How To Save A Life

Chapitre 25

Michael (Partie I)


Hello tous le monde !

Aheum, je sais que je crains. La vérité est que j'ai souffert du syndrôme de la page blanche. Manque d'inspiration, manque de temps, tout s'est un peu enchaîné pour moi.

Je vous propose ce chapitre tout frais ! Pour me faire pardonner !

Réponse aux reviews !

Nonsurtoutpas

Ton pseudo est plutôt mignon !

ET EN VOILA UN AUTRE !

Je pense que tu auras la réponse dans ce chapitre;)

Eh beh, deux fics qui causent l'insomnie ? Il faut que je pense a arrêter !

C'est déjà gentil, je ne suis pas contre les nouveaux venus;)

J'espère que ce chapitre te plaira ; )

GROS BISOUS !


« When I wake up, well, I know I'm gonna be
I'm gonna be the man who wakes up next to you
When I go out, yeah, I know I'm gonna be
I'm gonna be the man who goes along with you
If I get drunk, well, I know I'm gonna be
I'm gonna be the man who gets drunk next to you
And if I haver, hey, I know I'm gonna be
I'm gonna be the man who's havering to you

But I would walk five hundred miles
And I would walk five hundred more
Just to be the man who walked a thousand miles
To fall down at your door »

The Proclaimers – I'm Gonna Be (500 miles)


Santana, Artie, Blaine, Noah, Sam et Kurt étaient installés au Lima Bean et discutaient des régionales. M. Shuester avait décidé qu'ils feraient encore une fois du Michael Jackson.

« -N'oubliez pas que Sammy, Kurtie, Blainy et moi avons un numéro de groupe ! Dit joyeusement Puck.

-On ne risque pas de l'oublier, abruti, tu nous le répètes toutes les cinq secondes, grogna Santana.

-Et ne m'appelle pas Blainy, s'il te plaît, ajouta Blaine.

-Ni moi Sammy, c'est ridicule.

-Vous manquez d'humour, soupira Puck. Heureusement que Kurtie est là pour remonter le niveau.

-La seule raison pour laquelle je ne dis rien Pucky est que tu es plus têtue qu'une mule, ce qui veut dire que c'est inutile de te dire d'arrêter.

-Je vous hais.

-Tu nous adores Pucky, sourit Kurt. Je me demande quand même si ce n'est pas risqué de faire du Michael Jackson, nous avons déjà fait trois chansons aux communales, les juges ne vont peut être pas apprécié.

-Michael Jackson n'est jamais un risque, répliqua Santana.

-Vrai ! S'exclama Artie. »

Kurt vit le regard de Blaine devenir aussi froid que de la glace tout à coup, sans raison. Étonné, il se tourna pour voir ce qui avait causé ce changement soudain : Sebastian Smythe. Voilà qui expliquait le pourquoi du comment. Il avançait droit sur eux, un café à la main et un rictus satisfait aux lèvres. Kurt eut immédiatement envie de le gifler de toutes ses forces pour que ce petit air de supériorité stupide disparaisse complètement.

« -C'est une mauvaise idée, dit-il sans préambule. Nous allons faire du MJ et nous ne pouvons pas faire la même chose.

-Et comment sais-tu ce que nous allons faire, hein ? S'enquit Sam.

-Vous êtes débiles, alors ce n'est pas compliqué. En parler ici est une mauvaise idée, surtout lorsque l'on sait que c'est avant tout un repaire de Warblers et puis, je pourrais reconnaître la voix de Kurt entre milles.

-Et telle une petite fouine, tu espionnes, c'est ça ? Cracha Kurt.

-Tu me connais si bien, mon amour, répondit fièrement Sebastian.

-Tu me dégoûtes, souffla Kurt.

-Je vais me le faire, gronda Santana. »

Santana se leva, prête à lui sauter au cou mais Puck la retint à temps.

Kurt pouvait les entendre se disputer, il était conscient des insultes de Sebastian envers son ami mais il était incapable de bouger, incapable de parler. Son cerveau n'était concentré que sur une chose : la haine. S'il avait pensé que faire du Michael Jackson était une mauvaise idée, ce n'était plus le cas à présent. Si ça lui permettait de couper l'herbe sous le pied de son ex petit ami, alors il était déterminé à faire du MJ, mais surtout, a gagner.


Kurt avait compris que ce rendez-vous était une mauvaise idée à la seconde où Sebastian les avait invité à Dalton. Ils n'étaient plus ensemble, ils n'étaient même plus amis, alors pourquoi l'inviter ? Pourquoi inviter Blaine ? Santana ? Artie ? Le châtain ne comprenait pas son ex petit ami, mais il le connaissait Sebastian mijotait quelque chose, quelque chose de mauvais. Alors oui, c'était une mauvaise idée, il le savait, ça ne l'empêcha pas de suivre Blaine, Santana et Artie.

Lorsqu'ils entrèrent, il sut qu'il avait vu juste : les Warblers étaient en formation. L'enfoiré ! Ils se mirent a chanter et Kurt écarquilla les yeux quand il reconnut la chanson. Il osait ! Comment pouvait-il le regarder droit dans les yeux et chanter « I Want You Back » (je veux te récupérer) ? Kurt savait que Sebastian n'était pas un enfant de cœur, qu'il n'était pas l'être humain le plus gentil de l'univers, mais il ne le pensait pas aussi cruel.

Blaine, à côté de lui, était clairement en colère Kurt ne l'avait jamais vu ainsi, pas même lors de sa dispute avec Finn. C'était étrange de le voir ainsi, surtout à Dalton. Kurt avait eut l'habitude de le voir si composé, si souriant et loufoque, voilà qu'il était tout à coup si sérieux, prêt à en venir aux mains, Kurt pouvait le voir, il connaissait Blaine, il connaissait son passé de boxeur et si une chose était certaine, c'était bien que l'ancien Warbler pouvait frapper, fort.

