Disclaimer : Les personnages de KHR appartiennent exclusivement à Amano-sensei.

Commentaires de la traductrice : Coucou me revoilà, oui ça fait longtemps hein ? Moi aussi ça me fait tout bizarre d'avoir changé de rythme de publication mais bon, je tente de me convaincre que c'est pour la bonne cause… J'ai eu des nouvelles de l'auteur, il a été très occupé par ses études apparemment. Et là, il était en train d'écrire de nouveaux chapitres. Donc tout va bien, montrons-nous patients et supportons-le ! Je resterai encore un peu au rythme de 1 chapitre toutes les 2 semaines. Je préfère rester prudente pour le moment…

Sinon, quoi de neuf dans « l'affaire judiciaire la plus scandaleuse de l'histoire des Vongola » ? Comment Cozart va-t-il se débrouiller, pris entre deux feux ? Les avocats des deux familles se montreront-ils à la hauteur de leurs responsabilités ? Ou bien Giotto est-il condamné à Dieu sait quoi ?

Remerciements : Comme vous le savez tous, cette fanfiction appartient entièrement à Mangaanime15, que je remercie sincèrement de me laisser la traduire. Merci bien sûr à ma chère et tendre correctrice (Belette-chan – D. Nera) d'avoir été patiente avec moi qui la harcelais de questions sur le déroulé d'un procès et sur l'utilisation correcte du jargon juridique.

Aussi je tiens à tous vous remercier pour votre fidélité et vos divers messages. Je tiens d'ailleurs à m'excuser de ne pas avoir répondu individuellement comme je le fais d'habitude… Je vais tâcher de réparer ma bêtise ^^" Et je remercie ici Mama et tsunayoshi-sawada. skyrock. com !

J'espère que la suite vous plaira ! Bonne lecture à vous tous ! Et rdv dans les notes ^^


Chapitre 26 : Silence dans la salle

BUMP ! BUMP !

Cozart frappa de son marteau sur le banc du juge et parla avec autorité :

- Le tribunal va maintenant commencer sa session. Que les avocats de chaque famille s'avancent et prennent place sur les sièges prévus à cet effet. Quant aux autres personnes, veuillez prendre place sur les bancs prévus pour l'audience derrière les avocats, annonça le juge, puis il s'adressa à Primo. Giotto, s'il te plait, assis-toi sur le banc des accusés puisque la famille du Decimo t'a désignée comme l'auteur principal de leur affaire.

Tous hochèrent la tête et se placèrent tranquillement à leurs places respectives. Enfin, tous sauf G. Il n'appréciait visiblement pas que son ami d'enfance soit traité comme un criminel alors qu'il savait très bien que Giotto n'avait rien fait de mal. Le blond dut faire tout son possible pour empêcher G de tirer une balle en pleine tête de Cozart.

- Arrête ça, G. Cozart fait simplement son travail. Tu ne peux pas lui en vouloir pour ça, le réprimanda-t-il.

- Mais, Giotto, tu n'es en rien coupable. Ils ne devraient pas te traiter de cette manière, protesta le gardien de la tempête.

- Voyons, G, fit-il d'un soupir. C'est pas comme si on m'avait jeté en prison et laisser mourir de faim. Tout s'arrangera une fois que tout sera éclairci après le procès. Et pour que cela se passe ainsi, j'ai besoin que tu penses à un moyen de gagner et de ne surtout pas créer de problèmes qui pourraient nous être défavorable, insista Giotto en fixant son ami les yeux dans les yeux.

- Si tu le dis, marmonna G de résignation, obtenant un signe d'approbation de son boss.

Après cet interlude, la famille de Primo s'assit sur le côté gauche du banc du juge. Alaude, G et Lampo prirent place en tant qu'avocats après avoir été choisis pour représenter leur famille dans cette affaire. Alaude avait été approuvé en tant que chef des avocats de la famille de Primo, au plus grand regret de G. Personne n'avait objecté à cette nomination puisque, parmi tous les gardiens, Alaude était celui qui avait le plus d'expériences et de connaissances dans le traitement des affaires judiciaires. Sans oublier le fait qu'il n'avait accepté aucune contestation après sa nomination. La preuve : la joue et les yeux enflés de Lampo.

