Hello comment allez-vous ?
Merci à : caro30, melacullen, Betifi (tu auras bientôt ton pseudo souligné si tu continues à me laisser des reviews comme tu le fais, lol).
Rappel du chapitre précédent :
Une fois celui-ci bouclé je soufflai un bon coup et allai le poser sur le bureau de mon chef, ayant bien stipulé que j'avais trouvé l'adresse de cette pourriture dans les pensées de son frère pendant notre discussion.
Je venais de faire un pas de plus dans ma reconstruction en abattant le premier détritus des 6 qui m'avaient agressée.
Disclaimer : les personnages majoritaires sont à moi, les autres je les emprunte à Stephenie Meyer.
AVERTISSEMENT : scène susceptible de choquer les âmes sensibles de mes jeunes lectrices, signalée par OoO.
Chapitre 25 : Sauvetages multiples
***
J'étais conviée à me rendre au palais de justice de Seattle pour savoir si malgré le fait que je sois maintenant dans un fauteuil roulant je pouvais ou non continuer à exercer mon rôle de Policière Universelle dite « Traqueur » comme m'avaient surnommée récemment certains journalistes en manque de sensations et avides d'écrire un article sur moi. Manque de chance pour eux je les fuyais comme la peste.
Pendant près de 8h, les juges, qui me délivraient les contrats d'exécutions, me testèrent sur de nombreux points qui leurs étaient importants, à savoir si je n'étais pas gênée par mon fauteuil pour dégainer mon arme et m'en servir sachant qu'il y a toujours du recul avec un tir. Si je maniai bien mon fauteuil et diverses autres choses. Puisqu'ils virent que rien ne m'empêchait d'accomplir correctement la tâche qui m'était assignée, je gardai mon accréditation à éliminer les ordures de notre planète.
Je faisais enfin un avec mon fauteuil surtout depuis que je savais mieux m'en servir mais aussi depuis que mes coéquipiers et mon frère m'en avaient offert un plus ergonomique et d'allure sportive comme les fauteuils des joueurs de basketball handicapés, que je contrôlai beaucoup mieux que l'ancien. Je me déplaçai mieux et plus vite avec.
Cela fait trois mois maintenant que je suis coulée dessus et je me suis, en fin de compte, faite au fait que je ne puisse peut-être plus jamais me tenir sur mes jambes.
Je passe de temps en temps faire un petit coucou à ma classe dont s'occupe très bien Steven. Il s'est très bien intégré et Rikyu ne lui a pas fait vivre un enfer. C'est ce que j'avais craint en lui proposant mon poste mais il a été génial avec lui et ils s'entendent super bien. D'ailleurs ils se liguent contre moi quand je viens faire un tour à l'orphelinat. Ce qui amuse beaucoup les enfants.
Notre unité est sur une nouvelle affaire qui met les talents de démineur de mon frère à contribution.
Il y a eu plusieurs alertes à la bombe et certaines ont explosé faisant pas mal de dégâts matériels mais également de pertes humaines. Nous étions d'ailleurs sur le dernier lieu où on nous avait affirmé qu'une bombe se trouvait, cachée dans la chaufferie d'un des immeubles de l'université de Seattle, mauvais présage car chaleur et explosif ne faisaient pas bon ménage.
Nous nous y étions rendus l'unité au grand complet, Woolf nous avait servi de détecteur d'explosifs, son odorat était encore meilleur que celui d'un chien policier entraîné pour cela. Kurt aurait bien voulu emmener Géowin mais elle était encore trop jeune pour cela. Mais j'étais sûre et certaine que quand elle serait apte à nous suivre elle serait de toutes les missions car Kurt allait la former pour.
Effectivement la bombe était bien dans la chaufferie mais pas à l'endroit indiqué par le veilleur de nuit qui l'avait trouvé plutôt la veille.
Vous allez me dire pourquoi ils ne sont pas intervenus plutôt ? Tout simplement parce que des petits plaisantins avaient enfermé le veilleur de nuit dans la chaufferie et qu'il n'avait pas moyen pour lui de communiquer avec l'extérieur. Il avait dû attendre que l'homme, qui entretenait la chaudière vienne pour en vérifier l'état, en ouvrant le local l'avait trouvé endormi adossé contre la porte. Après s'être bien réveillé il nous avait appelés.
Je peux vous dire que les gamins qui l'avaient enfermé allaient passer un très mauvais quart d'heure. Mais là n'est pas mon problème. On fait une connerie on assume, c'est aussi simple que ça.
James donnait les ordres et aidait. Philippe, Nounours et Angus se chargeaient de sécuriser le périmètre et faisaient évacuer l'immeuble pendant que Kurt, Woolf et moi faisions connaissance avec l'engin explosif et vu la tête que mon frère faisait cela s'annonçait ardu.
-Bon et bien nous venons de gagner le gros lot ! s'exclama Kurt.
-À ce point là ? lui demandai-je.
-Oui malheureusement. Une chance que ton bolide soit en titane et qu'il ne soit pas sensible au magnétisme. Donc tu peux aisément m'aider dans ma tâche.
-Si j'avais eu mon ancien fauteuil...
-Tu n'aurais pas pu, me coupa-t-il.
-Une chance alors que vous me l'ayez offert, dis-je en souriant.
-Bon au travail maintenant.
-À vos ordres chef, lui dis-je en lui faisant un clin d'œil.
Tout se passait bien jusqu'à ce que Kurt fasse un mouvement qui déclencha, on ne sait pas comment, le compte à rebours de l'appareil et dire qu'il avait bientôt fini de le désamorcer.
