Me revoilà !!! Je sais, je sais, après une absence relativement longue comparé à ce à quoi je vous ai habitué(e)s. Là j'invoquerai l'excuse de la reprise de la fac… Eh bah ouais même si on ne peut pas dire que je travaille beaucoup mes cours (^^') je passe un peu moins de temps sur mon ordi… Mais ne vous inquiétez pas, je ne vais pas beaucoup ralentir mes posts ! D'autant qu'on approche inexorablement de la fin… *Essuie une petite larme*.

Allez, ça suffit de vous parler de moi, réponse aux reviews !

Cassandre8 : ah je crois que chacune des admiratrices de Darcy aimeriont aller le consoler… xD

C et Dille : un génie de l'actualisation… laisse-moi te dire très chère que je n'ai plus les chevilles qui enflent mais carrément qui explosent là ! En effet j'ai essayé de faire cette lettre dans l'esprit de celle de Darcy… Bon, moins longue, c'est sûr. Enfin bref merci beaucoup pour toutes tes fleurs ^^.

Noulouk : merci beaucoup, et voilà pour la suite ^^ !!!

Sophiebelier : ah la suite a un peu tardé je le crains… désolée…

Arya19 : ah je me doutais que l'idée d'une Caro Darcy ne te laisserait pas indifférente… J'ai pas fumé mais on pourrait croire ^^. Et non pas trop « frappante » la réaction de Fred… ça l'aurait mal foutu en temps que « beau-père éventuel » ;-D

Liloulette : ah t aimes bien Logan ? Eh bien voici une autre petite dose de lui… ^^

Titepupuce : ne t'en fais pas les deux handicapés des sentiments vont y arriver… Quant à Joana, elle va un peu se bouger aussi… J'en dis pas plus ^^

Virginie : merci !!! Oui ma fic avait disparu, ainsi que tout le thème austen… Pff… enfin bref !

Toun : Frederic n'appartient qu'à moi cherche pas à te creuser les neurones ^^ j'ai pris quelques libertés… lol. La golfette hein ? Un peu excessif, mais crois-moi, un club de golf peut faire beaucoup, beaucoup de mal… Nyark…

Bou : et oui, Lizzie est une femme pleine de contradictions… Mdr

Linou : merci beaucoup§ En espérant que la suite soit à la hauteur !

FireRox : merci beaucoup pour toutes tes reviews ! J'ai serré les dents en craignant tes foudres quand j'ai vu que tu ne voulais pas de Wickham en tant que père… Mdr ^^ mais apparemment ce n'est pas moi mais lui que tu veux pendre :D Voilà pour la suite !!!

Julie : ouais boulets de la communication… ça les décrit bien !!!


PARAITRE

Et les semaines s'écoulèrent, paisibles. Tous les week-end, Will venait voir Lizzie et Logan. Ils sortaient, regardaient un film, jouaient, peu importait mais ils étaient ensemble. Will et Lizzie gardaient toujours une certaine réserve ; l'essentiel, pour chacun d'eux, était de ne pas montrer à l'autre ses sentiments.

Cela faisait trois week-end que Lizzie et Will se voyaient ainsi ; et jusque là, cette relation leur convenait très bien.

Très bien, ce n'était pas parfait ; mais c'en était proche. Lizzie s'était intégrée sans aucun problème à son nouveau travail, Logan avait moins de problèmes avec les autres enfants de l'école, et Will… Will aurait préféré que Lizzie réintègre son poste dans son entreprise, mais sans doute leur relation au boulot aurait-elle été tendue. Non, il fallait se contenter de ce qu'ils avaient.

Cependant, la monotonie semblait ne pas vouloir s'installer dans la vie de Lizzie.

Un soir, alors qu'elle récupérait Logan, elle entendit une vois trop connue derrière elle.

- Bonjour Lizzie. Salut, Logan.

Elle se retourna vivement, faisant face à cet homme dont les boucles blondes rappelaient indéniablement celles de son fils. Les yeux bleus, victorieux, la vrillaient du regard. Elle comprit immédiatement ce qu'il avait l'intention de faire.

Non…

- Que fous-tu là ? Demanda-t-elle vivement, tendue.

Comment avait-il su à quelle école allait Logan ? Bon, d'accord, il suffisait de noter les adresses des différentes primaires de la ville et de commencer par les lieux proches de son domicile et de son lieu de travail ; George avait bien des défauts, mais il savait se montrer astucieux. Ça lui avait pris un peu de temps quand même.

