Guest "des bises" : Je viens juste de voir ta review sur Sous ton aile :D Merci ! Aaaah... Zelena cache bien son jeu... Et tu psychotais sur Jafar depuis le début XD Je te laisse découvrir leurs plans sombres et machiavéliques...

Bonne lecture !


Snow était venue plus tôt dans l'après-midi. Emma avait insisté pour que ses parents restent à l'écart le temps que la situation s'apaise. Cependant Snow est, à bien des égards, relativement bornée. Lorsqu'elle s'était présentée sur le pas de sa porte avec un gratin, Regina n'avait osé la renvoyer chez elle bien que l'envie eut été grande.

Elles avaient discuté et Snow était montée depuis quelques minutes déjà. Lucie n'avait pas explosé comme à son habitude et Regina en avait été quelque peu soulagée.

La porte grinça derrière elle et la brune ne daigna pas se retourner. Elle se servit un verre de cidre et un autre à l'intention de Snow. Elle reposa le bouteille de verre et ajusta sa position sur le sofa. Elle porta le verre à ses lèvres et en but quelques gorgées.

« Je n'aurais jamais pensé que cela puisse être si dur. Quand je la vois comme ça... je me dis que ce n'est pas ma fille et je me dis que je suis une mauvaise mère et que je devrais simplement m'estimer heureuse qu'elle soit en vie. », murmura-t-elle d'une voix éteinte.

Elle reposa son verre sur la table basse. Elle se prit la tête entre les mains.

« C'est un enfer. Parfois je songe qu'elle pourrait rester comme cela éternellement.. mais Henry et Emma ne perdent pas espoir... Ce ne sont pas des Charmings pour rien », sourit-elle faiblement.

Ce n'était pas Snow.

Zelena se glissa derrière Regina. Il aurait si simple de passer ses doigts autour de son cou, de sentir le sang circuler sous ses doigts, de serrer jusqu'à voir la vie la quitter. Peut-être aurait-il était plus grisant de la brûler vive et de la regarder se laisser consumer par les flammes ? Ceci aurait été un réel dilemme, il y a encore peu de temps pour Zelena.

« Oh sis, j'en serais presque touchée si tu n'étais pas si pathétique. »

Regina sursauta en reconnaissant sa sœur. Cette dernière prit naturellement place sur le canapé face à elle. La brune resta bouche bée et la suivit du regard. Son visage se ferma instantanément et ne laissa paraître aucune émotion, elle ne laisserait plus surprendre ainsi. Zelena prit le deuxième verre de cidre et en but une gorgée.

« Je dois au moins admettre que ce n'est pas le pire cidre que j'ai eu l'occasion de goûter. », commenta la sorcière.

Zelena croisa les jambes, prenant ses aises. Elle était toute de noir vêtue et ses longs cheveux roux ondulaient sur ses épaules. Regina remarqua l'émeraude luire doucement autour du cou de sa sœur.

- « Tu ne vas pas me tuer ?

- C'est interdit par mon contrat et je ne tiens pas à mourir de nouveau.

- Il stipule pourtant que cet engagement prend fin lorsque Lucie sera à la maison, lui fit remarquer Regina avec méfiance.

- Je ne vais pas te tuer alors de quoi te plains-tu ?, railla-t-elle. …Le petit monkey a l'air de faire des siennes d'après ce que j'ai pu entendre. Elle est insupportable. C'est à vous dégouter d'avoir des enfants. » continua Zelena.

Regina sourit. Derrière ses propos acerbes, Zelena était là. Elle était juste là, elle ne voulait pas là tuer et de sa part, c'était le plus beau cadeau du monde.


« Quel est ton souhait ? » demanda Jafar.

Zelena se détourna de son miroir, satisfaite de son apparence. Elle était à présent fin prête pour rendre une petite visite à sa sœur.

« Je peux lui faire souffrir la mort » continua-t-il d'un ton doucereux.

Zelena passa une main dans ses cheveux et les mèches rousses ruisselèrent entre ses doigts. Elle s'approcha de Jafar et le défia ostensiblement du regard.