Une voix robotisée nous annonça que nous n'avions plus que 20 secondes avant que la bombe n'explose. Même en si peu de temps, on ne peut pas faire grand chose donc nous reculâmes de l'engin rapidement et nous nous prîmes dans les bras l'un de l'autre avec nous séparant Woolf puis j'enclenchai rapidement mon bouclier et demandant mentalement à mon frère de me prêter un peu de sa force pour renforcer mon bouclier. Puis je dis mentalement rapidement à James que nous avions échoué mais je fus interrompue par l'explosion de la bombe qui nous souffla en nous projetant à l'autre bout de la pièce et nous ensevelissant sous des tonnes de gravats dus à l'effondrement de l'immeuble sur sa fondation.
Nous n'étions pas blessés juste un peu secoués et mon bouclier avait l'air de tenir le coup, le seul souci – autre que d'être ensevelis – était que nous ne pouvions pas bouger.
Étant protégés par mon bouclier nos radios ne fonctionnaient pas et par conséquence nous ne pouvions pas donner de nos nouvelles au reste de l'équipe et eux ne pouvaient pas non plus ne joindre. Donc j'utilisai le fait que je puisse communiquer mentalement pour leur dire que nous allions bien et tous furent soulagés de m'entendre dans leurs têtes car j'avais utilisé mon don sur tous. Mais il fallait tout de même qu'ils se dépêchent de nous sortir de là car nous étions 3 à respirer dans la bulle protectrice que j'avais créé et malgré le fait que j'utilisai l'air extérieur à la bulle pour nous faire respirer je ne pouvais pas le faire indéfiniment et nous aurions rapidement un problème de manque d'oxygène d'ici peu.
-Je sais pourquoi cette saloperie a sauté, me dit Kurt qui était plongé dans ses pensées après s'être assuré que j'allais bien ainsi que Woolf, content en fin de compte de ne pas avoir emmené Géowin.
-Éclaire ma lanterne car là j'avoue que je ne vois pas et pas seulement au sens propre, l'humour pointait le bout de son nez dans ma réplique.
-Pourtant moi je vois très bien, chez lui c'est une pointe narquoise que j'entendis.
Comme il voyait très bien je lui tirai la langue, je sais ce n'est pas très adulte mais il m'avait énervée.
-Ne le prends pas comme ça petite sœur, toi tu as hérité de l'ouïe indéfectible de maman. Qui en plus est meilleure que celle d'un Dragon alors arrête de bouder, me dit-il amusé.
-D'abord je ne boude pas...
-Oui c'est ça ! Et moi je suis démineur, hein ?
-Rho ça va ! Bon tu me dis ce qui a fait qu'elle ait explosée ou pas ?
-Et bien tu n'es pas drôle aujourd'hui, tu es dans la mauvaise période du mois ou quoi ?
-Ou quoi ! lui répondis-je amusée à mon tour.
-Ah tu vois, tu te dérides. Bon OK j'arrête mes bêtises, dit-il piteusement lui qui voulait continuer ce petit jeu pour nous remonter un peu le moral.
-Merci, lui dis-je en lui faisant une bise en trouvant sa joue au pif.
-Moi aussi je t'aime petite sœur.
-Bon ce n'est pas que vous me dérangez mais je suis entre vous et j'ai une énorme envie de reprendre ma forme réelle alors par pitié cessez vos gamineries et Kurt dis-nous pourquoi cet engin de malheur a pu exploser ? s'impatienta Woolf.
-Dis, ça ne t'arrange pas d'être l'âme sœur de ma frangine, tu deviens comme elle, s'amusa-t-il encore plus.
-Grand frère chéri ?!
-Voui ?
-Je vois que le manque d'air commence à se faire sentir. Je me permets de te rappeler que Woolf ne peut absolument pas reprendre sa forme naturelle sous peine de nous transformer en bouille sanguinolente. Donc te serait-il possible de te calmer et de nous dire ce que tu as découvert, tu serais bien aimable !
-Bon d'accord mais vous n'êtes pas sympas, dit-il en se mettant à bouder. Quand j'ai coupé le dernier fil, il y a eu comme un léger faisceau de lumière rouge. Tu sais comme celle des viseurs longue portée que nous utilisons pour être sûrs de ne pas toucher d'innocents quand nous devons faire feu sur plusieurs personnes.
-Oui je vois et alors ?
-Et bien c'était un autre dispositif pour déclencher la bombe. Celui qui l'a fabriquée voulait à tout prix que l'immeuble s'écroule et fasse le plus de dégâts possibles. Et je sais comment faire pour dévier le laser la prochaine fois que je devrais désamorcer la bombe suivante.
-Ah parce que tu crois que tu vas retomber sur le même poseur de bombe ? lui demandai-je ahurie.
-Oui, Nounours m'a dit qu'il ne s'arrêterait pas en si bon chemin sur les quatre alertes que nous avons eu depuis le début de la semaine dernière, une était fausse, la deuxième à fait 20 morts mais la troisième et celle-ci n'en n'ont pas fait. En parlant de la troisième c'est la grande sœur de la bombe qui vient d'exploser en moins puissante cela dit, donc on peut facilement en déduire que le poseur ne va pas arrêter surtout que son deuxième bébé a sauté, m'expliqua-t-il.
-J'espère alors que nous arriverons à l'arrêter avant qu'il n'y ait d'autres victimes, une chance que les autres avaient réussi à faire évacuer ce bâtiment.
-Oui petite sœur tu as raison car il ne va pas s'arrêter parce que maintenant que l'une de ses bombes a détruit et bien comment dire ?