- Tu crois que ce sont des manières de parler devant ton fils ?

Elle le fusilla du regard.

- C'est qui maman ? Demanda Logan, levant ses grands yeux vers elle.

- Personne mon chéri.

Non, personne… Tu n'as pas besoin de savoir. Pas tout de suite, pas ici.

- Mais il sait comment je m'appelle !

Et zut…

- Viens, on rentre.

- Quand même, Lizzie, tu pourrais faire l'effort de nous présenter ! C'est mon fils !

Lizzie ferma les yeux et serra la main de Logan. Celui-ci, trop surpris, regarda Georges comme si c'était un extra-terrestre.

Ça y est. Ç'avait été dit.

- Eh oui Logan ; je sais que je n'ai pas été présent jusque là, mais je suis de retour. Et j'ai bien l'intention de rattraper le temps que nous avons perdu.

Lizzie rouvrit les yeux lentement et fusilla Georges du regard.

- Il est hors de question que tu t'approches de nous c'est clair ?

- Enfin Lizzie…

- Viens Logan, on rentre.

Georges les héla alors qu'ils s'éloignaient, et leur cria des mots qui glacèrent la jeune femme.

- Tu ne pourras pas toujours me fuir, Lizzie. Je ferais toujours partie de votre petite famille. Si tu t'obstines à refuser de me laisser voir Logan de temps en temps je me verrai obligé de saisir la loi !

Elle n'entendit pas la suite, trop pressée de rejoindre sa voiture, de s'éloigner d'ici. De rentrer chez Frederic, comme si ça pouvait changer quelque chose. Elle ne savait pas si juridiquement Georges pouvait obtenir des droits sur Logan, mais elle ne prenait pas ses menaces à la légère ; et il était hors de question qu'elle lui accorde de passer du temps seul avec son fils. Elle ne lui faisait pas confiance. Il avait toujours été irresponsable, et elle n'espérait même plus qu'il ait changé sur ce point là.

C'est choquée qu'elle se gara enfin dans la cour de Fred ; Logan était dans le même état qu'elle. Ils allaient avoir besoin d'une conversation tous les deux.

Quand ils passèrent le seuil de la maison, Frederic remarqua tout de suite leurs airs. Mais il n'eut pas le temps de poser de questions ; Logan leva son regard vers sa mère.

- Dis maman, je croyais qu'il ne pouvait pas rester avec nous papa ?

Lizzie jeta un regard vers Frederic ; celui-ci s'inquiéta tout de suite.

- C'est le cas mon chéri. Il vient juste de réapparaître.

C'était le cas de le dire.

- Alors il va revenir vivre avec nous ?

- Non, Logan. Ce n'est plus possible.

- Mais pourquoi ? C'est toi qui veut pas ?

- Eh bien… La vérité, Logan, c'est que les adultes, c'est compliqué. Je ne peux pas me remettre avec ton père, trop de choses nous séparent. Nous serions malheureux ensemble, et toi aussi tu serais malheureux.

- Mais qu'est-ce que tu en sais ! Je veux avoir un père moi ! Tout les autres enfants ils ont un père, et ils ne sont pas malheureux !

Lizzie ferma les yeux, épuisée ; elle comprenait que la vie de Logan ne devait pas être simple à l'école. Mais sérieusement, est-ce que ça arrangerait les choses qu'elle lui dise la vérité ? À savoir que son père n'avait jamais voulu de lui auparavant ? Qu'il avait même tenté de le tuer ? Non, ça n'arrangerait certainement rien.

- Pourquoi tu ne veux même pas que je le voie ? Je te déteste !

Logan courut s'enfermer dans sa chambre ; Lizzie pâlit.

Maintenant, Logan la détestait.

Elle ne pouvait malgré tout pas le confier à son père. On ne pouvait pas lui faire confiance.

Les larmes commencèrent à couler sur ses joues, et sans comprendre comment elle se retrouva assise sur le canapé dans les bras de Frederic.

- Tu me racontes ce qu'il s'est passé ? Demanda celui-ci une fois qu'elle se fut un peu calmée.

Elle lui relata l'entrevue qu'elle venait d'avoir avec Wickham. Frederic se fit pensif.

