Les six adolescents s'étaient regroupés dans la cave des Lahey. Stiles avait appelé Scott pour le prévenir et le garçon avait fait un détour au lieu de se rendre directement à la clinique vétérinaire. Le fils du shérif avait également appelé Allison pour qu'elle vienne voir les dégâts.
Alex était à côté de sa sœur, qui tenait une poche de glace enroulé dans une serviette contre sa tête. Nina était elle aussi près de son amie. Le loup garou, quant à lui, examinait le congélateur tandis que la chasseuse enroulait une mèche de cheveux autour de ses doigts d'un air anxieux.
Lorsque Scott se redressa, Stiles lança :
— C'est la merde, hein, vieux ?
Son meilleur ami ne lui répondit pas et se tourna vers Juliette.
— Tu es sûre de n'avoir rien vu ? insista-t-il.
L'étudiante grimaça et secoua la tête.
— Rien du tout. Je donnais des gâteaux à manger à Jackson et tout d'un coup, des écailles sont apparues sur sa peau. J'ai regardé sa main et après, je me suis retournée. Il y avait quelqu'un derrière moi qui m'a assommé mais je n'ai absolument pas eu le temps de le reconnaître. Je crois que c'était un garçon, mais ça aurait pu être une fille aussi. Il, ou elle, portait une capuche sur la tête, avec un blouson noir et un jean. Je crois … Je ne suis pas très sûre. En fait, le blouson était peut-être pas noir … Je ne sais plus …
Scott fit la moue avant de se rapprocher de son meilleur ami et d'Allison.
— Il va falloir que j'aille travailler, annonça-t-il. Mais j'ai pensé qu'il faudrait peut-être aller voir Danny pour lui demander pourquoi Jackson lui en voulait, hier.
— C'est ta priorité ? s'étonna la chasseuse.
L'adolescent fronça les sourcils et Stiles approuva :
— Tu ne penses pas qu'avant d'aller voir Danny, il faudrait remettre la main sur Jackson ?
— Euh … fit le loup garou, qui n'avait pas vu le problème de ce côté-là.
— On a totalement perdu le contrôle de la situation, déclara Allison. Je crois qu'il va falloir que j'en parle à mon père …
— Non ! s'écria Scott. On peut encore gérer le truc, on va trouver une solution et …
— Et quoi ? l'interrompit Stiles. On a déjà réussi à l'isoler une fois et il s'est échappé. Il a un complice, de toute évidence. Ca nous fait donc deux problèmes à gérer et pas des petits problèmes. On n'est que des adolescents. On ne peut pas se battre contre un kanima et son meilleur ami !
Le loup garou baissa la tête et Allison reprit :
— Mon père a besoin d'avoir toutes les pièces du puzzle entre ses mains pour réussir à arrêter Jackson.
— Et mon père doit être mis au courant, renchérit le fils du shérif. Il fait face à des meurtres auxquels il ne comprend rien et il a le droit de savoir ce qu'il se passe réellement.
Scott soupira. Il n'était pas certain que la meilleure solution soit de révéler à tout le monde la véritable nature de Jackson. Mais quel soutien leur restait-il ? Derek n'avait qu'une seule envie : tuer le blond – une solution qu'il commençait à trouver de plus en plus intéressante. Le père d'Allison en viendrait certainement à la même idée quand il serait au courant de tout. Et le shérif ne pourrait probablement rien faire.
Mais son meilleur ami avait raison. Ils n'étaient que des adolescents. Ce n'était pas à eux de s'occuper de ce genre d'affaires.
Les épaules du loup garou s'affaissèrent et alors qu'il allait donner son accord, Alex intervint :
— On peut peut-être attendre un peu avant de mettre tout le monde au courant ?
Les regards convergèrent vers elle mais la jeune fille ne se démonta pas.
— Juliette pourrait peut-être essayer de s'en occuper ?
Le même air perplexe se peignit sur les traits des adolescents, l'aînée Duval y comprit. Alex roula des yeux avant de s'expliquer :
— Elle vous a dit que c'était une émissaire. Une émissaire en formation, certes. Mais je suis sûre qu'elle peut gérer ça avant qu'on soit obligés d'en parler à tout le monde.
Allison et Stiles ne parurent pas convaincus par l'idée. Il faut avouer que Juliette ne représentait pas vraiment le candidat idéal pour arrêter une créature reptilienne dont le venin pouvait vous paralysez des pieds à la tête en quelque seconde. Avec ses béquilles et sa bosse sur le front, l'étudiante paraissait plutôt frêle.
Pourtant, elle se força à sourire.
— On peut déjà voir ce que ça donne dans les prochaines heures, proposa-t-elle. Si on voit que ça dégénère trop, on pourra toujours prévenir qui il faut …
— Mais il y a des gens qui meurent, répéta Stiles, en appuyant sa phrase comme si personne ne comprenait vraiment ce qu'elle voulait dire.
