Titre Original : Never Alone, Never Again

Titre français : Plus jamais seul, plus jamais

Auteur : Bored Beyond Belief

Bêta lectrice : Vif d'or

Bêta correctrice : Liselou

Rating : T

État de la fic original : Fini (42 chapitre)

État de la fic en français : 24; Traduit : 28,30; En cours : 29,31( toujours pareil)

Chapitre traduit par : violette

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Nous avons l'accord de l'auteur

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Bonne lecture! Et à la prochaine

Eni et Onarluca

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Chapitre 26 De Nouveaux Développements

Ron soupira en poussant la pile de parchemins sur la table, et s'y étendit. Il étira ses bras au-dessus de sa tête, et grogna, satisfait, pendant que son dos craquait bruyamment. Georges secoua la tête avec un petit sourire, et Hermione ne leva même pas la tête.

« J'aimerai bien faire ça » dit Georges avec envie, et il grimaça en essayant de s'asseoir plus droit devant la table. Fred lui lança un regard rapide. Georges sourit à son jumeau pour le rassurer, le laissa toucher son côté, avant de frapper gentiment l'épaule de Fred, et de se rasseoir.

Les blessures que Georges avait reçues au cours du raid étaient presque complètement guéries à présent. Seule la sensibilité des muscles froissés lors de sa chute dans les escaliers subsistait. Les os de sa jambe guérissaient bien, mais il boitillait car les tendons tordus mettaient plus de temps à se remettre. Ron regarda ses frères discrètement, étonné de voir comment Fred avait répondu à l'attaque.

En tant que Batteurs, Fred et Georges avaient reçus d'innombrables blessures. Ron n'avait jamais vu Fred se comporter comme cela avec Georges, même la fois où Georges avait pris un Cognard dans la tête. Leur similarité et leur camaraderie avaient toujours étaient une chose entendue, comprise. Ils étaient jumeaux, après tout. La communication entre eux semblait passer sans paroles, ou langage corporel. C'est ce qui faisait d'eux des Batteurs dévastateurs.

Mais depuis l'attaque, Ron avait remarqué que Fred semblait considérer son frère comme s'il était en verre. Il gardait sa baguette tout le temps avec lui (bien que Ron et Hermione l'aient fait tout le temps depuis la troisième année), et il gardait un œil sur Georges. Chaque tressaillement, chaque soupir était maintenant sous étroite surveillance. Georges avait semblé tout de suite remarquer le souci de Fred, et avait tenté de le rassurer depuis. Ron observait ses deux frères partager un regard. Georges sourit quand Fred frappa encore son épaule.

Même leur mère avait commencé à voir Fred avec souci. La personnalité lourde, vive de Fred était transformée. Il surveillait Georges où qu'il aille, et refusait de le laisser seul même un moment. Les blagues, le but ultime des jumeaux depuis des années (avec le Quidditch, bien sûr), étaient reléguées au second plan.

« Je ne peux pas croire qu'on puisse s'en sortir » dit Ron, et il prit une pleine poignée de parchemins qu'il avait parcourus, et les déposa en désordre sur la chaise inoccupée à côté de lui. Ginny le vit faire et fit la moue.

« Percy va se mettre en rogne quand il verra ce que tu fais de la pile. Je pense qu'il les avait tous ordonnés » observa-t-elle. Elle n'avait pas l'air affolée par son annonce. Ron leva un sourcil.

« Je ne m'inquiète pas de son petit système de rangement. Nous sommes à court de temps » répondit Ron, et il savait que sa voix trahissait sa colère. Hermione leva la tête, et repoussa ses cheveux hors de son visage pour mieux voir Ron et Ginny. Le coin de sa lèvre trembla un moment, puis elle regarda vers le bas, tortilla ses cheveux pour en faire un nœud au sommet de sa tête. Le parchemin qu'elle tenait commençait à se ré enrouler, et elle soupira, fatiguée, en l'aplatissant de nouveau, et en recherchant l'endroit qu'elle venait de lire.

« Quand Monsieur Weasley et Percy rentreront-ils ? » demanda Hermione. Ginny la regarda, mordit distraitement le coin de sa lèvre, et secoua la tête. Elle avait l'air pâle et fatigué, ses taches de rousseur contrastaient avec sa peau. Les ombres pourpres sous ses yeux montraient trop bien sa fatigue.

« Je ne suis pas sûre. J'espère qu'ils ne vont pas rester toute la journée au travail. Bill arrive en fin d'après-midi, et Charlie devrait être là dans la soirée » répondit Ginny.

Quatre jours s'étaient passés depuis l'attaque, et personne d'autre ne parlait des ramifications de la famille qui venaient à la maison pour y rester … indéfiniment. Ron se demandait s'ils savaient ce que cela signifiait. Son père répétait qu'il avait appelé ses fils aînés pour 'aider à venir à bout de la paperasse', mais Ron savait que ce n'était pas cela. Arthur Weasley avait rappelé ses fils au cas où le Ministère attaquerait de nouveau. Et avec Percy qui apportait chaque jour plus de papier, le risque croissait de manière exponentielle.