Sur le côté opposé, la famille du Decimo s'était assise ensemble à l'exception évidemment de Hibari, qui lui, se tenait à quelques mètres de distance. Ils avaient choisi Mukuro, Ryohei et Gokudera comme avocats. Le premier siège revint à Mukuro qui avait été désigné comme chef des avocats, le deuxième à Ryohei et enfin, le troisième à Gokudera qui ruminait encore le fait de ne pas avoir été choisi comme leader. Tous les autres s'assirent derrière eux dans l'auditoire, sauf Chrome. Celle-ci s'était assise à côté de Mukuro, chose qui ne passa pas inaperçu de la famille de Primo ni du juge.

- Famille du Decimo, vous ne pouvez avoir que trois personnes pour assumer le rôle d'avocats. Veuillez retirer une personne du banc de l'accusation, somma Cozart.

- Kufufufu, il est vrai que seules trois personnes peuvent être désignées comme avocat par famille. Mais malheureusement, ma douce Chrome n'en fait pas partie, répondit Mukuro d'un ton mielleux, en désignant la jeune fille de la main. Elle est mon assistante. Et si je ne m'abuse, la Section 15 de la partie B du Paragraphe 78 du « Règlement de la Vongola Famiglia » permet à l'avocat de venir à l'audition avec un ou une assistante. Bien que techniquement l'assistant ne soit pas un avocat, il ou elle peut s'asseoir aux côtés dudit avocat à condition que celui-ci l'autorise.

Cozart hocha la tête, approuvant son raisonnement.

- Très bien, je permets à ton assistante de rester à tes côtés, tant qu'elle n'agit pas au-delà de sa capacité d'assistante, déclara-t-il avant de tourner son attention vers l'auditoire. Nous sommes réunis ici aujourd'hui parce que la famille du Decimo a déposé une plainte contre la famille de Primo pour avoir tenté d'infiltrer leur base. Est-ce correct, famille du Decimo ?

- Tout à fait correct, Votre Honneur, affirma Mukuro. En fait, nous voudrions demander une ordonnance interdisant la famille de Primo de s'approcher de notre base et de notre boss.

- La famille de Primo a-t-elle quelque chose à dire à propos de cette accusation? Demanda Cozart à leur représentant, Alaude, qui se leva.

- Nous aimerions faire opposition dans cette affaire. De notre point de vue, la famille du Decimo a réagi de manière excessive dans cette situation. Et, s'il est vrai que nous avons essayé d'infiltrer leur base, c'était parce que nous avions de bonnes raisons d'entreprendre ce genre d'action. Il n'est absolument pas nécessaire de demander une ordonnance restrictive de la Cour, déclara avec fermeté Alaude. Inutile de le cacher surtout après avoir été pris en flagrant délit.

- Tche, on en n'a rien à foutre de votre raisonnement. On ne vous laissera pas pour autant vous approcher de notre base, se renfrogna Gokudera.

- Malgré cela, nous aimerions que la Cour entende d'abord notre point de vue avant de statuer sur un verdict, dit calmement Alaude, dévisageant le jeune gardien de la tempête.

- Kufufufu… Si vous insistez. Dans ce cas, cela ne vous gêne pas si j'appelle à la barre l'accusé, Vongola Primo, afin qu'il donne sa version des faits devant tout le monde ? Fit Mukuro d'un sourire sinistre.

Alaude étrécit les yeux face au challenge de Mukuro. Il savait très bien quel genre d'avocat étaient les gardiens de la brume. Des avocats de son calibre étaient des experts dans la manipulation et diffamation des faits, en fonction de leurs besoins et de leurs désirs. Ils étaient capables de faire passer un innocent pour coupable et le coupable pour innocent. Inutile de préciser qu'Alaude détestait ce type d'avocat. Giotto allait devoir se montrer prudent face à Mukuro.

- Votre Honneur, puis-je appeler à la barre Vongola Primo pour qu'il réponde à mes questions devant la Cour ? Demanda Mukuro.

- Permission accordée, répondit le juge.