— On en a conscience, assura Juliette. Mais on ne peut quand même pas abandonner Jackson. Je veux dire, il est super lourd et pas forcément votre meilleur ami, mais on ne peut quand même pas le laisser se faire tuer … Je veux dire, il a tué d'autres personnes, mais … Est-ce qu'il se contrôle vraiment ?
Son plaidoyer n'était pas très convaincant mais Scott la soutint, soulagé de trouver une nouvelle solution.
— Quand j'ai essayé de lui expliquer ce qu'il était, il a totalement refusé de me croire. Il m'a insulté et il n'avait vraiment pas l'air de croire à ce que je racontais. Il n'a sûrement pas conscience de ce qu'il est …
Stiles et Allison échangèrent un regard peu convaincu, mais finalement, ils se rangèrent du côté du loup garou.
— Mais si Jackson tue encore une seule personne, on sera obligé de prévenir tout le monde, déclara la chasseuse tandis que le fils du shérif hochait la tête.
Scott soupira et prit congé de ses amis après avoir confié à son meilleur ami la responsabilité d'aller demander à Danny s'il savait pourquoi Jackson en avait après lui. Alex, Nina et Juliette camouflèrent un soupir. Elles avaient réussi à éviter la catastrophe pour le moment.
En voulant aider Stiles et son père et leur éviter d'avoir des ennuis à cause du vol de fourgon, elles étaient intervenues dans la trame initiale de l'histoire. Normalement, Jackson aurait dû rester enfermé dans le camion de police jusqu'à la nuit. Il se serait ensuite échappé, appelé par Matt pour tuer deux nouvelles personnes, avant de rejoindre le commissariat de police et annoncer que c'était Scott et Stiles qui l'avaient retenu prisonnier pendant plus de vingt-quatre heures.
Et maintenant, le blond était en liberté, beaucoup plus tôt qu'il n'aurait dû, parce que le trio avait eu l'audace de vouloir changer l'intrigue afin d'éviter des ennuis à leurs amis – et c'était plutôt étrange de penser aux trois héros comme des gens proches d'eux.
Une question hantait les filles : fallait-il qu'elle continue de vouloir aider Scott, Stiles et Allison ou valait-il mieux qu'elles se contentent de trouver le moyen de regagner la vie réelle ?
### - ###
Allison déposa le trio devant chez les Duval. Les filles comptaient discuter de leur futur comportement, c'est-à-dire savoir si elles allaient continuer d'aider leurs amis, au risque de leur apporter plus d'ennuis qu'autre chose. Leur but n'était pas vraiment de changer l'intrigue mais plutôt d'alléger les soucis que pouvaient avoir les héros – et si elles pouvaient limiter les pertes humaines, ce ne serait pas non plus de refus. Mais si leurs interventions valaient à trois adolescents plus de problèmes que de solutions, il faudrait peut-être réviser leur plan d'action.
Malheureusement, quand elle arriva dans son salon, Juliette eut la désagréable surprise de se trouver nez-à-nez avec Andrew. Le garçon eut l'air assez gêné et la jeune fille resserra instinctivement la main sur ses béquilles, que sa sœur lui avait rendues. Avant que l'étudiante ait pu dire quoique ce soit, une silhouette se leva du canapé et l'aînée Duval retint un grognement. Kathy lui souriait d'un air aimable tandis que sa mère lui lançait un regard étonné.
— Et bien, vous êtes déjà rentrées ?
— Qu'est-ce qu'ils font là ? demanda Juliette d'un ton sec.
Mme Duval eut l'air sincèrement surprise par la question de sa fille.
— Et bien, ils voulaient te voir alors je leur ai proposé d'attendre que tu rentres ici.
— Et quelqu'un se soucie du fait que moi, je n'ai peut-être pas envie de les voir ? s'énerva l'étudiante.
Sa mère fronça les sourcils, interdite. Elle ne semblait pas habituée à ce que la jeune fille lui parle de cette façon et Alex la comprenait. Sa sœur s'énervait rarement. Mais elle semblait excédée en voyant sa soi-disant meilleure amie et son fameux petit copain. Elle s'éloigna d'ailleurs sans plus tarder et grimpa les escaliers en tapant des pieds – ce qui n'était pas très impressionnant, puisqu'elle s'aidait toujours de ses béquilles pour avancer afin de soulager sa cheville foulée.
— Euh … On va la suivre, lança la cadette Duval avant d'entraîner Nina dans son sillage.
