Bon, voici enfin le chapitre après une semaine de retard... En fait j'avais attrapé la grippe, et après j'ai eu une pneumopathie -je l'ai toujours, d'ailleurs-, donc c'était assez compliqué d'écrire et de poster... D'autant plus que mes globules blancs n'ont pas réagi lors de la pneumopathie, alors j'étais en état légume...

Milen : Oui, merci d'avoir prévenu pour le bug, mais en fait je l'avais corrigé genre 30s après la publication du chapitre, mais apparemment c'est resté affiché comme tel plus longtemps... Ravie que tu aimes ma fic :)

Lyly Snow Black : accro ? :p Moi aussi je les adore, Sirius et Remus, ça tombe bien :)

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- Alors, Cornedrue ? Tu nous expliques ?

- Oui… oui, je vais vous expliquer.

Il fit une pause puis reprit avec difficulté :

- Mes parents…

Sa voix s'étouffa. Lily fit mine se lever, mais il poursuivit :

- Mes parents sont malades… Et il n'existe aucun remède.

Il plongea sa tête dans ses mains, et se mit à pleurer.

Peter, Remus, Sirius et Hermione se jetèrent des regards inquiets, sans savoir comment réagir. Ce fut Lily qui se leva et s'approcha de lui.

- Hé… Potter.

Il releva la tête, le visage inondé de larmes.

- Ça va aller, hein ? On te soutient.

- M… Merci.

- Tu sais, Cornedrue, intervint Sirius, dis-toi qu'ils… ils ont été heureux de t'avoir eu et tout… et ils ont eu une belle vie !

James se mit à pleurer de plus belle, sans se soucier des autres élèves qui les observaient, et de la salle commune qui était soudainement devenue très silencieuse.

- Tu sais vraiment trouver les bons mots, Patmol, observa Peter.

- Quoi ? Au moins il sait… il sait que c'est sincère ! fit Sirius en se tordant nerveusement les mains. Pas vrai, James ? s'enquit-il d'une voix mal assurée.

- T'en fais pas, dit James en essuyant les larmes qui coulaient sur ses joues, un petit sourire sur les lèvres tandis que Lily s'asseyait sur le sol, à côté de son fauteuil. On ne te changera pas, Patmol, mais honnêtement je te préfère comme ça.

- Bien sûr. Je suis Sirius Black, non ?

Peter, Remus, Hermione et Lily levèrent les yeux au ciel, mais ils souriaient tous, James y comprit.

- Et… et ça fait combien de temps que tu le sais ? demanda Peter.

- Eh bien… Ça date de la fois où… où j'ai hurlé de façon mémorable sur Lunard, fit James d'un air contrit. J'espère que tu ne m'en veux pas trop…

- Pas du tout, assura Remus. Je comprends parfaitement…

- Pourquoi tu as attendu tout ce temps avant de nous le dire ? reprit Peter.

- Parce que je ne voulais pas y croire… Je ne voulais surtout pas y croire…

ooooo

- Les parents de James sont atteints d'une maladie grave, annonça Hermione à Delia et Mary.

Delia se retourna vivement et s'exclama d'un air horrifié :

- Non !

- Le pauvre…, compatit Mary.

- Ses deux parents ?

Hermione hocha la tête, tandis qu'un reniflement dédaigneux se faisait entendre.

- Pauvre James, dit Kim d'un ton hautain en ouvrant les rideaux de son lit. Ce qui lui arrive est affreux. Tout le monde va être à ses petits soins, alors qu'il a toujours été pourri gâté et qu'il n'a jamais manqué de rien. Moi, ma sœur est aussi en train de mourir, mais on s'en fiche !

- Quel culot ! siffla Delia. Il faut que tu ramènes tout à toi en permanence ! Tu n'es pas le centre du monde, Kim !

- Je sais parfaitement que je ne suis pas le centre du monde, mais James ne l'est pas non plus.

- Je pensais que tu t'inquièterais pour lui plutôt que de réagir comme ça. Après tout, tu es sortie avec lui…

- C'est ce que j'allais faire. J'allais partir le consoler. Mais avant, je voulais vous demander une chose…

Sa voix se fit plus hésitante, et des larmes apparurent dans ses yeux lourdement maquillés.

