Salut ! Comme toujours, voici le nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous plaira (je sais, je me répète). Encore merci pour vos Reviews (même si j'ai l'impression que ça commence à s'essoufler) ainsi que sur mon autre histoire.
Comme promis, cette année scolaire risque d'être "explosive". Je mélangerai du déjà vu à de la nouveauté (notamment une petite chose que j'écrirai dans le commentaire de fin et dont je vous demanderai de répondre si possible).Sur ce, bonne lecture !A/N : Je précise que ce chapitre sera dans un registre plutôt comique, un peu comme celui où Daphné et Harry sont liés l'un à l'autre par leurs cheveux. Il y aura beaucoup de petites phrases assassines, notamment de la part d'Harry à l'encontre d'un de ses professeurs ^^.
En définitive, la cause de ce tintamarre fut découverte le lendemain, quand non sans une certaine surprise, tout le monde put voir Ronald Weasley marcher d'un pas hésitant dans la grande Salle pour prendre son petit-déjeuner avec les autres. Son visage et ses mains portaient les stigmates de quelques blessures et des griffures, et il avait une légère tendance à boiter, mais il semblait en pleine forme. Au départ personne ne pensait que c'était vraiment lui qui avait produit cette soudaine explosion dans le parc de Poudlard, mais la vérité leur fut révélée durant le repas. Ron avait de toute évidence eut dans l'idée de faire une entrée triomphale à Poudlard en utilisant un appareil pour le moins surprenant : une voiture volante. Son automobile s'était encastrée dans l'un des murs de l'école, et quelques courageux essayèrent de s'en approcher le lendemain pour mieux examiner les débris jonchant la pelouse du parc. Certains n'avaient jamais vu de voiture, alors en voir une sous leurs yeux, même complètement inutilisable comme la Ford Anglia de Ron était une bien étrange attraction. S'il croyait faire une entrée remarquée de cette façon, c'était réussi. Personne ne sut ce que le professeur Dumbledore avait décrété comme punition pour son irresponsabilité, ni même quand Ron et lui avaient eu une discussion à ce sujet, mais voir le plus jeune fils des Weasley parader tranquillement dans le château eu le don d'en agacer quelques-uns, notamment Harry et sa bande. Bien des Gryffondors et même quelques Poufsouffles le complimentèrent pour son culot et la façon spectaculaire avec laquelle il était venu ici, contrairement aux Serdaigles qui trouvèrent son comportement immature et bien évidemment aux Serpentards qui furent déçus de constater qu'il s'en était sorti en un seul morceau. Même Fred et George l'applaudirent de bon cœur à table et songèrent à finalement le considérer comme leur frère, chose qu'ils avaient toujours renié du fait de ses bêtises de l'an passé. A l'inverse, Ginny et Liliane n'approuvèrent nullement ce qu'il avait fait, et lorsque son frère vint s'asseoir près d'elle pour lui raconter avec quelle facilité il avait piloté la voiture, Ginny fit mine de ne rien entendre et préféra se concentrer sur ses pancakes.
« J'ai hâte de voir arriver le courrier, je suis certaine que papa et maman seront ravis de voir que ces quelques mois loin de Poudlard ne t'ont pas permis d'avoir les idées plus claires et d'améliorer ton comportement, et t'exprimeront une nouvelle fois leur impression te concernant » avait-elle tout de même lancé d'un ton moqueur à son encontre.
Cela calma considérablement son frère qui depuis lors triturait sa nourriture d'un air anxieux. Comme si le destin avait voulu finalement donner raison à Ginny, le courrier arriva finalement en plein milieu du repas, et des centaines de chouettes et hiboux voletèrent au dessus d'eux avant de leur délivrer leur courrier. Un vieux hibou déplumé à certains endroits fondit littéralement sur Ron et le percuta de plein fouet. Le hibou fut assommé net, tandis que Ron lui bascula en arrière et tomba par terre.
- Erol… Merlin ce hibou va finir par nous rendre dingue, soupira Ginny en essayant sans succès de le réanimer. J'avais pourtant dit à maman qu'il devenait trop vieux pour délivrer le courrier, mais elle n'en fait qu'à sa tête !
- Peut-être est-ce justement pour cette raison qu'elle l'a envoyé expressément à ton frère ? Pour le tourner en ridicule ? proposa Liliane en dardant un regard sur l'oiseau. Après tout, vu ce qui est accroché à sa patte, on serait en droit de penser à ça.
- Qu'est-ce qui est accroché à sa patte ? marmonna Ron en se relevant.
Sans lui donner plus d'explications, Ginny détacha l'enveloppe rouge accrochée et lui tendit, non sans afficher un sourire rayonnant. Ron lui pâlit considérablement à cette vision et lança des regards désespérés dans toutes les directions comme pour chercher une échappatoire et éviter de l'ouvrir. Mais le problème avec une beuglante, c'était qu'elle avait la fâcheuse tendance à fumer d'elle-même si on ne l'ouvrait pas et à bruler les mains, un peu comme si la personne ayant envoyé cette lettre fulminait encore davantage.
- Dépêche toi de l'ouvrir, lui conseilla Neville assis à côté de Liliane. Ma grand-mère m'en a envoyé une l'année dernière pour mes résultats scolaires qu'elle jugeait médiocres et je ne l'ai pas ouvert assez vite… Merlin, ça avait été terrible…
- Ma mère ne risque pas de m'en envoyer vu qu'elle travaille ici, ajouta Liliane en tapotant l'épaule de Neville dans un geste de compassion. Avoir maman comme professeur à Poudlard à ses avantages…
- Oh, tout le monde se fiche de ta vie, Potter ! répliqua Ron alors que sa lettre commençait à flamber.
Liliane s'apprêtait à lui répondre, mais la beuglante la coupa dans son geste. La lettre se chiffonna d'elle-même et prit l'aspect d'une bouche humaine de laquelle s'échappait un hurlement de fureur. Mais contrairement à ce que les personnes connaissant les Weasley pensaient, ce ne fut pas la voix de Molly Weasley qui leur vrilla les tympans, mais celle d'Arthur, son mari.
- VOLER MA VOITURE ! TE RENDS-TU COMPTE DE CE QUE TU AS FAIT !? ATTENDS UN PEU QUE JE T'AI SOUS LA MAIN RONALD BILIUS WEASLEY ! J'EN VIENDRAIS PRESQUE À REGRETTER QUE DUMBLEDORE NE TE RENVOIS PAS POUR QUE TU PUISSES AVOIR LA CORRECTION QUE TU MÉRITES ! TU N'IMAGINES MÊME PAS L'ÉTAT DANS LEQUEL SE TROUVAIT TA MÈRE EN ALLANT TE VOIR DANS TA CHAMBRE !
Entendre Arthur Weasley, un homme d'ordinaire très calme, hurler à plein poumons dans la grande salle était un spectacle que personne ne verrait sans doute jamais deux fois dans sa vie. Ses cris rendus cent fois plus puissant par la magie faisaient trembler les assiettes, gobelets et autres couverts tandis que plus un seul élève ne mangeait, trop occupé à voir Ron se morfondre sur sa chaise. Harry de son côté savourait chaque instant se présentant à lui. Voir Ron ridiculisé dès le matin était un plat bien plus savoureux que les croissants et chocolatines s'offrant à sa portée.