« Mais c'est quoi ce foutu MRE, et pourquoi y'en a-t-il partout ? » interrogea Ron, frustré, en déroulant un nouveau parchemin devant lui. Fred leva les yeux et fronça les sourcils.

« Tu sais, il y a une tonne de ces sigles. Pas de nom, ni rien, juste des localisations, et il y a l'insigne de la division des Aurors sur l'entête. Que penses-tu que c'est ? » reprit Fred, avec curiosité. Georges jeta un œil sur le parchemin de Fred, et acquiesça. Apparemment, il se posait la même question.

« Ronald Weasley, ne me fait pas venir ici et lave ta bouche. Cela signifie Modifications de Rétention Exogène » lança Molly Weasley depuis la cuisine, d'où elle les avait évidemment entendus. Elle fixa Ron, qui semblait avoir remarqué les regards blancs autour de la table. « Sortilèges d'Amnésie » expliqua-t-elle, comme si c'était la chose la plus commune au monde. Ron réprima un sourire à la vue de l'expression choquée d'Hermione. Il savait que sa mère était pleine de surprises. « C'est quand ils doivent faire oublier des choses aux gens » développa-t-elle, et le contenu de la réponse de sa mère l'imprégna réellement. Ron la regarda, surpris lui aussi, mais n'osa rien dire. Il avait de la chance de s'en être sorti avec un avertissement.

« Nous n'allons rien traquer sans noms, mais … » commença Hermione, découragée, après que la mère de Ron soit retournée dans la cuisine. Elle plongea son menton dans ses mains, et fronça les sourcils.

« Nous avons toujours les dates de Harry » répondit Ron. « Utilise ça en premier. Je sais que le sortilège d'Amnésie est toujours utilisé avec les moldus, mais… ne doivent-ils pas l'utiliser aussi sur les voisins si la Marque des Ténèbres apparaît ? Sinon les attaques de Tu-Sais-Qui seraient déjà dans les journaux. »

« Mais il n'y a aucune adresse » opposa Georges.

« Non, mais il y a les noms des villes » répondit Hermione, satisfaite. « Trouve une concentration, et vérifie la ville. »

« Non… prends le dans l'autre sens. Nous avons déjà les noms des disparus dans la Gazette du Sorcier. Trouvons où ils vivent, et trouvons les sortilèges d'Amnésie corrélés » dit Ron, frissonnant. Cela a du sens.

« Alors nous devons avant tout trouver leur adresses » dit Hermione, clairement ennuyée avec elle-même. Ron secoua la tête.

« Non, je parie qu'ils ont retiré toute trace de Magie Noire des maisons. Souviens-toi, nous cherchons des preuves. Nous n'avons pas de magie, mais un nombre anormalement élevé de Sortilèges d'Amnésie dans le voisinage pour commencer » déclara Ron, le cœur battant. Il commençait à se sentir mieux à propos de la recherche.

« Nous cherchons ce qu'ils ont fait des corps » rappela sombrement Hermione. « Donc nous devons chercher un service qui semble innocent, mais qui pourrait être utilisé à de sombres fins. »

« Bien, j'ai déjà une liste de choses qui ont l'air bizarre. Nous continuons d'y ajouter ce que nous trouvons, et nous demanderons à Papa ou à Percy, ou à tous les deux quand ils reviendront » proposa Ginny en regardant tout le monde.

Fred et Georges acquiescèrent en retournant à leurs piles respectives de parchemins. Hermione et Ron se regardèrent un moment avant que lui aussi, ne prenne plus de rouleaux de la table. Ce n'est pas ce que nous  voulions pour aider Harry, mais c'est tout ce que nous pouvons faire. Faites que cela suffise. Ron savait qu'Hermione partageait ses pensées. Nous sommes à peu près inutiles maintenant.

Il a fallu beaucoup de temps pour convaincre Albus de convaincre Pomfresh de me laisser tranquille. Je ne chercherai pas à initier le lien avec le garçon dans ces conditions. Essayer de le faire dans l'Infirmerie stérile, et aseptisée me donne des frissons.

Dès mon retour d'Azkaban, j'ai pris une longue douche chaude. Quelle que soit la force avec laquelle je frotte, je jure que je vois encore la crasse là où j'ai frotté. C'est étrange. Je ferais tout ce qu'Albus me demande… mais ceci est l'une des choses les plus difficiles que je n'ai jamais dû faire. La plus difficile.

Potter ne connaît pas tous les aspects du sort qui a été réalisé. Je me demande s'il l'aurait fait s'il avait su. La Récolte des Ames. Quel nom ironique pour un sortilège. Je suis choqué d'avoir encore un nom. C'est supposé être un partage de conscience, où l'âme la plus forte pousse la conscience de l'autre dans son propre corps aussi loin qu'il le peut. N'importe quelle porte dans une tempête.