- Je ne pense pas qu'il puisse t'obliger à quoi que ce soit, Lizzie. Juridiquement… Déjà, il faudrait qu'il prouve qu'il est le père de Logan. Ça impliquerait qu'il le force à subir un test de paternité ; je ne sais pas si c'est légal, fit-il après un court silence.

- Et si ça l'est ? Je ne pourrais pas supporter de lui laisser Logan !

Lizzie se pinça le nez, s'exhortant au calme.

- Je t'ai tout raconté. Tu le sais aussi bien que moi, il n'est pas responsable, il… Il ne voulait pas de lui !

Les derniers mots étaient sortis tous seuls, et Lizzie se plaqua une main sur la bouche ; et se tut soudainement. Elle fixa Frederic, qui regardait d'un air grave derrière elle.

Pas besoin de se retourner ; elle sut tout de suite.

La chambre de Logan n'était pas très éloignée du salon ; à tous les coups, celui-ci s'était approché pour écouter leur conversation.

- Papa ne voulait pas de moi alors ? Demanda la voix de Logan, confirmant ses craintes.

Lizzie ferma les yeux, puis se tourna vers son fils, se mordant la lèvre.

- Comme je t'ai expliqué, c'est qu'il… n'était pas prêt. Ce n'est pas par rapport à toi, Logan ; c'est juste que… Eh bien, il n'était pas encore prêt à avoir un enfant.

Les yeux de Logan se remplirent de larmes.

- C'est pour ça que vous êtes plus ensemble ? C'est à cause de moi ?

Lizzie réalisa l'ampleur des craintes de Logan et se leva vivement du canapé pour aller le prendre dans ses bras.

- Non mon chéri, ce n'est pas à cause de toi. Moi j'étais prête à t'avoir, je voulais t'avoir. Et j'ai réalisé que… ton père et moi n'étions pas faits pour être ensemble. Nous ne pouvions pas avoir le même avenir si tu préfères.

Logan hocha la tête, le nez dans les cheveux de sa mère. Au bout de quelques secondes, il murmura d'une voix faible.

- Je suis désolé de ce que je t'ai dit maman. Je t'aime.

Ses petits bras encerclèrent le coup de Lizzie ; la jeune femme se sentit immédiatement mieux.

- Et maintenant, il est prêt pour m'avoir alors ? Demanda Logan après une courte réflexion.

Là, Lizzie ne chercha plus à défendre George. Elle ne pouvait pas être certaine d'agir dans l'intérêt de son fils, mais rien ne pourrait la convaincre de laisser sa garde à son père ; père qui ne l'était que d'un point de vue purement génétique.

- Non Logan. C'est un des points sur lequel nous ne sommes pas d'accord. Il n'est pas quelqu'un de responsable. Il n'est pas capable de s'occuper d'une autre personne que lui-même.

- Mais je pourrais lui montrer comment faire moi ? Fit Logan, désespéré.

Lizzie le regarda dans les yeux d'un air triste et songeur.

- Je ne crois pas mon cœur.

Elle vit la déception dans les yeux de son fils. C'était compréhensible ; il venait juste de rencontrer ce père qui lui avait tant manqué pendant six ans, et ce juste après avoir perdu Will.

Will.

Comment en l'espace de quelques semaines avait-il pu devenir si important ?

- Mais moi j'aimerai tellement avoir un père.

La voix déçue de Logan traversa les esprits de Lizzie, la ramenant sur Terre.

- Eh bien… Tu sais Logan, un père, ça ne se résume pas à la personne qui… t'a engendré. C'est e fait plutôt quelqu'un qui serait toujours là pour toi, qui t'élèverait comme son propre fils, qui t'aimerait. Mais, si tu le souhaites, je vais en discuter avec George. On verra si on peut faire en sorte de se voit tous les trois parfois. D'accord ?

Ces mots déchirèrent Lizzie ; la jeune femme ne voulait pas ça. Elle ne voulait absolument pas que George passe du temps avec Logan.

Mais c'était peut-être la seule solution qu'il accepterait au lieu de la traîner en justice. Voir Logan de temps à autre, elle à proximité.

Quoiqu'elle en doutait ; Jane devait avoir raison.

Il devait être revenu pour l'argent.

Mais il était hors de question d'expliquer ça à Logan.

.

.

Quand Will vint retrouver Lizzie et Logan, le samedi après-midi, il trouva qu'ils avaient l'air… préoccupés. De la part de Lizzie seule, il se serait déjà inquiété ; mais de la part de Logan… Il n'y connaissait pas grand-chose en enfants, mais il pensait bien qu'un enfant de cet âge ne devrait pas avoir cet air. Ce n'était pas… Normal.