- … TA MÈRE ET MOI SOMMES PROFONDÈMENT INDIGNÉS PAR TON COMPORTEMENT, JEUNE HOMME ! TU AURAIS PU TE FAIRE TUER, TU AURAIS PU AVOIR UN ACCIDENT, TU AURAIS PU TE PERDRE !...
- Rien de tel que de voir Weasley être mis plus bas que terre par son propre père dès le matin pour égayer sa journée, déclara Daphné sous les hochements approbateurs de ses voisins de table.
- ONZE MOLDUS T'ONT VU AU VOLANT DE CETTE VOITURE ! ONZE ! TON COMPORTEMENT EST INQUALIFIABLE, D'AUTANT PLUS QUE JE RISQUE À PRÉSENT UNE ENQUÊTE DE LA PART DU MINISTÈRE POUR DETOURNEMENT DE L'ARTISANAT MOLDU !
- En même temps, ce qu'il fait est illégal, marmonna Harry. Cette famille est au bord de la déchéance complète… Pas un pour rattraper l'autre…
Le sermon du père de Ron continua quelques minutes, le temps qu'il donne à son fils un dernier ultimatum. Puis en reprenant une voix tout à fait normale, il salua Ginny et la félicita pour son entrée à Gryffondor pendant que sa fille prenait une teinte aussi écarlate que ses cheveux en devenant l'espace d'un instant le centre de l'attention. La lettre se mit finalement à bruler entièrement, terminant de se consumer dans l'assiette d'un Ron livide et choqué. La grande salle était toujours silencieuse, tous les regards braqués sur le Gryffondor comme si chacun attendait un signe pour que démarre l'hilarité générale qui menaçait d'apparaitre. Comme une évidence, ce fut Harry qui brisa le silence omniprésent en lâchant une simple phrase :
- Tes bouffonneries nous ont manqué, Weasley !
Presque tous les élèves sans exception ricanèrent avec joie tandis qu'ils se remettaient à déjeuner tranquillement en commentant ce qui venait de se passer. Même Ginny et Liliane se moquèrent ouvertement de lui, ravies toutes les deux de voir que l'air de suffisance qu'arborait plus tôt Ron avait finalement disparu. On le reprendra à deux fois désormais au volant d'une voiture, et surtout, on ne risquait plus de le revoir fanfaronner avant longtemps.
- Si jamais il fait la moindre bêtise, il rentre immédiatement chez lui… intéressant… ça ne vous donne pas envie de mettre à profit nos talents pour qu'il parvienne à ce résultat ?
- Plus tard, Blaise. Attendons d'abord de voir ce qu'il va bien pouvoir inventer d'autre avant de penser à le renvoyer. Par rapport à l'an dernier, une arrivée en voiture volante est d'un tout autre registre. Je me demande ce qui a bien pu lui prendre d'imaginer une idiotie pareille ?
- Ne vous préoccupez pas de cela, Mr Lestrange, intervint derrière lui le professeur Rogue de sa voix trainante. Restez éloigné des petites manigances de cet élève, et tout ira bien pour vous. Je ne souhaite pas voir la coupe des quatre maisons nous échapper parce que vous avez eu dans l'idée de jouer au détective avec Mr Weasley.
- Ne vous en faites pas professeur, j'ai déjà pu voir jusqu'où pouvait aller la folie de Ron, par conséquent je me tiendrai à carreau en sa présence, lui assura Harry en souriant d'un air mauvais en direction du concerné.
- Il serait fort regrettable que vous finissiez une nouvelle fois séquestré dans l'un des toilettes de l'école, quoique cette perspective pourrait au moins avoir comme point positif de voir les indésirables de cet établissement chassés définitivement de cette école. Bien maintenant, voici vos emplois du temps pour cette année. J'espère que vous mettrez tout en œuvre pour vous montrer tous et toutes aussi brillant que l'année dernière. Cela faisait bien longtemps que des premiers années de Serpentard n'avaient pas obtenu un tel niveau dans leur examen, du moins… Presque tous.
Son regard passa quelques instants sur Crabbe et Goyle qui se recroquevillèrent sur leurs chaises face à cela. Rogue les fixa intensément comme si il espérait pouvoir les rendre plus intelligents d'un simple regard, avant de leur tendre à chacun un exemplaire de leur nouvel emploi du temps.
- Je tenais à vous délivrer un dernier conseil avant de partir : Pour ce qui est des cours délivré par le professeur Lockhart, vous vous rendrez rapidement compte que ce ne sont rien d'autre qu'une perte de temps. Le professeur Quirrell avait au moins un minimum de bon sens durant ses leçons, j'en viendrais même à souhaiter son retour. Je vous conseille par conséquent de poursuivre votre apprentissage dans cette matière en vous documentant par le biais de la bibliothèque et des nombreux livres qu'elle renferme, si vous ne souhaitez pas à la fin de l'année avoir un niveau dramatiquement bas en Défense Contre les Forces du Mal.
Sur ces mots, Rogue s'éloigna en direction d'un autre groupe de Serpentard, les pans de sa robe virevoltant autour de lui dans sa désormais célèbre démarche de chauve-souris.
- Il n'a pas tort, déclara finalement Théodore en parcourant des yeux son emploi du temps. J'ai rapidement jeté un œil sur les manuels de Lockhart. Hé bien je peux vous dire que mis à part des élucubrations sans fondement et des récits complètement tirés par les cheveux, nous n'apprenons strictement rien dedans. Tout ce que l'on peut tirer de ces torchons est une biographie complète du « merveilleux et talentueux » Gilderoy Lockhart.
- Que j'ai hâte d'y assister, ajouta ironiquement Drago en levant les yeux au ciel d'un air ennuyé. Je croyais que les leçons de Binns étaient les seuls où l'on pouvait dormir, mais finalement nous en aurons d'autres j'ai l'impression.
Sa remarque lui valut un regard noir d'Hermione qui comme toujours n'appréciait pas que l'on prenne ses études avec autant de zèle. Harry, poussé par la curiosité, regarda son emploi du temps pour découvrir à quel moment il assisterait aux cours de Lockhart, mais ce qu'il vit le fit déchanter rapidement.
- Merlin, à croire que Dumbledore aime nous torturer, soupira t-il par dépit. Double cours d'étude des Moldus le lundi matin, puis double cours avec notre cher nouveau professeur. Quelle matinée de rêve…
- Au moins nous avons potion avec les Gryffondors l'après-midi, lança distraitement Daphné en regardant également sa fiche. Nous pourrons voir à l'œuvre Longdubat et Weasley, puis terminer la journée en beauté avec une heure d'histoire sur la guerre des Gobelins avec ce cher Binns.
La cloche annonçant le début des cours se mit finalement à sonner, interrompant les derniers élèves encore affamés dans leur petit déjeuner. Un soupir de résignation général fut poussé par toute l'école avant que le raclement des chaises ne lui succède. Les vacances étaient bel et bien terminées. Le petit groupe de Serpentard de deuxième année suivit le reste des élèves vers la sortie en discutant déjà de ce qu'ils pourraient bien faire durant cette matinée. L'étude des Moldus n'était déjà pas une matière où ils participaient, alors si en plus de cela on ajoutait la Défense Contre les Forces du Mal… C'était dans un sens une matinée de perdue.
