Bonjour la compagnie !

J'espère que vous allez toutes bien depuis ma dernière publication. Je vous remercie d'avoir patientées jusqu'aujourd'hui pour obtenir enfin le nouveau chapitre... le tant attendu nouveau chapitre !

Je n'ai rien d'exceptionnel à dire, si ce n'est merci à Caro pour sa correction. Merci à mes deux choupettes pour leurs conseils avisés et le super week end en Belgique !

Ensuite, Aurore, merci pour ton accueil, c'était un super week end ma biche ! Viva Poliakov ! lol

Etant donné que je n'ai pu répondre aux reviews anonymes du chapitre 24, mais aussi à celles du bonus, je vais le faire de suite !


Tout d'abord les coms du chapitre 24 :

Anne-Laure : Ravie que tu ais aimé. Oui c'était bien sa mère, bravo et Jess l'a mérité c'est sûr !

Vic : Tu vas vite en besogne... quoique... encore une pour Jessica... non je pense que c'est bon là !

Claire : Waou, tous les chapitres en une fois... bravo et merci ! Surtout si tu as aimé, je suis aux anges ! Oh tes compliments, c'est du bonheur, merci ! Super pour tes juments et même si tu es plus « classique », si le respect est là, alors c'est le plus important. Après, chacun trouve son confort dans ce qu'il veut, du moment que l'animal est respecté, moi ça me va. Ah la couleur caméléon de ma jument fait souvent des envieux... lol J'avoue que je suis très fière de son originalité ! Merci à toi pour cette review qui met du baume au cœur. Et surtout bienvenue dans l'aventure !

B.E.S.T : Contente que ça t'ait plu. Pour la longueur des chapitres, je ne suis pas fan, au niveau de la lecture, des longs chapitres... et du point de vue de l'écriture, j'ai du mal à faire trop long... donc il faudra malheureusement que tu fasses avec la taille de mes chaps ! En tout cas merci à toi. Et la suite arrive enfin... J'ai eu quelques contretemps ces derniers temps et n'ai pas pu tenir les délais ! C'est la deuxième fois depuis le début de ma fic que cela se produit, je pense donc que c'est pardonnable !

Elvina : Ton hypothèse est plausible et à 95 % vraie... Merci beaucoup pour tes compliments, toujours aussi géniaux !

Majea : Ed a été un peu perturbé de la venue de Bella. Elle a eu le temps de s'y préparer elle, mais pas lui... donc il a été un peu déstabilisé, mais il rattrape bien le coup non ? Bella a besoin de temps pour la discussion qui doit avoir lieu... on ne peut pas lui en vouloir, c'est super important que cela se passe bien, donc autant qu'elle soit prête. Merci pour tout.

LILIA68 : La situation va obligatoirement bouger à l'issue de leur confrontation... reste à savoir quelle direction elle prendra !

aussidagility : J'espère que l'attente n'aura pas été trop longue... Je te laisse lire, voir si ce que j'ai prévu te convient ! Et merci !

Emelyne : Waou quelle longue review ! Contente de te retrouver ! Comme tu dis, ils jouent au chat et à la souris, mais on arrive à la fin de ma fic, donc cette petite chasse sera bientôt finie ! Tu ne crois pas que ce serait un peu risqué de tout quitter pour rejoindre une femme qui le rejette depuis un moment ? Et... Oui, tu verras, ce n'est que du positif ! Eh oui, il a quitté Jessica, je suis ravie car personne ne s'y attendait, alors que c'est prévu depuis le début ! En effet, la véritable personnalité d'Ed est découverte maintenant... c'est qqn de confiance, de loyal et qui assume ses sentiments ! Normal que Jasper et lui soient amis... d'ailleurs, ce dernier avait prévenu Bella qu'elle se trompait sur son compte au début. Alice est la « conscience » de Bella en quelque sorte... certes une conscience à 100 000 volts mais conscience quand même... lol Pour Jess, oui, j'en ai soulagé plus d'une avec ce nez cassé ! Pour tes suppositions, tu sauras avant la fin de l'histoire si elles sont vraies ou fausses ! La fin de ta review m'a émue, je te remercie pour ces magnifiques compliments.