Mukuro avança tranquillement jusqu'à Primo. Il s'arrêta devant lui, un sourire mauvais sur le visage. L'hyper intuition de Giotto se mit en alerte rouge. Quelque chose lui disait qu'il allait devoir s'accrocher face à tout ce que pourrait bien lui jeter à la figure le jeune gardien de la brume.

- Primo, est-ce vrai que tu as suggéré à notre boss, Tsunayoshi, de t'accompagner en ville ? Demanda Mukuro.

- C'est vrai, dit Giotto avec fermeté. Je lui ai demandé de venir avec moi pour acheter du vin à l'occasion de la soirée que nous organisons prochainement.

- Peux-tu nous raconter ce qui s'est passé pendant que vous étiez tous les deux en ville ? Sollicita Mukuro.

- Comme je viens de le dire, nous sommes allés en ville pour acheter du vin pour la soirée. Mais, après cela, nous avons été coursés par des fangirls. Tsuna et moi avons fui. Le temps que nous les semions, nous étions déjà en dehors de l'enceinte de la ville, expliqua Giotto, tentant de réprimer un frisson.

- Et que s'est-il passé après ?

Les yeux de Mukuro brillaient de malice, déclenchant l'alarme aussi bien chez Giotto que chez Alaude.

- Eh bien, nous avons été pris en embuscade par l'ennemi. Ils ont essayé de nous séparer en nous attaquant séparément et nous empêchant de nous entraider. Après m'être débarrassé de mon dernier assaillant, j'ai entendu Tsuna crier pour m'avertir d'un danger puis, me suis retourné pour voir le chef ennemi me tirer dessus. Je m'étais préparé à recevoir les tirs, mais avant que je ne m'en aperçoive, Tsuna s'était interposé, les prenant à ma place, avoua tristement Giotto tout en prenant soin d'éviter les regards chargés de haine de la famille du Decimo.

- Alors, pour résumer… Fit Mukuro, se tapotant le menton prétextant être en grande réflexion. Tu es simplement resté figé comme un idiot en attendant que l'ennemi te tire des balles dans la tête sans même essayer de les éviter pendant que Tsunayoshi les prenait à ta place. C'est bien cela ?

On pouvait entendre des murmures venant de la famille du Decimo. Leurs regards étaient comme des dagues acérées pointées sur la gorge de Giotto. Ce dernier aurait voulu dire quelque chose pour sa défense mais il fut devancé par G.

- Objection, Votre Honneur ! Fit-il, se levant brusquement en frappant la table de ses poings. Je fais objection à la question de Mukuro. Je ne vois pas en quoi cette question est liée à notre affaire !

- Kufufufu… Je te prie de m'excuser, G, mais cette question est liée à notre affaire, soutint le jeune illusionniste avant de se tourner vers Cozart. Et je peux le prouver, Votre Honneur.

- Tu peux poursuivre, fit le juge, invitant de la main Mukuro à continuer.

- Mais, Votre Honneur, il essaye de souiller la réputation de Primo en posant une question non pertinente, protesta G.

- G, nous sommes en pleine audience là, fit Cozart en le fixant droit dans les yeux. Essaye de maîtriser ta colère. Tu ne voudrais pas être renvoyé de cette Cour, n'est-ce pas ?

Alaude tira rudement G sur son siège. Ils n'avaient vraiment pas besoin que G démontre qu'ils étaient des barbares. De l'autre côté, Mukuro eut un petit sourire satisfait. Qui aurait pu savoir que G était un avocat du genre impulsif ? Ce type d'avocats avait tendance à devenir agressif pour démontrer leurs arguments. Ils ne s'arrêtaient devant rien tant qu'ils n'auraient pas amené le coupable devant la justice. Et en même temps, c'était cette nature impulsive qui les rendait si facile à manipuler. Il suffisait juste d'agacer l'avocat pour qu'il perde son sang-froid et il serait vu comme le mauvais gars aux yeux de la cour.

- Primo, pourquoi as-tu décidé d'infiltrer notre base ? Interrogea Mukuro, faisant fi de la protestation de G.

- Parce que j'étais inquiet pour Tsuna et que je voulais lui rendre visite, répondit le blond.

- Et, pourquoi as-tu voulu rendre visite à Tsunayoshi ? Insista le jeune illusionniste.

- Parce qu'il a été grièvement blessé. Je voulais m'assurer qu'il allait mieux, répondit-il tristement.