- Tu as des nouvelles pour ton Balrog, Henry ? chuchota Daphné pour ne pas que les autres découvrent ce petit secret.
- Apparemment d'après les lettres que nous envoient les gobelins de Grigotts, notre petite bête serait une véritable furie et aurait déjà essayé d'en tuer quelques-uns. Heureusement pour eux qu'ils sont très compétents dans l'élaboration et la création d'armures magiques, autrement ils ne feraient pas long feu bien longtemps. Papa a trouvé leurs lettres très amusantes, bien qu'il regrette que notre Balrog ne soit pas allé jusqu'au bout dans son massacre… Oh salut Elladora !
Sa cousine, qui passait tranquillement à côté de lui tandis qu'elle se rendait à son premier cours, lui jeta un rapide coup d'œil avant de le saluer rapidement d'un geste sec de la tête et s'éloigner en direction des cachots.
- Pas très loquace, ta cousine, ne put s'empêcher de lancer d'un ton moqueur Blaise juste derrière lui.
- Je croyais que tu n'avais que Drago comme cousin ? le questionna Hermione avec curiosité.
- Et moi je croyais que tu avais étudié toute ma généalogie dans ton bouquin sur les grandes familles de la magie ? répliqua Harry. Elladora est une cousine éloignée. C'est la fille ainée d'Evan Rosier, fils d'Acturus Rosier qui est le frère de ma grand-mère.
Plongé dans son explication, il prit malgré tout le temps de saluer les nombreuses personnes l'appelant sur son chemin, en majorité des Serpentards dont il n'avait pas encore eu l'occasion la veille de prendre des nouvelles. Ses exploits concernant aussi bien ses connaissances intellectuelles ayant rapporté de nombreux points à leur maison que les nombreuses blagues en tout genre qu'il avait commis contre les Gryffondors lui permettaient à présent de jouir d'une excellente popularité, et pas seulement au sein de sa maison. La plupart suivaient simplement le mouvement et pourraient à la première occasion le critiquer voir le maudire dans quelques mois pour une simple broutille. Il était en quelque sorte devenu un effet de mode au sein des étudiants, mais comme toute mode qui se respectait, il finirait par devenir inintéressant pour beaucoup d'entre eux.
« Toujours bien choisir ses collaborateurs » lui rappelait souvent son père, bien que sa phrase se situait plutôt dans ce qui concernait les affaires financières de la famille. « Mieux vaut s'entourer de personnes dont tu as entièrement confiance que de gens pouvant se détourner de toi dès qu'ils sentiront le vent tourner. »
Au moins, il n'y avait aucun risque concernant sa bande d'amis. Jamais une grosse dispute n'était venue entacher leur amitié, aucune querelle, aucune jalousie. Parfois il avait l'impression que c'était un peu trop parfait entre eux, et qu'un beau jour, la tempête succèderait au calme. Ce serait tout de même malvenu qu'il y ait des tensions entre deux ou plusieurs personnes de leur groupe puisqu'ils seraient amenés plus tard à travailler ensemble pour leur seigneur : Leur travail d'équipe s'en trouverait fortement handicapé, et chacun deviendrait une proie facile pour le camp ennemi. Peut être était-ce pour ça que chacun faisait de son mieux pour éviter tout débordement dans leur relation ? À les voir tous chahuter joyeusement tout en montant les escaliers pour arriver dans la classe d'étude des Moldus, il serait difficile d'imaginer que ces jeunes gens puissent un jour se quereller. De toute manière, il était déjà difficile de voir en eux des jeunes adolescents ayant déjà commis au moins un meurtre dans leur courte vie. Leur carapace était décidemment bien bâtie, et même une intrusion par légilimencie devenait impossible. Il n'y avait bien qu'Hermione qui était pour l'instant la plus faible de la bande mais à force d'entrainement, ses barrières d'occlumancie deviendront satisfaisantes avec le soutien de ses « amis ». C'est justement en pensant à leurs prochaines leçons qu'Harry constata qu'ils étaient tous arrivés devant la porte de la classe d'étude des moldus. Contrairement à l'année dernière, le cours n'était plus en commun avec les Gryffondors mais les Poufsouffles. Dommage dans un sens car les lions avaient au moins le mérite d'être d'excellents adversaires, transformant ce cours ennuyeux en une sympathique bataille de boulettes de papier et de propos injurieux à l'encontre du camp ennemi. Les blaireaux eux étaient des mollassons aux yeux d'Harry, soit trop timides pour aligner une phrase complète soit travailleurs au point de ne s'intéresser qu'au cours dans son intégralité en oubliant tout le reste. Les poufsouffles attendaient déjà devant la porte d'entrée, chacun plongé dans un livre ou discutant à voix basse sur une certaine Eloïse Midgen et ses problèmes d'acné. Mais en voyant apparaitre les Serpentards, tous se turent et les regardèrent s'approcher avec une légère pointe de crainte dans les yeux. Même avec des efforts, les vieux mythes perduraient, et vu la manière dont Ernie Mcmillan et Steven Cornfoot les observaient, tous les deux s'attendaient à se faire attaquer d'un instant à l'autre. Mais leur délire passager fut stoppé net par la deuxième sonnerie annonçant le début des cours. Comme par enchantement, la porte d'entrée de la classe s'ouvrit d'elle-même, invitant silencieusement les élèves à entrer et prendre place. Les Poufsouffles qui pourtant étaient là depuis plus longtemps qu'eux restèrent plantés à côté de la porte et leur proposèrent silencieusement d'entrer les premiers.
« Cette maison rassemble vraiment les types les plus coincés et peureux qui existent » songea Harry en pénétrant à l'intérieur de la classe.
La pièce n'avait pas changé depuis l'année dernière. Toujours les mêmes appareils électroniques aux noms compliqués, toujours ces mêmes schémas sur la fabrication de tel ou tel objet lui étant totalement inconnu, toujours ces mêmes manuels sur l'évolution de la société moldue et ses prouesses technologiques… Rien de bien passionnant. Le professeur Potter était comme à son habitude assise derrière son bureau et les regardait pénétrer dans sa classe d'un air soucieux, les dévisageant l'un après l'autre comme si elle cherchait quelque chose à leur reprocher. Du moins, c'est ce qu'ils pensèrent. En vérité, Lily espérait de cette façon découvrir le moindre détail pouvant lui permettre de déterminer si l'un de ces enfants pouvait être son fils disparu, aussi bien garçon que fille. Sait-on jamais ? Peut être que la personne l'ayant adopté avait été jusqu'à lui faire changer de sexe… Mais aucun élève n'avait les cheveux noirs ébouriffés, ni les yeux verts, et rares étaient ceux portant des lunettes. Aucun ne lui ressemblait de près ou de loin, ni même à James. Soit Harry n'était pas là, soit l'illusion était parfaite. Ses étudiants de deuxième année risquaient de subir une très longue année en sa compagnie. Elle était bien décidée à découvrir si l'un d'entre eux avait une identité cachée, et cela se fera sans doute par le biais de questions indiscrètes. Mais pour l'heure, il était temps de faire cours à ses élèves, même si les Serpentards ne se montreront probablement pas réceptifs à sa leçon du jour.