Ce que Potter ne réalise pas, c'est que, bien que muté, les Détraqueurs vont m'affecter aussi. Je ne suis pas sûr que je puisse faire cela. Ceci est mon souci actuel. Je dois mettre un bouclier entre le garçon et mes souvenirs tout en concentrant suffisamment de pensée et d'énergie sur lui pour créer un sanctuaire où il pourra réaliser ses capacités d'Animagus… s'il peut devenir un Animagus. Je soupire en regardant le lit qui m'attend pour commencer. Un problème partagé est un problème réduit de moitié. Maudit Albus et son optimisme dégoûtant, ses yeux remplis d'espoir. Pourquoi suis-je supposé être le plus grand espoir de Potter ? C'est trop absurde pour des mots. Je jure que j'entends le ricanement de James dans les ombres. Bâtard.

La nébuleuse peine des émotions de Potter a été avec moi pendant presque une journée. Il n'est pas dans mon esprit, mais sa présence fait un écho lointain, prometteur de désespoir. Je le sens dans l'air. Je le goûte sur ma langue. C'est acide et amer, comme une potion folle pour esprits fous. C'est l'expérience de la perte, et de la solitude si complète que Potter ne peut interagir avec le monde extérieur pendant que les Détraqueurs sont proches. L'endroit où il est… OK, reviens, Severus. Des pensées comme celle-là sont la raison de ma procrastination (1) d'une demi-heure quand j'ai dit que j'arrivais pour aider Potter. Ce n'est pas comme s'il le remarquait. Je ne suis pas égoïste pas nature. Ignorant, quelque part, et naïf … une fois. Pas plus. Mais j'ai payé pour mes folies tous les jours. Comme si l'enseignement n'était pas une punition suffisante.

En soupirant, je vais vers le lit, et m'y jette avant de changer d'avis. Regardant la table de nuit, je réalise qu'Albus a laissé une grande coupe de chocolat pour moi. Je suis toujours étonné qu'il ait ces attentions. Pour toutes les railleries que j'ai subies des autres… Je serai éternellement reconnaissant de ça. C'est pour cela que je vais faire ceci…

Tout en fermant les yeux, je laisse mes sens glisser vers le vortex juste en dehors de ma conscience. Potter est là. Suis le lien, et visualise le en train de se solidifier, de devenir une ancre depuis ta conscience jusqu'ici. Instructions ennuyeuses. Je m'attendrais au non-sens de Trelawney. Mais je fais ce qu'on m'a dit et réalise que je ne ressens plus mon propre corps. A la place, je peux entendre des voix… Des voix que je connais… Un rire… Son Rire… De retour à l'époque où il était fort et charismatique, cruel et beau…De retour avant que je ne réalise mon erreur de jugement, et que la connaissance n'est pas toujours le pouvoir.

Je lutte désespérément pour éteindre ces sons, et fermer mes yeux… Ai-je seulement encore des yeux ? Je refuse de voir mon passé. Je sais ce que j'ai fait, et ce n'est pas pour cela que je suis là. Je n'ose pas avancer dans le silence. Combien Potter a-t-il vu dans mon esprit pendant que j'essaie d'ouvrir le lien ? Je ressens sa présence, proche, quelque part, et j'ai peur qu'il m'ait vu… S'il a seulement conscience de ce que j'expérimente. Le rire commence à disparaître. C'est maintenant des bulles dans un recoin de mon esprit, comme une potion laissée à mijoter, juste comme Potter le faisait quand je n'essayais pas d'activer le lien. S'il vous plait, faites qu'il ne voie pas mon passé

S'il le peut, mon esprit se fige. Mes cris de rage devant ma propre arrogance sont réprimés. C'est plus un grondement maintenant. Je me tiens véritablement au bord du précipice de sa douleur. Suis-je réellement debout ? Ou est-ce encore un non-sens de projection astrale, façon Trelawney ? L'air salé me ramène à la réalité. Merlin, je suis de retour dans sa cellule. Je frissonne, amèrement froid, bien que je ne puisse pas bouger. Mon corps est si douloureux que cela me submerge presque… Conséquences de la lutte contre le Véritaserum. Vous n'aviez pas la moindre chance, Potter… Je sens que mes membres ne pourraient pas bouger correctement, même si j'avais l'énergie nécessaire pour essayer, et ma tête est sur le point d'exploser ; mon front est comme transpercé par un pic à glace. Votre cicatrice vous fait cet effet, Potter ? Vous avez largement sous-joué la douleur. Ah, bien. Il est temps de se saluer.