Anna-Maria : Oui, tu as rejoint mon topic TF, merci, ça fait plaisir, tout comme tes compliments. Waou ! Hum... tu avais un bon début de raisonnement, mais tu t'es égarée en cours de route... lol

Milie222 : Waou... Tu as dévoré ma fic... Je ne m'y ferai jamais je crois, c'est génial, merci ! La suite est enfin là, tu dois te dire que je ne suis pas sérieuse, alors que c'est la deuxième fois seulement que je poste en retard ! Merci merci et merci !

kccb : Merci de ton passage et je n'ai pas trouvé ton blog, donc sorry, mais je ne peux te prévenir ! J'espère que tu repasseras par ici !

lili.88, nini, twilight0507, ocennany, ca, maelle, lyna et katouchka : Merci beaucoup.


Réponses aux reviews du bonus :

Vicky30 : Je suis désolée d'avoir été si longue à revenir... il m'était impossible de poster qqc plus tôt ! Pour être sincère, les mojitos n'étaient pas très forts et 3 verres, je les tiens sans souci ! Oh oui, Ed a fait le bon choix... il n'aurait pas survécu à cette folle, hystérique et superficielle ! Encore une belle hypothèse... nous verrons si elle se confirme ou non dans la suite et fin de l'histoire !

Majea : Bon si je comprends bien, tu me conseilles d'écrire tous mes chapitres sous l'emprise de l'alcool... lol Ben bravo... Quel conseil... mdr

twilight0507 et katouchka : Merci.


J'espère n'avoir oublié personne, que ce soit sur le chapitre 24 ou le bonus.

Ce chapitre, vous le savez, va répondre à bon nombre de vos questions, dont la destination de notre cher Ed ! Sachez que toutes les réponses ne seront cependant pas dans ce chapitre. J'espère que ces premières informations vous conviendront.

Avant de vous laisser à votre lecture hebdomadaire, je voulais vous dire un grand, non... un énorme, non... plutôt un gigantesque et monumental MERCI... Depuis les 5 derniers chapitres, les reviews sont à nouveau en hausse, atteignant même pour les 2 derniers, les 92 coms et ça... vous ne pouvez pas imaginez le bonheur que c'est ! C'est magique et cette aventure est vraiment indescriptible, tant je suis touchée par votre générosité et votre fidélité. Alors même si ces 5 lettres ne suffiront pas à vous transmettre ce que je ressens, je vous dis encore MERCI.

Bonne lecture et à tout à l'heure.

Charlotte


Chapitre 25 : Aveux

POV Bella

10 jours, cela faisait 10 longs jours que j'avais vu Edward, mais aussi 10 jours que je faisais tout pour ne pas penser à lui et notre rendez-vous et enfin 10 jours que je ne pensais qu'à cela ! Je ne voulais pas cogiter sur notre échange, de peur de fuir à nouveau, mais à la fois, j'étais plus que décidée. Nous devions avoir cette conversation. Elle serait celle qui déclencherait tout, la rupture définitive ou une nouvelle tentative de « nous ».

Il arrivait dans une demi-heure. Notre promesse de discussion, et donc de le revoir, m'excitait, mais l'aboutissement de cela m'angoissait. Cependant, je savais ce que je voulais et je ferai mon maximum pour l'obtenir. Une seule possibilité était valable, pour moi, je désirais l'avoir à mes côtés, il me manquait depuis déjà bien trop longtemps et ma décision était prise.

Mon téléphone sonna, ce qui me sorti de mes pensées. Il s'agissait de mon ami Eric. Eric possédait un ranch à 35 km du mien, à Frio Town. Nous nous étions rencontrés quelques temps après mon arrivée au Texas et nous nous rendions de petits services en cas de besoin. Et cette fois-ci, il faisait appel à moi.

- Salut Eric, quoi de neuf ? Lui demandais-je en décrochant.

- Oh eh bien... ça va, si ce n'est que j'ai un cheval récalcitrant. J'aurais besoin de toi pour le faire embarquer. Il doit quitter mon ranch et impossible de le faire monter dans le van, sachant que je ne souhaite pas avoir recours aux sédatifs.

- Je vois. Je peux passer demain si cela te convient. Proposais-je.

