Bonjour à tous et à toutes ! Comment allez-vous par ce mois de septembre frisquet ? Moi ça va bien et puisque ça va, je vous offre ce nouveau chapitre qui j'espère vous plaira. dites-moi ce que vous en pensez avec une review =) Bonne lecture !


Chapitre 26 : Retour au Terrier

Cela faisait 1h30 qu'ils avaient tué le basilic dans la Chambre des secrets et 1h que Harry était sous la douche dans « l'appartement » de Lúthien, accoudé au mur, un flot d'eau brûlante, recouvrant son corps blessé. Il repensait au combat contre le basilic et se traita d'idiot. Il avait mis ses amis en danger en leur proposant de venir abattre le basilic avec lui. Il aurait très bien pu s'en charger tout seul.

- Mais bien sûr, ironisa une voix.

- J'aurai pu l'avoir Squall ! Fit Harry en tapant du poing dans le mur faisant remonter une onde de douleur jusqu'à son cerveau qui lui fit grincer des dents.

- Bien sur que non tu n'aurais pas réussi tout seul ! S'exaspéra le diaphénix. Tu te prends pour Merlin ou quoi ? Tu n'es pas invincible Harry même si tu es bien plus fort que Dumbledore. Le basilic était juste trop fort pour toi et heureusement que tes amis étaient là pour t'aider. D'ailleurs je ne sais pas pourquoi tu t'énerves vu que tes amis n'ont rien eu et surtout, je pense que le professeur Anderson serait d'accord avec moi, tu as très bien exploité les capacités de chacun donc tu n'as rien à te reprocher.

- Si Squall, reprit Harry énervé contre lui-même. A l'âge de 12 ans, j'ai battu ce serpent sans aide et presque facilement alors que là, j'ai 17 ans, je suis super entraîné et j'avais de l'aide et il m'a fallu un temps fou pour le battre et encore je suis amoché. Ça n'a aucun sens ! S'exclama-t-il en tapant violemment ses paumes contre le mur, envoyant des milliers de gouttelettes dans les airs.

- Tu t'en demandes trop Harry ! Tu n'es qu'un être humain qui a trop de responsabilités. Laisse tes amis t'aider et prendre leurs propres décisions sans que tu t'en veuilles après. Si tu n'es pas capable de faire ça, tu n'es pas meilleur que Voldemort à vouloir dicter tes choix aux autres, conclut le diaphénix en se retirant de l'esprit de Harry qui bouillonnait de rage.

- Tu n'as pas le droit de me comparer à lui Squall, marmonna-t-il entre ses dents. Tu n'en as pas le droit ! Fit-il en donnant un violent coup de poing dans le mur et en retenant un cri de douleur.

Il regarda sa main et grimaça. Il avait les doigts cassés. Ses phalanges pointaient dans des angles improbables et la douleur était violente. Il regarda sa main comme un chien blessé et sans aucune raison apparente, il s'écroula au sol en pleurs.

C'est dans cette position recroquevillée que Lúthien le trouva une heure plus tard. Elle ne chercha pas à savoir ce qu'il s'était passé. Elle s'assit à ses cotés doucement, éteignit l'eau qui coulait toujours et le prit dans ses bras et le berça comme une mère. Il se cramponna à elle désespérément de sa main valide comme s'il avait peur qu'elle ne parte loin de lui.

- Allons rejoindre les autres Harry, fit-elle doucement en prenant sa main blessée et en le soignant d'un mot.

- Sirius ne doit plus tenir, sourit péniblement Harry. Merci pour ma main.

- N'en parlons plus, on y va, dit-elle en l'aidant à se relever.

Ils s'habillèrent rapidement et remontèrent dans la salle commune des Gryffondors où les attendaient déjà le reste de la bande autour du sapin. Sirius était couché par terre en train de râler avec James, Remus, Lily et Marion sur le dos.

- C'est quoi ce cirque ? Demanda Lúthien en riant.

- Comme vous n'arriviez pas, commença Ginny, il a voulu se jeter sur les cadeaux pour les déballer mais il n'avait pas prévu la réaction de Marion.

- Qu'est-ce que tu as encore fais la miss ? Interrogea Harry en souriant.

- Un sortilège de Jambencoton parfaitement exécuté, expliqua fièrement Lily.

- Les cours de Lénaé t'ont été profitable jeune fille on dirait, rit Harry.

- Et tu ne lui dis rien ? S'exclama Sirius outré. Elle est belle l'éducation que tu lui donnes à ta protégée, maugréa-t-il.

- Que veux-tu mon toutou, sourit Harry en s'approchant de lui. Je suis bien pire qu'elle et tu vas vite t'en apercevoir, lui glissa-t-il avec un clin d'œil.

Et d'un claquement de doigts, les trois personnes qui étaient assises sur le pauvre Sirius se retrouvèrent catapultées sur le canapé, étalés sur les autres qui protestèrent vivement. S'en suivit une bataille de coussins mémorable qui dura une bonne demi-heure. C'est fatigués mais heureux que les Maraudeurs ouvrirent enfin leurs cadeaux de Noël. Des cadeaux en veux-tu en voilà s'étalaient désormais dans la salle commune des rouges et or et la bonne humeur fut de mise pendant toutes les vacances. Harry, sur l'insistance de Lúthien et de ses amis, ne fit pas un jour de muscu durant tout ce temps et étrangement, cela lui fit du bien. Il passa enfin de bonnes nuits reposantes avec la femme qu'il aimait, passa des journées reposantes avec ses amis sans se tuer à l'entraînement si bien qu'à la fin des vacances, il était parfaitement reposé et serein.