Quand il les ramena chez Frederic, Logan se dirigea tout de suite vers sa chambre, le saluant à peine. Lizzie le regarda partir, se mordillant la lèvre. Will regarda Lizzie.

Quand elle se tourna vers lui, elle nota tout de suite l'interrogation dans ses yeux, et, résignée, l'invita à la suivre vers le banc qu'avait installé Frederic dans son petit jardin.

- Il y a un problème ? Demanda Will.

Lizzie hocha la tête.

- C'est George. Wickham. Le père de… Enfin tu sais.

De plus en plus inquiet, Will incita la jeune femme à continuer.

- Il me réclame la garde de Logan. Il veut… me traîner en justice.

- Pourquoi ! S'exclama Will, horrifié.

Il se leva, sous le coup de la colère.

- Il l'abandonne, après avoir cherché à te faire…

- Moins fort, le supplia Lizzie.

Will frémit de rage, mais baissa d'un ton et vint se rasseoir près de Lizzie. Il passa ses bras autour d'elle ; elle se laissa aller contre lui.

- Juridiquement, je ne sais pas, murmura Lizzie. Je ne sais pas s'il peut…

Will la berça contre lui quelques instant, pensifs.

Ce salaud revenait comme une fleur, six ans après, réclamer la garde d'un enfant dont il ne s'était jamais soucié auparavant.

- Pourquoi ? Murmura-t-il, presque pour lui.

Lizzie ne put se résoudre à répondre. Elle le sentait, il n'attendait d'ailleurs pas réellement une réponse.

Elle avait juste besoin de réconfort en cet instant précis ; et c'est ce qu'il lui offrait.

Elle se lova plus contre lui, et il resserra son étreinte autour d'elle.

Mais lui, il était ailleurs.

À cent mille lieues de là.

La première chose qu'il fit, en rentrant chez lui, fut de chercher le numéro du chef de la sécurité de son entreprise.

- Allô, John Coopers ?

- Lui-même.

- William Darcy à l'appareil.

- Oh, bonjour, Monsieur. Que me vaut votre appel ?

- J'aurai besoin de savoir si vous aviez la possibilité de me localiser une personne.

- Avec mon badge et quelques contacts que j'ai dans la police, ça devrait être possible. Si ce n'est pas indiscret, avez-vous des problèmes ? Subissez-vous des menaces ?

Will ne tenait pas à s'étendre sur le sujet. John Coopers n'avait pas besoin de savoir que ses questions n'avaient aucun rapport avec l'entreprise.

- Rien d'alarmant, pour l'instant. Quelques menaces sans grand poids de la part d'une… ancienne connaissance. J'aurai besoin que vous me localisiez un certain George Wickham à New York. Cherchez d'abord dans les hôtels et motels à bas prix.

- Bien, c'est noté. Est-ce urgent ?

- Euh, non, vous pouvez prendre votre week-end tout de même. Mais il me la faudrait assez vite.

Il n'allait pas priver ce brave homme de ses deux jours hebdomadaires. Ou plutôt, de son dimanche. Car là, il était déjà tard.

Ils raccrochèrent, et Will commença à réfléchir.

Quand bien même il retrouverait Wickham, que pourrait-il bien faire ? Lui casser la gueule, le menacer de mort s'il ne se barrait pas de la vie de Lizzie et Logan ? Ce n'était pas franchement son style, et il n'avait pas de contact dans le milieu mafieux à qui demander ce genre de service.

Non, sincèrement, il ne voyait pas ce qu'il pourrait faire. Lui demander les raisons de sa soudaine envie de paternité, peut-être.

Peu importe, il verrait bien. Il improviserait. Mais il fallait qu'il fasse quelque chose.

.

.

Mardi, John Coopers appela directement Will pour lui communiquer l'adresse provisoire de Wickham. Ç'avait été rapide ; Will avait eu raison de le faire d'abord chercher dans les hôtels miteux.

Incapable d'attendre, il se rendit à l'adresse. Il frappa à la porte, et se retrouva nez à nez avec Wickham.

- Que faites-vous ici ? Demanda George, fronçant les sourcils.

- Je suis venu vous poser quelques questions. J'ai appris que vous importuniez Lizzie, et l'idée me dérange, fit-il en croisant les bras sur son torse.

