Chapitre 26 – Pensées profondes
Après avoir soigné Maura, Jane la mena à la chambre. La blonde tremblait encore donc elle décida de s'allonger avec elle. Elle c'était finalement dans la chaleur qui émanait du corps de Maura. La chaleur du soleil frappant son visage à travers la fenêtre la réveilla. Elle s'étira dans un bâillement. Quelque chose était étrange, Jane se redressa vivement et regarda partout.
Maura n'était plus dans la chambre, elle se leva rapidement, dans la salle à manger, Jane regarda partout. Mais le médecin légiste n'était pas en vue. Elle commençait à avoir peur. Alors qu'elle s'apprêtait à courir partout, une feuille sur la table attira son attention.
Le papier dans ses mains, elle reconnut l'écriture soignée de Maura.
« Jane,
Je ne veux pas t'effrayer donc regard par la fenêtre devant toi ! »
Le lieutenant fronça les sourcils, mais suivit les instructions. Là sur le sable devant la mer, se trouvait Maura assise au sol. Elle voulut sortir et la rejoindre rapidement, mais la feuille entre ses mains attira son attention.
« Maintenant que tu me vois, tu sais que je vais bien. J'ai besoin d'un peu de temps seul, mais je savais que si tu ne pouvais pas avoir un œil sur moi, tu partirais à ma recherche. Donc je vais rester à ta vue et je te demande juste de me laisser cette petite distance. »
Jane regarda de nouveau Maura. Elle soupira de soulagement et de frustration. Même dans son état, Maura s'inquiétait de la brune et cela réchauffait son cœur. Mais l'idée de la laisser seule affronter ces peurs la frustrait. Elle frotta son front avant de reprendre sa lecture.
« Tu es inquiète et je le comprends, mais je dois remettre les choses en place dans ma tête. Lorsque je suis seule je dérive dans un brouillard épais et lorsque je suis dans tes bras il n'y a plus que toi et tous ce que tu me donnes. Ne le prend pas mal surtout car je crois que sans toi je ne serais plus là depuis longtemps.
Mais je dois affronter ce qui est piégé dans ma tête. J'ai besoin de le faire seule. J'ai besoin de sortir de ce brouillard, de faire revenir les souvenirs de ma vie, de réanimer mon corps. Je me meurs Jane, lentement, subtilement, mais je disparais doucement.
Je veux retrouver cette femme forte et heureuse, je veux retrouver ces petits plaisirs que la vie m'offrait tous les jours. Mon cœur est déchiré entre mon amour pour toi et ma douleur. Si tu ne m'aimais pas autant je me serais laissé perdre dans mes cauchemars, dans ma souffrance, dans mes peurs.
Mais parce que je t'aime, je veux surmonter tout cela, parce que je t'aime je veux avoir envie de vivre !
Donne-moi la journée pour réfléchir s'il te plaît ? Donne-moi le temps de te revenir ? Je sais que si j'ai besoin de toi, je n'ai qu'a simplement revenir vers toi et tu seras là, tu vois je sais la chose la plus importe !
C'est que quoiqu'il se passe la sécurité de tes bras, l'amour et la bienveillance de ton cœur m'accueilleront toujours, donc ne doute pas que je me tournerais vers toi si je me perds de nouveau.
Je t'aime, plus que tu ne puisses l'imaginer ! »
Jane pleurait alors qu'elle lisait encore et encore les mots de Maura. Elle avait réussi à faire savoir à Maura qu'elle serait toujours là pour elle, et qu'elle l'aimerait pour toujours. Mais ce terrible sentiment d'impuissance la dévorait, son caractère lui hurlait de faire quelque chose, mais son cœur lui disait de laisser Maura faire se don-t-elle avait besoin pour enfin lui revenir pleinement.
Avec un dernier regard, elle s'éloigna de la fenêtre, Jane se prépara un café. Assise seule dans l'un des canapés du salon, elle admirait la vue et surtout sa belle blonde toujours au même endroit. Elle attrapa le téléphone sans fil et tapa le numéro.
Docteur John Andrews !
Docteur, c'est Jane Rizzoli ! Sa voix était plus grave à cause du long silence.
Jane ! Comment allez-vous ? Demanda le médecin avec compassion.
