Heyo !
Nouveau chapitre. Je reprends difficilement le rythme, mais sûrement. D'ailleurs, pour la première fois depuis le début de cette fic., ce chapitre ne correspond pas à une journée. La deuxième partie du 21 février arrivera donc dans deux semaines ^^! Oui, je suis sadique, mais c'est surtout par manque de temps que je sépare cette journée en deux chapitres ^^''...
En attendant, j'espère que ça vous aura plu, on se retrouve en bas, comme d'habitude !
Bonne lecture !
Disclaimer: Neen, One Piece is steeds niet mijn bezit. (-Flamande...)
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Dimanche 21 février 2016
21:06
Nous laissâmes la chaleur qui régnait au Snap nous envelopper. Vous pensez bien que je n'avais pas hésité lorsque mes amis m'avaient proposé de venir ici, un dimanche soir, synonyme de concerts, qui plus est. Bonney s'était chargée de m'expliquer vaguement que le patron de l'établissement, lui-même auteur, compositeur, interprète, invitait des connaissances à lui ou des musiciens peu connu qu'il découvrait sur internet afin de leur faire un peu de promo. Il n'était pas rare de le voir lui aussi prendre le micro de temps à autre selon ses dires. J'étais tout excitée, car quand je ne lisais pas de fanfiction ou n'en écrivais pas moi-même c'était bien chercher après de nouveaux talents musicaux que je faisais sur mon PC. Pas forcément jeune ni même récent, juste trop peu connu à mon goût. Et puis, pensez bien, avec un père musicien j'espérais trouver une trace de lui de cette façon. Mais rien. Je n'avais peut-être pas fouillé aux bons endroits ou dans le bon genre musical ou peut-être tout simplement le nom. Les pseudonymes, ça n'existe pas pour rien après-tout, même si du coup ça me rend la vie difficile.
Nous commandâmes chacun quelque chose de chaud à boire. Je décidai de suivre Nojiko en optant pour un thé aux fruits alors que les autres choisissaient un café ou un chocochaud. Alors que la serveuse repartit vers le bar pour nous préparer tout ça, les lumières de la scène s'allumèrent et se braquèrent sur un homme debout au milieu de la petite estrade. Il n'était clairement plus jeune au vu de son crâne luisant qui commençait à se dégarnir et de son ventre qui rappelait celui de mon beau-père de cinquante-deux ans. Habillé d'une chemise bleue claire et d'un jean foncé retenu par une ceinture, il s'avança sur la scène et annonça un premier groupe du nom de Swinging Alive* d'une voix tonitruante.
-Veuillez accueillir comme il se doit Etienne Geeraert, Pauline Leblond, Julien Gillain, Cédric Raymond et Arnaud Cabay !
Il descendit alors par le petit escalier qui se trouvait sur la droite de la scène alors qu'une troupe montait par celui de gauche. Je les parcourrai des yeux et comptai un saxophoniste, une trompettiste, un contrebassiste, un batteur et un pianiste. Un groupe de jazz ? Ah... Je ne m'attendais pas à ça.
Swinging Alive se mit à jouer après que l'un des membres ait fait un décompte silencieux. La mélodie était entrainante et je devais reconnaitre que les musiciens me semblaient doués. Je rajoute le 'semblaient' car après tout je n'en savais pas grand-chose. Je suivais les cours de musique du collège, mais c'était tout.
Je me penchai vers Nojiko à ma gauche et lui demandai:
-En général, quelqu'un qui vient ici joue combien de morceaux sur la soirée ?
Elle sembla surprise par ma question, mais n'y preta pas plus d'attention que ça.
-Ça dépend un peu de l'un à l'autre, mais d'habitude, je crois que ça tourne autour de trois ou quatre chansons.
Je laissai mon regard se perdre dans le vide tout en opinant doucement du chef.
-Pourquoi tu me demandes ça ? Continua mon amie aux cheveux bleus.
