Bonsoir !
J'ai adoré écrire ce chapitre, je l'avoue ! J'espère qu'il vous plaira tout autant qu'à moi ! Je suis prête pour recevoir toutes vos réponses et vos réactions ! Je suis assez excitée !
Je voulais encore vous remerciez : j'ai de nouvelles mises en alerte et en favoris ! Je suis si heureuse que ça vous plaise !:D
J'ai relu mon chapitre mais toutefois, ça ne coûte rien au cas où :
Je m'excuse d'avance pour les fautes qui se sont glissées !
Disclaimer : Les personnages appartiennent à S. Meyer, je ne fais que jouer avec eux !
Assister de loin aux confrontations et être avec Esmée et Carlisle étaient deux choses différentes. J'étais chamboulée et peu sûre de moi. Je n'avais pas confiance en eux et je ne souhaitais pas retomber dans leur filet. De plus, nous avions convenu, notre clan et les enfants Cullen, que je ne devais pas être visible afin qu'Edward pense simplement à une confrontation entre les Cullen et les Whitlock. Je pris un long moment pour réfléchir à tout ça. Bien que la vérité soit sortie, je me sentais toujours trahie et abandonnée par ce clan. Carlisle était finalement le plus vicieux et stratégique de tous. Son premier fils transformé était sa première préoccupation. Il n'avait pas souhaité qu'il s'abreuve à nouveau de sang humain et avait été jusqu'à me laisser derrière eux, me laisser aux mains des nomades, plutôt qu'affronter le problème. Ils avaient eux-même créé cette situation et ils n'avaient pas été capables d'y faire face. Le patriarche, qui avait pris soin de me soutenir que j'étais sa fille et qu'il pensait à moi comme telle, m'avait délaissée pour Edward. Un parent fait-il réellement cela ? Se préoccupe-t-il davantage d'un de ses enfants ? Peut-il avoir un enfant « préféré » comme Carlisle le faisait ? La réponse était clairement non. Je me rendis compte que j'étais blessée et déçue par ce qu'il avait avoué. Je l'avais toujours pensé honnête, droit et altruiste. Ce n'était pas le cas. Il n'y avait qu'Edward dans sa tête, et ensuite, peut-être sa famille puis les humains. Il était un crétin doublé d'un hypocrite.
Je me décidais finalement à rester à ma place, invisible et cachée aux yeux des Cullen. Esmée allait devoir attendre. Jasper revint finalement vers moi, laissant aux autres le contrôle de la situation.
« J'ai pensé que je pourrais probablement rétrécir mon bouclier avant l'arrivée d'Edward. Je lui bloquerais ainsi uniquement l'accès de la maison et le laisserais assister au démembrement de Carlisle. Ensuite, je lèverais le bouclier et il mentira à tout le monde, faisant croire à sa quelconque culpabilité inexistante. » expliquais-je.
« C'est une bonne idée chérie. Cependant, en levant ton bouclier, il pourrait tout autant prendre la fuite. » rétorqua Jasper. « L'idéal serait de rétrécir ton bouclier jusqu'à ce qu'on démembre Carlisle. Ensuite, replace ton bouclier comme au départ, en gardant Edward à l'intérieur. Il ne pourra pas s'enfuir et devra faire face. Je laisserais la tête de Carlisle accrochée à son tronc, pour qu'il comprenne combien Edward est pourri. Il sera désillusionné en voyant son pseudo fils tel qu'il est vraiment. »
Je hochais la tête, et soupirais.
« J'ai hâte d'en finir avec tout ça. » conclus-je.
Mon compagnon me sourit en retour. Il me raconta alors les deux premières interactions, en évoquant les émotions que chacun avait ressenti. Il me fit part de la rancune, la colère, le dégoût et le chagrin d'Alice. La rage, l'amour, la crainte et la protection d'Esmée. La loyauté, la fureur, la peur et l'amour de Rosalie et Emmet. Il termina par la crainte, la peur, la honte et la culpabilité de Carlisle. Ce dernier se mit soudainement à paniquer, ce que m'annonça le major, puis il eut un hoquet. Riley se mit à ricaner et jubiler dans son coin. Je supposais qu'il lui avait montré quelques souvenirs, mais je n'avais aucune idée desquels.