- En fait, c'est un peu plus urgent que cela. Répondit-il ennuyé. Le propriétaire souhaite partir avant la fin de matinée et sa place est réservée dès cette après midi pour mon nouvel arrivant.

- Mais il est 11h Eric. Il faudrait que je vienne sur le champ et je ne peux pas. C'est impossible !

- Je t'en prie Bella, c'est important et il s'agit d'un bon client.

- Tu exagères de me prendre au dépourvu comme cela. Pfff... Je passe un coup de fil et je te tiens au courant dans 5 minutes.

Puis je raccrochais, sans même lui laisser le temps de me répondre. J'étais agacée, il compromettait mes plans et je craignais surtout qu'Edward prenne mal le fait que je ne l'accueille pas. Je ne voulais pas partir, mais Eric avait déjà fait tant de choses pour moi, qu'il m'était difficile de refuser. Aussi, c'est Edward qui déciderait pour moi.

Je composais son numéro et entendis son ténor, dès la première sonnerie.

- Bonjour Bella ! Impatiente de me retrouver pour m'appeler alors que je suis presque chez toi ? Plaisanta-t-il.

- Non... enfin, si je suis pressée, mais je dois surtout te demander quelque chose.

- Rien de grave j'espère, tu m'inquiètes.

- En fait... un ami m'a demandé de le dépanner, il a un souci avec un cheval et m'a sollicitée pour l'aider.

- Je ne vois pas où est le problème !

- Eh bien je dois y aller sur le champ, donc je ne serai pas là quand tu arriveras. Je ne veux pas que tu penses que je te fuis à nouveau, car ce n'est pas le cas. Et si tu refusais que j'y aille, alors je n'irai pas. Mais c'est un ami, il m'a souvent tirée de mauvaises situations et ce n'est pas loin. Je me rends à Frio Town et je reviens. Je suis au ranch au maximum à 14h. Tu penses que tu pourrais m'attendre ?

Ma franchise et mon débit de paroles me surprirent. J'avais à peine respiré pour lui expliquer la situation, tellement j'appréhendais sa réaction.

- Aucun problème.

- Je t'assure que je ne serai pas longue, je... tu es d'accord ? Me stoppais-je surprise.

- Bien sûr que je suis d'accord. J'aurais aimé te retrouver dès mon arrivée, mais cela fait 10 jours que nous patientons, nous ne sommes plus à quelques heures près ! Rit-il.

- Dans ce cas, je rappelle Eric et je te promets de revenir au plus vite.

- Ne t'en fais pas, je serai là à ton retour. Fais attention à toi.

- C'est promis. Je t'embrasse.

- Moi aussi.

Je n'en revenais pas. Nous avions eu un échange cordial, sans un mot plus haut que l'autre et nous avions terminé par des gentillesses. C'était vraiment surprenant de voir comment tout évoluait entre nous. Soudain, j'eus bon espoir pour notre avenir.

Je rappelais Eric regonflée à bloc, pour l'informer que je montais dans ma camionnette et que je serai chez lui dans une vingtaine de minutes. Sur la route, je pensais à Edward, qui devait déjà être au ranch. J'enviais Alice de retrouver son Jasper et Edward par la même occasion.

Je franchis les limites du Yorkie family's ranch à 11h30 et contournais les bâtiments pour me garer directement dans la cours où Eric m'attendait avec le cheval et le propriétaire. Je les saluais d'un signe de tête et attrapais mes gants et mon stick avant de descendre les rejoindre. Mon ami vint m'accueillir à grandes enjambées.

- Merci Bella, vraiment je suis désolé de t'embêter alors que tu avais autre chose de prévu.

- Ça va, je suis là maintenant. Tu as juste de la chance que la personne que je devais voir soit compréhensive. Bonjour Monsieur. Dis-je à l'homme que nous venions de rejoindre.

- Eric, vous vous moquez de moi ! Ce n'est pas cette femme qui va régler nos problèmes. Autant utiliser ma méthode et donner des sédatifs à ce fichu canasson. Cracha-t-il sèchement.

Je compris pourquoi Eric avait insisté pour que j'intervienne, cet homme ne devait pas être à prendre avec des pincettes. Il avait une stature impressionnante et un visage dur. Il ressemblait à un homme d'affaires pressé et irritable. Il me manquait de respect, mais foi de Swan, cela ne se passerait pas ainsi.