La rentrée arriva finalement et avec elle le début de l'année 1978 et la dernière ligne droite pour les 7e année de Poudlard. Cette année serait aussi très particulière pour Harry car elle était celle qui allait débuter sa nouvelle vie en tant que Harry Strife dans le monde professionnel. Un sentiment de nostalgie important l'emporta toute la première journée de cours si bien que ses amis lui demandèrent s'il n'était pas malade.

En sortant de la Grande Salle ce soir-la, il fut happé par un vampire ténébreux et par celui au large chapeau. Elf se rappela-t-il. Les deux vampires le soulevèrent comme s'il ne pesait rien et l'emmenèrent dans une salle perdue dans les hauteurs du château. C'était une salle abandonnée depuis un long moment si l'on en croyait la quantité de poussière accumulée sur les rares tables éparses.

- Que me voulez-vous ? Demanda Harry en se tournant vers ses kidnappeurs.

- Ne t'énerve pas Harry, sourit le ténébreux. On a remarqué que tu n'étais pas dans ton assiette et l'on a décidé de te faire retrouver le sourire. Je ne sais pas si tu te rappelles de moi mais je m'appelle Pedro. Pedro Dromès pour te servir, fit-il en faisant le pitre.

- Et moi c'est Elf, fit celui au large chapeau en l'enlevant et en le saluant.

- Que m'avez-vous réservé ? Demanda Harry intrigué.

- Il se trouve que Pedro a un certain talent pour les armes, sourit faiblement Elf.

- Comment ça ? Fit le jeune très intrigué.

- Montre-lui Pedro, ordonna Elf.

- Avec plaisir chef, répondit celui-ci avec un clin d'œil en portant la main à sa cuisse.

Harry remarqua alors un holster à la cuisse du vampire et le vit prendre un pistolet automatique noir, appuyer sur un levier et viser en direction d'une cible qui venait d'apparaître.

- Regarde et apprécie mon vieux, souffla Pedro avec son accent brésilien avant de pointer son arme devant lui et d'appuyer sur la détente.

Le bruit était impressionnant dans cette petite pièce. L'arme tirait à une cadence impressionnante et Harry s'en étonna, Pedro ne rechargeait pas mais l'arme continuait de tirer sans s'interrompre. Quand enfin il s'arrêta de tirer, il se tourna vers Harry en souriant, le canon de son arme pointé vers le bas. D'un geste, il lui fourra l'arme dans la main. La crosse était tiède de par son utilisation récente et le canon était légèrement bleu. D'un poids correct, il leva l'arme devant lui et se prit une claque qui le surprit.

- Règle fondamentale numéro une, fit Pedro d'un ton professoral, ne jamais diriger le canon vers une cible que l'on ne veut pas détruire.

- J'ai compris, grimaça le brun en se massant la joue.

- Comme disait mon père, une bonne claque n'a jamais tué personne mais elle fait comprendre tellement de choses, fit calmement Elf.

- Comment ça se fait que tu ne doives pas recharger ? Demanda alors Harry.

- C'est là que notre ami est un vrai atout, rit Elf pour la première fois depuis qu'il était à Poudlard. Il créé lui-même ses munitions grâce à son énergie.

- Et comme une munition est très petite, je peux tirer en quasi illimité.

- C'est super ça ! S'exclama Harry. Voldemort ne pourra rien faire contre toi alors !

- Il trouvera sûrement une parade mais avant ça, je ferai beaucoup de dégâts c'est certain, sourit le Brésilien. A toi de tirer Harry.

- La cible est en charpie, fit remarquer le jeune homme.

- Ah oui désolé, voilà c'est mieux. Donc, tu te mets face à ta cible, tu lèves ton arme en face de toi. Ta main gauche te servira d'appui supplémentaire pour la stabilité. Tu respires lentement et calmement. Tu vises alors ta cible. Pour viser, tu dois voir ton guidon au centre du cran de mire. Tu rattrapes ton jeu de détente délicatement avec la pulpe de ton doigt et progressivement, tu continues d'appuyer jusqu'à ce que le coup parte. Voilà ! Comme ça, sourit le vampire en voyant la balle percuter le mur loin de la cible.

- Bien manqué, soupira Harry.

- C'était ton premier tir Harry. Continue ! L'encouragea Elf.

Et pendant plus d'une heure, Harry s'entraîna à tirer contre la cible et au fil du temps, il se révéla ne pas être un si mauvais tireur que cela. Quand Elf et Pedro le félicitèrent, il se sentit vraiment content et après les avoir remercié, il se dirigea vers la Salle sur Demande où il était sûr de retrouver ses amis et c'est sans surprise qu'il subit un interrogatoire en règle.

Beaucoup plus au Nord...

Le temps était à la tempête et les rafales de vent faisaient plier les arbres comme des brindilles. Un fin crachin était initialement prévu sur la région mais la tempête avait fait son apparition balayant toute trace de vie dans ce comté reculé de l'Écosse.

Près d'une forêt, trônait fièrement un vieux manoir pourtant en mauvais était. Il avait appartenu à un couple de fanatiques religieux à partir de 1657 lors des chasses aux sorcières dans le pays. Une malédiction avait du être lancée sur ce terrain car tous les propriétaires suivants furent des hauts responsables de sectes et autres confréries racistes qui moururent dans d'atroces circonstances.