« Je me sens un peu … mal pour Alice. » avouais-je. « Je ne savais pas qu'elle vivait si mal au sein de cette famille. Je crois que je me sens même un peu coupable. Elle et Carlisle m'avaient laissée entendre leur conversation, comme quoi Edward avait manqué de me vider après l'attaque des nomades. J'aurais pu mourir à cause de lui, bien avant mon anniversaire. Je me dis que peut-être, ils l'avaient fait pour m'avertir, pour que je me tienne éloignée d'eux. Et si je l'avais fait, Alice aurait certainement vécu les choses différemment, ou moins souffert par ma faute. » soufflais-je.
Avant que Jasper n'ai le temps de répondre, Alice se tenait devant moi. Elle attrapa mes mains et me tira vers elle. Elle me serra tout contre elle et me frotta le dos. Elle me berça contre elle un long moment, avant que je ne m'éloigne de son étreinte.
« Bella, tu n'aurais rien pu faire. Carlisle et Edward forment une équipe monstrueuse. Je ne le savais pas à l'époque. J'ai eu une vision de cette famille qui me paraissait idyllique. Mais tu sais quoi ? Je ne regrette pas d'être venue près d'eux. Sais-tu pourquoi ? » me demanda-t-elle.
Je secouais la tête.
« Je ne regrette rien parce que malgré ces deux imbéciles sadiques, j'ai su trouver des personnes qui en valaient la peine. Esmée a été une véritable mère aimante pour moi. Emmett a toujours été hilarant et il a égayé ma vie pendant toutes ces décennies. Bien que Rosalie puisse avoir de mauvais jours, elle a su être une sœur pour moi. Lorsque l'une de nous était attaquée par Edward ou Carlisle, nous nous soutenions et nous aimions l'une l'autre. Nous nous épaulions. Nous le faisons toujours. » m'expliqua-t-elle. Elle inspira profondément, avant de reprendre. « De plus c'est grâce à cette famille que je t'ai rencontrée. Je n'ai jamais voulu t'abandonner. Si tu avais compris la menace à l'époque, alors je serais restée auprès de toi pour te défendre contre tous les autres dangers de ce monde. Mais quand Edward t'a laissée, il nous a mentis et j'ai cru que tu ne voulais plus aucun de nous. Plus de moi. Alors je suis partie aussi. » elle soupira en baissant les yeux et continua. « J'aurais du savoir qu'il mentait, une fois de plus. Il s'est montré si convaincant … J'aurais du venir te voir et te demander la vérité. Je ne l'ai pas fait. Je te l'ai dis Bella, ce premier jour, nous allons être les meilleures amies. Te souviens-tu ? Tu es ma meilleure amie et je t'aime. Tu n'as rien à te reprocher, surtout pas quelque chose qui n'était pas de ton ressort. Ne te sens ni coupable ni honteuse, car toi plus que n'importe qui, tu n'as rien fais de mal. »
Je sentis le venin monter dans mes yeux et ma gorge. De lourds sanglots m'échappèrent alors que les mots d'Alice s'imprégnaient dans mon esprit. Je l'attrapais et la tins tout contre moi alors qu'elle se mit, elle aussi, à pleurer. Nous nous tenions, moi utilisant certainement trop de force, mais elle ne s'en plaignit pas. Je la gardais proche de moi et nous parlâmes enfin, elle et moi. Elle me raconta tout ce qu'il s'était passé pour elle depuis leur départ de Forks jusqu'à ce qu'elle m'annonce qu'Edward sortait de ses cours. Elle fila dans la maison et Jasper m'embrassa longuement. Il me confirma toutes les émotions qu'Alice avait ressenti, avouant l'appréhension des Cullen dans la maison. Elle était oppressante et presque angoissante me dit-il. Il projeta une vague de calme tandis que je m'occupais de rétrécir mon bouclier. La dernière partie du plan se mettait en place.