La prestation était finie et Kurt voulait hurler. Il voulait gifler Sebastian, c'était fou. Il avait aimé ce garçon, il l'aimait même encore, pourtant, il n'avait jamais ressenti autant de haine pour quelqu'un. C'était comme si Sebastian faisait ressortir tout les mauvais côtés de Kurt.

Blaine se disputait avec Sebastian, Kurt voyait ses lèvres bouger, il voyait le visage des Warblers se décomposer un à un, mais il ne se sentait pas capable de prêter attention aux mots. Tout ce qu'il entendait, tout ce qu'il comprenait étaient ces mots stupides : I want you back.

Lui qui pensait s'être remis, avoir lentement tourné la page, voilà qu'il était de retour au point de départ.

La main de Blaine se glissa dans la sienne et il l'entraîna, Kurt se laissa faire et posa un pied devant l'autre, comme un robot. L'important était de sortir de cet endroit, de partir loin de Sebastian et de ses manipulations, de ne plus se retourner.


Son sac était dans sa voiture, il se tenait debout, appuyé à la portière passager, Kurt le fixait pendant que Burt passait une de ses mains sur son crâne dénudé et se balançait d'un pied à l'autre, d'une façon inconfortable.

« -Tu es sûr de vouloir faire ça, mon grand ? S'enquit l'adulte.

-Oui, répondit Blaine.

-Blaine, tu..., commença Kurt.

-Ce sont mes parents Kurtie. Notre relation n'est pas parfaite, je te l'accorde, elle ne l'a jamais été, ne le sera probablement jamais, mais si mon père est prêt à faire des efforts, alors moi aussi.

-Je comprends, soupira Kurt.

-Si tu as le moindre problème, tu seras toujours le bienvenue, dit Burt.

-Merci, sourit Blaine. »

Burt le prit dans ses bras avant de rentrer, laissant ainsi Kurt et Blaine seuls.

« -Tu vas me manquer, souffla Kurt.

-Tu me verras toujours autant, ne t'inquiètes pas.

-Ce sera quand même différent, tu ne seras pas avec moi constamment.

-Aurais-tu peur de dormir sans moi ? Se moqua Blaine.

-Tu sais très bien que oui, que ferais-je sans toi, hein ? Rit Kurt.

-Oh comme c'est mignon.

-Cesse de te moquer Anderson.

-Sinon quoi ?

-Tu n'auras plus de câlins !

-Tu ne pourrais pas survivre sans mes câlins, Hummel.

-Tu ne penses pas inverser les rôles ?

-Pas du tout ! »

Kurt éclata de rire avant de l'attirer à lui. Blaine encercla sa taille de ses bras et le châtain s'accrocha à lui comme si sa vie en dépendait.

Il était heureux pour Blaine, évidemment, mais il savait quand même que son meilleur ami lui manquerait. Toute cette histoire sonnait comme un adieu, parce que Blaine ne serait plus avec lui constamment, qu'il serait chez lui, loin de Kurt.

« -Kurt, tu sais que ce n'est pas un adieu, n'est-ce pas ? »

C'était pour cela qu'il aimait Blaine, parce qu'il était toujours capable de deviner ce qu'il se passait dans sa tête.

« -Je le sais, assura le châtain. Je me suis juste habitué, c'était bien de t'avoir près de moi.

-Je serai toujours près de toi, dit Blaine. »

Kurt le serra un peu plus fort contre lui, pas encore prêt à le laisser partir. Cette phrase pouvait paraître banale, mais les deux adolescents savaient qu'elle ne l'était pas. C'était une promesse une promesse d'éternité. Kurt y croyait. C'était effrayant mais rassurant à la fois, parce qu'il ne voyait pas comment fonctionner sans Blaine.

Blaine le relâcha, sourit, ses yeux brillaient et Kurt voulait l'embrasser, le supplier de rester avec lui. Il ne supplia pas, ça n'aurait servi à rien : Blaine savait ce qui était bon pour lui et s'il décidait de retourner chez ses parents, c'était bien pour une raison. À la place, Kurt se contenta de poser une main sur sa joue et d'approcher son visage lentement du sien.

« -Ton père nous observe, dit Blaine.

-Et alors ?

-Il m'aime bien, je ne veux pas que ça change.

-Je me sens rejeté, soupira Kurt dramatiquement.

-Tu sais très bien que je le veux autant que toi, répliqua Blaine. »

Kurt ne prit pas la peine de répondre avec des mots. Il plaqua doucement ses lèvres sur celles du bouclé avant de le relâcher complètement.

« -Tu vois, il ne s'est rien passé, dit-il fièrement. Maintenant file avant que je décide que tu n'as pas le droit de partir.

-Tu me garderais prisonnier, hein ?

-J'en serai capable et tu ne t'en plaindrais pas. »

Blaine rit et monta dans sa voiture. Kurt observa le véhicule disparaître et retourna chez lui.

« -Que des amis, c'est ça ? Dit Burt.

-Je vais dans ma chambre, grogna Kurt.

-Tu n'as pas répondu !

-Tu étais espion dans une autre vie ?

-Je m'intéresse à ta vie.

-C'est compliqué papa, dit Kurt avant de fuir.

-Ces jeunes, soupira Burt. »

L'adulte sourit tout de même, son fils faisait le fier, mais il n'était pas aveugle, il voyait bien que ces deux là finiraient par se mettre ensemble. Burt s'était fait une raison, son petit garçon grandissait et il préférait le voir heureux avec Blaine plutôt que triste. Ou bien au Scandals à faire dieu sait quoi avec des inconnus. Burt frissonna, il ne voulait définitivement pas penser à ça. Blaine était bien. Blaine était génial. Il aimait bien Blaine.