C'est dans ce manoir bancale et lugubre que se dirigea le reptile en rampant dans les hautes herbes bordant le manoir. Il passa dans un trou percé dans le mur et se mouva aux travers des nombreuses personnes présentes. Il fit claquer ses mâchoires plusieurs fois ce qui effraya quelques deux-pattes et continua son chemin. Il descendit les escaliers, pénétra dans une grande salle et s'avança tranquillement vers le fauteuil au fond, près de la cheminée. Une fois au pied de l'homme assis qui lui tendait la main, il grimpa le long de son bras et se posa sur ses épaules et ferma ses paupières tandis que des doigts blancs et squelettiques lui grattait le haut du crâne.

- J'ai besoin d'informations Argonel, siffla l'homme assis sur le fauteuil.

- Nous n'en avons pas mon seigneur, répondit l'elfe en face de lui.

- Comment ça vous n'en avez pas ? Rugit Voldemort.

- Dumbledore doit filtrer le courrier. Et il ne faut pas oublier qu'il y a des elfes avec eux aussi et d'après certaines sources, ce ne sont pas les plus faibles, expliqua l'ex-commandant de l'armée des Ombres.

- De qui parlez-vous ? Interrogea le mage noir.

- D'après ma source, les Aurors présents au château ressembleraient beaucoup à la princesse Elenwë, à sa cousine Lénaé ainsi qu'au capitaine Culurien et à Woronwë.

- Woronwë dis-tu ? Demanda vivement Laolanne en se redressant.

- Oui majesté. C'est ce qu'affirme mon contact en tout cas, confirma Argonel.

- Qui est ce Woronwë ? Questionna Voldemort intrigué.

- C'est le maître d'armes de la cour, expliqua Laolanne en se massant les tempes.

- Et en quoi cela vous contrarie ?

- Déjà que Strife était fort quand nous l'avons rencontré à Azkaban, avec l'aide de Woronwë, il sera quasiment imbattable, lâcha l'elfe.

- Vous êtes des elfes pourtant non ! Fit Voldemort. Votre sang charrie de la magie et lui n'est qu'un adolescent pitoyable. Que peut-il contre nous ?

- Tout seul, rien du tout mais avec l'aide des elfes, ce sera beaucoup plus compliqué.

- Il faut frapper au cœur, murmura Voldemort.

- Que voulez-vous dire maître ? Demanda un Mangemort près de lui.

- Vu qu'on ne peut pas l'atteindre lui, il faut qu'on s'attaque à ses proches, susurra le mage noir.

- Les seuls proches que l'on connaît de lui sont à Poudlard maître, fit remarquer le même Mangemort.

- Endoloris ! Lança vivement Voldemort. Ne remet pas en doute ce que je dis ou tu en subiras les conséquences !

- Bien maître, balbutia le Mangemort en rampant loin de Voldemort.

- Expliquez-vous Voldemort, fit Laolanne.

- Ses amis sont certes à Poudlard mais on peut toucher leur famille.

- C'est une excellente idée monseigneur, le félicita Argonel.

- Comment comptez-vous faire ?

- J'ai ma petite idée là-dessus, fit Voldemort, ses lèvres s'étirant un fin sourire lui donnant un air encore plus effrayant qu'en temps normal.

A Poudlard

- Je t'ai dis non Malfoy ! Répéta le jeune homme avec conviction.

- Tu n'auras pas d'autres occasions Pettigrow, lui susurra le blond.

- Ouvre bien tes oreilles de petit bourgeois Lucius Malfoy, dit lentement Peter en fixant le Serpentard dans les yeux. Je ne lécherai pas les bottes de Voldemort et je ne trahirai pas mes amis tant qu'il me restera un souffle de vie.

- Très bien, siffla le blond en sortant sa baguette d'un geste vif et en visant le cœur du Gryffondor. Je te pose la question une dernière fois Peter, veux-tu servir le Seigneur des Ténèbres ?

- Je t'ai dis non Lucius, articula froidement Peter toujours très calme, malgré la baguette pointée sur lui.

- Très bien, fit le Serpentard. Tu l'auras voulu.

Mais malheureusement pour lui, il n'eut pas le temps de prononcer un mot. Peter franchit l'espace qui les séparait, écarta la main qui tenait la baguette en lui empoignant le poignet tout en faisant un demi-tour pour se retrouver de dos. Il lui balança son coude gauche dans la mâchoire, frappa sur le poignet qui craqua, arrachant un cri au blondinet qui en lâcha sa baguette. Il se retourna et envoya un grand coup avec le plat du pied sur la poitrine de Malfoy qui tomba en arrière en essayant de reprendre sa respiration. Il s'avança sur le blond qui tenait son poignet qui formait un angle étrange contre lui.

- Je ne suis plus le même Malfoy, cracha-t-il avec tout le dégoût que lui inspirait cet homme vil et cruel avant de sortir de la salle dans laquelle l'avait coincé le Serpentard quelques minutes plus tôt.

Une fois sorti de la salle, il s'appuya contre le mur et souffla de soulagement. Il sourit. Il avait tenu tête à Malfoy et l'avait remis à sa place et il en était fier. Il bénit l'arrivé de Harry et reprit son chemin en direction de la Grande Salle.