« Tu ne feras de mal à personne. Ce n'est pas un souhait, ni une menace... C'est un bon conseil que je te donne, lui souffla-t-elle dans un sourire enjôleur. Si je ne ne trouve que serait-ce que l'once de ton horrible boubou derrière un plan machiavélique... Crois-moi, tu auras tôt fait de regretter le mouchoir de poche qui te sert de refuge. »

Elle effleura sa barbe finement taillé du bout de ses doigts. Jafar se tint droit, impassible.

« Je t'apprécie, ne gâche pas tout. » le pria-t-elle avec plus de douceur.

Elle se recula de lui et prit la lampe du génie. Elle sentait les motifs ornementaux et le métal froid sous ses doigts. Elle plongea son regard dans celui de Jafar et ce dernier crut rêver ces paroles plus qu'il ne les entendit :

« Tu es libre. »

Les bracelets d'or qui menottaient ses poignets se fanèrent et disparurent, le laissant enfin libre de ses chaines. Zelena lança un léger coup d'œil à la pendule tout en reposant la lampe, désormais inutile, sur la table.

« Je vais voir ma très chère sœur... Sois sage... Aboubou. »

Elle ricana, moqueuse et narquoise en le voyant légèrement se crisper à cette appellation. Puis elle s'éclipsa finalement, ne laissant derrière elle qu'un nuage aux couleurs d'émeraudes.


Emma arrêta la voiture jaune dans sa course. Le véhicule butta, mordit le trottoir et s'arrêta. Emma claqua sa portière, passa le portail. Elle enfonça la porte du manoir. Elle avait le teint écarlate. Elle était à bout de souffle. Les battements effrénés de son cœur ne faisaient que lui rappeler que le temps s'écoulaient encore et toujours.

« Le salon... », murmura-elle pour elle-même.

Elle entra dans la pièce, espérant retrouver Regina saine et sauve. Elle mit quelques secondes avant de comprendre la scène qui se déroulait devant ses yeux : Regina et Zelena buvaient un verre en compagnie de sa mère. La scène était surréaliste. Regina lui fit signe de venir s'asseoir et Emma s'exécuta machinalement, sans quitter Zelena du regard. Elle était trop abasourdie pour pouvoir décrocher un seul mot. Elle s'assit néanmoins sur le bout du canapé, prête à se lever dès que la menace se ferait sentir.

Regina lui demanda avec une inquiétude palpable :

- « Emma ? Tu vas bien ? Pourquoi es-tu si rouge ? Il s'est passé quelque chose ? C'est le bébé ?

- Tu viens pour la tuer, c'est ça ? », attaqua cette dernière sans autre forme de préambule.

Emma posa une main sur le genou de Regina à côté d'elle, créant ainsi une faible et symbolique séparation entre elle et Zelena. Elle ignora délibérément sa mère qui lui lançait un regard de reproches comme si son comportement était tout à fait inapproprié.

« Je vois que tu as une tête vide et un ventre plein. » murmura Zelena d'un air mutin.

Emma mit son autre main sur son ventre et se pinça les lèvres. Regina ne put s'empêcher de formuler une légère mise en garde envers sa sœur :

« Attention Greenie... Un morceau de pomme est si vite coincé dans une gorge. »

Zelena sourit, amusée, puis reporta son attention sur Emma. Cette dernière ne pouvait nier que sa belle-soeur avait eu son rôle à jouer...

- « Merci, dit Emma au bout d'un moment. On aurait perdu le bébé si tu n'avais pas été là... alors... .

- Ah ça lui demande un certain effort..., constata Zelena d'un ton monocorde. Et comment va le votre ?, demanda-t-elle à l'intention de Snow. Il a dû grandir.

- Quand on essaye pas de le sacrifier sur un pentacle, il se porte plutôt bien » répondit Emma à la place de sa mère.

Regina préféra couper court à l'échange et de nouveau orienter la conversation sur le sujet précédent. Elle mentionna l'intégration de Hans à Storybrooke et au foyer de Gold. Zelena s'en moqua copieusement, prenant grand plaisir à lancer des répliques cinglantes.