Kurt ne comprenait pas ce qu'il se passait : un instant, les New Directions et les Warblers s'affrontaient en chanson, l'instant d'après Sebastian sortait un slushie de nul part, le lançait en sa direction, Blaine s'interposait, finissait à terre, une main sur son œil et criait de douleur. Kurt connaissait l'effet des slushies, il en avait pris assez en pleine figure. La glace pillée s'était infiltrée dans ses yeux une fois. C'était douloureux, mais pas à ce point là. Il savait que Blaine avait une bonne résistance à la douleur, il n'était pas censé finir au sol ainsi à cause d'un slushie. Il n'y avait qu'une seule explication possible : Sebastian n'avait pas lancé un slushie normal.

Le châtain ne devait pas paniquer. Blaine se tenait le visage, protégeait ses yeux de ses mains et essayait de frotter, si Kurt avait appris quelque chose de sa propre expérience avec les boissons glacées, c'était qu'il ne fallait absolument pas frotter, si ce slushie était en plus modifié, Blaine ne devait absolument pas y toucher. Kurt pris ses mains entre les siennes et inspira profondément.

« -Santana, dit-il le plus calmement possible, va à ta voiture et démarre là. »

La jeune femme hocha la tête avant de se mettre à courir, le bruit de ses pas semblait résonner dans le parking souterrain. Les Warblers avaient disparus et les pensées de Kurt allaient dans tous les sens. Il devait garder son calme, se concentrer sur son meilleur ami, Blaine avait besoin de lui mais il ne pouvait s'empêcher d'être déçu de l'attitude de ses anciens amis.

« -Noah»

Puck était figé sur place et fixait Blaine comme si une seconde tête lui était poussée sur les épaules. Il semblait être incapable de bouger, ce qui n'arrangeait pas Kurt.

« -Noah ! Répéta Kurt un peu plus fort.

-Oui !

-Tu penses que tu peux le porter ?

-Oui.

-Bien. Rachel, tu as toujours le numéro de sa mère ?

-O-oui, Kurt est-ce qu'il...

-Appelle sa mère et dis lui de nous retrouver à l'hôpital. Évite à tout prix son père. Finn, préviens mon père. On se rejoint à l'hôpital. Restez calme. »

Kurt serra doucement les mains de Blaine et embrassa son front.

« -Blaine, chuchota t-il, Noah va te porter à la voiture, Santana va nous conduire à l'hôpital, je sais que tu as mal, mais j'ai besoin que tu sois fort pour moi, d'accord ? »

Kurt n'attendit pas de réponse. Puck s'approcha lentement et pris le bouclé dans ses bras. Kurt ne lâcha pas ses mains. Ensemble, ils marchèrent en silence, un silence brisé par le bruit de leurs pas et les gémissements de Blaine.

« -Pose le, doucement, sur la banquette arrière, dit Kurt. »

Puck obéit, le plus gentiment possible, il aida Blaine a s'installer. Kurt grimpa à l'arrière et pris son meilleur-ami dans ses bras. Il souffla des mots rassurants au creux de son oreille. Santana démarra.

Le trajet était court, Santana grillait chaque feu rouge qu'elle pouvait, dépassait les limites de vitesse pour arriver plus rapidement et Kurt ne pensa pas un instant à lui dire d'aller plus lentement. Blaine avait besoin de voir un médecin, le plus tôt possible.


Les quatre adolescents entrèrent dans le centre hospitalier et Kurt demanda immédiatement un médecin, il expliqua la situation. Une femme arriva rapidement et vit que la situation était critique. Blaine pleurait et Kurt sentait son cœur se serrer de plus en plus à chaque seconde qui passait.

« -Nous allons l'examiner, ses parents sont-ils au courant ?

-Ils sont en route, dit Kurt. Je peux...

-Vous êtes ?

-Son meilleur-ami. Écoutez, Blaine déteste les hôpitaux, je ne peux...

-Je suis désolée, monsieur...

-Hummel.

-Je suis désolée, monsieur Hummel, je ne peux vous laisser venir si vous n'êtes pas un membre de la famille. »

Kurt pouvait voir que Santana voulait argumenter mais il secoua la tête. Le plus important était de soigner Blaine. Toute discussion retarderait sa prise en charge et c'était la dernière chose qu'il voulait.

« -Blaine, murmura Kurt, ils vont te soigner, je sais que tu as peur, mais tu dois vraiment être fort, comme je te l'ai dit tout à l'heure, d'accord.

-K-kurt, sanglota le bouclé. N-ne … Ne me laisse pas.

-Je n'ai pas le choix, je suis désolé Blainers, mais ne t'inquiètes pas, ils vont s'occuper de toi, ils vont te soigner et ensuite, je serai là, je reste là, je t'attends. D'accord ? Courage, Blaine. Tu te souviens ?

-C-courage, bégaya le bouclé faiblement.»

Kurt hocha la tête, même si Blaine ne pouvait pas le voir et embrassa derechef son front.

La femme, entourée d'infirmières, emmena son meilleur ami. Puck l'attira dans ses bras et Kurt se laissa sombrer.

« -Tout ira bien Kurt, dit l'adolescent. Ils vont s'occuper de lui.

-Noah, il était terrifié.

-Je sais, chuchota Puck en tapotant son dos. Tu sais que tu as maîtrisé la situation, n'est-ce pas ? On était tous paniqués, mais tu l'as calmé, tu nous as tous calmé.

-J-je déteste le voir comme ça, ça devait être moi N-noah.

-Non, non, Kurt, écoute-moi bien attentivement, dit Puck en prenant son visage entre ses mains. Tu. N'es. Pas. Responsable. Blaine ira bien. »

Kurt inspira et expira pour se reprendre. Il devait rester fort. Pour Blaine.


