sol chavire sous mes pieds, un bref instant.
-Wow…
Je me fais quand même la remarque que l'alcool sorcier fait vite effet. Ca ne fait même pas cinq minutes que j'ai quitté Chace.
-Bonne chance avec Tommy… enfin, reprend-elle moqueusement, avec ces petites choses que tu dois tirer au clair avec Tommy.
-Yep ! ne trouvais qu'à répondre.
Elle éclate de rire, me tapote l'épaule et me dépasse. Je me remets à avancer, fixant mon but. Tommy. Qu'il est beau… et assez loin… je me faufile entre les danseurs, bousculée et bousculant, répondant en grognant aux salutations. Tommy danse avec Black, Lupin, Oliveira, Pettigrow et quelques autres garçons et filles. Potter, avec un peu de chance, est en train de décoincer notre préfète.
-Tiens, Pastèque ! s'exclame Black, moqueur.
-Black, soupirais-je de mauvaise humeur, lâche-moi la grappe…
-De cassis ! plaisante Pettigrow, en pouffant.
Tous éclatent de rire et je me fais la remarque que, bien que Pettigrow est un sombre con, il connait mon vrai prénom… ce qui fait chaud au cœur ! Cependant, ça reste un sombre con.
-Vous autres, les Maraudeurs…, commençais-je, cherchant mes mots.
Je réfléchis un bref moment avant de trouver le terme juste.
-Vous êtes tous des sombres cons. Qui me pourrissent la vie.
Je ne m'embarrasse ni de sourire poli, ni d'hypocrite courtoisie et je remercie l'alcool pour ça parce que ça fait un bien fou ! Black, Lupin et Pettigrow me regardent avec de grands yeux, n'en revenant tout simplement pas. En même temps, ce n'est certainement pas mon genre d'être désagréable et insultante… bah ils ont qu'à arrêter de me pourrir la vie ! Entre Black qui ne perd pas une occasion de me grincer une de ses remarques piquantes, Lupin qui a été quand même l'élément motivateur de toute cette mascarade avec ma cousine, Potter qui m'a donné du pain sur la planche avec sa Lily-Joliment-emmerdante et, maintenant, Pettigrow qui s'amuse à faire des jeux de mots pleins d'esprit… j'en ai ma claque des Maraudeurs.
-Okay… elle est torchée ! déclare solennellement Black au groupe.
Et alors que Pettigrow et Tommy, et d'autres garçons éclatent de rire, Oliveira me pose une main attentionnée sur mon épaule.
-Ca va, Cassis ?
-Ah ! m'exclamais-je. Voilà, je m'appelle Cassis ! Merci bien, Oliveira ! Prends-en de la graine…, fis-je en pointant un doigt faisant des petits cercles sur Black,... Pink !
Il fronce le nez devant ma tentative de lui rendre la monnaie de sa pièce. Il se met ensuite à sourire et dit :
-Nous avons confirmation, elle est bien torchée !
Je lève les yeux au ciel. Je cesse de lutter. D'ailleurs, au départ, je ne venais certainement pas pour échanger des mots doux avec quelques Maraudeurs en liberté mais pour mettre les choses au clair avec Tommy. Je croise son regard et il me sourit largement. Je souris en retour. Et c'est comme une évidence. Au diable tout ce qui semble poser problème ! Je n'ai même plus envie d'y réfléchir, certainement pas envie d'en parler !
Je connais une bonne façon de mettre les choses au clair.
Je marche droit vers Tommy, déterminée comme jamais, qui cesse de danser à mon approche. En trois pas, je suis sur lui et je me hisse sur la pointe des pieds, encerclant son cou avant d'écraser mes lèvres sur les siennes.
xOxOxOxO
J'entends un bruit de chute et un grognement sourd, suivi de très près d'un juron fortement imagé. Je fronce les sourcils, lâchant un gémissement alors que des pieds de glace se plantent dans mon cerveau. J'ai mal au crane, bon sang. Et je crève de chaud. J'ai le dos plaqué contre un corps bouillant et un bras m'encercle la taille, tandis qu'un autre fait office d'oreiller sous ma joue. Je fronce d'autant plus les sourcils avant d'essayer d'ouvrir les yeux, tandis que mon esprit s'éclairci. Mais c'est surtout le lieu dans lequel je suis qui est bien trop éclairée parce que j'ai beau papillonnée des cils, je n'arrive pas à garder les yeux ouverts plus d'une secondes, bien trop éblouie. Je vois des bribes de la pièce, un désordre sans nom et des gens. Partout.
Et qu'est-ce que je boue !
-Hey, Triplie ! m'appelle une voix que je reconnais aussitôt.
Lydia Stevenson. D'habitude, je n'aime pas trop entendre sa voix sortir de nulle part parce que c'est souvent synonyme de profonds ennuis mais, parmi ce capharnaüm de pensée, reconnaitre une voix me rassure.