- Je sais que ma sœur n'est qu'une Cracmolle. Mais je vous en prie… ne l'oubliez pas… Parce qu'à part mes parents et moi, elle n'a personne. Personne qui la pleurera lorsqu'elle mourra.

Elle sortit ensuite du dortoir sans attendre de réponse.

- Quelque part, elle n'a pas tort, murmura Mary. Sa sœur est toute seule. James… et bien, on ne peut pas dire que ses parents ne soient pas appréciés de bon nombre de gens. Kim et ses parents se sont fait rejeter par toute leur famille pour avoir choisi de s'occuper de Callie.

- Ils se sont fait rejeter par les Cavendish ! Ce n'est pas non plus la pire chose qui puisse arriver, observa Delia. Et de toute façon, Kim et Pearl ne peuvent pas se supporter.

- C'est à cause de ça qu'elles se détestent, Delia. Parce que Callie est une Cracmolle.

- On en revient toujours aux histoires de sang, observa Lily. Il est arrivé la même chose dans le monde moldu, il y a environ trente ans. Le Royaume-Uni n'a pas été beaucoup touché, mais j'avais appris à l'école moldue que les conséquences pour les autres pays avaient été terribles. Des critères de races avaient été dictés, et quiconque ne correspondait pas à ces critères était tué.

- On en est pas encore à ça, tempéra Mary.

- Mais ça pourrait très bien arriver, fit remarquer Hermione.

Et cela arriverait. Et pour empêcher tant de malheur, ils avaient besoin de l'amour de James et Lily… Besoin de cette chose en laquelle Voldemort ne croyait pas.

ooooo

Il la regardait vraiment bizarrement, depuis qu'ils avaient été convoqués dans le bureau de Dumbledore, lui, James, Peter et Sirius. Et au bout d'une semaine, elle était certaine que ce n'était pas un effet de son imagination.

Elle ferma son livre en soupirant, et demanda :

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Que veux-tu dire ?

- Depuis que tu es allé chez Dumbledore tu ne me parles presque plus et tu me regardes comme si… comme si tu ne pouvais pas avoir confiance en moi.

- Ce n'est pas vrai, protesta faiblement Remus.

- En tout cas, j'en conclus que ce n'est pas pour l'une de vos bêtises de… Maraudeurs que Dumbledore vous avait convoqué. Alors, qu'est-ce qu'il vous a dit ?

- Sortons d'ici. Il y a trop de monde.

Il la prit par la main, et l'entraîna en dehors de la salle commune de Gryffondor.

- Dumbledore nous a parlé d'une association secrète qui combat Voldemort. C'est lui qui l'a créée, et cela s'appelle l'Ordre du Phénix. Il recherche des volontaires. Des gens en qui il peut avoir confiance.

- Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ? Tu doutais de ma volonté ?

- Non… Je ne doute pas le moins du monde de ta volonté. C'est juste… que je ne t'imagine pas en train de combattre des Mangemorts.

Hermione fronça les sourcils.

- Tu penses que je suis incapable de me défendre ? Aurais-tu oublié le groupe de Défense Contre les Forces du Mal qu'on avait créé, l'année dernière ? Tu sais, l'Armée de Poudlard .

- Bien sûr que non, je n'ai pas oublié. Même s'il n'y a pas eu beaucoup de séances…

- Et heureusement. Ça signifie qu'on a un prof compétant, maintenant.

- Oui, évidemment.

- Donc pour en revenir au sujet principal… Tu as vu comment je me défendais, durant ces séances. Alors pourquoi…

- Je me souviens surtout de la jeune fille en cinquième année qui était paniquée à l'idée de jeter un sort à un élève. Et puis, j'ai fini par comprendre que si elle se refusait à attaquer, c'était parce qu'elle avait déjà vu des choses horribles. Et j'ai compris qu'elle était tout aussi capable que quelqu'un d'autre de se défendre. Mais il y a toujours une part de moi qui veut te protéger, Hermione. Et qui voudrais t'éloigner de tout ceci…

- Ce n'est pas possible Remus, dit Hermione. Je ne peux pas ne rien faire. Et ces gens ont tué mon cousin…

- On avait essayé de s'occuper de Mulciber fils, tu te souviens ? fit Remus avec un sourire. On avait un plan assez lamentable et foireux, avec du Polynectar, mais on a jamais pu le mettre à exécution…