Kurt était assis dans la salle d'attente et attendait que la mère de Blaine sorte de sa chambre d'hôpital, il se rongeait les ongles, inquiet pour son meilleur ami après le départ plus que mouvementé de son père. Il entendait encore les mots de M. Anderson dans ses oreilles et voulait simplement entrer dans la chambre, demander à Madame Anderson de sortir et prendre le bouclé dans ses bras, l'embrasser et lui promettre que tout irait bien. Bien sûr, ça n'aurait été qu'un mensonge, comment pouvait-il promettre une chose pareille alors que le bouclé avait été à deux doigts de perdre un œil pour lui ?

L'adolescent vit rouge lorsqu'il vit Sebastian arriver, il se leva et vint à sa rencontre.

« -Qu'est-ce que tu fais là ? Cracha Kurt avec dédain.

-Je... Je suis venu voir Blaine, comment va t-il ?

-Comment va t-il ? COMMENT VA T-IL ? TU TE FICHES DE MOI ?! »

Kurt vit une infirmière leur lancer un regard noir et il se souvint qu'il était à l'hôpital et qu'il ne devait pas crier.

« -Il ne va pas bien ! Dit-il plus bas. Il pourrait très bien perdre un œil ! Définitivement ! Par ta faute ! Oh et son père est passé, tu connais son père, n'est-ce pas ?

-O-oui, balbutia Sebastian.

-Alors tu imagines très bien son état ! Son père est parti et sa mère est complètement folle. Il va se faire opérer, qu'est-ce qui t'est passé par la tête ? Tu es devenu complètement fou ?!

-Kurt écoute, c'était juste... Je ne voulais pas... J'ai juste... C'était juste une erreur...

-Tu sais quoi ? Ce n'était pas une erreur. Me briser le cœur était une erreur …

-Tu t'es brisé le cœur tout seul, je t'avais prévenu...

-Bien ! Peu importe, c'est différent de toute façon. Tu as blessé Blaine, tu as peut-être détruis sa vie et tu sais qu'il déteste les hôpitaux !

-Ce slushie n'était pas pour lui.

-Il était pour moi. C'est ce que tu voulais Seb ? Que je finisse à l'hôpital avec un œil en moins ? Pourquoi?!

-Parce que... Non... Je n'ai pas réfléchi !

-Il serait vraiment temps que tu commences à réfléchir et que tu comprennes que tes actes ont des conséquences !

-Je... Je le sais Kurt, j'ai juste... C'était stupide de ma part et ... Tu pourras lui dire que... Que je suis désolé ?

-Non. Et n'ose pas l'approcher.

-Sinon quoi ?

-Ne me cherche pas Smythe. Je ne suis plus le même.

-Le chaton mord ?

-Non, le chaton détruit maintenant. Œil pour œil, dent pour dent Sebastian.

-Peu importe. »

Sebastian se retenait de pleurer. Il ne comprenait toujours pas ce qu'il lui était arrivé. Comment avait-il pu blesser Blaine ? Pourquoi avait-il voulu blesser Kurt en premier lieu ? Qu'était-il devenu ?

« -Oh et Sebastian ? Appela Kurt. »

Le Warbler se retourna, il était de content de ne pas avoir encore craqué, Kurt l'aurait immédiatement vu.

« -Quoi ?

-Merci.

-Pourquoi ?

-Jusqu'à maintenant, je ressentais un minimum d'amour pour toi, il y avait toujours cette petite part de moi qui refusait d'abandonner, qui continuait de t'aimer. Grâce à toi, elle est partie, quand tu as blessé Blaine, ce peu d'amour qu'il y avait encore en moi s'est transformé en mépris et en haine. Tu as enfin eut ce que tu voulais. Félicitations. »

Sebastian s'en alla sans répondre, une fois seul dans l'ascenseur, il s'autorisa à pleurer. Il avait vraiment tout gâché cette fois et il n'y avait plus de retour en arrière.


Kurt ne savait pas depuis combien de temps ils étaient dans la salle d'attente. Son père était arrivé et il était assit à ses côtés mais Kurt ne bougeait pas, il n'avait pas bougé depuis le départ de Sebastian. Puck non plus ne bougeait pas, il gardait ses bras enroulés de façon protectrice autour de lui et ne disait rien. Kurt restait donc planté là, à moitié assis sur Noah Puckerman, la tête nichée dans son cou, les yeux et le visage trempés de larmes qui ne tarissaient pas.

Madame Anderson sortie de la chambre et Kurt se leva immédiatement, comme un soldat qui se mettrait au garde à vous de façon automatique ,comme un robot.

L'expression de la mère de Blaine était froide mais Kurt pouvait distinguer de l'inquiétude dans son regard, de la tristesse, de la colère et de l'incompréhension également.

« -Kurt, dit-elle, impassible, il veut te voir. Ne reste pas trop longtemps, il est sous morphine et a besoin de repos. »

Kurt marcha, il ne prononça pas un mot, trop choqué pour parler. Si madame Anderson ne l'avait jamais vraiment apprécié, il était sûr qu'elle le détestait désormais. Le pire était qu'elle avait une bonne raison à présent elle qui ne voulait pas que Blaine se fasse agresser une nouvelle fois, voilà qu'elle retrouvait son fils à moitié aveugle dans un hôpital. C'était de la faute de Kurt et il était certain qu'elle le savait aussi bien que lui.

Kurt poussa lentement la porte de la chambre et entra sur la pointe des pieds. Blaine était allongé sur le lit, immobile, un bandage lui couvrait l'œil mais cet idiot souriait.

La morphine.

Blaine souriait parce qu'il était défoncé.

« -Kurtie ! Tu es... Tu es là ! Dit-il joyeusement. Je pensais que tu étais parti mais maman m'a dit que tu étais là, tu es resté alors je suis content !

-Bien-sûr que je suis resté Bee, répondit doucement Kurt en s'approchant. »

Kurt resta debout à côté du lit et observa son meilleur ami. Son œil noisette était porté sur lui et Kurt pouvait voir qu'il était défoncé, il était cependant si doux qu'il ne faisait que rappeler à Kurt qu'un fichu bandage l'empêchait de voir le second.