Il ne fallut pas longtemps avant que nous entendions le bruit de sa voiture. Il dérapa au bout de la rue puis dans l'allée. J'avais serré le bouclier autour de la maison jusqu'à mon corps uniquement. Il put ainsi se garer à côté des autres voitures. Dès qu'il sortit de son véhicule, il grogna en direction de la villa, d'où des sifflements firent écho au sien. Revoir l'homme que j'avais aimé humaine ne me perturba pas autant que je l'aurais cru. Seul la rage se répercutait partout en moi, me faisant voir rouge. Il se hâta et tenta d'approcher la villa afin de rentrer à l'intérieur. Il se frappa violemment contre mon bouclier. Je repoussais d'un coup celui-ci, ce qui eut pour effet de lancer le rouquin dans les airs. Il fut propulsé à quelques mètres tandis que je remettais le bouclier physique contre la maison. Il se releva en feulant et accourut alors que le bruit de crissement de métal, typique du démembrement, s'éleva. Jasper venait de retirer les bras de Carlisle, qui hurla en réponse. Le manège fut répété pour les jambes. Edward sanglota, appelant Carlisle et criant pour pouvoir rentrer. Il supplia Esmée de faire quelque chose pour aider son mari, puis interpella ses « frères et sœurs » pour qu'ils agissent. Il réclama qu'on le laisse entrer, ne comprenant pas pourquoi il était bloqué. J'élargis alors mon bouclier, englobant Edward. Je délimitais un terrain étroit, ne le laissant pas fuir au delà de dix mètres autour de la villa. Je sautais de mon perchoir et rejoignis ma famille.
« Carlisle, tu es jugé pour avoir trahi nos lois. Tu as abandonné une humaine alors qu'elle connaissait notre secret. Isabella Marie Swan a été laissée humaine. Elle n'a pas été tuée ou transformée par vos soins. » déclarais-je. « En connaissance de ton amitié avec Aro, tu ne seras pas mis au feu. Tu devras servir nos rois et vivre auprès d'eux durant cinq décennies. Les Volturis t'attendront à l'aéroport, en Italie. »
Esmée hoqueta et me supplia du regard.
« Esmée, tu es jugée innocente. Tu auras le choix : suivre ton mari en Italie ou rester en Amérique. » commençais-je.
« Une femme ne devrait pas suivre un homme car elle se sent redevable. Vous n'êtes pas compagnons, alors sens toi libre femelle ! » grogna Jasper.
Je souris, me doutant qu'il aurait préféré combattre et mettre Carlisle dans le feu que Peter avait allumé. Edward avait reculé le plus loin possible de nous, grognant et feulant si l'un de nous faisait un mouvement. Il était maintenant bloqué contre mon bouclier, à l'extérieur de la villa. Je me retournais lentement dans sa direction, souriant malgré moi.
« Toi, Edward Anthony Masen Cullen, est jugé coupable de la même trahison envers nos lois. Tu as laissé un être humain dans le secret, sans tuer ou transformer cet être humain. Sache que notre clan travaille au service des Volturis. Aussi, je ne serais pas aussi indulgente envers toi. Bien qu'Aro aurait souhaité t'avoir dans sa garde pour ton talent, Caïus a spécifiquement réclamé tes cendres. C'est avec plaisir que je vais les lui apporter. » affirmais-je.
« Tu ne peux pas faire cela Bella. Toi et moi nous aimons. Je suis partie pour ton bien et tu sais cela. Comment pouvais-je rester après ton anniversaire ? Je suis navré de t'avoir attaquer mais les pensées de tous les autres étaient entièrement focalisées sur ton sang enchanteur. Ça m'a embrouillé, je n'ai pas su résister … Mais je suis plus fort dorénavant ! Et puis, tu as été transformé, nous n'aurons plus à nous inquiéter que je te tue ! » dit-il en souriant doucement.
Il s'approcha lentement de moi, chuchotant tous les bons moments que nous avions passé. Il évoqua toutes nos promesses et les projets que nous avions alors. Je le laissais débiter tous nos souvenirs. Il s'arrêta face à moi, prêt à attraper mes mains. J'entendis vaguement Jasper grogner férocement derrière moi.
« Ce n'est pas réel tout ça Edward. Tu as menti à ta famille. Tu leur a laissés croire que je t'avais quitté. Tu n'as rien dis de l'abandon dans la forêt. » critiquais-je
« Ils n'auraient pas compris ! » cracha-t-il.
« Ils m'aimaient, pour la plupart d'entre eux. Et tu m'as privée d'eux ! Tu m'as offert à Laurent et Victoria ! » répliquais-je.
« Tu avais Jacob et la meute. Jamais je n'aurais pris le risque que tu meurs. Tu le sais ! » s'insurgea-t-il.
« Donc tu savais qu'ils allaient revenir pour me drainer !? » m'exclamais-je faussement.