Le premier soleil de mars, bien que faible, fit l'effet d'un bain bouillant à la population de Poudlard. L'hiver avait été beaucoup plus long cette année et beaucoup plus froid. Rester au chaud dans sa salle commune était devenu une nécessité absolue et sortir pour aller en cours était un supplice. Effectivement, âgé de presque mille ans, le château était un vrai gruyère et le vent glacial de l'hiver écossais n'épargnait personne. Pas même les professeurs qui se barricadaient de sorts de réchauffements. C'est dire si ce premier soleil fut bénéfique à tout le monde. La première à s'en réjouir fut Kendra. Étant un félin, elle aimait les endroits chauds qui lui avaient manqué pendant l'hiver. A part les rares fois où elle était allée dehors dans la neige avec Harry et ses amis, elle était restée allongée devant le feu de la cheminée de la salle commune à se griller les moustaches.

Avoir un vrai tigre à Poudlard en avait surprit plus d'un mais après le premier instant de frayeur et d'appréhension, les élèves s'étaient approchés d'elle et Kendra s'était laissée faire. Un moment intéressant fut le moment où un Serpentard de cinquième année essaya de lui lancer un sortilège. Elle évita souplement le sort qui alla s'écraser contre un portrait et s'approcha lentement de lui en grognant et montrant les crocs. A ce moment-là, le professeur Anderson qui passait par là et qui avait suivi la scène lança un sortilège de lévitation à l'élève et le laissa suspendu au plafond, à une hauteur suffisante pour que Kendra puisse sauter sans mettre la vie de l'élève en danger qui eut bien peur. Bien que la punition n'ait pas été au goût de certains professeurs comme le professeur McGonagall, les autres saluèrent l'idée de leur collègue.

Avec ce premier soleil arriva aussi une prise de conscience collective pour les élèves de cinquième et sixième année. Il ne leur restaient plus que trois mois pour réviser ce concours qui déciderait de leur carrière. Et bien que dans les meilleurs de l'école, les Maraudeurs n'étaient pas exempt de révisions.

En plus des révisions purement académiques, les elfes les faisaient travailler dur. En plus du combat et autres sports, les elfes leur faisaient suivre des cours un peu particuliers. Lénaé s'était bien amusée à leur apprendre à danser correctement. Quand James et John avait demandé pourquoi ils devaient apprendre à danser comme des « demoiselles », c'est Severus qui avait répondu que ce n'est pas toujours en fonçant dans le tas que l'on obtenait les meilleurs résultats. Lúthien et la princesse Elenwë leurs apprenaient les bases de la médecine ainsi que des techniques avancées pour Elayne et Lily qui voulaient partir dans le milieu médical. Remus lui envisageait de rejoindre le club très restreint des briseurs de sorts de Gringotts et pour cela, il passait son temps à déjouer des énigmes que lui soumettait Lénaé. Parce qu'un enchantement n'est qu'une combinaison de sorts et si l'on connaît le moyen de casser le sort sur lequel repose tout le système, alors celui-ci s'écroule. Severus quant à lui s'entraînait seul à préparer des potions d'un niveau largement supérieur à celui enseigné à Poudlard sur un atelier à potions expert. Peter passait aussi beaucoup de temps avec la princesse dans la foret car il voulait suivre les traces de Norbert Dragonneau pour devenir naturaliste. James et Sirius passaient tout leur temps avec Culurien et Woronwë pour les stratégies de combat en groupe, la mise en place d'une opération et toutes autres choses utiles pour devenir Auror.

Harry prenait tout ce que pouvait lui apporter les autres. C'était désormais définitif. Il ne deviendrait pas Auror comme son père et son parrain mais il continuerait à chasser les mages noirs quand il aurait le temps. Avec cette décision en tête, il suivait divers ateliers que proposaient les elfes. Il prit même des cours de cuisine avec la princesse qui se trouva être une fine cuisinière. Marion faisait comme Harry. Vu qu'elle était encore jeune, elle s'essayait à tout pour voir ce qui la tenterait le plus dans l'avenir.

Aux environs du 16 mars, après un match particulièrement difficile contre les Serdaigles et une fête bien arrosée, Harry s'étala de tout son long et tout habillé sur son lit. Il était chez les Weasley. Enfin devant chez eux à une bonne cinquantaine de mètres. Il souriait déjà aux hommes qui le suivaient. Sa main tenant sa baguette faisait des gestes compliqués devant lui et il psalmodiait dans une langue étrangère. Bientôt il tiendrait sa vengeance. Bientôt, il tuerait les Weasley, ces traîtres à leur sang et leurs progénitures. Bientôt, le sortilège se briserait, bientôt il se repaîtrait des cris de douleurs et de la souffrance. Son rire éclata tel un bruit de verre brisé ou d'ongles sur un tableau noir.

Harry se réveilla en sursaut, trempé de sueur et la peur au ventre. Il réveilla les Maraudeurs dans le dortoir et les envoya chez Dumbledore tandis qu'il prévenait les filles. Il envoya un message mental à Lúthien qui se chargea de prévenir les autres et Dalriada. Il dérapa devant la gargouille menant au bureau de Dumbledore et saut les marches de l'escalier.

- Que se passe-t-il Harry ? Demanda vivement le directeur en voyant pénétrer Harry comme une furie.

- Voldemort a trouvé le Terrier et s'apprête à l'attaquer, dit vivement Harry.