Emma ne disait rien depuis un moment, restant focaliser sur les derniers récents évènements. La petite horloge qui trônait sur la cheminée lui signala l'heure écoulée et aussitôt, sa magie coula de nouveau dans ses veines. Elle ouvrit discrètement sa main et y fit crépiter quelques petites étincelles blanches dans sa paume. Elle reporta son regard sur Zelena.

- « Pourquoi Jafar m'a pris ma magie ?

- Il l'a... inhibée pour une petite heure. Ce n'est pas la mer à boire.

- Il a dit que tu voulais la tuer !, accusa-t-elle d'une voix forte en désignant Regina.

- Oh... A-t-il vraiment fait une telle chose ?, demanda Zelena en penchant légèrement la tête d'un air narquois. Permets-moi d'en douter...

- Tu joues sur les mots, gronda Emma.

- Tu oublies que tu m'as.. sommée de façon absolument rustre et primaire de laisser Regina en paix. Par ailleurs, je crois me souvenir que tu n'as rien exigé à ton sujet... » murmura Zelena avec malice.

Regina comprit alors la nature réelle de leur petit entretien à Neverland. Le comportement de sa femme était, en soi, assez prévisible ou guère surprenant du moins. Cependant elle songeait que sa sœur se cachait derrière cette altercation avec Emma car rien, rien ne la poussait à être ici si ce n'était sa propre envie. Cette pensée étira ses lèvres en un discret sourire que personne ne remarqua. L'attention était portée sur la cruelle facétie de Zelena.

- « Mais...Tu..., bredouilla la blonde.

- Il n'y a pas de mal à plaisanter...en famille, rétorqua Zelena d'un ton désinvolte.

- On ne plaisante pas sur ce genre de choses, cingla Emma.

- Emma..., intervint Snow.

- Calme-toi » dit Regina dans un souffle. Emma prit une profonde inspiration.

Elle ne savait pas si elle était soulagée ou tout juste excédée de son attitude puérile et mesquine.

- « J'ai libéré Aboubou, déclara Zelena de but en blanc.

- Tu as quoi ? » demandèrent Emma, Regina et Snow d'une même voix.


Il rajusta sa cravate autour de son cou. Sa chemise blanche et cintrée ne rendait que sa peau plus dorée et sa stature noble plus appréciable au regard. Lily vint à sa rencontre mais s'arrêta net en reconnaissant Jafar. Ce dernier la salua d'un sourire que Lily ne savait estimer comme poli, carnassier ou narquois. Jafar s'assit au comptoir.

Will et Ruby bavardaient joyeusement ensemble, penchés de part et d'autre du comptoir afin de réduire la distance qui les séparait. Un long frisson parcourut la colonne vertébrale de Will quand il reconnut la voix grave qui s'adressait à lui.

« Tu as toujours un faible pour le rouge. »

Will quitta aussitôt sa chaise et regarda Jafar, confortablement installé au comptoir.

- « Bloody hell ! Qu'est-ce que tu fous ici ?!

- J'attends qu'on vienne prendre ma commande..., murmura calmement Jafar à l'intention de Ruby.

- Qu'est-ce que tu veux ?, demanda Will.

- Quand on a pas de cartes en main, on se tait, Valet de Cœur. »

Jafar fit apparaître une carte dans sa main. On reconnaissait aisément sur l'illustration, la carte dont il avait fait mention. La carte du valet de cœur se mua en une autre au motif plus sombre.

« Pour ma part tu t'apparentes plus à un as de pique », termina Jafar d'un ton monocorde.

La carte du valet était à présent exempt de tout personnage et fioritures, à l'exception d'un motif noir en son centre. Will s'apprêtait à répliquer quand Jafar dessina un bref mouvement à l'aide de son index et de son majeur. La carte s'envola dans un sifflement et se colla à la bouche de Will, le réduisant au silence. Jafar ne put retenir une certaine satisfaction.