« Potter » j'appelle dans le chaos. Ma voix résonne étrangement, et l'écho revient vers moi. Le silence. « Potter » j'appelle encore. Des mots que je ne prononce pas, mais qui sont de ma voix, m'appellent. Je les reconnais maintenant… Je les lui ai dits. J'écoute ses souvenirs… Mes insultes à ses potions en cours. Mes remarques sur ses parents, sur sa célébrité, ses amis. Toutes les choses dont je me suis moqué, et que j'ai utilisées pour le ridiculiser… ce qui en vérité me consolait de devoir lui enseigner les potions… Pendant que je contemple quotidiennement ma culpabilité. Je l'ai détesté, je le vois maintenant. Je croyais l'avoir caché suffisamment profondément. Je l'avais masqué derrière des excuses pour limiter les soupçons des enfants de Mangemorts concernant ma réelle loyauté. Sois trop gentil et ils sauront que tu es un traître. Je connais la vérité… et elle est ce qu'elle est. C'est une pilule amère à avaler. Je l'ai détesté pour ce qu'il m'a fait affronter.

« Potter » j'appelle une fois encore. Peut-être devrais-je travailler plus dur, donner plus à la tentative de lien … Ah… Je le sens… C'est comme une gentille saccade employée pour corriger un cerf-volant et empêcher sa chute. Si je le suis correctement, il me conduirait tout droit vers Potter. Je donne de l'énergie au lien, et je vacille un moment, manque de disparaître. Mes propres démons sont revenus, avant que je sois capable de les réprimer de nouveau. Restez tranquilles, vous. Je me sens comme si je barbotais dans de l'eau glacée, et que j'attendais que l'engourdissement me laisse continuer. Cependant, je ne suis pas en lui. Je flirte avec les limites de sa vie. Je vois seulement les moments où j'ai joué un rôle. Mes propres mots murmurent autour de moi, me recouvrent, parfois indiscernables, et me hantent… Au moins on se souvient de moi… Mots insouciants dont je me souviens à peine.

C'est le choc et l'horreur de ma furie désespérée de faire donner le Baiser des Détraqueurs à Black qui me font revenir en arrière. Merlin, garçon… Je peux voir dans vos souvenirs que vous ne le connaissiez pas depuis une heure. OK. Je suis dégoûté. « Potter » je dis encore, et je sais que mon ennui est évident.

« Professeur ? » répond une voix faible. C'est lui. Ah. Tout ce que j'avais à faire pour l'atteindre était de le traumatiser. Ce que je peux faire.

« Concentrez-vous sur ma voix » l'instruis-je. Je sens une légère poussée contre ma poitrine, et je commence à le sentir dans le désordre de son esprit… Je n'admettrais jamais cette expérience devant Sybille. Jamais. J'essaie d'aider Potter à se rapprocher quand je réalise que l'approcher de moi l'éloigne d'eux… les Détraqueurs. « Pouvez-vous suivre ma voix ? » je lui demande. Puis-je le ramener dans mon corps de la même manière que je suis dans le sien ? Partageons-nous le même corps ? Pourquoi les sorts complexes ne sont-ils jamais correctement expliqués ?

« Je… J'essaie » murmure-t-il. Il semble si fatigué, si à plat. Pourquoi continue-t-il d'essayer ? Je ressens son sentiment de désespoir… Oh. Il le fait parce qu'il sait que ma vie est liée à la sienne. Adorable.

Je sens un fourmillement dans ma poitrine, et je réalise que je peux l'atteindre et l'attraper… Est-ce vraiment lui en face de moi ? Je peux le voir maintenant. Il flotte devant moi, ses robes dansent selon des courants invisibles. Ses lunettes sont de travers… Sont-elles ainsi dans sa cellule ? Il est plutôt gris, comme un fantôme, sauf ses yeux… Même derrière ses lunettes, ils sont les choses les plus brillantes chez lui. Je pense que je vais avoir des cauchemars avec ces yeux. Je tends ma main vers lui. Il semble regarder derrière moi.

« Potter » je le réprimande sévèrement comme il commence à s'estomper. Je suis terrifié à l'idée de le perdre maintenant que je suis là. Je ne sais pas si je serais capable de le trouver de nouveau. Ses contours s'épaississent. « Prenez ma main » je répète. Mais que vais-je faire une fois que je tiendrai sa main ? Ses yeux bougent lentement pour se focaliser sur mon visage. Il approche, ses doigts recourbés sont contre les miens. Sa main est si petite. Il a quinze ans, je dois me rappeler, parce que chaque instinct que j'ai est de le traiter comme un enfant… bien que je ne sache que trop bien qu'il ne l'est plus. Quand sa main est entièrement dans la mienne, je sens… de l'énergie faire des étincelles autour de moi. Est-ce le lien ? Je fais une première tentative de manipulation. Ça bouge selon ma volonté. Qu'est-ce ? Notre connexion ? J'ai un mouvement de recul devant les mots délicats que j'utilise pour décrire ceci. « Vous ne parlerez jamais de ceci à Trelawney » je l'avertis.