- Comment Tsunayoshi a-t-il été blessé exactement ? Questionna le jeune homme aux yeux vairons.

- Il a reçu six balles de plein fouet, dit Giotto, d'un ton où perçait sa culpabilité.

- Et à qui la faute? Railla Mukuro, obtenant un hochement de la tête de la famille du Decimo.

- Objection Votre Honneur ! Protesta bruyamment G avant que Giotto ne puisse répondre. Ce n'est rien d'autre qu'une question rhétorique (1). Vous ne pouvez pas autoriser de telles questions à cette audience.

Mukuro lança un regard mauvais à G, irrité d'avoir été interrompu par ce rosichon.

- Je peux vous assurer, Votre Honneur, que ceci n'était pas une question rhétorique. Je lui pose simplement une question afin de clarifier mon raisonnement.

Avant que G ne puisse beugler quelque chose de stupide, Alaude le tira violemment une fois encore. Ses yeux s'étrécirent, relâchant son aura meurtrière contre le gardien de la tempête.

- Si tu n'arrêtes pas immédiatement ces actes insensés, je te retirerais de ta position d'avocat. Tu nous fais passer pour des idiots.

- Tu peux poursuivre, Mukuro, indiqua Cozart, ignorant totalement Alaude et G. Que cherches-tu à nous démontrer?

- Que la famille de Primo ne devrait pas être autorisée à se rendre dans notre base et rendre visite à notre boss. Il est évident que c'est la négligence de Primo qui a causé de graves blessures à notre boss. En tant que gardiens du Decimo, nous avons le droit de les empêcher de voir notre boss, déclara Mukuro.

- Objection Votre Honneur ! C'est une accusation sans fondement. Mukuro n'a rien à prouver avec cette accusation, beugla G.

- G, arrête donc d'objecter à chaque fois, pouvait-on entendre de l'auditoire.

- Sérieux, comment allons-nous pouvoir continuer ce procès si tu persistes à objecter à tout bout de champ ? Grommela Gokudera.

- Ma, ma, du calme, G. Tu devrais laisser Mukuro finir d'abord avant de faire des objections, conseilla Asari.

- C'est EXTRÊMEMENT mal poli d'interrompre les gens quand ils parlent, cria Ryohei.

- Pour avoir fait cette stupide objection, je vais te mordre à mort, siffla Hibari qui sortait déjà ses tonfas.

Cozart frappa son marteau plusieurs fois, avant que les choses aillent en empirant.

- Silence dans la salle ! Silence dans la salle ! Cria-t-il.

Cela calma un peu tout le monde. Puis, il se tourna vers G.

- G, ceci est mon dernier avertissement. Si tu fais une seule autre objection non pertinente, je t'expulserais de ce tribunal, l'avertit-il avant de reporter son attention vers Mukuro. As-tu la moindre preuve qui pourrait étayer ton accusation ?

- Certainement Votre Honneur, répondit Mukuro en se tournant vers son assistante. Chrome, pourrais-tu leur montrer les scènes, s'il te plait.

La jeune fille hocha tranquillement la tête et se leva pour se rendre vers le mur blanc le plus proche. Tous regardèrent Chrome avec curiosité tandis qu'elle sortit son trident et frappa le sol avec. Rapidement, une brume commença à recouvrir le mur, où on pouvait distinguer des images floues. Tandis que les images se firent plus nettes, la famille de Primo eut soudainement un très mauvais pressentiment.


Notes :

(1) Une question rhétorique (ou question oratoire) est une figure de style qui consiste à poser une question n'attendant pas de réponse, cette dernière étant connue par celui qui la pose.

Eh oui, ça va de mal en pis pour la Prima Famiglia. Mais que pouvait-on attendre d'autre de G? Et Mukuro, toujours fidèle à lui même n'est-ce pas? Je le trouve absolument parfait dans ce rôle d'avocat! Alaude est pas mal non plus, mais ça nous aurons l'occasion de mieux le voir prochainement même s'il en pâtira quelque peu... Voilà, c'est fini pour aujourd'hui. Commentaires, délires, questions ou autres, je suis à votre écoute! Portez-vous bien, à très bientôt !