- Bonjour à tous ! lança t-elle pour se donner du courage. Dépêchez-vous de vous asseoir, le cours va bientôt démarrer. Je dois tout d'abord vous dire que j'ai été agréablement surprise par les résultats de certains à vos examens de l'an passé, bien que pour d'autres, je dois admettre avoir été très déçue. Que vous ne preniez pas aux sérieux mes cours, je veux bien l'accepter, mais je vous rappelle que les notes de vos examens sont inscrites dans votre dossier scolaire, et que de mauvaises notes peuvent vous fermer de nombreuses portes pour votre carrière professionnelle…
- Ce que je ferai à la fin de ma scolarité ne concerne nullement les moldus, intervint Harry en esquissant un rictus méprisant à son professeur. Connaitre les us et coutumes de ces êtres ne me sera d'aucune utilité pour gérer au mieux les affaires de ma famille.
- C'est là où vous vous trompez, Mr Lestrange, le coupa Lily. Et j'aimerais également que vous leviez la main pour parler dans cette classe. Mon mari travaillait avec des sociétés moldues et investissait de grosses sommes d'argent dans certaines d'entre elles. Je ne vais pas vous dévoiler les bénéfices que nous avons obtenus grâce à cela, mais il s'avère que l'argent amassé a été bien plus conséquent que celui rapporté par les entreprises magiques dans lesquelles nous investissions également.
- Sauf qu'à la différence de votre défunt mari moi je ne suis pas un traitre à mon sang, répliqua t-il sans se départir de son sourire. Je ne m'abaisserai pas à ce niveau et préfèrerai encore mourir plutôt que de m'associer un jour avec cette vermine.
Un silence pesant fit suite à ses paroles, alors que les opinions divergeaient. Si les Serpentards hormis Hermione approuvaient totalement ses dires, les Poufsouffles eux regardèrent Harry d'un air à la fois choqué et furieux. Il faut dire qu'ils comptaient parmi eux un né-moldu en la personne de Justin Finch-Fletchey et plusieurs autres apparentés à des défenseurs des moldus. Lily elle fixa Harry quelques instants sans rien dire avant de soupirer de lassitude et se détourner de lui.
- 10 points de moins pour Serpentard, Mr Lestrange. Continuez à tenir des propos aussi insultants dans ma classe et je vous donnerai en prime une retenue. Je vois au moins que vous n'avez pas perdu vos habitudes…
D'un coup de baguette magique, elle fit ensuite apparaitre plusieurs phrases sur le tableau derrière son bureau que chacun put lire à sa guise.
- L'année dernière, nous avons vu ensemble tout ce qui avait attrait aux énergies inventés par les moldus, qu'elles soient naturelles ou non, polluantes ou renouvelables, inépuisables ou en quantités limitées qui ont permis à ces « êtres » comme le dit si bien Mr Lestrange de développer leur société pour qu'elle devienne ce qu'elle est aujourd'hui, et ce, depuis l'antiquité. Nous avons également vu l'évolution de cette société à travers les siècles et les différences que cela implique entre certains pays. Cette année comme vous pourrez le voir, nous étudierons en grande partie les différences existant entre la société moldue et magique, que ce soit d'un point de vue culturel, technologique, ou même au niveau des mentalités de chacun. Votre camarade ici présent illustre d'ailleurs très bien l'opinion de certains sorciers vis-à-vis de ces individus, mais il serait judicieux de connaitre également celles des personnes disons plus… ouvertes d'esprit.
Son regard discret envers les Serpentards ne passa pas inaperçu pour eux, et tous se contentèrent de lui sourire narquoisement en réponse. Hermione elle se penchait déjà en avant comme pour vouloir montrer à son professeur qu'elle souhaitait donner son opinion personnelle sur le pourquoi, certains sorciers avaient une opinion négative de l'autre partie de la population terrestre. Vivre près d'un an en compagnie d'étudiants xénophobes à l'encontre des moldus avait au moins eu comme avantage d'en savoir un peu plus sur les raisons les poussant à un tel comportement. Mais comme pour anticiper le probable conflit pouvant ressortir du discours de son élève, Lily fit mine de ne pas remarquer son envie visible d'être interrogée là dessus et poursuivit tranquillement sa diatribe sur le programme scolaire de cette année.
- J'ai proposé au professeur Dumbledore un voyage scolaire au cœur même du monde moldu dans le cadre de ce programme, reprit-elle sous les regards devenus horrifiés de certains amis d'Harry, Drago en tête. Pour l'instant ceci est à l'étude du directeur, mais en cas d'accord de sa part, nous pourrions organiser une petite excursion dans certains quartiers de Londres ainsi que des musées afin de vous faire découvrir par vous-même toutes les différences entre les mondes magique et moldu. Vous avez des questions ?
- Ce voyage s'il se fait sera-t-il obligatoire ? lui demanda aussitôt Pansy.
- Je pense que oui, lui répondit t-elle en réprimant le sourire amusé qu'elle contenait malgré les visages de ses Serpentards. Une petite participation financière sera d'ailleurs demandée à vos parents pour payer l'entrée des musées que nous pourrions aller voir.
- Et si nos parents ne veulent pas payer ? s'enquit Drago en imaginant la tête que feraient Lucius et Narcissa si ils apprenaient une chose pareille.
- Hé bien, je pense qu'aider Rusard dans le nettoyage du château pendant que le reste de la classe sera à Londres pourrait être une éventualité pour vous occuper pendant notre absence.
Passer une journée dans le Londres moldu ou passer une journée en compagnie du Cracmol aigri servant de concierge de Poudlard ? Le choix était cornélien. Il fallait admettre que sur ce coup là, Lily avait un coup d'avance sur eux et que les choix qui s'offraient à eux n'avaient rien de réjouissant. C'était à celui qui était le moins pire. Leur professeur elle, savoura cette petite victoire sur eux en prenant un ton très joyeux qui ne lui était pas coutumier, contrastant par ailleurs avec son humeur depuis maintenant plus d'un mois.
- Maintenant que je vous ai parlé de tout ce qui se passerait dans cette matière durant notre année scolaire, nous pouvons commencer le cours…
Le reste du temps se passa dans l'ensemble calmement, du moins hormis le fait que les Serpentards comme à leur habitude n'écoutaient pas et vaquaient à leurs occupations pendant que les Poufsouffles, intimidés par les regards que leur lançaient Harry et ses amis quand Lily les questionnait, se taisaient la plupart du temps et n'osaient pas ouvrir la bouche de peur d'attirer l'attention sur eux. Etre travailleur et loyal ne faisait pas tout.
« Merlin, autant faire cours à une classe vide » songea piteusement leur professeur en constatant le calme angoissant de la salle.
Tout en poursuivant tant bien que mal sa leçon, Lily ne pouvait s'empêcher de repenser continuellement à son fils ainé, peut être présent dans la pièce. Rien ne lui venait à l'esprit pour essayer de soutirer quelques informations sur chacun d'eux sans passer pour une fouine. Ses élèves se questionneraient de toute manière sur son soudain intérêt pour eux, voir s'en plaindraient. Il fallait la jouer fine et rusée, un peu comme… Un Serpentard. Et son cours l'y aiderait certainement.
- Saviez-vous que jusqu'au XIXème siècle, les femmes accouchaient essentiellement chez elles ? Cette pratique est encore très répandue dans le monde magique notamment dans les familles dites conservatrices. Mais les moldus eux ont depuis passé ce cap et mettent au monde leurs bébés dans des hôpitaux. L'accoucheuse et la sage-femme de l'époque ont depuis longtemps laissé place à des personnes bien plus qualifiées dans ce domaine, et le taux de mortalité a considérablement diminué depuis lors.