Plutôt bien malgré la situation, j'aimerais avoir votre avis à propos de la situation !
Bien sûr, je suis là pour vous ou Maura. Je vous écoute. Le psychiatre écoutait attentivement.
Jane raconta la rencontre de Maura avec le complice et le piège. Sa réaction pendant le trajet. Leur discussion sur la plage, sa crise de ce matin et enfin elle lui lut la lettre. Dites-moi qu'elle avance et que cela n'est pas juste mon désir personnel qui me trompe ? Elle luttait pour retenir ces larmes, alors que sa voix tremblait dans sa dernière phrase.
Non, vous n'imaginez rien lieutenant ! Lorsqu'il entendit le soupir de soulagement de la brune au bout de la ligne, il continua. Vous avez raison, elle fait d'incroyable progrès et vous avez raison d'espérer. Il resta silencieux une minute. Jane je dois vous prévenir, la crise de ce matin risque de se répéter et surement plus violemment.
Quoi ? Comment ça ? Jane ne comprenait pas, si Maura avançait, alors les crises devraient se calmer ?
Maura c'est refermer dans un cocon en sécurité dans son esprit. Mais d'après ce que vous venez de me dire, elle est prête à affronter ces démons. Donc tout ce qu'elle a vécu va peut a peut revenir à la surface. Un mot, un geste, une situation et un souvenir de ces derniers jours surgiront comme un cauchemar. Elle pourra réagir violemment à ce moment-là.
Jane ferma les yeux alors que les pleurs de la blonde de ce matin résonnaient dans son esprit. Je me sens si impuissante dans ces moments.
Mais vous ne l'êtes pas ! Elle veut guérir ! Elle veut vous revenir ! C'est tout ce qui compte, tendait lui votre main et laissa là la prendre.
Je vais le faire ! Merci docteur. Jane se sentait plus confiante et un nouvel élan de force la submergeait.
De rien et n'hésitez pas à m'appeler si vous avez des questions, je vous répondrais avec plaisir. Au revoir mademoiselle Rizzoli et bon courage.
Au revoir docteur !
Jane raccrocha et regarda de nouveau sa bien-aimée. Celle-ci s'était approché de l'eau et promenait sa main l'eau salée. Je promets Maura, je te rattraperais quoi qu'il arrive !
Maura était assise dans l'eau, elle promenait sa main à sa surface. Les petites vagues caressaient ces jambes dans toutes leurs longueurs. De terribles choses passaient dans son esprit pourtant la douceur et la tranquillité du moment apaiser son corps et calmaient ces angoisses.
Les images, les bruits, les odeurs, les sons, tous repassaient dans sa tête, cela semblait être un film d'horreur, mais elle savait qu'elle avait bien vécu tous cela.
Son cri, et la douleur d'une brulure la fit sursauter. Maura baissa les yeux sur sa hanche, mais le vêtement cachait sa peau. Elle hotta son pyjama et était maintenant en sous-vêtements. Là sur sa hanche gauche se trouvait une brulure maintenant cicatrisée. Elle ferma les yeux.
« Maura avait reçu de nombreux coups et avait finalement perdu conscience. Une odeur chatouillait ces narines. Les yeux fermés, elle se concentra sur l'odeur, cela ressemblait à de la viande que l'on brulait. L'odeur était acre et désagréable. Sa hanche c'était soudainement mise à lui faire mal. La douleur était lancinante et terrible forte.
Dans un sursaut, Maura essaya de se redresser, mais quelque chose au-dessus d'elle la retenait, elle ouvrit finalement les yeux pour le voir. Il était assis sur elle et avait un sourire terrifiant sur les lèvres, il ferma les yeux et inspira profondément. Maura baissa les yeux pour voir un briquer allumé. La flamme caressait sa peau.
Elle hurla à plein poumon, elle lutta pour se libérer de son étreinte en vain. Il promena la flamme encore quelques secondes avant de finalement se lever et de quitter la pièce. Maura porta la main à sa hanche et avec le fonds d'eau qui lui restait elle arracha un morceau de sa chemise de nuit, imbiba le tissu et dans un mouvement rapide le posa sur la brulure. Elle hurla dans la douleur violente. »
De retour à la réalité, elle ouvrit les yeux et passa son doigt le long de la brulure. La peau avait cicatrisé, mais la marque était restée. Une larme roula sur sa joue. Avec une inspiration elle leva la tête vers le ciel et ferma les yeux.