-Ne tourne pas autour de pot. Lance-toi ça marche toujours avec moi quand je ne sais pas comment dire les choses, l'encourageai-je.
-Et bien il prend son pied en faisant sauter les choses, me dit-il.
-Ah OK...
Un petit jappement nous arrêta dans notre échange, ça ne venait pas de Woolf car il était entre nous et que le bruit venait de sous mon fauteuil.
-Mais oui quelle conne je suis, je voulais me frapper le front mais je n'étais pas libre de mes mouvements.
-Mais qu'est-ce que tu dis ? Et qu'est-ce que fait Géowin ici ? Elle nous a suivis ? me demanda plus qu'étonné mon frangin.
-Non elle ne nous a pas suivis mais elle a très certainement senti que tu avais des problèmes et elle est venue tout simplement, lui expliquai-je.
-Et pourquoi t'insultais-tu ?
-Parce que nous ne sommes pas obligés de rester ici sous les décombres. Nous pouvons nous rendre sur Freïa et de là-bas revenir ici mais à l'extérieur des ruines.
-Euh non vous, vous ne pouvez pas mais Géowin et moi si, nous avertit Woolf.
-Oui nous, on peut mais pas les deux jambes, dit la petite Louve, dans sa meute c'est ainsi qu'ils nomment les Humains et toutes les personnes se déplaçant comme cela.
-Chut petite insolente, répliqua Woolf amusé par l'attitude de sa congénère. Nous allons partir pour Freïa tous les deux et nous réapparaîtrons aux côtés du reste de l'unité et nous leur diront où vous vous trouvez exactement pour accélérer les recherches, nous assura mon Loup. Et peut-être que certains Dragons viendront nous donner un coup de main étant donné que la princesse et son frère sont en danger.
-D'accord mais tu prends soin de Géowin ? lui demanda Kurt qui après quelques contorsions avait réussi à prendre sa Louve de dessous mon fauteuil.
-Ne t'inquiète pas, j'en prendrais soin et y ferai attention comme à la prunelle de mes yeux, le rassura-t-il. Allez courage nous nous dépêchons.
Et ils partirent ce qui nous donna un peu plus de place et d'air à respirer. Je prévins James de ce qui allait se passer puis me focalisai sur mes vampires pour leur faire part de la situation. Je commençai à somnoler car l'inaction avait toujours un effet soporifique sur moi et la chaleur que dégageait mon frère n'aidait pas à me tenir éveillée.
-Dis grand frère pourquoi tu dégages autant de chaleur ?
-La période de Geïs va bientôt commencer donc la chaleur de mon corps augmente en conséquence, m'expliqua-t-il.
-Ah d'accord donc mes moments avec Lou doivent te rendre plus...
-Oui je ne te le fais pas dire ! C'est pour ça quand je sens ton bouclier devenir un peu plus puissant pour que vous ne partagiez pas votre plaisir, je sors au plus vite de chez moi pour aller faire un tour le plus loin possible de vous.
-Pardon de t'infliger cela, ce n'est pas voulu de notre part.
-Je le sais mais il n'empêche que j'ai hâte que le Geïs soit passé à moins que je trouve d'ici là mon âme sœur car avant que papa nous raconte tout sur notre famille j'arrivais à gérer mais là ça m'est plus difficile aujourd'hui.
-Je crois que le fait que je n'ai que très peu de gènes Dragon me réconforte alors, dis-je à mon frère, compatissante envers lui.
-Tu n'as pas idée que j'aurai voulu ne pas être Dragon même à moitié bien que j'adore mes ailes, que ma vue me permette de voir dans le noir le plus total et que je ne tombe pas malade et tout et tout.
-Allez ça va bien se passer, essayai-je de le rassurer.
-Tu dis ça mais ce n'est pas toi qui va devoir être confronté à plusieurs adversaires pour prouver ta valeur, me répliqua-t-il.
-Euh Kurt tu... je vais essayer d'être diplomate mais si je n'y arrive pas ne m'en veux pas ?!
-OK, dis-moi !
-Je te rappelle un temps soit peu que je suis Garde Dragon et par ce fait je dois moi aussi prouver ma valeur et moi en plus je suis Humaine, toi tu as un avantage sur moi. Pour le corps à corps je ne devrais pas utiliser mon bouclier physique et bien que je sache me défendre mon corps n'est pas fait pour se prendre des coups venant d'un Dragon ou même un Draghom alors excuse-moi si je balise plus pour moi que pour toi.
-Tu devras certainement te battre avec Dorval qui est un Humain donc je ne m'inquièterai pas si j'étais toi. Et puis tu as un bon entraîneur, Irwin est un Dragon et quand il t'entraîne il y va franchement avec toi. Il ne retient pas ses coups.
-Tu as tort, il les retient car la première fois qu'il m'a montré comment les Dragons se défendaient il m'a donné un coup à l'estomac et m'a mis HS pendant deux bons jours. Après ça il a retenu ses coups et les a dosé pour ne plus m'envoyer dans le décor.
-Ah d'accord, alors oui tu as du souci à te faire, petite sœur. Mais te connaissant tu trouveras un moyen pour rester en lice.
-Merci de ta confiance grand frère toi aussi tu y arriveras. N'aies crainte. Tu m'en veux si je dors, je fatigue là.
-Non Lucky tu ne peux pas t'endormir, allez reste avec moi petite sœur ouvre les yeux. Putain là haut bougez-vous de nous délivrer, Lucky ne va pas tenir encore longtemps, cria-t-il. Allez ma chérie fais moi plaisir, je sais le manque d'air commence à se faire sentir pour ne plus utiliser l'oxygène qui nous reste nous allons communiquer par la pensée OK, fais cet effort pour moi, me supplia-t-il.