- Monsieur, sachez que je prends du temps pour venir vous aider, du temps précieux, soyez-en certain. Alors si vous ne voulez pas que j'intervienne, ce n'est pas un souci. Cependant, maintenant que je suis ici, peut être voudriez-vous me laisser essayer, après tout, vous n'avez rien à perdre ! Dis-je avec tout le calme dont je disposais.

- Felix, laissez Bella intervenir, je vous assure que c'est la meilleure dresseuse dans le coin.

- Je vous donne une heure, si ce cheval n'est pas dans le van avant ce délai, je lui fais moi même la piqûre de calmant.

- Pour commencer, allez donc vous prendre une tisane, ça vous détendra. Et éloignez vous de cet animal. Votre stress et votre mauvaise humeur polluent son environnement et croyez moi, il ne risque pas de monter si vous le stressez ainsi.

- Si vous êtes si douée que ça fillette, faites le entrer dans cette remorque et vous aurez tout mon respect. En attendant...

- En attendant, vous n'avez pas été capable de le faire monter, donc évitez de me parler ainsi !

J'enfilais mes gants, m'armais de mon stick et attrapais la longe qu'Eric me tendait fébrilement. Lui aussi était stressé par l'ambiance tendue qui régnait autour de nous, mais pour ma part, j'étais confiante. Avant de me diriger vers le van, je décidais de travailler le cheval dans le rond de longe, afin de le détendre un peu et que nous fassions connaissance.

- Vous croyez qu'il est nécessaire de le bosser... pfff c'est n'importe quoi. Siffla Felix.

- Que faites-vous dans la vie Monsieur ? Lui demandais-je, pendant que j'entamais le premier jeu avec le cheval.

- Pourquoi cette question ?

- Répondez-moi, la question est pourtant simple ! Souris-je.

- Je suis journaliste.

Mes lèvres s'étirèrent en un large sourire, me souvenant de l'attitude d'Edward il y a quelques mois.

- Eh bien, tenez-vous en à ce que vous savez faire et laissez moi faire mon boulot ! J'ai besoin de calme, donc si vous voulez bien vous taire ! Soufflais-je narquoisement.

Je l'entendis bougonner, mais le vis s'assoir sur un banc dans la cour à distance plus que raisonnable de moi. Je fus soulagée et pus me concentrer sur l'animal stressé qui me faisait face. Au bout d'une demi-heure, il s'était détendu et réalisait mes moindres demandes dans le round pen. Je décidais donc qu'il était temps de le confronter à ce qui lui faisait vraiment peur.

Son propriétaire s'était levé et était debout, les bras croisés à côté du van. Une fois face à ce dernier, je vis l'animal se tendre immédiatement. Je soupçonnais que Félix l'inquiétait d'avantage que le van d'ailleurs.

- Ça va aller mon grand, fais moi confiance ! Lui soufflais-je en lui flattant l'encolure.

Après quelques passages sur le pont arrière de la remorque, le cheval semblait suffisamment zen pour que je tente de le faire entrer pour de bon. Les premières tentatives ne furent pas très concluantes. J'entendais le bourreau de l'animal sourire dans mon dos et ronchonner, mais je n'y fis guère attention, plus préoccupée par mon partenaire actuel.

10 minutes supplémentaires suffirent à faire monter entièrement l'animal, dans le calme et la décontraction. Je le félicitais chaleureusement, avant d'attacher la barre de queue derrière lui et remonter le pont pour fermer le van. J'attachais ensuite sa longe à l'avant et après une dernière caresse, refermais la porte avant, le cœur lourd, imaginant les traitements que ce cheval risquait de recevoir.

J'entendis applaudir derrière moi. Je me retournais étonnée et vis que Félix me fixait en me montrant sa montre.

- 46 min ! Toutes mes félicitations ! Rit-il amèrement.

- Eric, puis-je te parler un instant ? Demandais-je à mon ami en ignorant volontairement cet imbécile prétentieux de Félix.

- Bien sûr, que se passe-t-il ?

- Que compte-t-il faire avec son cheval ?