« Il n'y a pas de risque » répond Potter, et cela m'étonne. Je pense que sa réponse était teintée d'ironie.

Pendant que je bouge l'énergie autour de nous, je sens une saccade contre ma poitrine. Alors c'est le lien. J'essaie d'y ajouter de l'énergie. Je n'ai aucune idée de combien de temps il m'a fallu pour en arriver là, mais ma propre endurance atteint ses limites. Je ne pourrais pas rester très longtemps.

« Potter, je dois avoir votre permission. Dans quelques heures, les Détraqueurs vont partir, et un repas va arriver… » je prépare l'explication, du pourquoi il doit m'autoriser un accès complet à son corps. Il l'a fait verbalement quand j'étais là, mais j'ai préparé de plus amples arguments qui devraient l'attirer autant qu'ils m'attirent.

« Accordé » dit-il. Je suis surpris  par la soudaineté de la réponse. Ça balaie définitivement mes arguments, n'est-ce pas ? Je fais une pause pour glaner du lien si je peux le faire… je marche dans la peau de Potter. Je ne me sens pas différent.

« Je pense que c'est plus que des mots » j'ajoute sèchement. Il s'estompe de nouveau. Je peux sentir l'énergie se disperser autour de nous. C'est pour cela qu'il m'a répondu aussi rapidement. Il disparaît, et il sait que moi aussi. « Essayez plus fort. Visualisez le lien » je l'instruis. Je regarde son visage transparent en face du mien et sent sa volonté former le lien aussi. Ça siffle sur ma peau, fait des chiquenaudes à mon sternum, et se réverbère comme le ferait une basse. C'est agréable, je le réalise, et je glapis presque. Enfin, Severus ! Tu es plus doué que cela pour cacher des choses. « Potter, que faites-vous ? » je l'appelle, en le voyant s'estomper. Il fait une pause et me regarde.

« Comment pouvons-nous rompre le lien ? » demande-t-il, d'une voix ferme. Je me fige. Je sais ce que cela signifie, et commence automatiquement à secouer la tête. « Vous le voulez encore moins que moi. Partez, Professeur » poursuit-il, et je suis poussé de nouveau dans les ténèbres. Il essaie de me forcer à partir. « Dumbledore dit que nous pouvons rompre le lien. Faisons-le. » Sa voix est calme, montre son acceptation. Je ressens de la rage devant ma propre mollesse visqueuse. Discipline. Accomplissement. Succès. Dignité. C'est ce que j'ai connu toute ma vie. Le réconfort m'est aussi étranger que l'amour. Je suis le sarcasme et l'esprit, pas les câlins et les baisers, j'insulte le vide. Mais je connais la vérité. Je l'ai soufflé. Je l'avais et je l'ai soufflé. Il m'atteignait, s'ouvrait à moi, et je… Je l'ai rejeté. Où trouver un chien à battre quand j'en ai besoin ? Oh, attends. Fais cela.

Je dérive à présent, vers mon propre corps. Sa douleur commence à s'effacer, sauf celle à mon front… à son front. Abruptement, la douleur recule, sans se soucier de moi. C'est brûlant. Je parviens à presser mes mains sur mon front, en sifflant, mais mes mains passent à travers. Je suis maintenant aussi transparent que Potter. Quelle est cette douleur ? Mon front commence à fourmiller, et je sais soudain trop bien ce qui va se passer. Même à Azkaban, Potter voit encore ce que fait Voldemort.

Je commence à flotter vers l'endroit où je suspecte Potter d'être, en allant de plus en plus vite. Les ténèbres deviennent nuit, et la faible lueur des étoiles me dit que je regarde la campagne. Grand Merlin. Je sais où nous sommes. Les cris sans esprit de la conscience de Potter commencent étrangement à se taire. Donc les rêves sont assez pour tenir les Détraqueurs à distance ? Je flotte au-dessus de la campagne assombrie, poussé vers…  lui. Je descends jusqu'à passer au travers d'un toit pour atterrir derrière Potter. Il est debout, silencieux, et fixe intensément quelque chose. Il ne me regarde pas quand je le rejoins. Je connais cette scène. Je l'ai jouée bien trop souvent.

Les Mangemorts sont dans une pièce. Des gens effrayés courent à travers la maison, chassés par des monstres ricanant, d'allure humaine, jusqu'à ce qu'ils soient tous rassemblés dans le salon. Ceci est leur sport. Ils jouent, comme des chats avec des souris. Il n'y aura pas de survivants. Dégoûté, je regarde vers Harry. Il continue de fixer intensément, et commence même à avancer rapidement vers la maison. C'est étrange d'essayer de le suivre. C'est comme courir dans de l'eau. Bientôt, il est dans la pièce où ils sont.