-Mais je suis si fatiguée...
-Je sais ma puce, moi aussi mais s'il te plaît ne ferme pas tes yeux.
-Allô, allô vous m'entendez là-dessous ?
-Irwin ???
-Oui comment allez-vous ? Vous tenez le coup ?
-Moi oui mais Lucky a vraiment besoin immédiatement d'air, elle est en train de s'endormir par manque d'oxygène.
-Nous allons nous activer mais ça va choquer vos sembles.
-Pourquoi tu dis ça Irwin ?
-Parce que nous allons prendre nos formes originales, celles de Dragons.
-Il fait nuit maintenant ? demanda Kurt.
-Oui mais les projecteurs font qu'on y voit comme en plein jour.
-Dit à James Van de les éteindre et faites ce qu'il y a à faire en vous dépêchant car Lucky vient de perdre connaissance.
-Vous avez tous entendu alors branle-bas de combat, on se grouille la princesse vient de perdre connaissance par manque d'air. Allez GO !
-Allez petite sœur c'est bientôt fini tiens le coup.
Je me réveillai quelques temps plus tard avec un mal de crane carabiné que mon adorable grand frère était en train de faire passer.
-Bon retour parmi nous petite sœur. Je m'occupe de ton mal de tête. Ce n'est rien, c'est juste dû au manque d'oxygène, me rassura-t-il.
-Merci ça va mieux je n'ai plus mal.
-Tu vas bien ma princesse ? demanda Irwin venant me prendre dans ses bras pour un câlin Dragon.
-Oui Irwin je vais mieux merci. Je suis contente de me retrouver dans tes bras, tu ne gardes plus tes distances avec moi ?
-Drâk a modifié certaines de nos règles protocolaires et maintenant nous n'avons plus cette séparation hiérarchique, m'expliqua-t-il.
-Pour mon plus grand bonheur, lui répondis-je.
-Je savais que cette décision te ferait plaisir ma nièce, mon oncle se pencha vers moi et je le serrai dans mes bras – à défaut de pouvoir sauter dans les siens – après l'avoir saluer comme il se doit, pour le remercier de cette attention car il savait que je souffrais du fait de ne plus être aussi proche de mes amis Dragons et Draghoms depuis l'annonce du rang de ma famille.
-Merci mille fois mon roi, m'exclamai-je avec enthousiasme.
Plus tard après avoir rempli le rapport sur notre intervention, nous rentrâmes tous chez nous pour nous reposer un peu avant de reprendre l'enquête, le lendemain.
Matt m'avait préparé un repas digne de Pantagruel, je mangeai ce que mon estomac pouvait ingurgiter mais pas plus puis j'allai me coucher pour quelques heures. Enfin, c'est ce que je croyais ! Mais une fois dans les bras de mon amour je fus appelée par mon cousin Darïus et me retrouvai quelques instants plus tard, en compagnie de Lou dans une tenue des plus minimales, allongés dans les bras l'un de l'autre dans la salle du trône, entourés par ma famille et une grande partie de la Garde.
-La prochaine fois que tu m'appelles Darïus accorde-moi au moins le temps de me laisser me vêtir et ne pas me retrouver dans une tenue indécente, le fusillai-je de mes paroles acerbes.
-Je n'ai pas à attendre...
-Assez tous les deux, tonna la reine Crystall, calmez-vous ! Je sais que le Geïs est proche et fait que la patience de tous est mise à rude épreuve mais paix s'il vous plaît. Et mon très cher fils, ta cousine n'a pas tort cinq minutes de plus n'aurait rien changé à l'affaire et surtout ne l'aurait pas gêné de se présenter dans... cette tenue contrairement à maintenant. Désolée Dame Lucky, pardonne à ton prince.
-Pardon Darïus de t'avoir crié dessus, m'excusai-je.
-Allez viens là cousine, me dit-il en me prenant dans ses bras, moi aussi je te présente mes plus plates excuses. Je n'avais pas à t'imposer de venir aussi rapidement.
-Euh cousin pourrais-tu nous donner des vêtements, enfin quand tu auras fini de faire un câlin à ma sœur. Vos positions portant à confusion, dit la voix de mon frère.
Me retournant dans l'étreinte de mon cousin pour voir Kurt, j'éclatai de rire car si Lou et moi étions si peu habillés, lui était complètement nu et trempé avec du savon encore dans les cheveux dégoulinant dans ses yeux. Il devait être en train de prendre sa douche quand Darïus lui a intimé l'ordre de venir. (N/R : Ils repasseront pour l'intimité sur Freïa… je sais, ils ne sont pas pudiques mais quand même !) (N/A : et oui que veux-tu, ils sont comme ça !)
Une fois que nous fûmes habillés correctement nous rejoignîmes la salle du trône pour savoir de quoi il en retournait. Là nous apprîmes que Darïus, Kaï, Skvader, Dorval et Elgmog avaient retrouvé la trace de papa. D'après Elgmog qui n'avait cessé de chercher papa depuis sa disparition, il y a maintenant presque un an, papa était retenu par le frère du vicomte Norane en représailles de la mort de son neveu. Je ne comprenais pas comment un Dragon de surcroit de la famille royale pouvait être capturé par des Humains car la force d'un Dragon est surpuissante. Elgmog m'apprit qu'ils avaient dû utiliser un poison anti-Dragon pour le contraindre et en faire ce qu'ils désiraient.