« -Kurtie, pourquoi tu ne me câlines pas ?

-Parce que...

-Tu me câlines toujours quand je suis dans un lit.

-Tu es à l'hôpital et on ne peut pas...

-Assis-toi alors, je veux un câlin. »

Kurt soupira mais obéit. Blaine bougea lentement, ses mouvements ralentis par la morphine. Kurt lui laissa le temps. Madame Anderson ne serait probablement pas contente, mais tant pis. Elle pouvait bien se brosser. Son meilleur ami avait besoin de lui bon sang.

Blaine encercla sa taille et posa son visage sur ses cuisses et Kurt ne put s'empêcher de passer une de ses mains dans ses boucles soyeuses bien qu'emmêlées.

« -J'ai failli te perdre aujourd'hui. »

Les mots avaient quitté sa bouche sans qu'il ne le veuille vraiment.

« -Moi aussi, répliqua Blaine avant de rire. Tu viens de citer Buffy ! S'exclama t-il. Kurtie, tu viens de citer Buffy ! Je suis tellement fier de toi !

-Tu es stupide, sourit Kurt.

-N'aies pas honte, c'est une bonne chose mais je me pose une question.

-Laquelle?

-Est-ce que ça veut dire que tu veux faire l'amour avec moi ? »*

Kurt écarquilla les yeux alors que Blaine se remettait à rire.

La morphine, se rassura Kurt. Ce n'était que la morphine qui parlait.

Madame Anderson entra dans la chambre et leur lança un regard glacial.

« -Il est temps pour toi de partir Kurt. Blaine a besoin de repos.

-Non, geignit Blaine. Je veux Kurt !

-Tu dois te reposer Blaine, le morigéna sa mère.

-Kurtie est mon coussin préféré ! Annonça le bouclé fièrement. Je peux me reposer avec lui !

-Il ne peut pas rester !

-Je reviendrai demain, dit Kurt. C'est promis.

-Ne me quitte pas, sanglota Blaine. »

Bonté divine, Kurt haïssait madame Anderson. Blaine était en train de rigoler à peine deux minutes auparavant et voilà qu'il s'accrochait à lui désespérément et sanglotait !

« -Je reviendrai Bee, dit-il derechef en s'extirpant de ses bras.

-Non ! Ne me quitte pas Kurt, j'ai peur !

-Chut, murmura t-il à son oreille. Ferme les yeux.

-P-pourquoi ?

-Fais-moi confiance. »

Blaine se repositionna correctement dans le lit et obéit. Kurt déposa alors un baiser tendre sur son front et caressa une dernière fois ses cheveux.

« -Je t'aime Bee, murmura t-il.

-Je... Je t'aime aussi Kurtie. »

Kurt s'éloigna les larmes aux yeux.

Il aimait Blaine.

Il était amoureux de Blaine.

Il était dans la merde.


Kurt se laissa tomber sur son lit et posa son coussin sur son visage. Il hésita a hurler, mais ne le fit pas. Ça n'aurait rien changé, il pouvait hurler autant qu'il le voulait, Blaine serait quand même à l'hôpital, blessé et Sebastian serait toujours un enfoiré sans cœur.

Il se redressa tout à coup. Merde ! Il avait complètement oublié de prévenir Wes et David !

Il envoya un message aux deux anciens Warblers et alluma son ordinateur avant de lancer Skype.

Ils étaient déjà là et il lança une conversation vidéo.

« -Hey Kurtie, on te manque tant que ça ? Lança Wes.

-Wes, tais-toi, dit David.

-Tu es jaloux David ?

-Non, ferme-là, Kurt, tout va bien ?

-David, c'est méchant, bouda Wes. Oh ! Souffla t-il lorsqu'il se concentra sur le visage du châtain. Kurt ?

-Blaine, c'est Blaine. Il est à l'hôpital, je voulais vous appeler mais j'ai oublié, il pleurait et il déteste les hôpitaux et il pourrait perdre un œil et …

-Kurt, calme-toi, dit gentiment David

-Respire, ajouta Wes. Il faut que tu respires, que tu te calmes et que tu nous expliques ce qu'il s'est passé. »

Kurt obéit. Il tenta de se calmer et expliqua tout : Michael, la confrontation à Dalton, la confrontation avec les Warblers dans ce foutu parking souterrain.

« -Attends, dit David, Blaine est à l'hôpital à cause d'un slushie ?

-Ce n'était pas un slushie normal.

-Ce sale petit enfoiré!S'exclama Wes.

-Wes, calme-toi.

-Non ! Et les Warblers, ils savaient ?

-Je ne sais pas pas, répondit Kurt.

-Tu nous tiendras au courant ?

-Il n'aura pas à le faire. Je prends le premier avion demain.

-Wes, nous devons aller en cours ! Les partiels arrivent !

-Je n'en ai rien à faire, gronda l'asiatique. Si cette petite fouine pense qu'il peut faire ce qu'il veut, il se trompe !

-Okay, Kurt, on arrivera demain. Tiens bon jusque là, okay ?

-Je croyais que tu avais des partiels qui arrivent ? Se moqua Kurt.

-Wes a raison. Warbler un jour, Warbler toujours. Nous faisions parti du conseil, c'est notre responsabilité. Et puis, on ne peut pas laisser Blaine comme ça. Il va avoir besoin de nous, toi aussi.

-Il avait tellement peur, sanglota Kurt.

-Tu t'en es bien sorti, Kurtie, dit Wes. Tu as maîtrisé la situation.

-J'étais terrifié.

-Tu as fais ce qu'il fallait, maintenant, il faut que tu te reposes. Demain, on sera là, d'accord Kurt ?

-Oui, merci.

-Repose-toi. »

Il hocha la tête et raccrocha. Il ferma les yeux et se laissa porter par les bras de Morphée.