- Oui, à cause de James et Sirius. Et puis, finalement, on a laissé passer. Mais l'heure de la revanche est venue, n'est-ce pas ? On traquera ces assassins, et Neville sera enfin vengé.

ooooo

Ils étaient dix à rejoindre l'Ordre du Phénix. James, Sirius, Peter, Remus, Lily, Hermione, Mary, Delia, Quincey McKinnon et Leyton Bones. Cela les avait rapprochés, et alors qu'Hermione n'avait Presque jamais parlé à Quincey et Leyton, elle les appréciait désormais beaucoup. Ce qui n'était pas pour arranger les choses.

Mais ce soir, elle voulait penser à autre chose. Se conduire comme une élève normale de septième année qui allait quitter le château le lendemain. Parce qu'aujourd'hui était leur dernier soir. Demain, Poudlard ne serait plus leur maison, leur foyer. Ils allaient laisser leur place à d'autres.

C'était étrange de se dire qu'elle avait eu droit à trois années supplémentaires ici. Elle n'avait pas réellement eu cette sensation, à vrai dire. Mais c'était peut-être parce que tout avait été si différent…

Tant de choses avaient mal tourné. Neville était mort. Lily et James ne s'aimaient pas. Mary était folle amoureuse d'une personne dont la mort était plus que probable. Il en était de même pour Delia. Kim refusait de leur parler, et James allait bientôt perdre ses parents. Mais malgré tout… elle avait réussi à s'adapter. Ça avait été dur, et plus d'une fois, elle s'était mise à pleurer en songeant à Ron, Harry et tous les autres… Et puis, sans qu'elle ne sache l'expliquer, elle avait senti qu'elle pouvait vivre ici. Que ce monde pouvait devenir le sien.

- C'est bizarre de se dire que c'est la dernière fois qu'on se trouve ici, dit Lily en contemplant les flammes dans la cheminée.

- Cet endroit va me manquer, renchérit Peter. C'était un peu comme chez moi…

- C'était notre maison à nous tous, approuva Mary. Mais c'est la vie, on grandit, et on doit voler de ses propres ailes. Et puis, ce n'est pas comme si on n'allait jamais se revoir. Même si on ne pourra plus se donner rendez-vous ici, dans la salle commune, on se croisera à l'Ordre du Phénix…

- Moi, dit Delia, je pense surtout à ceux qui ont raté ça : la fin de Poudlard. Mary Macdonald, qui n'est jamais revenue, et les deux cousines, Rayan et Beverly qui sont restées chez elles cette année.

- Et ceux qui ne sont jamais allés à Poudlard ! ajouta James. Ça, c'est le pire.

- Je me souviendrai toujours de mon arrivée ici, dans la même barque que James, et de ce que j'ai ressenti en voyant les lumières du château, qui se reflétaient sur le lac, raconta Sirius. C'était le moment le plus magique de tout Poudlard. Enfin… j'en ai un autre qui est à égalité, question magie, fit-il avec un clin d'œil en direction de James.

- On devrait aller faire nos valises, fit Lily. Il est déjà…

- Quatre heures du matin, ouais, compléta Peter en baillant. Je crois que tu n'as pas tort, sur ce coup-là. Il va falloir qu'on admette que c'est bientôt le départ…

ooooo

- Je vous assure que ça ne dérange personne que vous restiez, dit James. Au contraire, mes parents sont ravis d'avoir un peu de monde…

Hermione échangea un regard avec Sirius et Remus et attendit que James quitte la pièce pour dire :

- Personnellement, je ne me sens pas capable de m'imposer très longtemps.

- Moi non plus, dit précipitamment Sirius, mais je crois que j'ai un peu moins le choix que vous… Je ne me vois pas le laisser seul avec ses parents.

Il poussa un soupir, et traîna sa valise derrière lui dans les grands escaliers du Manoir Potter.

- C'est quoi cette annonce ? questionna aussitôt Remus en tendant à Hermione un petite feuille de papier qui se trouvait dans son sac quelques heures plus tôt.

Il avait dû voir le papier dépasser de sa sacoche, et l'avait sans doute dérobé quand elle avait acheté à manger lors du passage du chariot dans le Poudlard Express.