Il se tourna alors vers Ruby et demanda d'une voix polie quoique assez ferme :

« Maintenant, seriez-vous disposée à m'accorder une réservation ? »


- « Il ne veut tuer personne, informa Zelena.

- Oh mais on est tout de suite rassuré !, ironisa Emma.

- Tu n'as pas remarqué qu'il n'avait plus ses bracelets ? » demanda innocemment la sœur de Regina.

Emma fusilla Zelena du regard. Cette femme était définitivement insupportable. Si elle semblait avoir un peu abandonné l'idée de charrier sa sœur pour le moment, et s'était rabattue par dépit sur la Sauveuse. Regina roula des yeux, blasée de ces enfantillages ridicules.

Snow faisait tournoyer sa petite cuillère dans sa tasse afin de s'occuper. Elle suivait l'échange du regard, avec assiduité et silence. Son thé était froid à présent.

« Où va dormir Jafar ?», demanda-t-elle dans l'espoir d'apaiser les tensions.

Regina haussa les sourcils. Sa belle-mère avait le chic pour intervenir dans la conversation.

« Chez moi » répondit Zelena avec évidence.

Emma n'en fut guère surprise. Elle croisa les bras et demanda encore avec aplomb :

- « Et c'est toi qui va le surveiller ?

- Naturellement. »

Emma ricana, guère convaincue par ce que sa belle-sœur clamait avec tant d'assurance. Zelena décroisa les jambes et redressa son assise.

- « Il ne vous fera rien, assura-t-elle. Il a déjà eu ce qu'il voulait. Puis plutôt que de vous occuper d'Aboubou, vous feriez mieux de vous occuper de votre petit monstre pleurnichard.

- C'est notre fille que tu appelles comme ça ?, cingla Regina.

- Qui d'autre ?, s'amusa sa sœur.

- Je vais me faire un chocolat chaud. »

Regina leva les yeux vers Emma qui quittait le salon en claquant la porte. Snow échangea un regard avec sa belle-fille qui acquiesça et sortit à son tour, pour rejoindre Emma. Le bruit de ses talons s'éloigna avec elle. Snow porta sa tasse à ses lèvres et grimaça, désapprouvant plus que de raison le goût insipide de son thé froid. Elle demanda ensuite à Zelena, sur le ton de la conversation, quelle personne était Jafar.


Sher Khan était étendu à même le sol, profitant des rayons du soleil. Lucie s'était allongée à côté de lui, la tête sur son flanc. Elle entendait sa respiration lente, sentant son flanc se soulever légèrement afin de s'affaisser de nouveau au rythme de son souffle.

« On m'a dit que Marianne n'était pas ma mère. »

Les oreilles du tigre s'agitèrent et il redressa la tête, sortant de son sommeil.

- « On m'a dit que j'avais deux mères, continua Lucie, le regard rivé sur le ciel d'un bleu éclatant. Mais c'est pas vrai parce que ça voudrait dire que ma maman est la méchante.

- Mais Marianne ne t'a jamais fait de mal. Alors quoi qu'il arrive, tu n'auras pas à la haïr... Les choses ne sont parfois pas ce qu'elles semblent être cependant, soupira-t-il.

- Par exemple ?

- Les gens pensent que je suis une bête sanguinaire, s'amusa le tigre.

- Toi ?, s'étonna Lucie. On dirait une grosse peluche.

- J'ai été un homme avant, confia encore Sher Khan. Enfin un petit d'homme moi aussi.

- Ah bon ? »

Elle se redressa pour croiser le regard du tigre qui était soudain rieur. Les yeux de la jeune fille s'assombrirent de nouveau et elle chuchota au grand félin :

- « Ils veulent me faire boire une potion pour que je retrouve ''mes souvenirs''.

- Pourquoi ne pas la boire ?, questionna-t-il en remarquant la mine songeuse de l'enfant.

- Et si c'était un mensonge ? Si c'était un piège ?

- Il faut croire pour voir et non pas voir pour croire, conclut-il avec sagesse. Que risques-tu à essayer ? »

Il posa son imposante tête sur ses genoux. Lucie caressa sa fourrure et il ferma les yeux. Sher Khan savait que croire en une chose était là, la force la plus redoutable. Car si tel n'était pas le cas, Lucie ne serait pas en train de caresser un tigre à Neverland.