Wesley ne savait plus quoi faire : il était dans une voiture avec David et Kurt, en route vers la maison de Blaine et il ne s'était jamais senti aussi tiraillé.

Une partie de lui se concentrait sur Blaine, sur son bien-être. Son ami avait besoin de lui et il était prêt à tout faire pour qu'il aille mieux.

La seconde partie de lui voulait simplement aller à Dalton, attraper Sebastian par le cou, l'étrangler, frapper Thad avec un marteau et hurler sur chaque Warbler présent.

Enfin, la troisième partie de lui s'inquiétait pour Kurt.

Honnêtement, Wes ne savait toujours pas qu'elle partie de lui-même il voulait écouter en premier. Alors il faisait confiance à David. David gardait son sang froid en toute circonstance, même quand Wes paniquait et était prêt à faire n'importe quoi.

David avait choisi l'option numéro une, Wes s'y tenait.

L'asiatique soupira, s'attirant ainsi les foudres de son meilleur ami et l'incompréhension de Kurt. Il ferma un instant les yeux et se remémora les mots de David.

Quelques heures plus tôt.

Wes et David étaient sur la route. Prendre l'avion aurait probablement été plus rapide mais pour cela, il aurait fallu attendre d'avoir un vol et les deux amis avaient refusé d'attendre. Ils devaient voir Blaine. Et vite.

Alors Wes conduisait. David à ses côtés, comme toujours. Ses épaules étaient douloureuses, parce qu'il était tendu et sa tête le faisait souffrir, parce que ses pensées étaient bien trop bruyantes et nombreuses.

« -On va devoir se rendre à Dalton, dit-il à David.

-On doit d'abord s'assurer que Blaine va bien.

-Je le sais ! Mais après, il faut qu'on aille à Dalton.

-Wes, ça ne changera rien.

-Bien-sûr que non, je veux juste comprendre ce qu'il s'est passé.

-Il n'y a pas grand chose à comprendre, soupira David. Sebastian a pété un câble, on savait que ça finirait par arriver.

-Les autres l'ont laissé faire !

-Nick m'a dit qu'ils n'étaient pas au courant.

-Ça n'explique pas pourquoi ils sont partis !

-Ils ont pris peur Wesley !

-Oh tu les défends maintenant ?

-Ne sois pas ridicule ! Je garde la tête froide, c'est tout ! Blaine a besoin de nous et je te parie que Kurtie aussi, tiens. Il nous faut des priorités, Blaine et Kurt sont notre priorité, tu pourras hurler sur les Warblers autant que tu le veux une fois qu'on sera sûrs qu'ils vont bien !

-Tu as raison, grommela Wes. »

Présent

David avait effectivement raison. Non seulement Blaine était blessé, mais voilà que Kurt avait l'épiphanie du siècle : il était amoureux du bouclé et paniquait. Aller à Dalton pour botter les fesses des Warblers n'était absolument pas une priorité, même s'il aurait aimé le faire.

Ils arrivèrent enfin chez Blaine. Wes se gara et vit Kurt pâlir. Oh oui. Les parents de Blaine. Wes pouvait très bien imaginer la situation : madame Anderson n'était pas fan des petits amis de son fils, mais en plus, il y avait eut toute cette histoire de dispute et Sebastian avait rajouté son petit grain de sel personnel.

Dieu, Wes voulait simplement le tuer. Pour de bon.

David sourit tout en frappant doucement l'épaule de Kurt.

« -Ça va aller, on est avec toi. »

Wes n'avait jamais été aussi reconnaissant. Il n'était pas fait pour réconforter les autres. En dehors de Blaine bien-sûr, mais Blaine était différent.

Kurt leur lança un sourire timide.

David avait eut raison sur toute la ligne. Klaine avait besoin d'eux. Il était temps pour lui de faire les choses correctement.


Kurt était nerveux, la présence de Wes et de David le rassurait, bien entendu, mais il savait qu'il n'était pas dans les bonnes grâces de madame Anderson et il avait peur de revoir Blaine, peur de voir son état. En clair, il était tout simplement terrifié.

David lui lança un sourire se voulant rassurant et sonna. Madame Anderson ouvrit et Kurt vit en elle l'image parfaite (trop parfaite) de la mère de famille des années cinquante. Bien sûr, derrière le masque, Kurt voyait une mère inquiète, ayant perdu le sommeil à force de veiller sur son benjamin.

« -Wes, David, dit-elle avec le sourire, comment allez-vous ? Kurt, ajouta t-elle, plus froidement.

-Bonjour madame Anderson, dirent-ils à l'unisson.

-Nous sommes venus voir Blaine, sourit Wes.

-Bien sûr, il est dans sa chambre, vous connaissez le chemin les garçons. »

Les trois adolescents la remercièrent et se rendirent dans la chambre du bouclé.

Blaine était allongé sur son lit et fixait le plafond, il avait l'air de s'ennuyer.

Blaine leva la tête et tout à coup, Kurt eut l'impression de voir une ampoule s'allumer, l'impression de passer de l'obscurité à la clarté en une fraction de seconde. Blaine rayonnait.

« -Alors Blainers, pas encore aveugle ?

-David ! Grognèrent Kurt et Wes.

-Non, les coupa Blaine. Moi qui pensais pouvoir rejoindre Johnny Depp dans Pirates des Caraibes, je suis déçu. »

Kurt était ravi et rassuré de voir que Blaine était capable de plaisanter, de voir qu'il tenait toujours à ses habitudes avec David. Il éclata de rire et les trois autres adolescents le suivirent avec plaisir.

«-Donc, vous êtes venus me tenir compagnie ? Je vous manque tant que ça ?

-Moi je ne suis là que parce que Kurtie a peur de tes parents, dit David.

-Ce n'est pas vrai, contesta Kurt.

-Tu as carrément peur de ses parents, dit David. On a dû sonner à ta place et j'ai cru que tu allais t'évanouir !