- Quelle joie, ironisa Drago en roulant les yeux.
- Nous n'avons qu'à faire un petit test pour déterminer le retard qu'a prit la société magique sur l'autre, proposa Lily sans tenir compte de la remarque de son élève. Levez la main ceux qui sont nés chez eux, à domicile ?
Plusieurs mains se levèrent, notamment tous les Serpentards sauf Hermione ainsi que certains Poufsouffles, bien qu'à l'occasion avec hésitation. Il était après tout normal que certains ne le sachent pas. Ce n'était de toute façon pas un sujet de conversation très approprié dans la vie de tous les jours. Malheureusement pour elle, sa petite question indiscrète n'eut pas l'effet escompté, et Harry fut l'un des premiers à lever la main, convaincu depuis longtemps par ses parents de la façon dont il était venu au monde. La difficulté pour Lily résidait de toute manière dans le fait qu'Harry n'avait qu'un peu plus d'un an lors de son enlèvement, et n'avait par conséquent aucun souvenir de sa vie précédente, même refoulé. Ses autres petites questions sur le passé de ses élèves n'eurent pas le résultat escompté, et à la fin du cours, elle se trouvait dans un brouillard encore plus épais qu'auparavant, même si elle en savait déjà un peu plus sur ses élèves. Peut être aura-t-elle un meilleur résultat lors de son prochain cours en compagnie des Gryffondors et Serdaigles. La sonnerie annonçant la fin des deux heures d'étude en compagnie de Lily se fit entendre, et sans attendre son signal, Harry et les autres rangèrent leurs affaires bruyamment dans le but non dissimulé de perturber les dernières secondes de cours. Leur professeur s'avoua vaincu et permit aux poufsouffles de faire de même d'un bref signe de tête. Néanmoins avant de laisser les laisser filer, elle leur donna de nouveaux devoirs à compléter en sachant pertinemment qu'un certain élève ne les fera même pas. L'espoir faisait vivre parait-il, mais pour ce qui était d'Harry, mieux valait attendre un miracle. D'ailleurs, l'envie de savoir la raison du pourquoi il ne travaillait pas dans son cours la tiraillait, bien qu'elle en ait tout de même une petite idée : la haine des moldus. Mais mieux valait en avoir le cœur net. Peut être un évènement particulier faisait qu'il les détestait ? Aussi prit-elle les devant et décida d'en avoir le cœur net :
- Mr Lestrange ? Pourrais-je vous parler quelques instants ? l'appela t-elle d'une voix beaucoup plus amicale que d'ordinaire.
Intrigué mais surtout suspicieux, Harry lança un regard à son cousin, comme pour lui demander silencieusement si il n'y avait aucun risque. Celui-ci se contenta d'hausser les épaules et de s'éloigner en lui promettant de lui garder une place pour le cours de Lockhart. Harry attendit qu'il sorte pour pousser un soupir de résignation avant de s'avancer vers le pupitre de son professeur. Son cousin ne lui était décidemment jamais d'un grand secours pour ce genre de dilemme. Son professeur elle, ne le quittait pas des yeux et attendit qu'il se présente devant son bureau pour ouvrir finalement la bouche.
- J'aimerais discuter avec vous quelques secondes à propos de votre comportement en cours…
- Si ce n'est que pour ça, alors il n'y a rien à dire. Je n'ai pas l'intention de changer de comportement si c'est ce que vous voulez savoir, déclara t-il sombrement.
- Je me doute que j'assisterai un jour à un renouveau chez vous concernant mes cours, mais j'aimerais connaître la raison de ce refus évident de travailler dans cette classe ?
- Je n'ai jamais voulu assister à ce cours, et encore moins même m'y intéresser. L'étude des Moldus m'a été imposée sans que je n'ai mon mot à dire là dessus ! Ces immondices me laissent complètement indifférent de leur sort, et en apprendre davantage sur eux est bien la dernière chose que je souhaite dans mon existence !
- Mais vos parents ne disent rien sur vos notes calamiteuses dans cette matière ? lui demanda Lily en essayant d'imaginer la réaction de Bellatrix et Rodolphus face à ses résultats.
Comme pour confirmer son intuition, Harry éclata ouvertement de rire à cette question. L'espace d'un instant, elle se rendit compte qu'elle n'avait jamais entendu ce garçon rire, et exprimer une émotion le rendant plus… humain.
- Ma mère ? Me hurler dessus pour avoir eu une mauvaise note à votre cours ? C'est justement elle qui m'a demandé de ne pas travailler dans votre matière ! Merlin, je pensais que vous l'auriez deviné, à moins que vous soyez doté d'un sens de l'humour !
- Vos parents vous demandent de ne pas suivre mes cours ? répéta Lily en omettant sa dernière remarque. Mais… C'est insensé !
- Pas pour eux, trancha Harry d'un ton catégorique. De toute manière même sans leur accord, je n'aurais rien fait dans votre cours.
Cet élève était décidemment irrécupérable, se disait-elle en regardant en silence Harry. Quel dommage, il avait selon elle le potentiel pour devenir un excellent élève. Le lavage de cerveau fait dès la naissance avait fait pas mal de dégât chez lui. Soupirant une nouvelle fois, elle fit signe d'un geste fatigué de la main à Harry de sortir en lui sommant au passage de rendre pour une fois un devoir convenable pour le prochain cours. Elle n'eut droit comme réponse qu'à un énième sourire narquois de sa part avant qu'il ne disparaisse dans le couloir. La récréation de la pause était déjà bien entamée, et Harry trouva logique de se rendre directement à la salle de cours de son nouveau professeur. Par chance, celui avait décidé de garder la même que Quirrell : il ne risquait par conséquent pas de se perdre et d'arriver en retard. Dévalant les deux étages le séparant, il croisa sur son passage la fille de Lily Potter en compagnie apparemment de la dernière Weasley en date discutant apparemment du cours de sortilèges qu'elles venaient d'avoir toutes les deux. Les entendre discuter joyeusement sur leur noyau magique qu'elles avaient appris à voir grâce à Flitwick arracha un sourire nostalgique à Harry. Oui, ce cours avait été passionnant quand il en avait fait l'expérience… à six ans. Son niveau scolaire était décidemment bien au-delà de ce que l'on pourrait attendre d'un élève de première année de Poudlard. Les deux jeunes filles arrêtèrent néanmoins leur discussion lorsqu'ils se rencontrèrent tous les trois au beau milieu d'un escalier, et se dévisagèrent d'un air indifférent pour l'un, anxieux pour les deux autres.
« Par Morgane, je ne suis pas un monstre ! » s'insurgea intérieurement Harry en voyant leurs airs intimidés.
L'opinion de ces deux filles l'indifférerait normalement, mais ressentir sur son passage à quelques reprises ces regards craintifs avait le don de l'agacer au bout d'un certain temps. Les rumeurs sur ses parents avaient décidemment de beaux jours devant elles, et lui-même en subissait les répercussions. À croire que les gens s'attendaient à ce qu'il les attaque au détour d'un couloir. L'envie était bien là, mais il savait se contrôler.