- Oh ne t'en fais pas, il est juste propriétaire. Il n'approche pas le cheval. Depuis 4 ans que j'ai l'animal en pension, je n'ai vu Felix que 3 fois. C'est un cheval de concours western, donc il a un groom pour s'en occuper et un cavalier adorable pour le monter. Il n'est pas maltraité ne t'en fais pas.

- Je suis rassurée. Par contre, comment se fait-il qu'il n'ait pas voulu monter dans le van s'il fait du concours, il doit être habitué ?

- C'est ce qui est étrange, car habituellement il voyage très bien, lorsque le groom s'en occupe.

- En gros, lorsque le proprio n'est pas là, ça va bien !

- Tu as tout compris. Bon je vais le retrouver.

- Je bois un coup au club house et je file.

- Encore merci Bella.

Je partis en lui faisant un signe de main et me servis un grand verre d'eau fraîche. Je me tenais debout devant la porte vitrée, observant Felix quitter les lieux, au volant de son luxueux pick up. Il passa de l'autre côté des bâtiments, ce qui le cacha à ma vue. Je déposais mon verre et attrapais mon chapeau sur le bar, lorsque j'entendis un véhicule dans la cours. Je me retournais et vis un autre attelage s'immobiliser au même endroit que le précédent.

Probablement le nouvel arrivant. Pensais-je.

Je profitais des toilettes avant de reprendre la route. Lorsque je franchis la porte du club house, je me trouvais face à Eric, tenant... Texas ! Je ne comprenais pas ce qu'il se passait. Que faisait Texas ici ? Qui l'avait amené ?

Et soudain, je le vis. Il était là, contournant gracieusement le véhicule. Je restais figée, les yeux grands ouverts face à un Edward plus souriant que jamais. Il s'avança vers moi de sa démarche féline et je sentis mes jambes trembler. J'eus peur un instant qu'elles ne me trahissent en me laissant m'affaler au sol, mais finalement, elles restèrent loyales et me maintinrent debout.

- Mais... que... que fais-tu là ? Demandais-je.

- Eh bien... je te présente la nouvelle maison de Texas. Tu aimes ? Répondit-il victorieux en déposant un léger baiser sur ma joue.

- Je ne comprends pas. Pourquoi l'installes-tu ici ? J'adore Eric, c'est une très bonne maison, mais pourquoi ici ? L'interrogeais-je les joues encore rosies par son baiser.

- Eric, je peux vous laisser vous occuper de Texas, il faut que j'ai une discussion avec Bella.

- Bien sûr, ne vous en faites pas, je m'occupe de tout.

- Viens, allons-nous asseoir. Proposa-t-il en me tendant la main.

Je nouais ma main à la sienne et le suivis. Il nous attira jusqu'à un petit banc, à l'abri d'un arbre imposant, il s'assit et m'intima de m'installer à ses côtés.

- Je t'en prie, explique-moi, c'est insoutenable. L'implorais-je.

- Par où veux-tu que je commence, car au final, tout est lié.

- Dis-moi pourquoi Texas se retrouve en pension à 35 km de chez moi ?

- C'est très simple et pour te répondre, il faut que je t'explique quelques petites choses auparavant. Comme tu le sais déjà, j'ai quitté Jessica et par la même occasion, j'ai pu dire au revoir à mon travail au Stanley's Daily.

- Je sais ça, viens en au but !

- Mais quelle impatience ! Rit-il. Tu sauras tout, mais je dois te raconter toute l'histoire. Donc, tu imagines que Jessica ne s'est pas cantonné au fait de me licencier, elle a aussi veillé à ce que je ne retrouve pas d'emploi sur New York, mais à dire vrai, cela m'était égal, car j'avais un autre projet en tête.

- Lequel ?

Il éclata de rire face à mon attitude, mais c'était plus fort que moi. Je sentais que quelque chose d'important se jouait à cet instant. Mon imagination débordante s'était activée dès que j'avais vu Texas ici et j'ignorais si mon cerveau visait juste ou non.

- Evite de me couper, tu sauras les choses plus rapidement de cette façon. Dit-il avec douceur. Bon je disais donc que je projetais déjà quelque chose. Je voulais monter mon propre journal depuis un moment. La découverte du Texas et mon licenciement m'ont permis de réaliser mon rêve plus rapidement que prévu. Aussi, une fois de retour pour la suite du tournage...