-Ouais…, marmonnais-je, arrivant enfin à garder les yeux plus ou moins ouverts.
C'est en effet un désordre sans nom qui s'étale devant moi. On est dans le salon de Grand-mère. Et mes camarades sont allongés, ronflant pour certains, un peu partout. Parfois même sans matelas, directement contre le sol qui est jonché de gobelets, de flaques de boissons, de reste de nourriture, d'habits et donc… de chaire humaine sous forme de corps d'adolescents bourrés d'hormones. Je reconnais d'ailleurs Billie qui est étalée sur la table basse, dormant profondément, juste en face de moi. Je comprends donc que je suis installée sur le canapé. Je me félicite de cette présence d'esprit qui m'a évitée de dormir par terre. Bien que j'avais une chambre avec un lit bien plus confortablement qui m'était tout désignée… m'enfin, au moins, j'ai le canapé.
-J'vois que t'as suivi mes conseilles, grosse cochonne !
Cette idée m'aurait bien fait éclater de rire si je ne me sentais pas aussi nauséeuse. Comme si j'allais, un jour, suivre les conseils de cette reine des aliénés volontaires qu'est Lydia Stevenson. Je la regarde, à moitié affalé sur une fille qui grogne dans son sommeil. Lydia se relève, sans prêter attention à celle qu'elle a manifestement écrasée, après avoir trébuché.
Mais, soudain, je me rappelle du torse contre moi et des bras qui m'entourent. Et de la chaleur. Je me redresse et me retourne pour tomber sur un Tommy endormi, dans le même canapé que moi. Un glapissement m'échappe. Oh, Merlin…
Je porte ma main à mon front, plus confuse que jamais. C'est quoi cette histoire ? Bon, je me souviens parfaitement du léger dérapage lors du slow quand on s'est pratiquement… ah oui, maintenant, je me rappelle aussi de la seconde fois où cette fois-ci, j'ai fusé dans ses bras pour l'embrasser. A pleine bouche. Et de la troisième fois, aussi. Ainsi que la quatrième et la cinquième…
Par Toutatis ! Que vais-je devenir ?!
-J'dois quand même dire que vous êtes mignons, tous les deux, reprend Stevenson, s'asseyant à moitié sur Billy, sur la table-basse près de moi. Bon, hier, pas grand monde était en état de s'intéresser vraiment sur vous deux mais j'suis sûre que votre couple va faire fureur !
Je m'arrache de la contemplation, mêlant horreur et admiration, de Tommy et tourne un regard noir vers mon amie. Elle me lance un clin d'œil et j'ai une brusque envie de l'étrangler.
-Qu'est-ce que je vais faire ? ne pus-je m'empêcher de lui demander, vraiment inquiète.
Elle hausse un sourcil interrogateur devant mon inquiétude, ne semblant pas comprendre.
-Bah… continuer comme ça ! Tu lui as roulés des putains de pelles, très pro ! Bon, j'pense pas que vous voyez allés au bout des choses encore, sur ce canap', mais ça devrait pas trop tarder donc, je dirais que t'es sur la bonne voie de…
-Stevenson ! m'énervais-je. Arrête de parler de Tommy et moi comme si nous étions un couple !
-Okay, chérie… laisse-moi méditer tes paroles… ça veut dire que tu as léché les amygdales de Fletcher, toute la nuit, pour… seller votre amitié ? ironise-t-elle.
Je la foudroie une énième fois du regard. Pourquoi rend-elle les choses plus compliquées ? Je n'arrive déjà plus à réfléchir convenablement ! Et c'est toujours très mauvais signe ! C'est ce qui m'a menée à finir sur ce canapé, dans les bras de mon meilleur ami !
-Dés que tu ouvres la bouche, tout empire ! l'accusais-je.
-C'est un talent comme un autre… toi, tu ouvres la bouche pour inviter la charmante petite langue de Tommy à fricoter avec la tienne !
J'ouvre la bouche, furieuse, avant de la refermer sous son air satisfait. C'est un assez bon résumé de ce qui s'est passé cette nuit, malheureusement.
-Il se passe beaucoup de choses imprévues et sans aucune signification quand on est sous l'emprise d'alcool, et c'est ce que nous étions, Tommy et moi, cette nuit ; sous l'emprise de l'alcool, répondis-je néanmoins, après un certain temps de réflexion, calmement.
-C'est ça ! Et moi, j'étais sous l'emprise d'un imperium quand je me suis bien éclatée avec le pote de ton âme-sœur, cette nuit, un peu partout dans la baraque de ta Mamie !
-Epargne-moi les détails sordides, grinçais-je en grimaçant.
-Je crois même qu'on a fait quelques petites choses sur ce canapé…
Je me lève aussitôt alors qu'elle éclate de rire. Je pousse un profond soupir.