-Je n 'avais pas peur !

-Tu as le droit d'avoir peur d'eux Kurtie, souffla Blaine. Mes parents ne sont pas les plus chaleureux, surtout pas avec toi.

-Ils ont de bonnes raisons. »

David soupira, c'était le signal. Il attrapa Wes par le bras et le tira légèrement en arrière.

« -Blainers, nous allons voir ta mère, sortez les violons et faites des bébés licornes, d'accord ?

-Mais je ne lui ai même pas encore fait un câlin, protesta Wes.

-Tu lui en feras un plus tard, on y va ! »

Kurt et Blaine n'eurent pas le temps de répliquer qu'ils étaient déjà sortis, la porte refermée derrière eux.

Kurt et Blaine se regardèrent dans le blanc des yeux en silence pendant quelques instants jusqu'à ce que Blaine ne tende la main au châtain.

« -Allonge-toi à côté de moi.

-Blaine...

-S'il te plaît. »

Kurt obéit, il s'allongea avec précaution aux côtés de son meilleur ami. Blaine l'observait et Kurt détourna le regard. Il ne pouvait pas supporter de voir ce patch caché l'oeil magnifique du bouclé, pas alors qu'il savait qu'il était responsable.

« -Ce n'est pas de ta faute, tu sais ? Dit Blaine.

-Ce slushie m'était destiné, pourquoi t'es-tu interposé ?

-Parce que je t'aime, répondit simplement Blaine.

-Je...

-Tu le sais Kurt, tu le savais même avant, ça ne veut pas dire que tu dois...

-Je t'aime aussi, l'interrompit Kurt.

-Quoi ?

-Je t'aime aussi, chuchota Kurt en souriant, pas juste comme mon meilleur ami, plutôt comme...

-Un potentiel Spike ?

-Vraiment Bee ? Vraiment ?!

-Hey ! Il fallait que je détende l'atmosphère !

-Tu n'es pas croyable ! Je t'avoues enfin la vérité et tu te sens obligé de casser le moment.

-On peut mettre ça sur le compte des médicaments ?

-Oui, rit Kurt. Et oui, comme un potentiel Spike. »

Blaine écarquilla les yeux. Il ne s'attendait pas à une telle déclaration. Il l'avait attendue, oui, mais il ne pensait pas qu'elle arriverait aussi vite. Kurt avait les joues rouges et Blaine voyait bien qu'il avait peur de sa réaction.

« -Tu m'aimes ?

-Yup, dit Kurt. Je t'aime, je suis amoureux de toi.

-Je suis peut-être un idiot, mais... Qu'est-ce qui a changé ? Ne te méprend pas, je suis heureux et je savais que ça viendrait, éventuellement, mais... Pourquoi maintenant ?

-Te voir dans ce lit d'hôpital, murmura Kurt, ça m'a chamboulé... Tu... Tu souffrais tellement Blaine, j'étais impuissant et... Je ne savais pas... Je ne pouvais rien faire et...

-Shhhh. »

Kurt s'était mis a pleurer, sa voix avait craqué et il sanglotait silencieusement. Blaine l'attira à lui et le serra dans ses bras.

« -Shhh, répéta t-il, je suis là, je vais bien »

Kurt renifla et se redressa légèrement. Il posa une main sur la joue du bouclé et caressa son visage tendrement.

« -J'ai vraiment cru que j'allais te perdre.

-Tu ne m'as pas perdu, tu ne me perdras pas.

-Ne recommence jamais ça, tu m'entends ?

-Kurt...

-Je suis sérieux. Tu ne peux pas faire ça... Tu ne peux pas prendre tout mes coups.

-Sebastian allait te blesser.

-Je le sais, mais... Ne me refais jamais ça, okay ?

-Okay, souffla Blaine. Je peux t'embrasser maintenant ?

-Oui idiot, tu peux, dit Kurt en secouant la tête. »

Blaine s'allongea sur Kurt et lui sourit. C'était un de ces moments qui semblait durer une éternité. Non pas que les deux adolescents se plaignaient.

Kurt savait ce qu'embrasser Blaine faisait, il se souvenait de ces baisers échangés dans le passé, de la tristesse, de la passion, de ce sentiment d'interdit, de la précipitation aussi.

À cet instant, il n'y avait aucunes de ces émotions, aucuns de ces ressentis. Il n'y avait que deux adolescents qui savaient ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre et qui prenaient leur temps.

Blaine se pencha, ses lèvres à quelques millimètres de celles de Kurt.

BOOM !

« -NON ! WESLEY REVIENS ICI TOUT DE SUITE ! »

Kurt soupira alors que Blaine se mettait à rire.

« -Oups ! Dit Wes, pénaud. DAVID ! Viens par ici ! »

David arriva deux secondes plus tard, le souffle court.

« -Il vous a interrompu, pas vrai ? S'enquit David.

-Oui, grogna Kurt. »

David roula des yeux avant de frapper derrière la tête, ce dernier glapit et croisa les bras sur sa poitrine, il se mit a bouder.

« -Je voulais voir Blaine, bougonna t-il.

-Pour quelqu'un qui voulait qu'ils se mettent ensemble, tu arrives vraiment au moment moment, dit David. »

Kurt posa un rapide baiser sur les lèvres de Blaine avant de le pousser doucement pour se relever.

« -Il est tout à toi, déclara t-il à l'attention de Wes.

-Génial ! Merci Kurt. »

Kurt roula des yeux alors que l'asiatique se précipitait au chevet de son ami. Kurt rejoignit David près de la porte. À l'écart des deux abrutis qui se câlinaient, Kurt pouvait parler tranquillement à David, c'était ce qu'il aimait avec la chambre de Blaine. L'avantage d'avoir des parents aisés.

« -Tu n'as pas l'air si énervé que ça, constata David.