- Pourquoi es-tu revenu d'ailleurs ? Le coupais-je, étant incapable de me retenir de poser la question.

- Mais tu es impossible ! S'amusa-t-il. A ton avis, pour quelle raison aurais-je pu revenir ? Il n'y en avait qu'une seule de valable.

Il s'approcha un peu plus de moi, réduisant la distance entre nos deux corps assis côte à côte. Ma respiration s'accéléra, provoquant quelques ratés au niveau de mon cœur. Je déglutis difficilement avant de reprendre.

- Quelle raison ?

- Toi ! Me murmura-t-il à l'oreille.

Il venait de me souffler la chose que je voulais le plus entendre. Il n'imaginait pas le cadeau qu'il venait de me faire. Durant tout ce temps, il avait joué la comédie, dans le seul but de me voir, d'être proche de moi. Et au lieu de m'en rendre compte à ce moment là, j'avais préféré mettre quelques distances et laisser mon entêtement prendre le dessus sur mon cœur.

- Je... je...

- Eh bien... tu ne sais plus quoi dire ? Une première. Rigola-t-il.

- Je suis touchée et émue par cette révélation. Je ne l'ai à aucun moment envisagée et pourtant tellement espérée.

- Vraiment ? Pourtant, ton attitude durant les deux derniers mois de tournage ne laissait pas entrevoir cela.

- Je n'avais pas toutes les cartes en main à ce moment précis. Et je le regrette, car si je ne t'avais pas dit que jamais je reviendrais sur ma décision, nous n'aurions pas perdu ces précieux mois. Je nous ai fait souffrir inutilement et j'espère que tu pourras me pardonner ma stupide obstination.

- Tu n'as pas à être excusée. Nous avons chacun nos tords dans cette histoire. Nos fichus caractères n'ont pas aidé à améliorer les choses et comme toi, ce que je déplore, c'est cette perte inutile de temps.

Je ne pus retenir une larme face à ces aveux, ce n'était pas de la tristesse, mais plutôt un mélange de joie, face aux constats que nous faisions et aussi pour la perspective d'avenir qui s'offrait à nous. Il aperçut la gouttelette déferler le long de ma joue et lorsqu'elle arriva au coin de ma bouche, il la récolta en une légère pression de ses lèvres.

Mon cœur se gonfla et comme à chacun de ses contacts, un courant électrique balaya mon échine, pour finir sa course au creux de mes reins. Les yeux fermés, profitant de cette étreinte, je le sentis coller son front au mien, soudant nos corps comme une promesse silencieuse. Son silence et ses gestes scellaient notre échange, et je sus à cet instant qu'il était de retour dans ma vie.

Nous restâmes un moment l'un contre l'autre. Il attrapa ma taille pour me serrer un peu plus contre lui, réduisant à néant, l'espace qui nous séparer quelques minutes plus tôt. Mes doigts noués aux siens me donnaient l'impression d'être entière. Je ne voulais plus qu'il s'échappe, qu'il m'échappe.

Un bruit dans le bâtiment proche de nous rompit la magie de notre bulle, qui éclata en morceau, mais le lien que nous avions établi était intact. Ce retour à la réalité, me rappela que je n'avais pas eu toutes les réponses à mes questions, aussi je repris le fil de notre discussion.

- Et ton projet finalement ? Quel est le lien avec le Texas ?

- Je crois qu'il serait aussi bien que je te montre, tu ne crois pas ?

- Comment ça ?

- Tu as confiance en moi ?

- Bien sûr.

- Alors donne moi les clés de ton camion et grimpe dedans.

Je m'exécutais et prévenais Eric que nous repasserions chercher l'attelage et probablement Texas, qui réintégrerait mon ranch. Je lui promis de lui expliquer la situation dès notre retour.

Nous roulâmes quelques minutes et lorsque nous arrivâmes à la sortie de la ville, Edward immobilisa le camion, sur le bas côté de la route. Il me montra une veille maison quelque peu défraichit et le panneau « Sold » apposé devant.

- Qu'est-ce que ça veut dire ?

- Je te présente les bureaux de Masen & Hale Diary.