Elles entendirent Kathy dire « Vous voyez, je vous avais bien dit qu'elle était en colère » avant d'atteindre l'étage et de rejoindre Juliette dans sa chambre. L'étudiante était sur son lit, son ordinateur portable ouvert devant elle. Elle leva les yeux de l'écran en entendant sa porte s'ouvrir et en les voyant entrer, elle soupira :
— Ah, c'est vous …
— Tu nous avais un peu oublié en bas, alors on s'est dit qu'on allait te rejoindre … fit Alex.
— Je ne comprends pas pourquoi tu es autant énervée quand tu les vois, annonça Nina en s'asseyant à côté de son amie. Je veux dire … C'est sensé être ta meilleure amie et ton petit copain. Alors, d'accord, on ne les connaît pas vraiment, mais justement, pourquoi tu leur en veux autant ?
Juliette haussa les épaules.
— Je n'en sais rien. Je sais juste que j'ai une boule de colère qui me submerge quand je les vois.
Alex et sa meilleure amie échangèrent un regard à peine étonné. Elles avaient eu à faire avec des choses beaucoup plus étranges que cette haine que ressentait la plus âgée du trio envers deux personnes qu'elle aurait dû normalement aimer.
— C'est pour ça que je veux essayer de trouver s'il s'est passé quelque chose entre nous avant qu'on arrive dans Teen Wolf … Enfin, je veux dire que …
Nina lui fit signe qu'elle avait compris. La cadette Duval sentit son téléphone vibrer dans sa poche et elle le sortit pour consulter le message qu'elle venait de recevoir.
— C'est Allison, expliqua-t-elle. Elle me dit que Stiles est allé voir Danny à l'hôpital, qu'il lui a appris qu'il avait récupéré une vidéo pour Jackson mais que lorsqu'il a voulu aller chercher la tablette de Danny, elle n'était plus dans le coffre de sa voiture.
— Oui, bah on savait que Matt n'allait pas laisser traîner des indices, souligna Nina.
— Matt ! s'écria Juliette en faisant sursauter sa sœur et son amie. C'est lui qui m'a assommé dans la cave des Lahey.
— On s'en doutait un peu, maugréa Alex.
La cadette Duval se frotta les yeux avant de demander :
— Du coup, on fait quoi, maintenant ?
Nina secoua la tête, l'air perdu, tandis que les épaules de Juliette s'affaissaient.
— On n'a pas trente-six solutions, bredouilla-t-elle. On va devoir attendre que Matt se remette à vouloir tuer pour que je passe en mode « zombie » afin de le retrouver et de tenter de le raisonner. Si Jackson arrête de tuer sur commande, Stiles et Allison n'auront pas à mettre au courant leurs pères. Mais si vous avez une meilleure idée, je suis tout à fait prête à l'entendre.
Les deux autres filles baissèrent le regard et l'étudiante poussa un soupir résigné.
— Je sens qu'une super nuit m'attend …
### - ###
Matt ferma les yeux quelques instants. Il avait attendu cet instant toute la journée. Ou plutôt, depuis qu'il avait récupéré Jackson. L'adolescent avait compris qu'il se passait quelque chose d'anormal, la veille au soir, quand le contact avec le kanima avait été brusquement rompu. Le photographe avait mis un long moment avant de réussir à localiser la créature et quand il y était parvenu, il n'avait pas pu résister à l'envie de sécher les cours pour aller voir où elle était.
En s'arrêtant dans la rue où habitait Jackson, il avait d'abord cru que le garçon était chez lui. Puis, Matt avait compris qu'il était en réalité chez les Lahey. Une bouffée de haine l'avait envahi. Le blond ne pouvait pas être allé de son plein gré dans cette maison. Pas en sentant tout le ressentiment qu'éprouvait le photographe par rapport à cet endroit.
L'adolescent s'était assuré qu'il n'y avait qu'une seule personne dans la cave avant d'y descendre. Il n'avait pas mis beaucoup de temps à trouver un plan d'action. Il avait attrapé une pelle après avoir descendu silencieusement les marches de l'escalier et avait assommé Juliette juste au moment où elle se retournait. Le garçon n'avait eu aucun scrupule à lui abattre l'outil sur la tête. Cette fille lui collait trop au train à son goût, elle fouinait dans des affaires qui ne la concernaient pas et surtout, elle était au courant du drame qu'il avait vécu enfant et n'avait rien fait pour l'aider.
Matt rouvrit les yeux. Il ne devait pas s'égarer. S'il était là, c'était bel et bien pour se venger de ceux qui l'avaient noyé. Il aurait aimé leur faire payer dès qu'il avait récupéré Jackson, mais le photographe avait réfréné ses ardeurs. Il ne devait pas se précipiter, au risque de tout faire rater. L'adolescent avait donc attendu que la nuit tombe, rongeant son frein. Dès qu'il avait estimé que c'était le bon moment pour agir, il avait volé la voiture de Harris – encore une fois – et s'était dirigé vers la forêt.