Une rage innommable s'empara de moi, qu'il n'était pas besoin d'être sensitif ou empathe, pour ressentir mes émotions. En essayant de me reprendre, je remarquai que toutes les personnes qui m'entouraient précédemment, sauf Lou, se trouvaient maintenant loin de moi.
-Je peux savoir pourquoi vous êtes à l'autre bout de la salle alors qu'il n'y a pas une seconde vous m'entouriez ? leur demandai-je étonnée.
-Sans vouloir te blesser chère nièce tes yeux sont passés du magnifique bleu qui les caractérise au rouge/argent qui caractérise ta part Dragon et comme nous n'avons pas encore correctement défini la dangerosité de ce côté là de toi nous avons, par réflexe, préféré nous éloigner de ta personne pour éviter une mauvaise réaction de ta part, m'expliqua Drâk.
-Oh ! dis-je un peu dépitée. Et ils sont toujours rouge/argent ou ont-ils repris leur couleur naturelle ?
-Ils sont toujours rouge/argent, me répondit Kaï, mais apparemment ton vampire n'a pas d'instinct de survie puisqu'il est toujours à tes côtés.
-J'ai un très bon instinct de survie détrompe-toi Kaï mais étant donné que Lucky n'a plus l'usage de ses jambes, je n'allais pas la laisser tomber quand j'ai ressenti la vague de fureur l'envelopper. Et comme nous n'avons pas eu le temps de prendre son fauteuil quand elle a été appelée, en disant cela il planta son regard dans celui de Darïus, il faut bien que quelqu'un la prenne dans ses bras, non ?
-Suis-je bête (N/R : Ah bon, tu crois !?) (N/A : rho... serait-ce une pointe de sarcasme ? lol) tu as raison. Pardon d'avoir posé une question aussi idiote, s'excusa Kaï.
-Elle n'est pas idiote Kaï mais il est vrai que mise à part me déplacer dans les bras de mon amour ou dans ceux... non oublie ça, me repris-je en sentant se déployer la déception de Lou à l'écoute de mes paroles. Vous n'avez pas de fauteuil roulant ici donc mon moyen de déplacement sera les bras de Lou, dis-je en plongeant mon regard dans le sien pour le rassurer.
Il plongea lui aussi son regard dans le mien mais pas seulement, ses lèvres s'écrasèrent sur les miennes dans un baiser pressé et langoureux. Le raclement des nombreuses gorges nous firent cesser notre échange, nous étions un peu gênés mais sans plus.
-Bon les amoureux nous allons y aller car Danzyl ne va pas tenir encore 90 000 ans. Enfin c'est toi qui vois Lucky ce n'est pas moi qui ressens et qui récolte les blessures qui lui sont infligées, dit Kaï un peu excédé.
-Tout doux mon prince, lui dis-je un peu honteuse de mon emportement quelque peu sulfureux.
-Vous nous suivez et quand nous serons proches de l'endroit où est retenu le seigneur Danzyl, il nous faudra tous être très silencieux, nous prévint Elgmog.
-Allons-y maintenant, enchaîna Darïus.
Nous les suivîmes, moi sur le dos de Lou pour qu'il ait plus de liberté de mouvements, Woolf à nos côtés ainsi que Kurt et Géowin qui malgré sa petitesse suivait sans broncher. Entourés par les autres Dragons, Draghoms et l'Humain de notre groupe.
Quand nous arrivâmes – après plus de six heures de marche – à l'endroit que nous recherchions nous nous fîmes encore plus discrets. Nous étions devant un manoir gigantesque mais il ne paraissait pas habité.
Je contactai tout le monde mentalement pour leur dire que nous devrions progresser très lentement car je ressentais que quelque chose n'était pas net. Mon instinct me dictait de ne pas entrer par la grande porte mais de survoler les murs. Et c'est ce que nous fîmes Lou et moi fûmes pris en charge par Skvader, Dorval par Elgmog et Woolf et Géowin par Kurt.
Une fois les murs franchis nous nous dirigeâmes comme des ombres dans un dédale de couloirs qui faillit nous faire perdre le sens de l'orientation mais vous pouvez toujours vous fier au flair d'un Loup d'Argent et dans notre chance nous en avions deux, ce n'est pas beau ça ?! (N/R : Oh si, j'avoue !)
Le chemin qu'ils flairèrent, grâce à l'odeur de mon père, menait dans les cachots installés plus profondément que la normale, genre sous terre.
Une fois que les échelons des escaliers qui y menaient s'arrêtèrent nous découvrîmes une sorte de salle où une multitude de portes se trouvaient.
Maintenant à savoir quelle était la bonne porte ?!
Nous entendîmes tous des pas venant de l'une d'entre elles, se rapprocher de plus en plus de notre position donc en même pas une seconde j'englobai tout notre groupe sous mon bouclier physique qui nous camoufla instantanément, Skvader déploya aussi le sien, ce qui m'aida. Je leur demandai tout de même de bouger le moins possible pour ne pas nous faire utiliser toute notre énergie, dont nous aurions besoin pour nous battre. Personnellement toute seule il m'est plus facile de protéger des personnes immobiles que des personnes en mouvement sous mon bouclier physique contrairement à mon bouclier psychique.
En lisant les pensées de l'arrivant nous pûmes nous réjouir du fait que très peu de personnes gardaient mon père et le torturaient. Ce dernier point était réservé au vicomte Norane et à son frère qui était un spécialiste dans cet... art, enfin bref si on peut appeler ça un art.
Au moment où il passa devant nous je vis pourquoi cet homme, ce garde, sortait de là. Le frère du vicomte était sur le point de reprendre sa torture en broyant lentement les ailes de mon père dans des étaux conçus spécialement à cet effet.