« Que faites-vous ? » je l'interroge, en essayant d'ignorer les prières et les questions, pleines de peur. Je garde mes yeux sur le garçon. Je ne connais que trop chaque Mangemort. Potter fait quelques pas vers l'homme assis par terre, le visage terrifié. Harry s'agenouille près de lui.

« Pouvez-vous m'entendre ? » demande-t-il doucement, en le regardant attentivement, pour guetter une réponse. Il n'y en a pas, mais Potter ne semble pas surpris. Il se tourne ensuite vers la femme. Je réalise qu'ils me semblent étrangement familiers… Pourraient-ils être les parents de quelqu'un à Poudlard ? Je réalise horrifié. « Pouvez-vous m'entendre ? » demande Harry à la femme. Elle essaye de ne pas pleurer, mais sa respiration devient un sanglot, un son voisin d'un hoquet. « Les connaissez-vous ? » me lance-t-il abruptement alors qu'il se lève faiblement. Quinze ans.

« Qui ? » je rétorque, surpris qu'il me parle. « Le couple ? Non. Mais ils me semblent familiers » je réponds. Maintenant que je suis dans son rêve, il semble que nous ayons des moyens de communications plus superficiels de nouveau. Je ne peux plus entendre ses pensées. Peut-être est-ce mieux.

« Et les Mangemorts ? » continue-t-il. Pas d'absurdités. J'acquiesce. Il a l'air satisfait un moment, puis commence à se pencher sur des parchemins qu'il voit dans la pièce.

« Que faites-vous ? » je l'interroge. Je me sens comme un intrus ici, comme il s'agit de son tourment que j'interromps. Il semble avoir une routine quand le rêve débute.

« J'essaye de voir si je peux découvrir leurs noms et adresse » répond-il. Sa voix est plus faible que jamais, bien que les mouvements soient sûrs et rapides. « Arvel et Deirdre Barnes. Vous les connaissez ? » me demande-t-il. Je réalise que je me sens bien plus à l'aise quand il regarde ailleurs, quand ses yeux ne sont pas sur moi. Ses mouvements sont rapides et saccadés. Comme s'il essayait de faire aussi vite que possible.

« Je ne les connais pas. Cependant, je les ai peut-être déjà vus. Peut-être sur le Chemin de Traverse, pour ce que j'en sais » je l'informe. Il fait une pause, et évidemment lit les questions sur mon expression, car il continue.

« Je recherche les sorties… juste au cas où quelqu'un me verrait… Je peux les aider à s'enfuir en leur disant si les autres montent la garde ou pas… Je n'ai réussi qu'une fois, mais… » et là il hausse les épaules. Bien qu'il semble savoir que c'est sans résultats, il continue de faire cet effort. « J'essaye de découvrir qui sont les victimes » dit-il, et je trouve cette attitude très clinique. Bien sûr, il sait qu'ils ne vivront pas. « C'est sympa de vous avoir. Vous connaissez tous les Mangemorts. Je ne suis familier que d'une dizaine tout au plus. J'ai juste mémorisé le reste par les voix et les silhouettes » continue-t-il d'expliquer.

Des faits pour son journal. Il essaye d'être aussi spécifique que possible pour Dumbledore. Je suis étonné. Même en face de tout ça, il essaie encore. C'est sans espoir. Même lui le sait. Et pourtant regarde-le… Et je le fait. Je n'ai jamais douté de son courage… En fait, je me suis demandé combien était du courage, et combien venait de la pure stupidité, mais ça… C'est de la force.

J'ai manqué beaucoup du dialogue entre Barnes et les Mangemorts, mais il n'y a pas de mystère. Les sorts ont démarré, et Potter reste debout à regarder, ses yeux volent d'une personne à l'autre. Les cris remplissent mon esprit, et je me sens sale, obscène. Il sait que j'étais un Mangemort, moi aussi. Pense-t-il que j'ai participé à cela ? Le visage de Potter est neutre. Ses yeux regardent le vieux Arvel Barnes supplier pour la vie de sa femme.

« Pourquoi regardez-vous cela ? » je lui demande.

« Je recherche des preuves » répond-il, mais je sais que ce n'est pas vrai. Le Ministère va recouvrir chaque trace laissée. Il me regarde à cet instant, et voit que je le ne croie pas. « Parce que quelqu'un doit le faire » explique-t-il doucement.

« S'il vous plaît, qu'avons-nous fait ? Quoi que nous ayons fait, nous ne voulions pas le faire » dit très honnêtement Arvel Barnes. Je le crois. « Si je vous ai énervés… ne le faites payer qu'à moi. Laisser ma femme partir. Nous ne vous avons fait aucun mal… » plaide-t-il. Il est vêtu comme un moldu. Il a l'air gentil. Il est un peu rond, avec des joues roses de boire un peu trop de pintes, et de grandes rides riantes marquent ses yeux. Il porte un sweater qui lui va étrangement… Je pense qu'il a été fait pour lui. Sa femme l'a probablement fait pour lui.