- Si cela peut te rassurer Potter, je ne mords pas, bien que le regard que tu affiches actuellement ait tendance à m'énerver plus qu'autre chose. Tu pourras demander au frère de ton amie ce qui arrive lorsque l'on me met en rogne.
- Est-ce une menace ? l'interrogea Liliane en se retournant.
- Un simple conseil, dit-il simplement sans lui faire face. Il me serait très désagréable de devoir un jour abimer ce joli minois.
N'attendant pas d'autre réponse de sa part, Harry poursuivit sa route à destination de son prochain cours, au moment même où la cloche annonçant la fin de la pause et le début de la deuxième moitié de matinée. Accélérant légèrement le pas sans pour autant se montrer hâtif dans sa démarche, il finit par arriver juste à temps pour son cours. Le couloir devant la classe était encore peuplé d'élèves, mais ses camarades étaient apparemment déjà entrés dans la classe. Lockhart avait-il au moins le sens de la ponctualité et du respect des horaires ? Ce n'était surement pas l'image qu'il laissait transparaitre en tout cas. Malgré tout, avoir de sa part une retenue était bien la dernière chose que souhaitait Harry pour sa première journée de cours, et c'est sur cette pensée qu'il pénétra à son tour dans la salle de classe… avant de stopper net sa marche vers la place libre laissé par Drago pour contempler avec horreur la nouvelle décoration de la salle. L'ancienne salle de cours du professeur Quirrell avait subit de sacrés changements de la part de Lockhart. La pièce qui autrefois possédait d'innombrables gousses d'ails suspendues au plafond et quelques illustrations de sortilèges fixées sur les murs ressemblait à s'y méprendre à un temple à la gloire de leur nouveau professeur. Lockhart avait en effet accroché partout dans la salle des portraits de lui clignant de l'œil à chaque fois qu'un élève en observait un, des articles de journaux le mentionnant ou même quelques publicités dont il était l'égérie, notamment de nombreuses marques de shampoing. Pas un endroit ne laissait voir la peinture du mur. Tout était absolument comblé. Les élèves étaient déjà tous présents et observaient eux aussi la nouvelle décoration de la pièce d'un œil intrigué voir sceptique. Au moins Quirrell faisait l'effort de donner l'impression d'être un professeur de Défense Contre les Forces du Mal ; Son remplaçant lui semblait vouloir plus impressionner ses élèves en affichant aux yeux de tous sa renommée et ses soit disant exploits.
- Alors, que te voulait le professeur Potter ? lui demanda Drago une fois qu'il se soit assis à côté de lui.
- Savoir pourquoi je ne participais pas à ses cours, lui répondit-il vaguement en sortant ses affaires. Je croyais que c'était évident pour elle, mais apparemment non.
- En même temps, il n'y a pas de quoi s'étonner. Te voir avoir des mauvaises notes dans une matière et être le meilleur dans toutes les autres a de quoi en interroger plus d'un sur tes réelles motivations.
- Serais-tu en train de me dire de faire un effort dans son cours ? l'interrogea durement Harry en le fusillant du regard. Dois-je te rappeler que même tes parents t'interdisent d'y participer ?
- Je n'ai jamais dit ça ! répliqua Drago. Je dis simplement que c'est tellement évident que tu ne veux pas faire quoi que ce soit dans son cours que tôt ou tard, ce ne sera pas elle qui te convoquera mais Dumbledore. Et puis je respecte à la lettre les recommandations de mes parents, même si il faut l'avouer, je suis ravi de pouvoir te battre dans au moins une matière !
Harry aurait bien voulu lui répondre que cela ne le dérangeait absolument pas, mais la porte en haut de l'escalier du fond de la salle s'ouvrit dans un fracas du tonnerre, laissant quelques instants plus tard apparaitre leur professeur. Pour l'occasion, Lockhart s'était habillé d'une robe de sorcier extrêmement voyante d'un rose bonbon qui provoqua chez les garçons une moue de dégout non dissimulée. Aucune personne saine d'esprit n'aurait dans l'idée de se vêtir de la sorte, à moins d'être particulièrement maso ou d'avoir une part de féminité très développée. Leur professeur les observa de son perchoir quelques instants, souriant de toutes ses dents à ses nouveaux élèves, avant de descendre l'escalier d'un pas impérial en saluant ses représentations d'un geste de la main chaque fois qu'il passait à côté de l'une d'elles.
- ça c'est moi, dit-il stupidement en pointant du doigt une photo de lui sur un balai. Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième classe, membre de la Ligue Honoraire de Défense Contre les Forces du Mal et cinq fois lauréat du sourire le plus charmeur décerné par les lectrices de Sorcière-Hebdo, mais ne parlons pas de ça maintenant. Je n'ai après tout pas vaincu le spectre de la mort simplement en lui souriant !
Sa petite phrase qu'il voulait rigolote n'eut cependant pas l'effet escompté. Tout juste eut-il droit à quelques sourires forcés. Harry lui doutait de plus en plus du professionnalisme de ce professeur. Ce clown, battre le spectre de la mort ? Même les mangemorts n'osaient pas s'attaquer à cette créature dangereuse…
- Je vois que vous avez tous acheté la collection complète de mes livres. C'est très bien !
- Très bien pour ton porte monnaie oui, marmonna sombrement Harry en déclenchant quelques ricanements du côté des Serpentards.
- J'ai pensé que nous pourrions commencer le premier cours avec un petit questionnaire. Rien de bien méchant rassurez-vous, ajouta t-il en voyant les mines dépitées de ses élèves. Simplement, j'aimerais savoir si vous les avez correctement lu et ce que vous en avez retenu.
Il distribua d'un coup de baguette magique les questionnaires, bien que la plupart des élèves reçurent leurs feuilles en pleine figure.
- Vous avez une demi-heure pour répondre à ces questions. Allez-y !
Le fait que Lockhart démarre son premier cours par un test écrit le fit légèrement remonter dans l'estime d'Harry. Mais c'était avant qu'il ne jette un œil sur les questions qui avaient toutes pour sujet non pas la matière qu'il enseignait mais… lui-même.
- « Quelle est la couleur préférée de Gilderoy Lockhart… Quelle est l'ambition secrète de Gilderoy Lockhart… » Est-il sérieux ? marmonna t-il à l'encontre de son cousin.
- Je crois oui, soupira t-il en parcourant des yeux les dizaines de question des parchemins. J'en viendrais presque à regretter Quirrell…
- Je ne sais pas ce qui a pris à ce vieil imbécile de Dumbledore d'engager un abruti pareil, mais si son but est de faire chuter la moyenne de classe en remplaçant un clown par un autre, je crois qu'il parviendra à atteindre son but.
De rage, Harry trempa sa plume dans son encrier avant de commencer à inscrire sur son parchemin les réponses aux questions données. Du moins… ses réponses personnelles.
- L'ambition de Gilderoy Lockhart : Retrouver un jour son cerveau et partir vivre dans le coin le plus reculé de la Terre pour le bien de l'humanité.
Ses amis assis devant lui gloussèrent sans retenue à son commentaire, ce qui n'échappa malheureusement pas à leur professeur qui se détourna du portrait qu'il était en train d'admirer pour les regarder curieusement.
- Auriez-vous trouvé quelque chose d'amusant dans mes questions, Mr… ?
