Sa rédemption et la mienne
Épilogue – Une célébration
Voilà c'est ma dernière occasion de vous remercier de m'avoir lue, suivie et écrit. MERCI.
J'ai encore des dizaines d'idées, je meurs d'envie de vous dévoiler une nouvelle fic mais je dois attendre car elle n'est pas assez avancée. Et j'ai envie de me lâcher sur les OS, j'en ai tellement à vous proposer, je ne sais pas où commencer.
Mais mon plus grand projet est de faire de ma fic « Le Stage » un vrai roman. Je ne suis pas sûre que ce sera un jour publié, je dois quand même essayer parce que toutes celles qui l'ont lue et qui m'en ont parlé m'ont donné envie de me lancer. Il faut donc que je m'approprie les personnages, et ensuite je commencerai la suite de ce roman.
Je vous laisse à votre lecture, à bientôt !
« Quand vas-tu décider à me révéler ce qui se passe ? » demandai-je, maussade.
…
Mon père s'était montré… difficile, depuis mon retour à Anaconda. (…) Il était convaincu que Luke était responsable de mes ennuis - ne serait-ce que parce que j'étais partie par sa faute, avis que Luke partageait d'ailleurs.
…
« Tu m'emmènes au bal de fin d'année ? » hurlai-je.
…
Tony me trouvait très amusante, et mes réactions humaines avaient tendance à déclencher son hilarité… (…) Dinah, elle, faisait comme si je n'existais pas.
…
« Salut Johnny. Que se passe-t-il ? »
…
« Tu vas mal le prendre. Il m'a demandé de te dire, de te prévenir, que nous – et le pluriel est de lui, je n'y suis pour rien – ne relâcherions pas notre garde.
…
« C'est le crépuscule, murmura-t-il. Encore une fois. Une autre fin. Aussi parfait qu'ait été le jour, il faut qu'il meure. »
« Certaines choses sont éternelles, marmonnai-je entre mes dents, brusquement tendue. »
…
« Je refuse que mon existence te prive de quelque chose, si je peux l'éviter. Je désire que tu sois humaine. »
…
« J'espérais que tu avais changé d'avis et que… tu allais finalement procéder à ma transformation. »
…
« C'est donc ce à quoi tu rêves ? Devenir un monstre ? »
« Pas tout à fait. Mon rêve, c'est surtout d'être avec toi pour l'éternité. »
« Kat, je resterai toujours avec toi, n'est-ce pas suffisant ? »
…
« Si, ça l'est, admit-il en se détendant. Pour l'éternité. »
Sur ce, il se pencha et posa une nouvelle fois ses lèvres glacées contre mon cou.
Le reste de la journée, j'ai prétendu qu'il s'était juste absenté pour faire quelques courses. Le soir, j'ai parlé à son fantôme tout en serrant contre moi son oreiller. Le lendemain matin, j'ai ouvert les yeux puis je les ai refermés. J'ai essayé de dormir pour ne pas pleurer mais cela s'est révélé impossible. Alors j'ai laissé ma douleur s'exprimer, elle était violente, bruyante, destructrice.
J'ignore combien de jours exactement je suis restée dans cet état. Charlie est venu me voir avec Jake, ils ont tambouriné à la porte une heure avant de repartir. Et ils sont revenus à la charge le lendemain. Je leur ai ouvert, ils se sont assis à la petite table du coin cuisine, ils n'ont pas posé de questions.
« Reviens à la maison, Bells. »
Je n'ai pas répondu, sinon je lui aurais crié dessus.
« Tu ne peux pas rester toute seule ici. » a-t-il persisté.
Ils sont rentrés chez eux une fois la nuit tombée. Le lendemain matin aux aurores, après une nuit blanche et sans larmes, je suis quand même allée chez Charlie. Il dormait encore. J'ai inspecté la cuisine, ouvert les placards en vain, il n'y avait plus aucune bouteille d'alcool dans la maison. Je lui ai préparé du café bien corsé comme il aimait, j'ai fait griller des toasts et fait cuire des œufs sur le plat. L'odeur de ce petit-déjeuner l'a réveillé, il m'a rejoint, un grand sourire sur le visage.
Était-ce donc si simple de rendre heureux mon père ? Apparemment oui.
Par la suite, je passais mes nuits dans le cottage, je rentrais tôt le matin et la journée je m'occupais de mon père, de la maison. À la veille de la rentrée, j'ai du fermer la porte du cottage à clé. Mon père est venu m'aider, il est resté silencieux, il m'a prise dans ses bras quand je me suis effondrée en larmes en rentrant chez lui.
Ça aurait été plus sage que d'oublier cette petite maison, pourtant sans elle, c'était comme si IL n'avait jamais existé, et ça, je ne pouvais l'accepter. Malgré les cours et la marche d'un quart d'heure pour l'atteindre, je me suis rendue chaque après-midi au cottage. Mon père l'a deviné, je revenais comme revigorée le soir, la routine s'est installée doucement, sans heurts.
Lors d'un cours de littérature sur Roméo et Juliette, une idée saugrenue m'est venue. J'y ai pensé pourtant très souvent les jours suivants. Dans le grenier chez Charlie, j'ai retrouvé la machine à écrire de mon grand-père que j'avais découvert enfant. Je l'ai emportée au cottage, puis j'ai du aller jusqu'à Olympia pour trouver de l'encre.
J'ai écrit furieusement, tantôt en souriant, tantôt en pleurant.