« Vous savez ce qui ce passe maintenant. Venez dehors avec moi » je plaide soudain. Les Mangemorts ont eu leur amusement. Il est presque l'heure de l'événement principal. Je ne veux pas le voir, et je ne veux pas que Potter le voie non plus. Pas pendant que je suis avec lui. S'il se sent particulièrement altruiste quand je ne suis pas là… très bien.

« Je ne peux pas » répond-il.

« Que voulez-vous dire ? » je poursuis, étonné.

« Il arrive. Je suis lié » explique-t-il. « Ne pouvez-vous pas le sentir ? » Si, je le sens dans l'air. Je pense que c'est ce qu'un moldu ressentirait devant un démon chrétien. « Ma cicatrice commence déjà à brûler. Essayez de partir maintenant. Marchez vers la porte » m'instruit-il. Rêve de torture 101.

Je me tourne et marche, et c'est comme si un élastique était attaché à ma robe, et tiré de plus en plus à chaque pas. Plus je m'approche de la porte, plus je suis attiré en arrière. Merlin. Il n'a pas le choix.

« Alors fermez les yeux. Bouchez-vous les oreilles. Réveillez-vous » je dis avec une horreur croissante en voyant les Mangemorts lever leurs baguettes. C'est l'heure des cris.

« Qu'y a t il ici à toucher ? Jusqu'à ce qu'il soit venu et reparti, je suis piégé là » dit Potter. Je sais à qui il fait référence. Voldemort. Il vient.

« Doloris » prononce Avery, ses lèvres recourbées en un sourire paresseux. Les cris remplissent la pièce, et je sens mon propre désespoir monter comme de la bile. Je déteste ça. J'ai été séduit pour mener cette vie, pas par la promesse de la cruauté envers les hommes, mais par la promesse de la connaissance interdite. C'était un fruit tentant, et je m'étais déjà engagé quand j'avais découvert ce qu'était réellement le sport favori de Lucius.

« Alors parlez-moi. Dites moi ce que vous voyez dans ces rêves. Vous avez sauvé des vies. Soyez précis. Regardez-moi, Potter » je dis, en essayant de calmer ma voix, pour le distraire. Il se retourne, et je vois son expression. Il semble si âgé… Je ne sais pas pourquoi cela signifie tant pour moi de l'empêcher de voir cela, mais ça l'est. Est-ce que ma propre honte a un rôle à jouer là-dedans ? D'une manière ou d'une autre je réalise que j'ai perdu ma composition. Complètement inacceptable.

« Il n'y a rien à faire maintenant. J'ai déjà fait tout ce que je peux. Les seules interactions que j'ai eues étaient avec des gens que Voldemort torturait lui-même. Et ce n'était que quelques foi, juste avant leur mort. Eux, » dit Potter en pointant du doigt les personnes à l'agonie, « je ne peux pas les aider. J'ai crié, pleuré et essayé la magie… J'ai tenté de blesser les Mangemorts, et moi-même. J'ai essayé de m'enfuir. J'ai essayé de me glisser parmi les victimes et de leur dire de courir. Ils ne peuvent pas m'entendre » poursuit Potter, la voix tendue de rage et de frustration. Etrangement, je suis satisfait. C'est le plus d'animation que je voie chez lui depuis que j'ai initié le lien. Je ferme les yeux un moment, et quand je les rouvre, il a fait quelques pas en arrière. Mon sang ne fait qu'un tour. Que faites-vous ? Êtes-vous devenu fou ? Il s'agenouille devant le vieil homme une fois de plus… Barnes n'en a plus pour très longtemps. Sa femme sanglote derrière lui. Je suspecte qu'elle est devenue folle.

« C'est presque terminé. Je le promets. Je suis désolé. C'est presque terminé. Je suis si désolé » murmure-t-il en s'agenouillant derrière le couple condamné, et il fait encore quelques pas. Des larmes coulent le long de son visage inaperçu. La réalité de sa culpabilité me frappe. Dur. Ceci est sa dette de sang. Il se sent responsable, car c'est son sang qui a permit le retour de Voldemort. Il sent qu'il doit les voir, car il l'a causé. Je me sens malade. J'ai toujours su qu'il sentait de la culpabilité, mais sa réalité ne s'était jamais installée. Le visage de Potter est étrangement mou. Je sens des larmes sur mon visage. Merlin, je pleure. Mes larmes sont pour le petit garçon avec le courage d'un Gryffondor qui est trop naïf pour comprendre qu'il est battu.