Wickham eut un rictus mauvais.

- Parce que vous êtes encore ensemble ?

Will le fusilla du regard.

- Nos histoires ne regardent que nous.

- Et il en va de même de mes histoires avec Elizabeth.

- Ne croyez pas que vous allez vous en tirer comme ça.

- Que comptez-vous faire ? Me traîner en justice pour harcèlement ? Je ne harcèle pas Lizzie, je veux simplement passer du temps avec mon fils.

Le sourire narquois qui accompagna ces paroles glaça Will ; il comprit immédiatement que ça n'avait rien à vis avec un lointain instinct parental qui se serait réveillé. Mais quel était le but de Wickham ? Faire payer Lizzie ? Peu probable. Elle ne lui avait rien fait, ne lui avait jamais réclamé une pension, l'avait simplement effacé de sa vie. Alors pourquoi venir la chercher jusqu'en Amérique ?

Sa situation ?

- Tous les problèmes ont une solution, commença William, jaugeant du regard la réaction de son vis-à-vis. Que voudriez-vous pour les laisser en paix, disparaître définitivement de leur vie ?

.

.

Les jours passèrent ; Lizzie se rongeait les sangs.

Mais rien n'arrivait.

Pas de nouvelles de George. Elle ne le revit plus ; au fil du temps, elle se détendit.

Visiblement, il avait disparu.

Un soir, elle en discuta avec Joana ; elle s'était en effet beaucoup rapprochée de l'institutrice du temps où elle était avec Will, et, bien que leur histoire soit finie, elles étaient restées amies. Cela faisait longtemps qu'elles n'avaient pas discuté, et ce soir Joana l'avait invitée à pendre un café.

Au fur et à mesure, Lizzie en était venue à lui parler de Wickham. De sa réapparition, aussi, et de son inquiétude.

- Enfin, tu n'as plus de soucis à te faire, fit Joana après que Lizzie lui eut raconté les menaces que George lui avaient faites l'autre jour devant l'école. Will s'est occupé de tout.

Elle se mordit la joue instantanément, et rougit en jetant un regard inquiet à Lizzie.

- Pardon ? Fit celle-ci, fronçant les sourcils.

- Oh, zut. J'avais promis de ne rien dire. Lizzie, ne m'en veut pas, je…

Lizzie se recula dans sa chaise et croisa les bras sur sa poitrine.

- Tu en a trop dit ou pas assez. Jo, va au bout de ta pensée.

Joana hésita ; puis elle décida de se lancer. Après tout, quand son frère lui avait rencontré son entrevue avec Wickham, il lui avait fait promettre de ne rien dire à personne ; mais Joana, elle, était contre l'idée. Elle voulait qu'il en parle à Lizzie, espérant que ça arrangerait leurs relations.

- Voilà, en fait… Will m'a demandé de ne rien te dire, mais il a retrouvé Wickham. Comment exactement, je n'en sais rien. Et il lui a rendu visite. Et, euh… Apparemment, Wickham…

Joana se mordit la lèvre.

- Apparemment, Wickham s'est contenté d'argent. En échange d'une certaine somme, il a accepté de prendre ses cliques et ses claques et de se faire oublier.

Lizzie pâlit devant cette révélation ; elle n'était pas tellement surprise que Wickham ait oublié son idée d'être père à côté de l'argent facile.

Non, ce qui la surprenait, c'était que Will, loin de la juger pour le choix de son ex, s'était démené pour le retrouver en quelques jours et avait été jusqu'à dépenser une certaine somme pour qu'il lui laisse la paix.

Cette histoire d'argent lui faisait honte ; mais elle se doutait que Will ne s'était pas mis au bord de la ruine, et n'en souffrirait pas ; non, en fait, tout ce qu'elle ressentait au final, c'était une intense reconnaissance.

Les larmes lui montèrent aux yeux, et incapables de les retenir, elle les laissa couler. Joana la prit contre elle, un peu désemparée.

C'était des larmes de regret, regret d'avoir perdu Will ; mais aussi des larmes de soulagement.

George était parti.


Pfiou, c'était dur. Je n'ai pas trop aimé écrire ce chapitre, surtout la fin ; le fait que Will débourse de l'argent me met plutôt mal à l'aise. Allez comprendre pourquoi ^^. Enfin bref. À bientôt pour la suite !