- Quoi ? S'étranglèrent John, Gabrielle et Elayne.

- Il ne va pas tarder à briser la barrière de protection professeur, continua Harry. Il faut y aller immédiatement.

- Tu en es sur Harry ? L'interrogea Nina inquiète en tenant la main de John. Il t'est arrivé de te tromper, lui rappela-t-elle sans méchancetés.

- Je le sais Herm, grogna-t-il en utilisant un surnom qu'il aimait bien. Et je peux te jurer que ce n'est pas une fausse information. Il y a une vingtaine de Mangemorts là-bas. Il faut y aller maintenant.

- Très bien Harry, fit autoritairement le professeur Dumbledore. Utilisez Squall pour y aller mais ne vous faites pas tuer. Ramenez-les moi en vie, fit-il en se tournant vers les elfes ainsi que vers Dalriada et deux autres vampires qui se trouvaient être Pedro et Elf. Je ne serai pas long à arriver. Je dois prévenir les Aurors. Je vous envoie le professeur Anderson dans un instant.

- Tenez-moi la main vite, lâcha Harry.

Les elfes ainsi que les vampires et les Maraudeurs touchèrent le jeune homme et dans une gerbe de flammes, ils disparurent.

Ils se retrouvèrent sous un ciel étoilé devant le garage des Weasley. La nuit était claire et calme. Pour le moment. Il ne leur restait que peu de temps.

- John, Gabrielle et Elayne, trouvez Arthur, Molly et les enfants et protégez-les. Si jamais ça devient trop dangereux, appelez Squall, il vous emmènera loin d'ici.

- On y va Harry, fit simplement John en commençant à courir vers la maison qui l'avait vu naître.

- Marion, va avec eux.

- Compris, acquiesça la gamine avant de courir rejoindre les autres.

- Nina ?

- Oui capitaine, répondit l'intéressée.

- D'après toi, les protections peuvent tenir combien de temps face à Voldemort ?

- Vingt minutes grand max, dit-elle en regardant autour d'elle.

- Très bien, il ne nous reste pas beaucoup de temps alors. Pedro, je propose que tu te planques au-dessus du toit du garage et que tu abattes tous ceux qui passeront devant toi.

- Ça marche capitaine, répondit l'espagnol en s'installant d'un bond au-dessus du toit et en armant son arme d'un geste sûr et précis.

- Dalriada et Elf, je ne vous connais pas assez pour vous donner des ordres. Agissez comme vous l'entendez mais restez en vie.

- Ne vous en faites pas pour nous, on va gérer, répondit Elf en enlevant son chapeau et en l'accrochant à un piquet.

- Vous autres, fit-il en s'adressant aux adolescents. Disposez-vous en cercle autour de ce périmètre et n'attaquez qu'à mon signal.

- On fait quoi s'il y a des vampires ou des elfes dans le tas ? Demanda soudain Peter.

- Tu cries vampires ou elfes et tu survis jusqu'à ce qu'on arrive, répondit calmement Culurien.

- Ça va Peter, le rassura Remus en lui posant une main sur l'épaule.

- Laissez-moi Voldemort, lâcha Harry fermement. Il est à moi et si jamais on peut en finir ce soir, tant mieux.

- D'accord Harry mais fais attention à toi. Lúthien, tu veilles sur lui, rajouta Culurien.

- Comptez sur moi, sourit la brune.

-Arthur ! Appela Elayne en entrant comme une folle dans la maison.

- Molly ! Continua John.

- C'est quoi ce bazar ? Demanda M. Weasley en descendant l'escalier, baguette en main. Mais qu'est-ce que... Elayne ? Fit-il surpris. Que fais-tu là ? Et qui sont ces gens ?

- Pas le temps de t'expliquer grand frère, fit précipitamment la rousse. Voldemort est devant la maison et on est là pour vous protéger.

- Tu sais qui est ici ? Mais comment ? Ce n'est pas possible voyons, refusa de croire M. Weasley.

- Arthur ! L'appela John. Soit vous allez chercher Molly ainsi que Bill et Charlie, soit j'y vais moi-même, fit-il fermement.

- Jeune homme, je ne vous permets pas. D'ailleurs qui êtes-vous ? Je ne vous connais pas et...

Dehors un bruit assourdissant se fit entendre faisant trembler les fondations de la maison.

- Qu'est-ce que c'était ça ? Demanda John en se tournant vers Gabrielle.

- C'est les protections qui viennent de lâcher, fit-elle sombrement.

- D'accord, marmonna le jeune homme. Marion, monte chercher Bill et Charlie et enfermez-vous dans une chambre jusqu'à ce que je vienne vous chercher. Et tu n'ouvres à personne à part moi ou Harry d'accord ?

- Ne t'inquiète pas, j'ai compris, lança-t-elle en montant en courant les escaliers.

- Arthur, commença Elayne mais elle fut interrompue par l'arrivée de Molly dans la cuisine.

- Mais qu'est-ce que c'est que tout ce raffut par la barbe de Merlin ? Fit la matriarche Weasley. Elayne ?

- On a pas le temps pour les explications Molly, intervint Gabrielle en se précipitant à la fenêtre en entendant une première détonation. Voldemort est là dehors alors préparez-vous à vous battre.

- Mais... Et les enfants ?

- Ils sont en sécurité en haut, la rassura son mari. Il ne faut pas les laisser toucher à la maison.