« Je suis étonné de constater que vous ne savez pas ce que vous avez fait » annonce une voix depuis la porte, et la douleur traverse mon cerveau. Potter tombe au sol devant moi, et moi-même je tombe à genoux. Voldemort. Potter me regarde, le visage tordu par la douleur. Mon bras commence à fourmiller douloureusement. Est-ce la proximité, ou pourrais-je ressentir la Marque des Ténèbres à Poudlard ? Je prie tous les dieux qui pourraient écouter qu'il ne sente pas ma présence. Ma Marque des Ténèbres irradie comme un phare quand je suis proche de Voldemort, et j'ai peur que cela se produise ici. Je réalise la scène avant de commencer à disparaître. Je regarde Potter, surpris. Il est toujours sous la douleur, et serre son front, mais soudain un rictus prend le dessus.

« Partez! Dites leur qui ils sont » déclare-t-il déterminé. « Savez-vous où vous êtes ? » demande-t-il. J'acquiesce. La couleur de la pièce commence à s'estomper vers du gris, et Potter devient presque blanc. « Vous êtes à Poudlard, oui ? » interroge-t-il. J'acquiesce encore. Il me fait penser à un mini-général qui donne ses ordres. « Dites à Dumbledore. Faites lui envoyer des gens avant que le Ministère ne cache tout » m'instruit-il. Bon plan. Attends.

« Je ne partirai pas » déclarai-je fermement. Ses yeux s'arrondissent de surprise.

« Etes-vous devenu fou ? Sortez d'ici » continue-t-il. J'ignore le ton. Pour maintenant.

« Pas avant que vous ne m'ayez donné la permission. Pensez-le, Potter. Pas avant que vous ne me donniez un accès complet à votre corps quand vous êtes inconscient » je poursuis. Il roule presque les yeux de frustration.

« D'accord. Vous l'avez. Maintenant voulez vous bien partir ?! » demande-t-il encore, ennuyé. Je suis satisfait de cela. Qu'est-ce que cela révèle de moi ? En disparaissant, je ressens ses pensées de nouveau, bien que je ne puisse plus le voir. Je voyage vers Poudlard, mais je sens que la barrière est partie. La prochaine fois il sera bien plus facile de trouver Potter. Et je crois que je serai capable de faire en sorte qu'il mange. Je suis satisfait, et l'espoir sombre que je sais que Potter ressent devant ces preuves, découvertes avant leur destruction me donne du cœur. Du cœur ? Beurk.

Les pincements dans mon bras deviennent une douleur transperçante pendant un moment, puis cessent. Je vois rouge, puis des petit points blancs quand j'essaie d'ouvrir les yeux. Mon corps se contracte sauvagement pendant que mes membres tressautent sur mon lit. Je suis dans mon lit ! Je halète pour de l'air même quand une main me recouche.

« Du calme, Severus. Du calme. Respirez profondément » la voix gentille d'Albus essaye de calmer mon cœur qui bat follement. L'air marin a été remplacé par le frisson humide de mes précieux cachots. Je suis à la maison.

« Greenock » je souffle. C'est la ville que j'ai vu. « Arvel et Deirdre Barnes. Voldemort est là-bas. Il a presque terminé, mais si vous envoyez des gens maintenant, avant que le Ministère n'arrive… » Je lutte pour parler. J'essaie d'envoyer en enfer l'appel de ma Marque des Ténèbres ce soir. Je suis d'humeur pour une légère douleur. J'espère juste qu'elle sera aussi infligée au Ministère. « Prenez des photos, aussi. Encore mieux, envoyez un reporter. »

« Alors vous l'avez trouvé ? » demande gentiment mais fermement Albus, et je réalise qu'il me berce comme il l'a fait avec Potter. Ma mâchoire sent que tout devient délirant dans une lutte désespérée pour reprendre mon souffle.

Je n'ai sûrement pas retenu mon souffle tout ce temps ? « Shhhh, Severus. Profondes respirations. Avez-vous assisté à son cauchemar ? » demande-t-il, bien qu'il connaisse déjà la réponse. J'acquiesce. Allez-vous bouger !? Je pense, frustré. Il me tient plus serré une seconde, et je sens un morceau de chocolat pressé contre mes lèvres. Je mords dedans, et je trouve la force de le mâcher. « Je devais être sûr que vous étiez d'accord. Maintenant, je vous laisse aux mains compétentes de Madame Pomfresh. Je sais où vit Arvel » ajoute-t-il tristement, et j'entends un bruissement de robes quand je suis reposé à plat sur le lit.

Je sombre dans le vide. J'entends Madame Pomfresh murmurer un charme de réchauffement sur mes couvertures, et elle m'enveloppe dedans comme un enfant. Je garde les yeux clos. Je n'ai plus d'énergie. Je m'émerveille du silence autour de moi et le laisse m'envahir. Donc c'est ça le succès. Je détesterais voir l'échec. J'aimerais pouvoir toucher du bois. Je n'aime pas tenter le destin.

A suivre…

(1) (ndT il l'a remis à plus tard. Intello, certes, mais plutôt approprié dans un POV de Snape, non ?)