-Je ne le suis pas, répliqua Kurt, j'ai dit à Blaine que je l'aime, il sait maintenant, alors ce n'est pas grave.

-Si Wes t'entendait, il se mettrait a pleurer.

-Ce qui m'inquiète, c'est que tu ne plaisantes probablement pas.

-Absolument pas, confirma David. Blaine et toi êtes les seuls qui ne l'ont pas déçus. Surtout toi, d'ailleurs. Tu prends soin de Blaine, c'est l'important, tu sais très bien qu'il est pire qu'une mère poule.

-Blaine est blessé à cause de moi, chuchota Kurt. Je ne sais pas si je fais du si bon travail que ça.

-Non, Kurt, pas à cause de toi. À cause de Sebastian. C'est pire.

-Je ne comprends toujours pas, avoua Kurt. Sebastian n'est pas un enfant de chœur, mais je ne pensais pas qu'il serait capable d'aller aussi loin.

-Sebastian est quelqu'un d'extrême.

-Je... Je ne l'avais pas remarqué. Pas comme ça, du moins.

-Tu as connu une autre version de lui, tu l'as assagit.

-Il m'a quand même brisé le cœur.

-Tu savais qu'il le ferait, non ?

-C'est vrai, j'étais vraiment stupide, hein ?

-Amoureux. C'est parfois la même chose. Ne sois pas trop dur avec toi-même.

-C'est le problème, admit le châtain, j'ai accepté tout ça, je l'aimais. J'ai détruit leur amitié et maintenant, Blaine est blessé à cause de ça.

-Ce n'était pas de ta faute.

-Parfois, je me le demande.

-Écoute, tout ce que je peux te conseiller, c'est de te concentrer sur Blaine. Tu le rends heureux, Kurt.

-Je l'ai blessé aussi, murmura Kurt.

-Il est toujours là. Il t'aime. Je connais Blaine. Il n'est pas du genre a accepter de souffrir pour rien. Il croit en toi et je pense qu'il a raison.

-Et si je le blesse ?

-Ce sera la vie. Mais peut-être que vous vivrez heureux. Peut-être. Ne laisse pas le doute t'envahir. Pense aux bonnes nouvelles, ok ?

-Merci David. »

David lui tapota le dos et ensemble, ils observèrent Wes et Blaine parler à voix basse.

Ils étaient une famille. Une famille étrange mais unies et Kurt adorait ça.


En fin d'après-midi, Kurt, Wes et David dirent au revoir à Blaine. Finalement, Kurt se moquait de sa peur de monsieur et madame Anderson. Il avait Blaine désormais et lui qui s'était inquiété à son sujet était rassuré. Blaine allait bien, du moins, il irait bien et c'était le plus important.

Wes et David saluèrent madame Anderson et celle-ci les enlaça.

« -Kurt, dit-elle un instant plus tard. Je peux te parler un instant, s'il-te-plaît ? »

David et Wes lui lancèrent des regards inquiets, mais il hocha la tête. Il ne savait pas pourquoi, son cerveau choisit ce moment là pour chanter « Defying Gravity » et il sourit en repensant aux paroles.

« And you won't bring me down »

Wes et David sortirent, Kurt resta planté là, au milieu de l'entrée.

« -Kurt, je sais que je n'ai pas été la personne la plus chaleureuse avec toi, dit-elle. »

L'adolescent avait envie de rire. « La plus chaleureuse » ? Haha. Reine de glace était plus exact.

« -Je voulais pourtant m'excuser, continua la femme.

-Vous voulez vous excuser ?

-Oui. Je t'ai mal traité alors que je n'aurais pas dû. Ta famille a accueillie mon fils lorsque nous l'avons abandonné. David m'a également expliqué que tu avais maîtrisé la situation quand Sebastian a blessé Blaine. C'est grâce à toi qu'il s'en est sorti. Je vous ai observé aujourd'hui, Blaine est heureux avec toi. Je ne vais pas mentir, je ne comprends pas pourquoi Blaine veut être avec toi, pas parce que tu es quelqu'un de mauvais, simplement parce que je ne comprends pas l'homosexualité, mais si tu le rends heureux, alors je n'ai pas besoin de comprendre. C'est pour cela que je m'excuse, Kurt, je t'ai mal jugé et j'en suis désolée.

-Je... Waouw.. Hmm.. J'accepte vos excuse madame Anderson. En ce qui concerne Blaine, je veux que vous sachiez qu'il sera toujours le bienvenue, ma famille l'adore et je dois dire qu'ils étaient même tristes de le voir partir. »

Madame Anderson hocha la tête. Kurt lui serra la main et lui souhaita une bonne soirée. Ahuri, il sortit rapidement et rentra dans la voiture.

Cette journée était définitivement pleine de surprise.


* « est-ce que ça veut dire que tu veux faire l'amour avec moi ? » : pour ceux qui n'auraient pas vu Buffy Contre les Vampires, Buffy dit à Angel qu'elle a « failli le perdre aujourd'hui » après qu'ils aient affronté un démon. Dans la même scène, elle offre sa virginité au vampire.


Alors? Alors ? J'attends votre avis !

ANNONCE ! : Je serai à la convention Glee en Mars pour ceux qui y vont / que ça intéressent. Si vous voulez me rencontrer, ou quoi que ce soit, que vous avez des questions, n'hésitez pas a me laisser une review, m'envoyer un message sur twitter ou n'importe !

JE VAIS RENCONTRER DARREN CRISS. Voilà c'est dit.

Bref.

J'espère vraiment que vous aimerez. Je ne peux vous dire quand la suite sera postée. Bientôt, je l'espère. J'essaierai de l'écrire et de tout poster afin de pouvoir partager avec vous ma dernière fic Klaine.

Je vous embrasse.

Oh, et sachez que si jamais vous voulez la suite, les reviews aident. Vraiment. Alors n'hésitez pas s'il vous plaît.

Je vous aime.