Je suis allée étudier à l'université de Seattle, poussée par mon père à prendre de la distance avec Forks. Il était rassuré de me savoir avec Angela. Cette dernière est devenue une amie durant notre dernière année de terminale, mais même à elle, je n'ai pas expliqué pourquoi j'ai inventé toute cette histoire. Elle m'a encouragée à écrire une suite, il n'y en avait pas pour moi mais pourquoi pas pour Kat, mon héroïne ?
Un matin, j'ai été contactée par une maison d'édition, puis une autre, et encore une autre. J'ai négocié durement pour que mon nom ne soit jamais publié et j'ai changé encore beaucoup d'autres faits dans ce qui était devenu un véritable roman. Les années suivantes, j'ai pu écrire sans me soucier de l'argent, me noyant complètement dans mes fantaisies. J'ai trouvé ainsi une source de joie, même ça n'était qu'une illusion.
« Pour moi c'est un coup monté. On va la voir réapparaître une fois les films terminés et ça relancera ce phénomène puéril. Isabella Swan est une auteure de seconde zone, elle- »
« Ça suffit la télé maintenant. » déclare Edward en l'éteignant.
« Ne sois pas bête, ça ne m'atteint pas. » je le rassure.
Je ne suis pas officiellement morte, juste en retraite pour un temps indéterminé. Mon père se contente pour le moment de mes appels. Un jour je reviendrai à Forks le revoir, puis je devrais lui faire accepter que jamais je ne vieillirais. Les Volturis n'en savent rien, seul Edward est au courant de mes intentions et il me soutient.
Au rez-de-chaussée, j'entends Rosalie et Alice se quereller pour une robe, Esmé et Carlisle étudient une nouvelle langue, Emmett et Jasper s'affrontent aux fléchettes, une nuit ordinaire chez les Cullen.
La punition infligée par les Volturis ne les ravit pas, Edward et moi non plus. Pourtant je dois être « éduquée » et Edward est bien trop souple avec moi. Nous envisageons déjà de partir vivre loin d'eux dès que possible, dans un an environ. Nous vivons tous en Sibérie occidentale, près de Tobolsk, pour les Cullen, c'est une punition, ils doivent y rester dix ans. Les Denali, eux, n'ont pas écopé d'une peine aussi sévère, durant la même période ils sont consignés à Volterra.
Habituellement, je ne reste pas dans la maison construite à la hâte, je parcours la nature sauvage ou bien je suis plongée dans un livre… enfin ça c'est pour les deux heures quotidiennes où je ne fais pas l'amour.
Depuis ma transformation deux mois plus tôt, je ne me sens pas si différente, je ne m'y attendais pas. Ma soif de sang se calme peu à peu grâce au stock fourni par les Volturis eux-mêmes. D'ailleurs aujourd'hui, nous attendons un visiteur, Aro en personne. Il arrive peu après la tentative ratée de me divertir devant la télévision, accompagné de Démétri. Ces deux-là font une joyeuse équipe, ils sont ravis de nous revoir, je ne comprends pas pourquoi mais ça ne m'empêche pas de répondre à leur accolade.
Aro ôte ensuite ses lunettes de soleil et me fait un clin d'œil.
« Depuis que j'ai lu « Tentation », j'avais envie d'essayer. Ça change du bleu, hein ? »
Il porte des lentilles rouge sang, ça lui va parfaitement.
« Comment se passe la cohabitation ? »
« Bien. » je mens.
Ça n'est pas non plus si difficile puisque nous nous évitons. Carlisle s'est excusé au nom de la famille, il leur faudra du temps pour m'accepter et quand ils parviendront je serai loin avec Edward. Rosalie m'ignore, ce qui n'est pas pour me déplaire, mais souvent je l'agace en parlant de nos projets loin de cette contrée. Jasper se désespère du manque d'actions, il me tient évidemment pour responsable et si il ne me dit rien, il ne se gêne pas pour tacler régulièrement Edward. Esmé et Carlisle se montrent aimables, ce qui ne me paraît pas toujours sincère mais pour Edward, je communique avec eux sans amertume ni colère. Emmett et Alice, eux, s'approchent de moi quand je suis disponible, peu à peu nous bâtissons une amitié, pourtant même eux ne pourraient me faire regretter de bientôt les quitter tous.
D'abord Edward et moi ferons un tour du monde complet, ensuite nous trouverons une ville pour nous fondre dans la masse, le temps d'une comédie humaine, puis une autre ville et ainsi de suite. L'éternité me paraît être à peine suffisante pour rendre heureux mon mari, à part avoir des enfants, nous pourrons faire ce que nous voulons. J'ai prévenu Edward, même si nous sommes damnés, nous agirons toujours dans l'intérêt des humains et aiderons les nécessiteux dans la mesure où nous ne nous dévoilerons pas.
« Et l'immortalité te sied parfaitement, Isabella. » me complimente Aro.
Carlisle accapare bien vite le monarque, Démétri s'en va embêter Rosalie et Jasper. Edward m'emmène dehors, nous retrouvons notre endroit préféré pour faire l'amour. Sous la frondaison des arbres, nous pouvons apprécier cette journée ensoleillée sans nous brûler.
Mon mari pose sa main sur ma joue, depuis que je suis aussi un vampire, je tremble toujours quand il le fait. Avant je ne pouvais pas comprendre la signification de ce geste, j'ai pensé si souvent que c'était sa manière de m'éblouir et de me faire faire ce qu'il voulait. Désormais je sais, désormais je peux aussi lui faire ressentir au plus profond de son être tout l'amour que je lui porte.
« C'est la preuve que nous sommes faits l'un pour l'autre. » m'a-t-il expliqué après m'avoir touchée pour la première fois après ma renaissance.
FIN
Cette fic est terminée, merci de m'avoir lue et d'avance merci pour les prochaines reviews !