- Les filles vous restez avec Molly, reprit John fermement en sortant accompagné de Arthur sur ses talons.

Dehors, la bataille faisait rage. Au moment où la dernière barrière de sécurité se brisait, la première balle de Pedro atteignit un Mangemort en plein front le faisant s'étaler dans les hautes herbes. En voyant ça, les Mangemorts marquèrent un temps d'arrêt en regardant autour d'eux pour savoir d'où venait le sortilège. Ces quelques secondes d'inattention permirent à Pedro d'en abattre trois de plus.

- Ne restez pas plantés là bande d'incapables ! Hurla le mage noir. Attaquez !

Et dans un rugissement sauvage, la meute des ténèbres se mit en mouvement. Au signal de Culurien, les adolescents lancèrent tous les sortilèges qu'ils connaissaient tout en se protégeant. Bien qu'ayant eu un moment la supériorité grâce à l'effet de surprise, un hurlement les ramena à la réalité.

- Vampires ! S'écria Sirius en essayant un sortilège de lumière.

Malheureusement, il ne réagit pas assez vite et le vampire en face de lui l'envoya valser contre la porte du garage. Il s'approcha lentement de sa proie qui essayait de se relever en crachant du sang. Sirius leva les yeux et comprit que sa fin était venue. Il ferma les yeux et pensa à toutes les choses qu'il n'avait pas dites ou faites.

- Eh la sangsue ! S'écria une voix chaude et reconnaissable entre mille. Viens te battre contre quelqu'un de ta taille.

- Remus va-t'en ! Cracha Sirius en toussant. Tu ne peux rien contre lui. Appelle Elf ou Harry.

- Ne t'inquiète pas Sirius, fit Remus en enlevant sa veste se retrouvant torse nu face au vampire. Tu vas bientôt pouvoir m'appelez mon loup à nouveau.

- Laisse-moi l'humain, tu ne fais pas le poids face à moi, susurra le vampire, ses yeux rouges brillants.

- Tu veux voir ça, reprit Remus confiant. Alors c'est parti.

Il prit deux pas d'élan et sauta sur le vampire. Celui-ci s'apprêtait à le cueillir au vol mais se reçut un énorme loup au pelage ocre sur la tête. Il essaya de se dégager mais le loup était trop lourd pour lui et trop féroce. Celui-ci attrapa la tête du vampire qui hurlait et l'arracha d'un simple mouvement de mâchoire sous les yeux médusés de Sirius. Après avoir recraché la tête du vampire, l'énorme loup regarda Sirius et se transforma en Remus seulement vêtu d'un caleçon.

- Depuis quand Rem ? Lâcha Sirius en s'asseyant difficilement.

- Quelques jours seulement, répondit Remus en aidant Sirius à se relever. Viens je t'emmène à l'intérieur, tu as assez donné aujourd'hui.

- Tu parles, marmonna celui-ci, appuyé sur son ami.

- Où allez-vous les enfants ? Siffla une voix féminine les faisant se retourner et devenir pâle. Vous avez tué mon compagnon, je vais vous tuer.

- N'y compte pas, fit une voix rauque tandis que deux mains apparaissaient des cotés de sa tête

Avec un horrible craquement, Elf retourna le cou de la vampire qui mourut.

- Planquez-vous, fit-il avant de repartir dans la bataille.

Pendant ce temps, les autres se débrouillaient comme ils le pouvaient. Il n'y avait pas seulement des vampires dans les rangs de Voldemort, mais également quelques elfes noirs que Culurien et les autres affrontaient courageusement. Harry n'avait d'yeux que pour l'homme à l'arrière des troupes qui étaient bien plus nombreuses que prévu. Un scintillement à sa droite attira son attention et sans l'intervention de Lúthien, il aurait été réduit en petites rondelles de saucisson. Le regard bleu électrique rencontra le regard gris pâle et le temps sembla se suspendre.

- Je m'occupe d'elle Harry, dit calmement Lúthien sans lâcher la personne en face d'elle des yeux. Fais sa fête à l'autre dégénéré pour me faire plaisir.

- Très bien. Fais attention à toi Lúthien. Je t'aime, lâcha-t-il avant de se tourner vers Voldemort qui commençait enfin à s'avancer dans la bataille.

- Moi aussi Harry, murmura la brune en reportant toute son attention sur son adversaire.

- Tu as osé t'accoupler avec cet humain ? S'écria Laolanne outrée.

- Ce que je fais de ma vie ne te regarde plus grande sœur, répondit la brune en la repoussant d'un revers d'épée.

- Tu es une elfe Lúthien ! Tu n'as pas le droit de salir ton sang comme ça ! Rugit-elle en lui envoyant une boule d'air suivie d'une attaque rapide au niveau de la tête que Lúthien évita facilement.

- Je te le répète Laolanne. Ce que je fais de ma vie ne regarde que moi ! Tu n'as plus d'autorité sur moi. Tant que tu n'auras pas retrouvé la raison, tu n'auras plus de sœur.

- Tu ne peux pas me renier ! Pas après tout ce que j'ai fais pour toi !

- Quitte Voldemort et demande pardon à la reine Laolanne. Abandonne ton idée de vengeance. Elle n'a plus lieu d'être. Je suis heureuse avec ces gens là. Et surtout avec lui.

- C'est impossible Lúthien et tu le sais, continua la blonde en faisant subir toujours plus de pression à sa sœur.

