On approche de la fin, ce qui induit que les coupures sont... pas très gentilles lol

bonne lecture en tout cas et merci encore de votre fidélité


La voiture derrière eux tourna ce qui permit à Tony d'avoir une meilleure vue sur le véhicule en question.

- « Je crois que c'est elle. »

- « Qu'est ce qu'elle compte faire? »

Tony n'en était pas certain jusqu'à ce qu'elle éteigne ses phares et qu'elle accélère promptement pour les doubler. La chasse pouvait commencer...

- « Surtout ne lui fait pas d'appel de phares » prévient Tony qui réalisa que ça n'avait de toute manière aucune importance.

Julie mettait seulement en scène une légende urbaine sans se soucier des petits détails néanmoins primordiaux selon le cinéphile. Le mobile de Tony sonna.

« Je peux pas te parler très longtemps, boss. On est légèrement occupé... oui on s'en est rendu compte.... C'est Ziva qui conduit, je sais pas si c'est une chance puisqu'il y a une forte probabilité qu'on finisse sur la table de Ducky... Ok, je lui dis. »

Il raccrocha et observa en catimini sa partenaire concentrée sur la route. Les deux mains accrochées à 10h10, la tension se ressentait sur ses jointures blanches de crispation.

- « N'essaye pas de la doubler, ni de l'arrêter. Gibbs dit ... »

- « Je sais. » lui répondit-elle froidement, consciente de ce qu'elle devait faire et ne pas faire.

La doubler ne servirait à rien sauf à surenchérir. Essayer d'arrêter sa course était tout autant risqué sans compter qu'elle n'était pas seule dans le véhicule. Tony était là aussi. Dès lors, elle ne pouvait prendre des risques inconsidérés. Etonnante réaction si on considère qu'elle avait toujours conduit comme un danger public, amenant presque Tony et Mcgee au cimetière lors de son premier jour au ncis. Aujourd'hui, les choses étaient différentes. Elle tenait la vie de son partenaire entre ses mains, raison suffisante pour qu'elle se montre digne de confiance à l'instar de ce qu'elle ferait s'il lui demandait de couvrir ses arrières. Une montée de pression monta en Ziva, elle essaya de se calmer en inspirant lentement et calmement. Ne surtout pas perdre le contrôle.

- « Je vais prendre la prochaine sortie » fit-elle d'un ton neutre.

Elle jeta un coup d'oeil au compteur et remarqua que Julie n'accélérait pas, elle ne ralentissait pas non plus.

- « Finalement, je suis content que c'est toi qui conduise »

- « Arrête ton baratin, Tony. Tu meurs de trouille! »

- « C'est vrai, j'essayais juste de ne pas te mettre la pression. »

- « C'est loupé! Alors tais toi! » aboya t-elle en évaluant de tête la distance de sécurité entre les deux véhicules.

Elle ne devait pas trop coller le véhicule dans le cas où Julie freinerait d'un seul coup. Ce qui revenait à respecter la distance de sécurité, un comble, elle qui n'avait jamais pris soin d'obéir au code de la route.

- « Ziva... peut être que si j'essayais de tirer dans un de ses pneus » proposa Tony en sortant son arme de son holster.

- « Oublie ça! On ne sait pas comment pourrait partir la voiture à cette vitesse. »

- « Tu n'as pas confiance en mon rayons X ?! » s'offusqua Tony qui faisait allusion à sa vision excellente ainsi qu'à son sens aigu du tir.

- « Il ne s'agit pas de ça. »

- « Le problème... » annonça t-il en voyant au loin la sortie de nationale qui apparaissait. « C'est qu'elle risque de nous suivre et de jouer aux auto-tamponneuse si elle voit qu'on ne la suit plus. »

- « C'est ce qu'elle fera vu qu'on ne sera plus sur la nationale. Elle est folle mais elle ne veut pas pour autant mettre des vies en péril. »

- « Par d'autres vies, tu entends des personnes qui ne sont pas du ncis?! » ironisa Tony.

Le silence de sa partenaire était assez éloquent en soi. Il avait sa réponse. Leur travail consistait à trouver la vérité dans cette série de meurtres, par nature, ils représentaient donc une menace, ou du moins des gens gênants à éliminer.

Ziva prit la prochaine sortie et comme elle le prévoyait, Julie fit marche arrière – une manoeuvre dangereuse et totalement interdite – pour les prendre en chasse.

OoO

Même s'il était impossible de les rattraper, Gibbs se devait d'essayer. Pour cela, il conduisait plus rapidement que d'accoutumée, empruntant un de ses fameux raccourcis, avec les indications de Abby par téléphone pour l'aider à situer Tony et Ziva. A ses côtés, Mcgee se tenait fermement à la poignet, une main sur son estomac qui menaçait d'un instant à l'autre de renvoyer son dernier dîner. Décidément il ne pourra jamais s'habituer à la conduite sportive de son patron.

« Ils viennent de sortir de la nationale, Gibbs » indiqua Abby

Gibbs avait conscience que tout se jouait à partir de maintenant. Sur la nationale, jamais Julie n'aurait osé tenter quoi que ce soit. Trop de témoins. Trop de risques pour elle même. Pas assez de chances d'atteindre son but. Et même, trop de vies en jeux. Un paradoxe pour une personne qui avait commis déjà deux meurtres, peut être trois. Il avait aussi conscience d'avoir ordonné Tony de quitter la nationale, offrant ainsi à Julie ce qu'elle souhaitait. Mais Gibbs avait également conscience de n'avoir pas le choix. Que ses émotions personnelles ne devaient pas interférer dans ses décisions.

« Tout va bien, Mcgee? Je t'entends pas. »

- « Très bien, Abby » répondit-il d'une voix mal assurée, les yeux mi-clos.

OoO

Comme Tony l'avait prédit, Julie essayait de jouer aux auto-tamponneuses. Accélérant toujours plus, elle essayait de culbuter l'arrière de leur véhicule pour les faire partir dans le décor.

- « Et on fait quoi maintenant? » s'écria Tony qui remarquait que la distance entre les deux voitures se réduisaient dangereusement.

- « On se tais! » aboya Ziva en appuyant davantage sur la pédale d'accélérateur.

Finalement, l'idée de Tony n'était pas si mauvaise que ça, mais à présent, il était malheureusement trop tard pour la mettre en pratique.

- « Je crois qu'on a pas trop le choix » chuchota Ziva, résignée.

Elle croisa le regard de Tony qui sembla avoir compris de quoi il en retournait. Il avait compris et avait eu la même idée.

- « Je ne le ferai pas si tu n'es pas d'accord »

- « Si tu as une autre idée je suis preneur, sinon... »

- « A trois? »

- « Attends une seconde Ziva, avant toute chose je tenais à te dire que... »

- « On a pas le temps Tony pour faire de grand discours! » le morigéna t-elle en regardant dans le rétroviseur intérieur.

- « Ok. Un »

- « Deux. »

Ziva placa son pied sur la pédale de frein.

- « Trois » firent-il à l'unisson.

Elle pila d'un seul coup. Les freins grincèrent et la voiture de Julie les percuta violemment.