J'ai survécu, malgré toutes tes tentatives tu ne m'as pas brisé ! Tu m'as blessé physiquement et émotionnellement, mais pas brisé ! Elle inspira une seconde fois et regarda la mer devant elle.
Jane avait passé la matinée à regarder Maura, tout en déballant leurs valises. Son esprit tourbillonnait, elle devait s'occuper si elle ne voulait pas devenir folle. L'heure du repas arriva et elle devait donner à Maura ces médicaments et à manger.
Elle lui prépara une salade, elle lui versa un verre de jus d'orange, elle ajouta une pâtisserie venant du panier. Elle déposa le tout sur un plateau et ajouta les cachets. Elle ne voulait pas déranger Maura, mais elle devait manger pour sa guérison et ces médicaments étaient importants.
Elle quitta la maison et tranquillement s'approcha de la plage. Elle s'arrêta à quelques pas de Maura, ne sachant pas quoi dire et surtout ne voulant pas la déranger.
Viens près de moi ! La voix poser et calment de Maura la tira de sa réflexion. Surprise au début, elle accepta l'invitation avec joie.
Le plateau sur ces jambes elle se posa dans l'eau à côté de la blonde. Elle la regarda silencieusement, Maura avait une expression plutôt sereine et calme.
Je ne voulais pas te déranger, mais tu dois manger et prendre tes médicaments.
Maura tourna la tête et regarda dans les yeux bruns devant elle. Merci ! Elle donna un tendre sourire à Jane. Merci pour tout !
Jane ne savait pas quoi dire ou penser, l'expression et le sourire de Maura l'avaient bloqué. Elle désespérait de la retrouver comme cela. Une larme roula sur sa joue. Maura se pencha et l'embrassa tendrement sur la bouche. C'était tendre et profond, Jane pourrait jurer qu'elle sentait l'âme de Maura lui chanter son amour.
Rapidement elle écarta le plateau et attrapa la crinière blonde. Jane sentit une douce langue chaude caresser ces lèvres et elle ouvrit la bouche. Le baiser s'échauffait à chaque seconde. Maura attrapa les cheveux de Jane et la tira plus près. Son autre main se promenait sur la hanche de la brune.
Jane voulait reculer, elle hésitait à s'abandonner à ces désirs, elle ne voulait pas faire plus de mal à Maura. À contre cœur elle s'écarta doucement de la blonde. Elle ouvrit les yeux et vit le regard profond de Maura, il transperçait son corps, son cœur, elle retenait son souffle.
Aime-moi Jane ! Fais-moi tienne pour toujours ! La voix de Maura était plus grave et plus profonde. Elle caressa la joue de Jane. Je ne veux que toi et je n'ai pas peur de m'abandonner dans tes bras. Elle se pencha en avant pour l'embrasser de nouveau.
Jane hésita un moment, mais lorsqu'elle sentit Maura se pencher en arrière, là tirant avec elle, elle accepta la demande de Maura et avec toute la douceur qu'elle possédait elle aimerait cette femme.
Au-dessus de Maura, Jane retenait son poids sur son bras droit et ces genoux, elle ne voulait pas faire pression sur la cicatrice de l'opération sur ces côtes. Elle se dégagea des lèvres de Maura et la regarda alors que sa main libre caressait sa joue.
Elle promena ces doigts sur la ligne de sa mâchoire. Elle glissa le long de son cou pour se retrouver là où se trouvaient les deux grandes plaies. Maintenant refermer, Jane traina son doigt le long de la ligne encore rose. Le toucher était aussi léger qu'une plume.
Elle regarda le visage de Maura, elle n'avait pas mal réagi à son toucher, elle n'avait pas tressailli. Au contraire elle ferma les yeux dans un gémissement doux.
Les doigts de Jane semblaient refermer les cicatrices dans son esprit, plutôt que de voir son tortionnaire, elle voyait le doux regard d'amour de sa belle policière. Elle susurra doucement.