- C'est toi qui vois Laolanne, dit tristement Lúthien. On a donc pas d'autre alternative que de nous entre-tuer.

- Si y'en a une autre. Je te tue et tout est réglé.

- Tu ne pourras pas me tuer, siffla Lúthien en passant enfin à l'offensive par un coup de pied fouetté que Laolanne évita mais elle ne put éviter la boule de feu qu'elle prit dans l'estomac et qui l'envoya plusieurs mètres plus loin.

Harry s'approchait lentement de Voldemort en jetant un ou deux sorts quand un Mangemort s'approchait de lui. Deux ou trois fois un elfe noir se précipita vers lui mais Woronwë ou Elf étaient là pour qu'il ait le passage libre.

- Tom, le salua froidement Harry.

- Ne m'appelle pas comme ça ! Siffla l'homme en face de lui. Comment se fait-il que tu sois là Harry ? Avec toute ta petite bande en plus.

- Tu devrais savoir que une de mes amies est la sœur du propriétaire de ces lieux et donc on passait la nuit ici, répondit Harry en souriant.

- Tu te moques de moi en plus, susurra le mage plus qu'agacé par cet adolescent qui n'avait pas peur de lui et qui s'amusait à le provoquer.

- Pardonne-moi Tommy, continua Harry tandis que le Lord resserrait la prise de ses doigts squelettiques sur sa baguette magique. On n'a pas du t'apprendre qu'il ne fallait pas rentrer chez les gens sans en avoir été invité dans ton orphelinat.

- Misérable insecte ! Tonna Voldemort, la colère battant ses temps cadavériques et les iris dilatés, à présent par la colère. Endoloris !

Harry ne bougea pas d'un centimètre. Le rayon fut comme absorbé par quelque chose juste avant de toucher le jeune homme qui souriait.

- Voyons Tom, le nargua Harry. Tu ne peux pas faire mieux que cela ? Je croyais qu'on avait déjà dépassé ce stade là entre-nous.

- Tu n'es qu'un imbécile Harry Strife ! Cracha le mage noir furieux. Tu dois vraiment vouloir mourir pour me chercher comme ça.

- Mais je ne te cherche pas Tommy, je sais exactement où tu es. Et puis tu sais Tom, ce n'est pas en s'énervant qu'on arrive à ses fins, expliqua Harry d'un ton professoral.

- Et celui-là, fit-il en faisant un large mouvement de baguette, tu l'as vu arriver ? Ricana le mage noir.

- Salaud, marmonna Harry en crachant un peu de sang tout se relevant difficilement après avoir percuté un arbre noueux. Tu veux la jouer à la dure alors on va le faire à ta manière, grogna Harry en rangeant sa baguette pour pouvoir utiliser la magie sans baguette et en prenant sa forme de maîtrise du feu.

- Tu as fais des progrès depuis la dernière fois Strife, murmura le mage.

- Et tu n'as encore rien vu Tom, cracha Harry. Phénix Halo ! Fit-il en se concentrant fortement.

Le phénix de feu qui partit en direction du mage noir écrasa tout sur son passage laissant juste une traînée d'herbes brûlées. Voldemort regardait le phénix en souriant ce qui lui donnait un air cauchemardesque. Le phénix de feu explosa au contact du mage noir et pendant une seconde, Harry crut qu'il avait réussi mais il se retrouva une nouvelle fois en train de percuter un arbre dont une branche se planta dans sa cuisse. Il grimaça et lâcha un cri sous la douleur. Il devait bouger et vite car il était une cible facile. Un poisson harponné n'aurait pas eut meilleure allure. Il coupa la branche d'un coup d'épée et, tout en serrant les dents et surveillant son ennemi, il tira sur le morceau de bois qui sortit dans un bruit de succion particulièrement peu ragoutant. Voldemort n'était plus qu'à une dizaine de mètres de lui. Il attrapa la branche qu'il venait de s'enlever de la cuisse et d'un geste précis l'envoya sur le Lord comme un javelot tandis qu'il sautait pour éviter un sortilège d'explosion. Le souffle de l'explosion l'envoya valser encore un peu plus loin, la tête frappant une souche. Il secoua la tête pour retrouver ses idées, enleva d'un geste de la main le sang qui coulait devant ses yeux et se remit debout.

- Deprimo ! Lança-t-il aux pieds du mage noir qui bascula dans le vide. Terra Soria ! Lança-t-il rapidement espérant prendre de vitesse le mage noir tandis qu'un immense bloc de granit apparaissait au-dessus de la dépression qu'il venait de créer.

La roche chuta rapidement mais elle explosa en plein vol si bien qu'Harry du se protéger le visage pour éviter les éclats de roche. Voldemort flottait au-dessus du trou, un coté du visage râpé. Ses yeux n'étaient plus que deux fentes flamboyantes de haine et rien ne pouvait l'arrêter.

- Je n'ai plus trop le choix, pensa Harry. Sectumsempra ! Hurla-t-il en direction du Lord qui évita le sortilège.

Pas entièrement du moins. Il regarda son bras gauche et vit sa cape découpée et du sang gouttait le long des ses doigts fins.

- Tu vas me le payer Strife, cracha-t-il en s'approchant du jeune qui reculait en boitant.

- Ah ouais ? Ben viens l'affreux, je t'attends ! Le provoqua Harry.

- Propulsio !