Lucie frotta ses yeux et s'assit sur son lit. Son sommeil avait été bref et les paroles de Sher Khan raisonnaient encore à ses oreilles. Elle regarda son réveil qui lui indiqua une heure assez avancée. Elle s'étonna que le garçon ne soit pas venu raconter l'histoire...

Elle resta assise quelques instants puis se décida à explorer la pièce. Elle ne l'avait jamais fait jusqu'alors. Elle toucha des peluches dont elle ne se souvenait pas. Elle manipula des jouets dont elle ne se souvenait plus.

Elle aperçut quelque chose par terre. Elle ramassa le cadre qui gisait à terre coincé entre le lit et la table de chevet. Elle regarda la photo et fronça les sourcils. La photo était étrange. Elle reconnaissait les deux femmes... et le garçon qui lui lisait le livre... Mais la petite fille au centre... Elle avait des cheveux bruns qui tiraient vers le roux comme les siens, le même nez, les mêmes yeux... Lucie reposa le cadre sur la table de nuit.

Elle s'approcha d'un mur. La peinture était d'un doux violet uniforme... sauf en bas de ce mur-ci. Des petites taches sombres troublaient la surface violette. Lucie effleura les petites formes de ses doigts. Le garçon lui avait raconté l'anecdote autour de banal détail. La Sauveuse avait été surprise par la Reine en train de s'amuser à chanter plutôt que de continuer à peindre avec minutie. Le pinceau était tombé dans le pot, éclaboussant le mur le plus proche. Mais si la réalité était morne, elle aurait inventé une histoire plus fantaisiste. Elle aurait dit que ces taches avaient été causées par la chute d'une étoile filante.

Lucie secoua la tête, guère convaincue :

« Les étoiles ne sont pas assez bêtes pour tomber. »

De plus, elle n'aurait jamais inventé pareille histoire... Mais sa propre pensée était hésitante. Elle avait peur d'avoir raison et de vivre avec les meurtrières de sa mère. Mais cette fois, elle avait peur d'avoir tort. Et si elle avait deux mamans après tout ?


Regina rejoignit Emma dans l'entrée en prenant garde à refermer la porte du salon derrière elle.

- « Attends, tu laisses ma mère seule avec ta sœur ?, lui fit remarquer Emma.

- Elle ne lui fera rien.

- Tu sais qu'elle a son collier ?, s'inquiéta Emma. L'autre connard de Jafar m'a privée de mes pouvoirs, il a insinué qu'elle allait te tuer. J'ai paniqué et je suis revenue aussi vite que j'ai pu et... Je rentre et je te trouve en train de boire un thé avec elle. Et ma mère en plus...

- Ce qui t'étonne c'est que je boive un thé avec ma sœur ou avec ta mère ? » plaisanta-t-elle.

Cependant, elle regretta quelque peu sa plaisanterie, remarquant qu'Emma demeurait soucieuse.

- « Elle veut saisir la deuxième chance qui s'offre à elle, reprit-elle avec plus de sérieux.

- Et tu la crois ?, fit Emma sceptique.

- Oui, avoua la brune.

- Tu es sûre qu'elle ne veut pas te tuer ? »

Emma se passa une main sur le visage. L'inquiétude imprégnait encore ses traits. Regina l'attira doucement vers elle, enlaçant sa taille. Elle ramena Emma au plus près de son cœur. Cette dernière enveloppa la brune, à son tour, de ses bras.

- « Elle a libéré Aboubou de la lampe, lui rappela Regina dans un sourire moqueur.

- Ah tu vois, toi aussi tu finis par l'appeler comme ça. Mais il...

- Non, la coupa-t-elle avec douceur. Il n'aspire qu'à une vie paisible et Zelena va s'en assurer. Elle l'a libéré, c'est une preuve qu'elle a changé... un peu, concéda-t-elle en voyant la mine désapprobatrice de sa femme.