- Lestrange, l'informa Harry. Et non, en vérité, nous avons simplement été pris d'un soudain rhume de « connerinite professoral aigu ».
- Lestrange… marmonna pour lui-même Gilderoy sans faire attention à la dernière remarque d'Harry à son encontre. Oh ! Ne seriez vous pas apparenté à la charmante Bellatrix Lestrange ?
- C'est ma mère, soupira Harry en se demandant pendant encore combien de temps les gens allaient lui demander son lien de parenté avec elle.
- Ah cette chère Bella ! Une rose parmi les ronces ! La plus belle et délicate fleur qu'il m'ait été donné d'approcher pendant ma scolarité à Poudlard ! Quelle dommage que nous ayons dû mettre un terme à notre relation en sixième année à cause de ce fichu contrat de mariage, nous étions comme les deux doigts de la main, inséparables !
- Sauf qu'une main est pourvue de cinq doigts, lui rappela Blaise en faisant aussitôt rire ses camarades, y compris les Gryffondors avec qui ils partageaient ce cours.
Harry lui était trop choqué pour participer à l'éclat de rire général. Cet imbécile de prof osait insinuer que sa mère et lui avait été en couple pendant leur scolarité !? Son père et Bellatrix sortaient déjà ensemble dès leur première année ! Qu'il mente sur ses faits d'armes était une chose, mais qu'il salisse le nom de sa mère en était une autre bien plus grave. La ligne rouge était plus que franchie désormais, et les sanctions allaient pleuvoir. Mais pour une fois, il laissera le monopole à sa chère mère qui se fera sans doute une joie de faire passer l'envie à ce professeur de mentir à nouveau sur son compte.
- Je me demande comment vous avez pu être en couple avec elle alors qu'elle était promise à mon père depuis sa naissance, et par conséquent, que vous n'ayez pas été atteint par le maléfice de repousse-soupirant mis en place sur elle ?
Ce sort placés sur les filles liées par un contrat de mariage avait généralement tendance à repousser tous les hommes ayant une attitude déplacée et des pensées malhonnêtes vis-à-vis d'elles. Lockhart si il s'avèrait vraiment qu'il ait tenté quoi que ce soit sur Bellatrix aurait dû se souvenir de la terrible douleur ressenti à ce moment là. Peut être était-ce pour ça qu'il était aussi idiot et maladroit ; Le sort lui avait peut être grillé le cerveau, comme l'imagina Harry.
- Hé bien… Surement grâce à mes talents innés en matière de magie ! lança Gilderoy en s'enfonçant encore davantage aux yeux de ses élèves.
Leur discussion s'arrêta là, laissant un professeur toujours aussi joyeux qu'au départ comme si son mensonge ne dérangeait pas, et un élève furibond qui se contrôlait tant bien que mal pour ne pas lancer un sortilège à son Lockhart. Au terme du temps imparti, Gilderoy ramassa les questionnaires et les analysa l'un après l'autre en demandant aux élèves de s'occuper en attendant qu'il ait terminé sa correction. N'importe quel professeur sain d'esprit saurait pertinemment que laisser une classe entière faire ce qu'elle voulait était hautement risqué, mais Lockhart ne fit même pas attention aux conversations ayant lieu à seulement quelques mètres de lui. Personne ne faisait de toute façon attention à lui, et il n'aurait même pas été là que la situation aurait été la même. Harry et les autres en vinrent presque à l'oublier, quand une heure plus tard, un grand éclat de rire sortit de la bouche de son professeur.
- Par Merlin ! Je ne savais pas qu'il y avait quelques comiques dans cette classe ! Mr Lestrange, votre copie est véritablement un pur chef d'œuvre d'humour ! Je ne crois pas avoir lu quelque chose d'aussi drôle que depuis cet article de Rita Skeeter critiquant mes talents de sorcier !
Ce professeur avait décidemment le don de retourner à son avantage n'importe quelle situation, et là où Harry avait voulu se montrer virulent envers lui, Gilderoy considérait ses réponses comme des commentaires sensés l'amuser. Le fils de Bellatrix, ayant hérité de son caractère colérique, tenait déjà prête sa baguette sous son bureau en laissant sortir de celle-ci des étincelles rouges. Il ne tiendra jamais toute une année avec un homme pareil…
- Ma plus grande peur ? « Me rendre compte au beau milieu d'un diner mondain que je n'ai pas assez mis de lotions capillaires dans mes cheveux » ! Mon rêve ? « Devenir président d'une association pour personne à intelligence limitée dont je serai la mascotte » ! Merlin, continuez dans cette voie Mr Lestrange, et je peux vous assurer que vous serez en tête sur la liste des personnes devant recevoir mon dernier livre en avant première : « Rencontre fortuite avec les gobelins » !
- Merveilleux, nous manquons justement de papier hygiénique au manoir. J'ai hâte d'essuyer mon derrière avec des illustrations de gobelins, grommela Harry en s'affaissant sur son siège, déjà fatigué de son professeur.
Sa remarque fit à nouveau éclater de rire les Serpentards et même les Gryffondors à l'exception bien évidemment de Ron, mais pas seulement. Gilderoy avec également entendu sa petite phrase assassine, mais loin d'être choqué par le sort funeste réservé à son livre, il se joignit aux autres dans leur hilarité. Ce professeur était décidemment trop étrange pour Harry. Le coup de grâce lui fut porté lorsque Gilderoy décida de lui attribuer dix points pour Serpentard pour ses réponses « d'une exquise drôlerie ».
- Dans un tout autre registre, je constate que Miss Granger a parfaitement répondu à toutes les questions posées ! Qui est Miss Hermione Granger ?
Hermione leva timidement sa main tout en devenant aussi écarlate de peau que les cheveux de Ron.
- Excellent ! Excellent Miss Granger ! Dix points supplémentaires pour Serpentard ! Et maintenant, au travail…
Son ton était soudainement devenu sérieux, et après avoir farfouillé derrière son bureau, il posa sur celui-ci une cage à hibou recouverte d'un tissu.
- Il est de mon devoir de vous apprendre à vous défendre contre les créatures les plus vils et répugnantes qui existent sur cette planète ! Vous aurez peut être la plus belle peur de votre vie, bien que je sois là pour assurer votre défense ! Néanmoins, je vous demanderais de bien vouloir ne pas faire de bruit et de rester calme, cela pourrait énerver les créatures que je m'apprête à vous montrer !
L'atmosphère était devenue palpable dans la pièce, et tout le monde se demandait bien ce qu'avait pu amener Lockhart pour son premier cours ? Une créature dangereuse ? Le fait qu'il ait réussi lui-même à la capturer faisait perdre toute crédibilité à la chose cachée sous ce drap. Il ne fallait de toute évidence pas être un sorcier très futé pour parvenir à la capturer si même Gilderoy y était parvenu. Malgré tout la bêtise de ce professeur pouvait certainement aller jusqu'à relâcher dans la salle une bête dangereuse pour ses élèves. La légère appréhension de certains élèves se dissipa finalement lorsque leur professeur découvrit la cage pour révéler…
- Des lutins de Cornouailles ! s'exclama Seamus au beau milieu des éclats de rire. Ils ne sont même pas dangereux !