« Oui ! Mais les loups les ont attrapés, n'est-ce pas ? Nous n'avons plus rien à craindre. Nous pourrons partir, vivre tous les deux, faire le tour du monde ! Nous ne sommes pas obligés de rester avec les Cullen si tu ne le veux pas. Esmée ne remplacera jamais Renée, et Carlisle ne pourra pas prendre la place de Charlie. Alice ne te forcera plus à faire du shopping alors que tu n'aimes pas ça. Ce ne sera que toi et moi. » chuchota-t-il
Jouant la comédie jusqu'au bout, je froissais mon visage. Edward s'approcha un peu plus encore, leva une de ses mains, certainement dans le but de remettre une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille. À la place, je lui arrachais la main que je lançais à mon compagnon et sautais derrière lui. Le télépathe se retourna vivement et s'accroupit en réponse. Il feula dans ma direction et je sifflais.
« Je ne t'ai pas présenté Edward, mais je suppose que tu as le droit de savoir ! »
Il se redressa lentement, écoutant ce que j'avais à dire.
« Tu as derrière toi, Riley, le compagnon d'éternité d'Alice. Il est mon meilleur ami et m'a sauvée des tortures de Victoria. À ses côtés, se trouve Charlotte et Peter, eux aussi compagnon d'éternité. Ils font partis du clan de mon compagnon, Major Jasper Whitlock, guerrier du Sud. Il m'a appris beaucoup de chose avec l'aide de son Commandant Peter Whitlock. » ris-je.
Edward sauta dans les airs, essayant de prendra la fuite. Je fis alors le choix de rétrécir mon bouclier, le ramenant près de moi.
« N'as-tu pas compris Edward ? Je suis un bouclier et tu ne peux pas fuir. » m'amusais-je.
Jasper m'envoya une vague de fierté alors que je m'élançais vers Edward. Je fis une feinte à droite avant d'attraper son bras opposé. Je glissais dans son dos, tordant son épaule, et arrachais son membre. Je le lançais vers mon clan avant d'attraper les épaules d'Edward. Je plantais mes dents dans son trapèze et tirais férocement. Un énorme bout de peau se délogea tandis que le télépathe sifflait. Il se retourna et prit une de mes mains dans les siennes. Il me lança plus loin. Je feulais et courais vers lui. Je m'élançais, le laissant croire que je prendrais son autre bras. Je retombais dans son dos et retirais une de ses jambes, mordant dans ses côtes au passage. Je roulais devant lui alors qu'il se retournait, ce qui le déboussola une seconde. Je profitais de ce temps pour enlever la deuxième jambe. Il s'écroula au sol gémissant et grognant. Je posais mon pied sur son torse et son dernier bras partit avec le reste. Je crachais l'amas de venin que j'avais accumulé sur sa plaie au cou, puis celle aux côtes, le faisant hurler de douleur.
« Peter, va me chercher une énorme branche de bois et enflamme-la s'il te plaît. » réclamais-je.
Il revint rapidement et je laissais le bout de bois traîner le long du torse d'Edward. La torture commençait seulement. Je fis brûler lentement quelques bouts de peau. Puis, les hommes de mon clan tinrent la tête du télépathe. L'un lui ouvrit la bouche et je m'amusais alors à retirer dent par dent, puis chacun de ses yeux. Je mordis plusieurs fois dans son corps, crachais mon venin sur chacune de ses plaies. Je mordis et arrachais la peau de son ventre, laissant un trou béant. J'interpellais Carlisle, lui proposant d'observer les organes vampiriques afin de les comparer à ceux des humains. Il tourna la tête, une moue écœurée. Je pris le temps de sortir quelques organes, ce qui fut plus difficile que ce que je l'aurais cru. Edward hurla, sanglota, supplia, mais je ne fis rien d'autre que continuer. Je dédommageais chacun des vampires, ici présents, qu'il avait volontairement blessé. Lorsque je jugeais que nous avions été suffisamment vengés, je pris une photo de mon œuvre avec le portable de Carlisle. Je l'envoyais aux rois, stipulant la sentence choisie pour leur ami. Je terminais en étêtant Edward. Je mis tout au feu, soupirant de bonheur. J'avais ma vérité grâce à Carlisle et je pouvais laisser le passé derrière moi.