Je regardais la bâtisse imposante en bois blanc, qui se dressait devant nous. Elle nécessitait de sérieux travaux de rénovation, mais elle dégageait une certaine puissance et forçait le respect grâce à ses deux étages, son toit en ardoise et ses fenêtres monumentales. Le petit terrain qui l'entourait était recouvert d'herbes sauvages, l'entretien n'ayant probablement pas été fait depuis longtemps. La porte d'entrée massive, devancée de quelques marches, se composait de quelques carreaux de verre cassés. Quelques vitres étaient également fissurées et la toiture montrait quelques faiblesses. La seule chose encore en état, était peut être la terrasse à l'arrière de la maison.

- Tu veux dire que tu as acheté ce taudis pour monter ta société ?

- Pour être exact, Jasper et moi avons acheté cette merveille, afin de nous associer et venir vivre ici.

- Alice est-elle au courant de ça ?

- Non, Jazz attendait d'être sûr que nous obtiendrons la propriété et les papiers viennent tout juste d'être signés. De plus, je lui avais demandé de ne pas précipiter les choses, vu l'état de nos relations à tous les deux. Je ne voulais pas que tu apprennes que j'étais dans les parages... ou du moins pas tout de suite.

- Pourquoi ?

- J'espérais que le temps réduirait ta colère à mon encontre et que nous pourrions à nouveau nous fréquenter, au moins en tant qu'amis, même si j'espérais bien plus.

Son discours me prouvait qu'il avait pensé et réfléchi à notre relation. Je l'avais blessé et je devrai vivre avec cette idée. Cependant, j'étais touchée de voir qu'il n'avait pas voulu précipiter les choses, de façon à ne pas me brusquer et je trouvais cela très prévenant et respectueux de sa part.

- Eh bien... disons que ma colère est loin derrière moi maintenant et que je ne souhaite pas me satisfaire d'une simple amitié. Lui avouais-je en rougissant légèrement.

- Tu ne pouvais pas me faire plus beau cadeau. En es-tu consciente ? Reprit-il.

Il m'attrapa la main et m'attira contre lui. Avec toute la délicatesse dont il était doté, ses lèvres effleurèrent les miennes avec volupté et tendresse. Mon cœur s'emballa et je ne pus retenir mes mains d'entourer sa nuque pour me serrer un peu plus contre lui. Notre baiser devint plus profond, plus intense et c'est à bout de souffle que nous nous séparâmes l'un de l'autre.

- Bienvenu au Texas Monsieur Masen. Chuchotais-je.

- Je crois que je vais m'y plaire ! Sourit-il. Eh si nous rentrions ?

- Oui, je pense que c'est une bonne idée.

Nous remontâmes dans mon camion et je bénis le concepteur de Chevrolet, d'avoir fait une longue banquette à l'avant de ce pick up, plutôt que deux sièges séparés. Car si cela avait été le cas, je n'aurais pu me blottir contre l'homme que j'aimais, le temps du court trajet qui nous ramena chez Eric.

Il nous accueillit et nous demanda si nous souhaitions ramener Texas dès aujourd'hui. Après un échange de regard avec Ed, nous décidâmes de l'emmener immédiatement là où il devait se trouver, c'est à dire chez moi.

Nous nous excusâmes auprès d'Eric pour ce changement, mais il comprit très vite nos motivations. Il m'assura qu'il avait d'autres pensionnaires qui attendaient une place dans son ranch et que je ne devais donc pas m'inquiéter pour cela.

Aussi, nous embarquâmes Texas dans le van et prîmes la direction de la maison. J'étais impatiente de voir la réaction d'Alice face aux différentes nouvelles que nous avions à lui apprendre.


Eh voilà une première partie des explications... en espérant qu'elles vous ont plues ! Cela confirme un certain nombre de doutes et répond à certaines hypothèses qui m'ont été faites !

La suite de l'histoire sera pour mardi, sans doute pour le dernier ou avant dernier chapitre avant épilogue ! Je suis nostalgique que cette aventure touche à sa fin, mais ça n'a été que du bonheur malgré parfois les difficultés à tenir les délais... je ne retiens que du bon de tout cela.

Je vous embrasse tendrement et vous donne rdv mardi pour la suite !

Cha