Je tordis ma bouche avant de lui répondre:
-Je suis pas forcément fan de jazz.
Nojiko pouffa à mon aveu.
-T'inquiète, t'es pas vraiment la seule. Le seul ici qui écoute du jazz sans vraiment aimer ou non c'est Sabo. Il s'en fout un peu en fait tant que ce n'est pas du rock qui passe, j'ai l'impression.
Je fronçai les sourcils.
-Qu'est-ce que tu veux dire ?
-Que mis à part le rock, le blues et la pop-rock, les styles musicaux ne l'atteignent pas vraiment. Un peu comme moi quoi. Si on oublie la country, la pop et le rock, les autres styles ne m'intéressent pas plus que ça, sauf le jazz que j'aime pas trop.
-Mh...
J'opinai à nouveau légèrement du chef. Il était vrai qu'au final nous n'avions pas tant parlé musique que ça avec Sabo. On avait plutôt pensé à introduire l'autre à une de nos passions principale. La lecture pour moi et l'astronomie pour lui. Il avait réussi à me faire retenir quelques constellations et évènements météorologiques bizarres ou rares alors que j'avais réussi à le faire lire Harry Potter pour la première fois de sa vie (J'ai cru mourir quand il m'a annoncé qu'il n'avait toujours vu que les films.) ainsi que FullMetal Alchemist.
J'attendais patiemment que le groupe ne finisse ses quelques morceaux qu'ils étaient venu interpréter et commençai à bavarder avec mes amis plutôt que d'attendre sans rien faire. La musique jazz avait un côté entrainant, je devais le reconnaître et je m'imaginai la scène d'un point de vue extérieur. La bande de potes, aucun n'est vraiment fan de ce genre, mais ils discutent de tout et de rien pour ne pas tourner en rond. Deux d'entre eux spécialisé en punchlines qui peuvent faire bien mal (Je pense qu'il est inutile de les citer.**), deux qui sont en couple, deux autres qui sont trop timides pour l'être et finalement deux derniers qui cachent trop bien leur jeu pour qu'on s'en doute.
Avec les conversations qui avaient démarré à notre table, aucun de nous ne fit vraiment attention lorsque le groupe quitta la scène et que le patron annonça ce que je compris être plutôt un amateur de covers.
Héhé ! Un pote à moi. Qu'est-ce qu'on fait quand on ne sait pas, ou qu'on ne veut pas, écrire ? (-Ou qu'on est trop timide pour le faire écouter ?) On reprend des textes qui nous ont marqués pour une raison ou pour une autre. Comme moi, qui m'amuse à choisir une chanson en fonction de ma journée ou de mon émotion sur le moment.
À notre table, la conversation bifurque des théories du complot sur les séries télé et c'est à cet instant que je décroche. Autant dire que depuis que j'ai un ordi à moi, la télévision, même si je ne doute pas qu'il y ait des séries qui valent le coup d'œil comme Doctor Who ou Broadchurch (je cite Sabo pour le premier et Law pour le second), je ne m'y intéresse plus du tout. Twitter me tient au courant des évènements importants dans le monde et ça me suffit.
J'écoute vaguement le débat que se livrent Bonney et mon petit-copain pour savoir qui, respectivement, du dixième et du quatrième Docteur était le meilleur, mais commence à me concentrer sur la mélodie et ferme les yeux en tentant de me souvenir de ce titre.
Nights in white satin,
Never reaching the end,
Letters I've written,
Never meaning to send.
Beauty I'd always missed
With these eyes before,
Just what the truth is
I can't say anymore.
Je me souvins du rythme lancinant de ce vieux morceau rock et remuai les lèvres en même temps que le chanteur, qui avait une voix semblable au leader du groupe Moody Bleus.
'Cause I love you,
Yes, I love you,
Oh, how, I love you.
Gazing at people,
Some hand in hand,
Just what I'm going through
They can understand.