Harry se prit le sortilège plein fouet sans pouvoir bouger et fit deux saltos arrière avant de s'écraser au milieu de la cour des Weasley. Il se releva tant bien que mal avec sa jambe blessée et sa tête qui résonnait depuis le choc avec la souche. Il regarda autour de lui et vit que les combats étaient en train de se terminer un peu partout.

- Tu n'es qu'un imbécile Harry Strife.

- Je sais Tommy, tu me l'as déjà dis au moins trois fois depuis tout à l'heure, siffla-t-il, la respiration douloureuse.

- Décidément Strife, on dirait que tu ne veux pas mourir.

- J'aime trop la vie pour ça Tommy.

Le sortilège de coups qu'il se prit dans la mâchoire le fit retomber dans la poussière. Il lança un sortilège de marécage à l'aveugle pour lui donner un peu de temps pour se relever. Il lui restait un sort à tester mais il était dangereux et ne l'avais utilisé qu'une seule fois à l'entraînement. Il se redressa comme il put à genoux et d'un coup, il prit sa forme de maîtrise de foudre, tendit les bras vers le ciel et hurla le sortilège « raiden ».

La foudre tomba droit sur lui qui se mit à briller intensément et, quand il ne fut plus qu'un point blanc incandescent, il abaissa ses bras en direction de Voldemort. La foudre accumulée partit dans un bruit assourdissant vers le mage noir qui, trop surpris, ne bougea pas. La boule d'énergie percuta le sorcier dans un craquement sinistre et une puissance hallucinante. Le souffle de l'explosion balaya tous les protagonistes dans les dix mètres autour du mage noir. Harry, au plus près de l'explosion, fut soufflé comme un fétu de paille. Il avait les cheveux dressés sur la tête et à certains endroits, ses vêtements étaient brûlés de même que sa peau. Il était dans un état pitoyable et sûrement pas beau à voir. Il put tout juste tourner la tête en direction du mage noir pour voir que celui-ci n'avait même pas une brûlure. Celui-ci s'approchait du jeune homme en souriant. Il se pencha vers lui, ses lèvres étirées en un sourire triomphant. Ses yeux brillaient plus que de raison.

- Et ben alors Strife, que t'arrive-t-il ? Susurra-t-il mielleusement. Tu veux faire une pause ? Je peux te l'accorder si tu veux.

- Vraiment ? Fit ironiquement Harry en essayant de se redresser avant de retomber face contre terre. Trop aimable Tommy, continua-t-il.

- Le grand Harry Strife en train de ramper devant moi, ricana le mage. Que c'est pitoyable, fit-il avant de lever sa baguette. Une dernière volonté avant de mourir ? Demanda-t-il.

- Va pourrir en enfer enfoiré ! Cracha Harry.

- Adieu Harry Strife. Avada... Argh ! Fit-il en portant la main à son épaule.

- Tu ne le toucheras pas l'affreux ! Cria une voix fluette.

- Tu n'aurais pas du faire ça morveuse, répondit le mage noir en pointant sa baguette sur Marion qui commença à trembler.

- C'est toi qui ne devrait pas faire ça Tom, lâcha Culurien en arrivant avec tous les autres à ses côtés.

Ils étaient tous vivants et entiers d'après ce qu'Harry pouvait voir. Certains comme James ou Peter avaient un bras ou une jambe cassée mais cela devait être les blessures les plus graves qu'il y avait à déplorer. Lúthien s'approcha de lui et l'aida à s'asseoir sous le regard du mage noir qui ne bougeait toujours pas.

- Tu veux toujours te battre Tom Elvis Jedusor ? Demanda Woronwë de sa voix de stentor.

- Vous ne faites pas le poids face à moi misérables vermines ! Cracha-t-il avant de disparaître dans un tourbillon de cape.

- Et merde ! Cracha Elf en remettant son chapeau. Tu aurais du lui loger une balle dans le crâne avant qu'on arrive, lança-t-il à Pedro qui baissait la tête.

- Y'avait trop de bordel Elf, s'excusa l'espagnol.

- Comment ça va Harry ? Demanda Lily en se tournant vers lui.

- Ça pourrait aller mieux comme tu t'en doutes, sourit péniblement Harry.

- Direction l'infirmerie Harry, dit simplement Lúthien en le faisant léviter.

- Est-ce que Molly et Arthur et les enfants vont bien ? Demanda Harry en se tournant vers John.

- Oui répondit-il. Mais je t'explique pas comment ça fait bizarre de voir ses parents avec 20 ans de moins.

- C'est trop déstabilisant, renchérit Gabrielle.

- Tu vas bien Harry ? Demanda le professeur Anderson qui venait d'arriver avec Dumbledore et les Aurors.

- La cavalerie toujours en retard, marmonna Elf.

- On fait aller professeur.

- Rentrez à Poudlard, fit le directeur en regardant autour de lui. On s'occupe du reste. Vous avez fais du très bon travail les enfants.

- Squall, fit Harry. Tu peux nous ramener s'il te plaît ?

- Évidemment vieux frère, répondit le diaphénix. La prochaine fois, j'essaierai de me transformer en dragon ou manticore pour te filer un coup de main.

- Ce serait une bonne idée Squall. Si tu pouvais nous amener directement à l'infirmerie. Je t'en serai gré.

- C'est parti ! Lâcha le diaphénix avec un trémolo de bonne humeur.

Et les personnes présentes disparurent dans une gerbe de flammes.