- Une annonce immobilière, répondit Hermione.

- Je le vois bien, mais…

- Écoute, on en avait parlé, non ? Et bien j'ai trouvé l'endroit idéal. C'est une maison, à prix raisonnable, éloignée de toute habitation, avec un jardin potager et une forêt à deux cents mètres. J'ai contacté les propriétaires, ils peuvent nous faire visiter demain.

- Je vois que je n'ai rien à dire.

- En effet, j'ai tout prévu, fit Hermione d'un air satisfait. Je suis sûre que ça va te plaire… Regarde la photo, ça a l'air charmant.

Ça l'était effectivement. La maison qu'ils venaient de visiter était de taille moyenne, pourvue d'un potager assez conséquent. Il y avait salon, cuisine, salle de bain, et trois chambres. Elle était située en pleine campagne, à l'orée d'une forêt. Remus était obligé d'être honnête : cet endroit était parfait.

- Nous vous donnerons notre réponse dans deux jours au plus tard, promis Hermione au vieil homme qui les avait fait visiter. Je suis certaine que ça t'a plu, dit-elle ensuite à Remus en quittant la maison.

- J'aime bien cet endroit.

Hermione lui sourit.

- Tu vois ! C'est très joli !

- Mais tu sais ce que j'en pense. Je suis un loup-garou, Hermione. Je suis dangereux.

Elle décida alors de lui dire ce qu'elle brûlait d'envie de lui répondre depuis des semaines :

- Écoute… tu sais que je n'aime pas parler de mon Don, mais je crois que c'est essentiel que je le fasse, là. Il va y avoir une potion, dans quelques années… Une potion qui rendra totalement inoffensif n'importe quel loup-garou.

- Et comment je la préparai ? Tu sais très bien que mes potions sont souvent des catastrophes.

- Je pourrai le faire ! Remus, je t'en prie, ne cherche pas des excuses… Cette potion se sera un vrai miracle…

- Avec quel argent pourrons-nous acheter les ingrédients nécessaires ? Je vais avoir énormément de difficultés à trouver un travail Hermione, et tu ne peux pas dire le contraire…

- J'ai rendez-vous demain au Ministère pour l'entretien d'embauche, fut sa seule réponse.

ooooo

Deux jours plus tard, Remus et Hermione étaient propriétaires de la maison qu'ils avaient visité et qui aux dires d'Hermione, était très bien située. Remus ne savait pas s'il devait la croire ou pas. Il avait du mal à se dire que le fait de vivre si éloignée de tout ne la dérangeait pas. Pour chaque déplacement, le transplanage était nécessaire, et bien qu'il sache qu'elle maîtrisait parfaitement le transplanage, l'idée ne lui plaisait pas particulièrement. On entendait tellement d'histoires de désartibulations…

Mais la chose qui lui avait encore moins plus avait été la découverte du projet d'utilisation de la troisième chambre qu'Hermione avait fait. Il s'était d'abord étonné de voir qu'elle n'avait déposé aucun meuble dedans. Il avait compris pourquoi en la voyant, un matin, jeter une multitude de sort dans ladite chambre.

- C'est un très mauvais plan, déclara-t-il en entrant dans la pièce.

- Au contraire, répondit Hermione sans se laisser déstabiliser. Cette pièce est presque comme une cellule de prison, désormais, et seul un contact humain peut ouvrir la poignée.

- Je refuse tout net. C'est plus que dangereux, c'est du suicide !

- Pas du tout ! Ici, tu ne peux pas craindre d'attaquer quelqu'un.

- Et à toi, tu y penses ? Je peux très bien t'attaquer ! Je pourrais casser cette porte et…

- Casser la porte ? s'esclaffa Hermione. J'en doute ! Après, libre à toi de ne pas avoir confiance en mes sorts…

- Ce n'est pas la question, dit Remus d'un ton las. Le problème est que j'ai peur de te blesser, Hermione…

- Ne t'inquiète pas. Viens plutôt dans le jardin. Les tomates ont bien poussé, et je pense qu'on peut en ramasser quelques-unes.