Some try to tell me
Thoughts they cannot defend,
Just what you want to be
You will be in the end,
And I love you,
Yes, I love you,
Oh, how, I love you.
Oh, how, I love you.
Nights in White Satin était, selon moi, une petite perle du rock des années soixante-septante (ndla: soixante/soixante-dix). Son rythme ensorcelant, ses chœurs discrets. Même moi qui ne savais pas danser ne pus m'empêcher de tanguer discrètement sur mon siège alors que mes yeux, toujours clos, m'emportaient partout où mes songes le désiraient. Je sentis mon cœur battre dans sa cage et je laissai un soupire d'aise s'échapper.
Nights in white satin,
Never reaching the end,
Letters I've written,
Never meaning to send.
Beauty I'd always missed
With these eyes before,
Just what the truth is
I can't say anymore.
'Cause I love you,
Yes, I love you,
Oh, how, I love you.
Oh, how, I love you.
'Cause I love you,
Yes, I love you,
Oh, how, I love you.
Oh, how, I love you.
Sentant les regards de mes amis posés sur moi, je consentis à ouvrir les yeux sur le monde extérieur et à enfin accorder un regard au soliste qui ne tenait qu'une basse entre ses mains et se tenait debout devant un micro. (ndla: Accompagnement par CD + basse + chant) Ma gorge se noua et mon cœur se serra. L'homme, qui était déjà en train de se préparer pour sa prochaine reprise, possédait des cheveux poivre et sel qui avaient été noirs corbeau à une époque. Il était grand et sa carrure laissait deviner qu'il fut un athlète plus jeune. Il avait tout au plus la cinquantaine et, même s'il était impossible de deviner leur couleur d'aussi loin, je pouvais affirmer avec certitude que ses yeux étaient un subtil mélange de brun caramel et de gris béton surprenamant beau. Pourquoi j'en étais aussi sûre ? Pour les avoir croisés à de nombreuse, très nombreuses reprises par le passé. Parce qu'il s'agissait de mon père
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*Swinging Alive: C'est un véritable groupe de jazz que j'ai d'ailleurs eu l'occasion d'entendre jouer en live durant le récital de danse auquel je participais puisqu'ils accompagnaient une chorégraphie sur scène et la loge où je trainai retransmettait en live tous les sons de l'étage au-dessus de notre tête, la scène. Cependant, j'ai eu beau chercher, je n'ai pas retrouvé le morceau qu'ils avaient joué sur internet :/. Je les cite quand même cela dit car il est peut-être possible que quelqu'un parmi vous qui aime le jazz découvre un nouveau groupe. Au passage, je ne suis pas comme Mariella puisque j'apprécie encore plutôt bien ce genre.
**Les lanceurs de punchline, c'est Bonney et Law au cas où ce n'était pas clair... je préfère préciser. Même si tous savent en envoyer, ce sont ces deux-là que j'imagine en véritables pros.
Chanson: Nights in White Satin des Moody Blues, un vieux groupe de rock...
Réponses aux reviews:
Enora Swen: J'imagine le choc, mais évite de te faire mal à l'avenir quand même x). Merci et ne t'inquiète pas, une pause comme celle-là, ça m'arrive pas souvent, donc je ne pense pas refaire un coup pareil de sitôt ^^''... Merci encore !
Ic'ilver: Hahaha ! Pas exactement x). De toute façon, on en apprendra plus sur lui plus tard _0. Merci et j'espère que la suite continuera de te plaire.
Monsters (Guest): Merci et merci et j'espère que tu aimeras la suite ^^ !
Une dernière chose ! J'ai déjà un nom pour le père de Mariella, mais si vous en proposez un qui me plaît plus, je ne serais pas contre l'idée de changer son nom.
Merci encore pour votre patience la dernière fois ^^'' ! J'espère que vous aimez toujours autant (plus même, qui sait ? x)).
À peluche !
Review or not review ? That is the question...