La panique me prit et je resserrai ma prise autour du cou de Lou en cachant mon visage dans sa nuque sachant très bien que j'allai autant souffrir que mon père, appréhendant cette souffrance. Mon frère eut juste le temps de poser la main sur moi et de commencer à m'anesthésier lorsque la douleur arriva. J'émis tout de même un cri vif et strident mais par chance mon bouclier empêchait tout son de sortir de son périmètre de protection. Kaï s'approcha de nous pour essayer de me guérir mais rien n'y fit puisque ce n'était pas en personne que je recevais les blessures. Nous entendîmes les hurlements de mon père qui me firent voir en rouge. Je ne plaisante pas je voyais réellement rouge.
Puis un son que je ne connaissais pas sorti de ma gorge, semblable à un feulement mixé avec un grognement. Ce son n'avait rien d'humain et mes compères Dragons et Draghoms reculèrent, Dorval, Kurt eux ne firent aucun pas ils se figèrent à l'instar de mon amour et des deux Loups.
Je continuai de communiquer mentalement avec Lou et celui-ci fit ce que je lui demandai, à savoir ouvrir la porte par laquelle était sorti le garde. Les hurlements devinrent de plus en plus nets, et les gardes sortirent en trombe de la salle de torture tellement les cris de mon père leur cassaient les oreilles. Mais ils n'arrivèrent jamais à l'extérieur puisque lorsqu'ils passaient le chambranle de la porte l'un de nous les tuait. Ils n'étaient pas nombreux certes mais après décompte ils étaient tout de même une bonne vingtaine. (N/R : Ah ouais quand même, une petite vingtaine… fingers in the nose !)
Je scannai les pensées des personnes qui restaient dans la salle autre que mon père. Le vicomte et son frère étaient les derniers et ils prenaient chacun grand plaisir à infliger mille souffrances à mon seigneur et père.
Je demandai à Lou de me mettre sur le dos de Woolf, ce qu'il fit sans une once de jalousie, une fois installée correctement sur le dos de mon Loup nous ne faisions plus qu'un. Kurt eut une pensée des plus étonnantes puisqu'il nous compara au centaure mi-homme, mi-cheval c'est l'image que nous leur renvoyons Woolf et moi, mais dans notre cas c'était mi-femme, mi-Loup. (N/R : Je dis Centaurella, alors !) (N/A : mdr)
Mon Loup descendit les derniers échelons des marches qui nous séparaient de la vision d'horreur qui se dévoila quand nous arrivâmes à la dernière marche. Mon sang ne fit qu'un tour, mon père était sous sa forme Dragon, entravé de toute part par des chaînes aussi grosses que celles qui retiennent les ancres des supertankers qui transportent les produits pétroliers sur de grandes distances sur Terre. Ses ailes sont prises dans une machine monstrueuse qui les lui brise avec une lenteur contrôlée pour faire le plus de dégâts ainsi que générer une souffrance insurmontable.
J'arrêtai net la protection de mon bouclier sur mes amis ainsi que Skvader et le projetai sur mon père qui en avait plus besoin que nous.
Notre apparition presque magique fit perdre leur moyen à Norane et son frère, mais ce que je vis quand Norane se déplaçait, me fit froid dans le dos. Ce n'était pas son frère qui actionnait la machine mais sa femme. Son regard était celui d'une démente, folie causée par la perte de son unique et adoré fils.
C'était tout simplement de la vengeance, le fait que mon père ait disparu, les tortures qu'il subissait, tout cela n'était que pour se venger de la mort de leur fils et filleul.
La rage qui m'habitait depuis un moment amplifia brusquement. La vicomtesse remarqua enfin notre présence et plongea son regard fou dans le mien, je pouvais y lire tout le plaisir qui l'animait de me voir poser les yeux sur ce spectacle. J'entendais des bruits de lutte autour de moi. Mon frère se battait contre le vicomte et Dorval contre son frère, moi je me réservai la vicomtesse. (N/R : Vas-y Lucky, fais-toi plaisir !)
-Viens là sale chienne, monstre, abomination de la nature, erreur de la génétique, me lança-t-elle, et vois ce que je prends plaisir à faire à ton cher et tendre petit papa, elle éclata dans un rire hystérique. Un Dragon laissez-moi rire. Le seigneur Danzyl est un lézard pas un Dragon de la famille royale. À ces mots Elgmog voulut intervenir mais je le contrai et lui demandai de ne rien faire.
-Pour l'affront porté à la couronne, tu passeras de vie à trépas dans d'atroces souffrances, lui dis-je acerbe.
-Oh ! Car tu crois que j'ai peur de toi ? Tu n'es rien, descends de ton louveteau, voyant que je ne faisais rien elle continua, aurais-tu perdu l'usage de tes jambes ? ricana-t-elle. Mais oui c'est bien ça ! s'exclama-t-elle hilare, car autrement pourquoi serais-tu sur le dos de cet animal ? Je vois que ce que l'on dit est vrai. Que la Garde attitrée de la reine reçoit les blessures portées aux membres de sa famille proche et étant donné que « ça », dit-elle en désignant mon père d'un geste nonchalant de la main dans sa direction, est son frère tu souffres avec lui, que c'est amusant. Il t'en a fallu du temps pour venir le délivrer, enfin essayer de le délivrer, car les gardes qui sont sortis il y a peu de cette pièce vont revenir et vous annihiler jusqu'au dernier.