Remus saisit sa main avec un sourire, et décida d'oublier pour quelques instants qu'il n'était pas seulement humain.

ooooo

Plusieurs des membres de l'Ordre étaient décédés à présent, mais l'espoir persistait. Ses missions occupaient Remus à plein temps, au grand soulagement d'Hermione, car cela l'empêchait de ressasser ses échecs pour obtenir un travail. Quant à elle, encore quelques mois et elle serait une…

- Eh, Langue-de-Plomb, encore en train de rêvasser ?

- Je ne suis pas encore Langue-de-Plomb, protesta Hermione.

- Oui, bon, tu n'as pas encore accès à tous les secrets du département des Mystères, mais ça ne va pas tarder !

- Pour ça, il faudrait déjà que j'ai un peu le temps de travailler. Mais entre les missions que me donne Dumbledore et…

- Ok, t'es débordée, j'ai compris. Au fait, tu ne trouves pas que ça un fait un bout de temps qu'on attend ?

- Si, confirma Hermione en jetant un coup d'œil à sa montre. Et j'aimerais bien que Dumbledore se dépêche de venir nous annoncer notre prochaine mission, parce que je suis pressée.

Une personne transplana à cet instant dans le QG, et Sirius et Hermione sortirent leurs baguettes.

- Les Bones ! Ils les ont trouvés ! haleta l'arrivant. Ils ont eu Leyton et sa petite amie, ainsi que sa sœur, Gabby. Amelia a tout juste eu le temps de s'enfuir.

- Leyton et sa petite amie ? répéta Hermione d'une voix blanche. Delia ?

- Je crois, ouais. En tout cas, Dumbledore est sur les lieux, et il a donné pour consigne d'évacuer le QG, et d'effacer toute trace de notre passage. On ne sait pas ce qu'ils ont pu révéler ou non avant de mourir.

- Delia n'aurait jamais révélé le moindre indice sur l'Ordre, répliqua Hermione.

- Ce sont les ordres de Dumbledore, répondit l'autre.

- Rentre si tu veux, je m'occupe du QG, dit Sirius.

Hermione hocha la tête et transplana.

- Hermione ?

Remus se leva du canapé où il s'était assis, un livre entre les mains.

- Delia… Ils ont tué Delia, Remus. Ils l'ont tuée. Elle, Leyton, et la sœur de Leyton, Gabby, je crois.

Il l'attira contre lui tandis qu'elle continuait de sangloter.

- Delia… Ça semble si impossible. Pas elle, Remus… pas elle. Elle était si pleine de vie, toujours joyeuse, franche et… Oh, c'est horrible… c'est horrible que elle soit morte.

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C'était terrible de regarder le corps paisible de Delia, allongé aux côtés de Leyton et Gabby. Ses cheveux noirs étendus le long de son corps, sa peau métissée qui semblait encore pleine de vie. Delia ne semblait vraiment pas morte. Et pourtant, elle l'était.

La mort de Neville avait été atroce, parce qu'il était son seul pilier, le seul qui pouvait la comprendre. Mais lui pouvait revenir… Il avait une deuxième chance dans cette époque. Delia n'en avait pas. Son parcours sur Terre était terminé. Il n'y avait plus de Delia Robins.

Lily entra à son tour dans la chambre mortuaire, et se jeta dans les bras d'Hermione en pleurant.

- C'était comme ma meilleure amie… Je la connaissais depuis sept ans ! Et c'était une née-Moldue, comme moi. Enfin, sa grand-mère était sorcière mais…

- Je sais, dit Hermione. Je sais.

Elle savait à quel point ce qui se passait était affreux, et injuste, et à quel point l'avenir le serait encore plus. Mais elle savait aussi à quel point elle s'attendait à cela… sans savoir ce que cela signifierait réellement. Elle savait que les Bones étaient connus pour s'opposer à Voldemort, elle savait que toute la famille était traquée, elle savait qu'ils allaient mourir… Elle n'avait jamais entendu parler de Delia, dans l'autre époque. C'était bien un signe, non ?

Elle avait refusé de voir. Refusé de comprendre. Et maintenant, Delia était morte.

Une autre personne entra. C'était James. Le visage défait, les cheveux complètement décoiffés.

- Comment est-ce arrivé ?