-On devrait retarder la majorité sexuelle ! déclarais-je.
-Ouais et offrir des capotes avec chaque verre de whisky…
Je remarque que Tommy gigote un peu dans son sommeil et, sentant la panique se glisser en moi, j'attrape le bras de Lydia et la force à se lever de la table basse, la trainant derrière moi alors que je fonce hors du salon, piétinant une ou deux jambes en chemin. On finit bien vite dans le jardin baignée de la lumière du Soleil déjà très haut dans le ciel. Je lance un coup d'œil à ma montre. Il est onze heures seize.
-Comment t'as trop la flippe ! ricane-t-elle.
-J'ai pas du tout la « flippe », assurais-je avec conviction.
-Ouais, bien sûr… même Pettigrow court pas aussi vite quand il croise le Baron Sanglant !
J'allais répondre quand mon envie de vomir devint intolérable et que je me rue dans les buissons les plus proches pour vider mon estomac de la façon la plus répugnante et désagréable qui soit. Et après, on se demande pourquoi on conseille de boire de l'alcool avec modération…
-Tout le monde gerbe après sa première biture, me rassure Stevenson, en m'attachant les cheveux. C'est un peu comme un rite d'initiation…
Geste béni que je garderai dans mon cœur jusqu'à la fin de ma vie et qui animera toute la reconnaissante que j'éprouverai à l'égard de Lydia Stevenson ! Cette pensée fut vite éclipsée par un nouveau haut-le-cœur.
Quelques minutes plus tard, je me redresse et elle me tend un mouchoir. Je ne perds pas une seconde pour m'en saisir. Je me sens considérablement mieux, même si ce sont été les pires instants de toute ma vie… enfin, mis à part les quelques gastro-entérites qui sont toujours de merveilleux souvenirs. Ne pas y penser, ne pas y penser ! me sermonnais-je alors qu'une vague de dégoût se déploie dans mon estomac.
-Allez, sérieusement, reprend Lydia presque doucement. T'es morte de peur, pas vrai ?
J'allais nier mais, en la voyant si sérieuse, elle qui habituellement tourne tout en dérision, je me décide à parler franchement. Après tout, elle est, à Poudlard, ce qui se rapproche le plus d'une amie pour moi, avec Janet.
-Je suis littéralement terrifiée, je me sens juste incapable d'être… d'être dans un couple normal... j'ai toujours considéré ça comme une perte de temps et une prise de tête colossales, je peux… je ne peux pas, avouais-je.
Elle hoche de la tête, comme si elle comprenait exactement ce que je voulais dire, réajustant sa paire de lunette sur son nez. Ses cheveux blonds partent dans tous les sens, au-dessus de sa tête, et je me demande un instant si ma tignasse ressemble à la sienne. Elle passe un bras autour de mes épaules.
-Je suis sortie avec pleins de mecs –pas à Poudlard, bien sûr ! c'te bande de blaireaux…- mais mon record de durée, ça a été un mois ! Donc, crois-moi, j'sais très bien ce que tu veux dire… c'est comme ça, on n'est pas des filles de couples !
-Ce n'est pas du tout le même cas de figure, remarquais-je.
-Bien sûr que si !
-Non. C'est totalement différent.
-Non ! C'est pareil.
-Non.
-Si.
Je la fixe, agacée, et elle tient mon regard.
-Non, insistais-je.
Elle allait bien sûr me répondre que si, ça l'était, et on allait surement y être bon pour une demi-heure quand la porte d'entrée s'ouvrit bruyamment derrière nous. On se retourne toutes les deux pour voir James Potter, grand détendeur de la coupe de cheveux post-soirée la plus stupéfiante de désordre, vêtu d'un simple caleçon pourpre, débouler dans le jardin en bondissant, les bras brandis victorieusement vers le ciel. Sur son torse nu, il y a un charmant pénis, accompagné de ses deux fidèles testicules, dessiné à la peinture rouge magique qui lui permet de danser la polka sur son torse. Je déplore les qualités artistiques du dessinateur qui doit avoir un petit problème avec les proportions au vu de la taille des testicules. Autour de sa taille, trône la bouée-canard de Stevenson. Elle me confie alors qu'elle lui avait donné la garde de Vibro pour la fin de soirée car ça la gênait dans ses activités hautement sportives avec le copain de Tommy. J'allais lui répéter que je préférerai qu'elle garde certaines choses pour elle, à l'avenir, quand le hurlement triomphal de Potter, courant vers nous, nous coupa dans notre conversation.
-J'AI EMBALLE LILY EVANS !
J'échange un regard complice avec Lydia.
-C'est bien, mon grand, lui dit-elle alors qu'il nous saute dans les bras.
-Six fois ! ajoute-t-il fièrement.
-Comme quoi, tout est possible, en fait.
Dites-moi un peu