Pour une fois, Harry devait admettre que la remarque du Gryffondor était juste. Lui-même n'arrivait pas à contenir ses ricanements. Il n'y avait bien qu'Hermione pour s'offusquer du comportement de ses camarades de classe qui se moquaient ouvertement de leur nouveau professeur.
- N'en soyez pas si sûr ! l'avertit Gilderoy d'un ton grandiloquent. Ce sont des petites bestioles diaboliques !
D'une vingtaine de centimètres de haut, les petits lutins bleutés aux têtes pointues poussaient des petits couinements aigus en tapant sur les barreaux de leur cage tout en faisant toutes sortes de grimaces à l'encontre des élèves assis au premier rang.
- Maintenant voyons voir ce que vous allez bien pouvoir faire avec eux lorsque je les aurai…
Las de tout ce cirque, Harry coupa brutalement Lockhart dans sa phrase en claquant violemment son livre sur son pupitre, s'attirant au passage les regards intrigués de ses camarades de classe. Mais peu lui importait. Ce cours était du début à la fin une grande farce, et il n'était pas venu ici pour assister à l'incompétence flagrante de son nouveau professeur.
- Bon j'en ai marre, lança t-il en rangeant ses affaires. Je suis venu ici pour apprendre à me défendre contre des créatures dangereuses et connaitre des sortilèges pouvant me servir à me protéger, pas pour voir un professeur incapable d'assurer son premier cours.
- Que voulez-vous dire par là, Mr Lestrange ? lui demanda Lockhart d'un ton beaucoup moins amical qu'auparavant.
- Je veux dire par là que vous ne respectez pas l'une des règles élémentaires d'un cours de Défense Contre les Forces du Mal. Vous souhaitez de toute évidence lâcher dans une salle de classe pleine d'étudiants des créatures qui seules, ne sont pas une menace, mais à plusieurs, peuvent devenir très dangereuses, et ce sans enseigner à vos élèves le moyen de s'en prémunir. La sécurité des élèves qui sont à votre charge est la chose la plus importante que vous devez suivre, ce que vous ne faites pas de toute évidence.
- Je ne vois pas de quoi vous voulez…
- Saviez vous que ces lutins peuvent soulever jusqu'à cinquante fois leur poids ? reprit-il sans se préoccuper du silence qu'il venait d'installer dans la classe. Qu'arriverait-il si l'un d'entre eux décidait soudainement de prendre un élève et de le balancer par la fenêtre sachant en plus de ça que vous avez omis de les fermer, ajouta t-il en pointant tour à tour les vitres ouvertes. Mon père entendra parler de ça, croyez-moi. En attendant, je demanderai au professeur Rogue l'autorisation de ne plus me rendre à vos cours et la possibilité d'avoir un professeur privé qui saura lui m'enseigner quelque chose d'utile. Sur ce, à bientôt professeur Lockhart.
D'un pas décidé, Harry sortit sans un regard derrière lui. Toute la classe était trop choquée pour prononcer le moindre mot, et les élèves aussi bien de Gryffondor que de Serpentard restèrent là à regarder tour à tour la porte d'entrée derrière laquelle Harry avait disparu et leur professeur dont le teint avait brusquement blanchi. Première journée de cours et déjà première tension entre un élève et son professeur. C'était du jamais vu, ou presque si l'on exceptait Rogue et son talent pour se mettre à dos ses élèves dès le premier cours. Puis comme un signal, Drago fit la même chose que son cousin en déclarant au passage que son père qui était l'un des gouverneurs de l'école entendrait également parler de la sécurité menacée des étudiants dans ce cours. Le reste de la bande suivit ses traces, et bientôt, la classe fut vidée de la moitié de son effectif.
- Professeur je… hé bien je suis désolé du comportement de mes camarades. Vraiment je ne sais pas ce qui a pris à Henry de faire ceci…, s'excusa docilement Hermione en rougissant de honte.
- Ils reviendront ! lança Lockhart d'un ton de nouveau gai. Quand ils auront compris qu'il n'y a pas mieux que moi pour assurer leur enseignement dans cette matière, ils me supplieront de les reprendre ! Maintenant ou en étais-je… ? Ah oui ! Je voulais savoir comment vous alliez vous débrouiller si je lâchais ces sympathiques créatures dans la classe !
Aussitôt dit, aussitôt fait, et bientôt la classe se transforma en un véritable capharnaüm où les pages arrachées de livres et les encriers volaient dans les airs de même que les photos et portraits de Gilderoy. Les élèves prirent rapidement la poudre d'escampette et abandonnèrent leur professeur à son triste sort, avec l'aide honorable d'Hermione qui tenta tant bien que mal de remettre elle-même tous les petits lutins dans leur cage. Lockhart lui était trop occupé à tirer de toutes ses forces sur les portraits que s'amusaient à lui tendre les créatures juste au dessus de lui pour les récupérer. Peine perdue. Harry avait vu juste concernant leur force, et la meilleure preuve fut sans doute quand le bureau de Lockhart fut jeté sans plus de cérémonie par l'une des fenêtres.
- Je crois que j'aurais finalement dû partir avec Henry et les autres, soupira Hermione en lançant à la pelle des sortilèges sur les petites créatures volantes. Et dire que nous ne sommes que le lundi matin de la rentrée et que la journée n'est pas finie…
La journée n'était pas finie oui, et elle ne faisait même que commencer… Hermione était loin de s'imaginer que bien d'autres aventures l'attendaient aujourd'hui. L'année scolaire s'annonçait explosive, et cette première matinée n'était qu'un aperçu de ce qui l'attendait. Oh oui, un aperçu.
Et voilà ! Un chapitre juste pour une demi-journée... J'ai fait fort sur ce coup là. Par rapport à ce chapitre :
- l'idée de Lily pour la visite du Londres moldu est une idée que j'ai eue en toute fin d'écriture. Avec du recul, je trouverai ça vraiment amusant de connaitre la réaction de nos chers serpentards dans ce monde qui leur est inconnu, mais si ça ne vous plait pas, dites le moi : cela m'évitera de me lancer dans quelque chose qui ne vous intéressera pas.
- Lockhart est et restera un crétin durant toute la deuxième année. De toute façon ça ne change pas grand chose par rapport à son comportement dépeint par Rowling. Il devrait par contre se montrer... collant vis-à-vis d'une certaine personne (vous devinez sans doute qui ^^). Bellatrix répondra bien évidemment à Gilderoy concernant son mensonge. Comme je l'ai dit plus tôt, sa réaction sera explosive.
- J'alternerai de temps à autre les chapitres centrés sur Harry et sur Liliane. La petit Gryffondor commencera à avoir son importance dans la fiction.Maintenant pour la petite chose à laquelle j'aimerais avoir vos avis :
- Par rapport au fait qu'Harry est en âge d'intégrer l'équipe de Quidditch de Serpentard, vous préféreriez qu'il devienne Attrapeur ou poursuiveur ? Honnêtement vu qu'il n'a plus le même physique que James (il est un peu plus athlétique et grand que son père d'origine au même âge), j'hésite... Un attrapeur est réputé pour être plutôt petit et mince, ce qu'il n'est pas. Mais bon, c'est vous qui voyez (je choisirai à la majorité).
J'ai déjà choisi qui serait le professeur privé d'Harry à ce propos : au départ j'avais pensé à un Voldemort déguisé, mais ça aurait été vraiment trop compliqué à faire.
Sur ce, à la semaine prochaine !