- Les Mangemorts étaient sur leurs traces depuis quelques mois, expliqua Remus qui s'était entretenu avec Dumbledore un peu plus tôt. Ils les ont repérés au moment où Gabby transplanait dans la maison. Il n'y a que Amelia qui a eu le temps de s'enfuir. Elle s'est réfugiée son frère Edgar, mais Dumbledore semble très inquiet à leur sujet. Je ne pense pas qu'ils soient parfaitement en sécurité…

- Est-ce que quelqu'un a la moindre nouvelle de Kim ? demanda Lily.

- Euh…

James la regarda comme si elle avait perdu la tête.

- Pourquoi est-ce que j'aurais pris des nouvelles de Kim ?

- Ce n'est pas ce que je veux dire ! Je pense qu'elle doit être prévenue de… -elle fit un geste de la main en direction de Delia- de sa mort. Elles étaient très proches.

- Plus vraiment à la fin.

- Peu importe quelles se soient embrouillées ! Delia comptait beaucoup pour Kim…

- Tu ne l'avais pas vu ? demanda brusquement James à Hermione. Tu ne te doutais pas qu'elle allait mourir ?

- Je te demande pardon ?

- Ton Don !

- Comment est-ce que tu le sais ?

- Sirius me l'a dit, évidemment. Tu ne croyais pas qu'il allait me cacher ça ? Ça peut être très utile en plus ! Tu pourrais nous dire quand les Mangemorts vont attaquer et…

- Ça ne fonctionne pas sur commande. Je suppose que puisque Sirius te l'a dit, Peter aussi doit être au courant…

James fronça les sourcils.

- Je ne pense pas qu'il le sache. Mais même dans le cas contraire, je ne vois pas ce que cela change. Peter est notre ami, et il a le droit de savoir, au même titre que nous. Ce n'est pas parce que tu ne l'apprécies pas beaucoup qu'il en est de même pour tout le monde… Je ne sais même pas pourquoi tu lui en veux.

- Et bien moi je le sais, et ça me suffit.

- Explique-nous, alors ! Qu'il n'y ait plus de malentendus !

- Vous croyez vraiment que c'est le lieu et le moment pour parler de cela ? les interrompit Lily, les larmes aux yeux.

- Non, murmura Hermione. Je suis désolée, Lily.

Remus et elle sortirent de la pièce où reposaient les trois corps.

- J'aurais préféré ne pas venir, avoua Hermione. Maintenant, je ne pourrais plus me débarrasser de l'image de Delia, si paisible… Elle ne semblait même pas vraiment morte. Juste… endormie.

Remus ne répondit rien, mais de toute façon, qu'y avait-il à répondre ?

Delia avait dix-huit ans. Elle avait la vie devant elle, un petit-ami qu'elle adorait –et qui l'adorait également. Les Bones l'avaient tout de suite acceptée parmi eux. Elle avait tout ce dont elle rêvait. Mais elle n'avait pas eu le temps de vivre.

Ces pensées tournaient en boucle dans l'esprit d'Hermione tandis qu'elle préparait le repas. Elle aurait sans doute pu sauver Delia… Ou peut-être pas. Sauf que Delia était morte, de toute façon, et qu'il n'y avait désormais plus personne pour la sauver. C'était trop tard pour les regrets, trop tard pour se dire « j'aurais pu… ». Trop tard pour qu'elle vive.

Ils mangèrent en silence, tout en pensant à Delia. Hermione ne rêvait que d'une chose, se coucher et oublier ces affreux derniers jours. Oublier tout ce qui c'était passé depuis qu'elle avait appris la mort de Delia. Oublier le chagrin, la visite à la chambre mortuaire, oublier les remords qui l'empoignaient.

Elle nettoya d'un coup de baguette les plats, et retira son tablier. Elle se retourna, et sursauta en constant que Remus était toujours dans la cuisine.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

Il semblait assez mal à l'aise, puis pris finalement une grande inspiration, fouilla quelques instants dans sa poche, et s'agenouilla devant elle, un petit coffret à la main.

- Hermione Puckle, veux-tu m'épouser ?

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Wouah il s'en est passé des choses ! Mais ce chapitre est plus court que les précédents, de l'accorde. Toutefois, je pense que vous avez de quoi commenter ;)

Que pensez-vous de la mort de Delia ? Que pensez-vous du métier d'Hermione ? Que pensez-vous du chapitre ? Et... de la fin ?

Bisous bisous et à la semaine prochaine !