Referme chacune de mes plaies Jane ! Jane aurait pu ne pas l'entendre si elle n'était pas aussi près de Maura. Avec un sourire elle se pencha en avant et embrassa du bout des lèvres les blessures.
Après avoir bien pris soin des blessures, elle glissa sa bouche le long du sein gauche pour atteindre un petit bourgeon rose se redressant lentement.
Humm ! Maura gémissait, alors qu'elle mordait sa lèvre inférieure. Les touches de Jane étaient sensuelles et incroyablement douces et tendres. La chaleur s'accumulait lentement dans son corps. Elle appréciait chaque contact de son amante.
Le petit son qui échappa des lèvres de la blonde la fit sourire, sa bouche existait affectueusement le mamelon, elle ne pouvait s'empêcher de se caresser également. Le sentit du corps de Maura sous elle, la douceur de sa peau contre sa bouche, les gémissements qui caressaient ces oreilles, ils construisaient lentement son plaisir.
Elle se redressa et admira le corps s'abandonnant à elle. Continuant son chemin, elle descendit lentement vers le ventre de Maura. L'hématome était incroyablement grand et Jane ne voulait surtout pas faire de mal à son aimée. Du bout des lèvres, elle resta le long du bord de celui-ci. Elle arriva sur une marque rouge sur l'os de la hanche. Jane reconnu une trace de brulure. Une larme lui échappa alors qu'elle se penchait pour l'embrasser.
Malgré le plaisir qui envahissait son corps, Maura sentit quelque chose de chaud et mouiller tomber sur elle. Elle leva la tête et vit Jane embrassa sa brulure, elle pleurait silencieusement. Maura attrapa son visage et la tira en face d'elle. Leurs souffles se croisaient.
Ne voie pas la douleur qu'il a causée ! Elle parlait faiblement, sa voix était douce. Ne voie que mon amour pour toi qui m'a permis de passer à travers cet enfer ! Elle embrassa passionnément Jane avant de la regarder de nouveau. Tu es ma force mon amour ! Laisse-moi être la tienne ?
Jane l'embrassa fougueusement, sa langue entra immédiatement dans la bouche de la blonde et la caressa tendrement. Tu l'es Maura ! Jane posa une main sur sa joue. Ta force, ton courage, ton amour sont les seules raisons pour laquelle je me bats encore !
Jane se pencha de nouveau sur la hanche de Maura et embrassa la bouche ouverte la brulure. Elle murmura contre la peau. Celle-ci me rappelle juste à quel point j'ai de la chance de t'avoir près de moi. Elle embrassa de nouveau la cicatrice.
Maura se cambra au contact de la bouche de Jane sur sa peau. Elle ferma les yeux et attrapa sa lèvre inférieure entre ses dents. Humm !
Jane continua son chemin sur la cuisse de Maura. Il y avait encore quelques bleues presque disparues. Elle embrassa chacun d'eux. Ceux-là me rappellent que la vie est courte et qu'il faut profiter de chaque moment avec ceux qu'on aime ! La peau de Maura avait le goût du sel avec l'eau de mer.
Jane changea de jambe, elle commença au niveau de son genou et remontait lentement. Elle pouvait entendre le changement de respiration de Maura à chacun de ces baisers. Le corps sous ces lèvres frissonnait pourtant la peau s'échauffait de plus en plus à chaque minute.
Jane trouvait les trois traces de couteau sur la cuisse de Maura. Les images de la première vidéo repassaient dans sa tête. Elle ferma les yeux et inspira avant de les embrasser. Celles-ci me rappellent la chance que j'aie de t'avoir dans ma vie, la chance que j'ai d'avoir ton amour. Elle promena sa langue le long des lignes roses.
Jane ! Maura haletait. Elle attrapa la chevelure noire. C'est moi qui ai la chance que tu m'aimes ! Elle se cambra alors que la main de Jane caressait l'intérieur de sa cuisse avec le bout de ces ongles.
Jane remonta jusqu'à la bouche de Maura et l'embrassa furieusement alors que sa main remontait le long de l'intérieur pour trouver l'intimité chaude et humide de sa blonde. Jane gémissait dans la bouche de Maura au toucher. Et Maura se cambre plus aux vagues de plaisir qui roulaient dans tout son corps.
Avec la plus grande douceur Jane lui faisait l'amour intensément et profondément.