- Je savais qu'elle se taperait Aboubou, conclut Emma.

- Tu es vulgaire... »

Elles se sourirent brièvement puis les traits d'Emma redevinrent sérieux.

- « J'ai eu si peur qu'il t'arrive quelque chose..., confia la blonde du bout des lèvres.

- Je suis assez résistante », lança Regina dans une grimace amusée.

La brune inclina la tête et rapprocha ses lèvres de celle d'Emma. Elle y déposa quelques baisers légers, que sa femme finit par lui rendre, légèrement plus appuyés. Elles ne remarquèrent pas immédiatement qu'elles étaient observées.

La petite fille se pinça les lèvres, hésitante puis se lança :

« Heu... »

Les deux femmes levèrent les yeux vers les escaliers. Lucie se cachait derrière la rambarde. Regina se dégagea doucement d'Emma.

- « Oui ?

- Le garçon vient toujours continuer l'histoire... Et il est toujours pas venu...

- Je l'appelle tout de suite » répondit Regina.

Elle sortit son téléphone. Il décrocha dès la première sonnerie. Elle se montra brève avec son fils : « Elle te réclame. »


Henry claqua la portière. Il prit sa valise dans le coffre. Il pouvait déjà voir le bus approcher en direction de l'arrêt. Il embrassa ses mères et leur assura que tout irait bien. Il s'accroupit pour être à la hauteur de sa petite sœur. Elle renifla et étouffa un sanglot.

- « Je vais à l'école, rappela-t-il. Et je reviens la semaine prochaine en plus.

- Mais c'est long..., souffla Lucie d'une voix faible.

- Moi je ne pleure pas quand tu vas à l'école, lui fit-il remarquer.

- Mais toi c'est loin...

- Pense que tu pourras squater ma chambre. »

Il lui sourit. Il se voulait rassurant. Lucie laissa échapper un rire bref avant de cacher son visage derrière le col de son blouson.

« C'est pas drôle si t'y es pas. »

Elle se jeta dans les bras de son frère qui faillit tomber. Lucie pleura. C'était la première fois que sa famille serait séparée.

- « Ca passera vite. Tu vas aller à l'école, tu vas t'amuser avec tes amis et quand tu seras en train de forcer Ma et Maman à regarder un dessin animé en te goinfrant de popcorn... je serais là. C'est pas long, tu verras.

- Je veux aller avec toi...

- Tu dis ça mais le soir même tu pleurerais pour être à la maison... »

Henry embrassa sa petite sœur puis se releva. Il dit une dernière fois au revoir à ses mères et monta dans le bus. Il n'en montra rien mais il avait également quelques appréhensions à l'idée d'être loin de sa famille. Le bus redémarra et il leur fit signe à travers la vitre. Puis le véhicule s'éloigna. Henry était parti.

Lucie demanda à ce que sa mère brune la porte afin qu'elle puisse mieux voir le bus partir. Regina tint sa fille contre elle.

- « Maman... je veux Henry..., souffla Lucie d'une petite voix.

- Je sais, mon cœur...

- On le revoit vendredi prochain, poussin. Ca passera vite. », la rassura sa mère blonde en lui prenant la main.

Emma sortit son téléphone de sa poche. Quelqu'un venait de lui envoyer un message. Lorsqu'elle prit connaissance de l'auteur, elle lut le contenu à voix haute :

« Dis-lui que si elle a besoin de moi, elle peut m'appeler. Je vous aime. XOXOX »

Lucie demanda à voir le message. Elle ne savait pas encore très bien lire mais pouvait déjà reconnaître certains mots, dont le prénom de son frère. Malgré leurs différences d'âge, ils étaient très complices et ces premiers au revoir étaient attristants pour elle. Mais elle savait qu'elle pouvait compter sur lui, pas parce qu'il le lui avait dit, mais parce qu'elle le ressentait.


Notes :

OnceIWas avait deviné le ship Jafar/Zelena :) Elle a trouvé le nom Wicked Genie. Ca a de l'allure :D Adjugé, vendu ? ;)