-Pardon de te décevoir mais vos hommes sont... tous... morts, j'avais pris plaisir à dire cela en détachant les derniers mots. Et par conséquence, pas de renfort pour vous, lui dis-je en lui assénant un coup de poing dans l'estomac, pendant que je parlai je l'avais hypnotisée et Woolf s'était approché d'elle.
Mon coup l'envoya valdinguer à travers la pièce comme si elle n'avait pas pesée plus qu'un fétu de paille.
Elle se redressa et quelque chose de monstrueux se présenta sous mes yeux. Son masque était tombé dans tous les sens du terme, le vicomte, en la voyant, hurla tout ce que ses poumons avaient d'air, tout en recevant le coup de grâce de la part de mon frère. Norane venait de se rendre compte qu'il avait épousé et couché avec une Krogd, chose que nous ne pensions pas possible d'imaginer. Cette dernière éclata son camouflage pour de bon et se rapprocha de moi croyant que sa transformation m'avait déstabilisée. Mais elle avait tort, j'attendis le dernier moment et lui enfonçai ma main droite dans la cage thoracique, ma force s'étant décuplée rien ne pouvait résister à mes coups et je lui arrachai le cœur. L'écrasant devant ses yeux dans ma poigne une fois que j'eus retiré ma main de son buste. Ce qui la terrassa immédiatement alors que j'aurai voulu lui faire vraiment mal. Mais ma fureur n'était pas encore étanchée, je fis volte face et me tournai vers la machine de torture, mes cousins étaient arrivés à sortir mon père de son emprise. Je fis avancer Woolf sur elle et je la détruisis par la pensée. Dorval avait eu raison du frère de Norane. Nous sortîmes tous de cet endroit mal saint, une fois dehors, j'expulsai toute l'énergie qui me parcourait en faisant exploser littéralement le manoir ayant abrité les tortionnaires de mon père. Woolf ne faisant vraiment qu'un avec moi ne fut pas blessé. Je ne pus pas en dire autant pour Skvader qui pour s'assurer que plus rien ne pouvait nous arriver, était sorti le dernier de l'antre maudit. Je lui avais démis l'épaule sans le vouloir, mais rien de bien grave.
Après m'être libérée de mon trop plein d'énergie et avoir pris des nouvelles sur la santé de mon père en lui donnant un peu de mon sang pour que le poison qui parcourait ses veines ne fasse plus effet, (N/A : je rappelle que Lucky est insensible à tous poisons et venins existant aussi bien sur Terre que sur Freïa). Kaï s'empressa de me donner un compte rendu approximatif sur la santé de mon père puisqu'il l'avait soigné. L'un des dons de Kaï est de soigner par apposition des mains, puis je sombrai dans l'inconscience. (N/R : Mais une visite chez le Dr Cullen risque de s'avérer utile ? Non, ah bon… je sors !)
-Allez ma chérie réveille-toi, entendis-je dans le lointain la voix de mon père.
-M'jour papa. Veux pas m'lever c'est trop tôt. Veux pas aller à l'école, dis-je dans un demi sommeil, puis ça me fit tilt et cela me réveilla complètement. PAPA, criai-je en sautant dans ses bras et le serrant comme une forcenée de peur que ce soit un rêve.
-Moi aussi je t'aime ma puce mais tu me serres trop fort, me dit-il amusé de mon comportement. Je ne vais plus nulle part ma chérie promis.
-M'en moque je t'ai je ne te lâche plus. Attends, minute papillon ! Je suis debout sur mes jambes hein ? Je ne rêve pas ?
-Non ma belle tu as retrouvé l'usage de tes magnifiques jambes, là c'était la douce voix de mon amoureux.
-Nous avons retrouvé mon papa, dis-je comme une gamine de 5 ans, et mes jambes mais c'est GÉNIAL, criai-je en faisant des bonds pour bien m'assurer de ma constatation et des dires alentour.
-J'ai faim moi alors si nous pouvions aller manger ça m'arrangerait pas mal, dit alors mon frère dont l'estomac appuya ses paroles en se manifestant bruyamment et le mien lui fit écho.
-Allez tout le monde au banquet, s'écria Kaï.
Nous sortîmes tous de mes quartiers et nous nous rendîmes dans la salle de banquet. Repas donné en l'honneur du retour de mon père parmi nous et surtout à son sauvetage.
Il n'avait plus aucune marque ou autre qui pourraient prouver qu'il a été torturé pendant de nombreux siècles (N/A : je rappelle que le temps ne s'écoule pas de la même façon sur Terre et sur Freïa). Moi non plus je n'ai pas gardé de séquelles de cet horrible événement.
Nous fêtâmes dignement nos retrouvailles et le repas s'éternisa un peu mais ce fut très agréable.
Je commençai à dodeliner légèrement du chef, Lou tel le gentleman qu'il est, me prit dans ses bras et me fit faire le tour des personnes réunies pour leur souhaiter une bonne nuit puis il m'amena dans ma chambre mais cette fois-ci dans l'aile réservée à notre famille et pas dans mes quartiers de la Garde.
Il me déposa très délicatement sur notre lit et plongea son regard dans le mien puis il se redressa et alla rapidement fermer les rideaux et revint vers moi une fois sa tâche effectuée.
J'avais l'impression que j'oubliai quelque chose d'important puis me rappelai d'un coup qu'aujourd'hui était une date importante pour Lou. Et oui car aujourd'hui il fêtait son 1977ème anniversaire (N/R : Happy Birthday to you… Mister Président ! Oups pardon Lou !) (N/L : merci Mel c'est gentil à toi d'y avoir pensé), j'avais beau eu me tourner et retourner les méninges pour trouver ce que je lui offrirai mais j'avais fait chou blanc mais une idée des plus sympathiques germa instantanément dans mon esprit.
Et bien oui pourquoi pas ?
-Mon amour pourrais-tu me laisser quelques minutes ? lui demandai-je sans rien ajouter d'autre.
-Bien sûr mon ange, me dit-il étonné, tu as tout ton temps.
-Merci, je l'embrassai rapidement et me précipitai dans notre salle de bains, où se trouvait aussi mon dressing.
Je me douchai à vitesse grand V et m'habillai seulement d'une petite nuisette couleur argent que Lou n'avait jamais vue, semblable à son regard. Avant de sortir de la pièce je lui demandai de fermer les yeux et de ne pas tricher, mentalement je vis qu'il obéissait à ma demande bien que curieux.
Je me faufilai à côté de lui, pendant que j'étais en train de me préparer, il s'était changé et allongé sur le dos, les bras derrière la tête, par dessus de la couette de notre lit.
-Tu peux ouvrir les yeux. Joyeux anniversaire, mon cœur, lui dis-je quelque peu gênée par son regard posé sur moi, qui me détaillait avec un plaisir certain.
-Merci mon ange mais cette nuisette ne m'ira pas, se moqua-t-il, faisant semblant de ne pas comprendre.
-Ah ah ah, très drôle, dis-je légèrement blessée par ses mots, du coup je lui tournai le dos en prenant la couette et me couvris avec en boudant.
Il dut comprendre son erreur car il me prit dans ses bras en me retournant pour que je lui fasse face.
-Désolé mon ange je ne voulais pas te vexer ! Je sais que la nuisette n'est pas le cadeau que tu veux m'offrir mais es-tu sûre de toi ?
-Oui, fut le seul mot qui sortit de ma bouche.
-Merci du fond du cœur. C'est le plus beau cadeau que tu puisses m'offrir mon amour, me dit-il sincèrement en commençant à m'embrasser langoureusement. N'oublie pas ton bouclier, me rappela-t-il entre ses baisers.
OoO
Baisers qui se transformèrent en des baisers beaucoup plus passionnés. Les caresses améliorées se firent encore plus précises, pour l'un comme l'autre et le feu qui couvait en moi se libéra. Mon cadeau pour lui était de m'offrir à lui, entièrement, sans concession aucune.
Il m'enleva ma nuisette et découvrit que je ne portais rien d'autre ce qui lui plut énormément et moi je lui enlevai son boxer puisqu'il n'était vêtu que de son sous-vêtement.
Une fois nus l'un comme l'autre les caresses reprirent avec douceur.
Sa langue parcourut un chemin menant de mon cou à mon intimité trempée pour lui et cette fois je le laissai me goûter. Je savourais autant que lui cette caresse et un premier orgasme me traversa. Quand je me calmai du plaisir qu'il venait de me procurer je m'occupai de lui avec ma main. Je ne me sentais pas encore capable de le prendre dans ma bouche. Je fis des vas et viens de plus en plus rapides et serrés sur son membre, il grognait de plaisir puis il me mordit pour arriver à sa délivrance ce qui provoqua aussi la mienne. Mais il continua ses caresses sur ma personne puis il présenta son gland à mon entrée et il plongea ses prunelles dans les miennes pour un dernier accord. Je lui fis signe qu'il pouvait.
Il me pénétra lentement j'en gémis fortement de bien-être, lui aussi. Et quand il fut complètement en moi, il s'arrêta pour que je me fasse à son intrusion puis une fois que je m'y étais faite, j'imprimai un mouvement de bassin car je voulais le sentir bouger en moi. Lou rectifia mon mouvement puis je le suivis dans le sien sachant mieux que moi la vitesse dont nous avions besoin.
Ses mouvements étaient lents et tendres mais j'en voulais plus.
-Lou s'il te plaît ! dis-je dans un gémissement.
-S'il te plaît quoi, mon cœur ?
-Plus vite, plus fort. J'ai l'impression de me consumer de l'intérieur, soufflai-je.
-Tout ce que tu veux mon amour, me dit-il en reprenant possession de mes lèvres dans un baiser qui n'avait plus rien de tendre.
Ses allers-retours en moi se firent plus rapides et forts, comme je le lui avais demandé. Puis Lou lâcha la bride à sa nature qu'il avait tenté de réfréner depuis les toutes premières caresses qu'il m'avait offertes il y a presque un an. C'était puissant et j'en adorai la moindre sensation. Au bout d'un certain temps où je participai plus à notre premier échange, nous explosâmes tous deux dans un orgasme gigantesque en hurlant le prénom de l'autre. Aucun des orgasmes que Lou m'avait procurés jusqu'à présent n'étaient rien par rapport à celui qui venait de nous terrasser à l'instant même. Le fait qu'il m'ait une fois de plus mordu pour nous mener au 7ème ciel avait décuplé la force première de nos orgasmes et nous avions l'un comme l'autre du mal à revenir.
-Merci, mon amour pour ce fabuleux cadeau, me répéta-t-il en essayant de se retirer de moi.
-Reste, je veux te sentir encore en moi, il resta entre mes plis intimes pour mon plus grand bonheur. Tout le plaisir fut pour moi.
Et sur ces dernières paroles nous nous endormîmes dans les bras l'un de l'autre, Lou toujours en moi.
OoO
Et voilà enfin ils ont franchi le cap et se sont donné l'un à l'autre.
Quand pensez-vous ? Dites-moi.
(N/R : Ce que j'en pense ?? Et bien, tout simplement parfait cette première fois !!)
À dimanche prochain, bizoux.
Adessias Galswinthe ;o)