Le garçon avait repéré depuis un bon moment la petite caravane dans laquelle Sean et sa copine vivaient. Il avait donc trouvé le chemin sans difficulté et s'arrêta à quelques mètres, attendant que Jackson le rejoigne. Et maintenant que le kanima était tout proche – il le sentait au plus profond de son être –, les choses sérieuses allaient pouvoir commencer.
Matt descendit de la voiture et referma la portière sans faire de bruit. Il sursauta en voyant une silhouette se dessiner dans la brume, juste devant lui, et son cœur s'accéléra sous le coup de la surprise. Le photographe ne tarda cependant pas à reconnaître Juliette qui s'approchait de lui.
— Dégage de mon chemin, s'agaça aussitôt l'adolescent.
Ce fut au tour de l'étudiante de sursauter et elle papillonna des cils, s'arrêtant à deux pas du garçon.
— Oh … Ca y est … souffla-t-elle.
Matt fronça les sourcils, ne comprenant pas ce qu'elle voulait dire. Mais il choisit de ne pas s'en formaliser. Il avait plus de preuves qu'il n'en fallait que tout ne tournait pas rond chez cette fille. Alors, il n'était plus à une phrase étrange ou deux près.
— Je ne sais pas ce que tu fais là, mais je peux te donner un conseil, barre-toi vite fait, grinça le photographe avant de rabattre sa capuche sur sa tête.
— Non, écoute-moi ! plaida Juliette en essayant de se mettre en travers de sa route. Ne va pas les voir, laisse-les tranquille, s'il te plaît …
— Toi, laisse-moi tranquille ! protesta Matt en repoussant l'étudiante. Je ne veux pas de tes conseils ni de tes leçons de morale. Je sais ce que je fais. Je sais ce que je veux. Et ce n'est sûrement pas toi qui va m'empêcher de me venger.
— Mais je veux juste t'aider, couina l'étudiante.
Le photographe la fusilla du regard et la jeune fille recula d'un pas, apeurée.
— Il fallait m'aider quand tu en avais la possibilité, cracha le garçon. Maintenant, il est trop tard. Tu m'as laissé mariner dans mes cauchemars, tu m'as laissé porter ce fardeau tout seul alors que tu pouvais m'aider. Tu n'es pas mieux que les autres et je te jure que si tu te mets encore une fois en travers de mon chemin, je te tue.
Juliette déglutit et hocha la tête. Matt la contourna et s'avança vers la caravane. L'étudiante ne se retourna pas. Sa respiration était saccadée et elle tremblait. Outre la peur que venait de lui flanquer le photographe, elle se sentait coupable. Son personnage n'avait jamais eu le courage d'aider le garçon alors qu'elle était au courant de ce qui lui était arrivé. Il avait raison dans le fond. Elle ne valait pas mieux que les autres, même s'il exagérait un peu en déclarant vouloir la tuer.
Des éclats de voix commencèrent à retentir derrière elle mais Juliette refusa de se mêler de ça. Elle était loin de prendre la menace de l'adolescent à la légère. Et comme la force qui l'avait obligée à partir de chez elle et l'avait guidé jusqu'ici ne semblait pas l'envahir, la jeune fille décida de rentrer chez elle, illico presto.
Elle se sentit soudain très lâche, car pour sauver sa propre peau, elle n'hésitait pas à abandonner un futur papa à son triste sort. L'étudiante tenta de se dire que c'était sa faute, qu'il aurait dû défendre Matt au lieu de se moquer de lui en apprenant qu'il ne savait pas nager, qu'il n'avait qu'à pas boire à cette maudite fête et que de toute façon, elle ne faisait pas vraiment le poids contre le kanima. Mais elle n'était pas vraiment convaincue par ses propres excuses.
Etait-il temps de tout révéler au shérif et à Chris Argent ? Le trio n'était clairement pas efficace : ce qu'elles entreprenaient pour aider les personnages ne marchaient jamais et elles n'avaient aucun moyen d'arrêter la créature reptilienne. Peut-être que cela arrangerait tout si elles donnaient des informations que les héros ne devaient découvrir que plus tard ?
Non, Juliette venait de penser à un autre moyen de quitter les ennuis dans lesquels elles étaient plongées : que Deaton leur explique comment partir de cet univers pour regagner la vie réelle. Ca arrangerait à coup sûr leurs affaires.
L'étudiante serra ses bras contre elle. Elle avait froid. Et la forêt lui faisait peur. La brume qui flottait entre les arbres et la nuit tombée ajoutaient au caractère effrayant du bois. Des branches et des feuilles mortes craquaient sous les pieds de la jeune fille et elle était persuadé que ce cri bref qu'elle venait d'entendre était celui que Sean avait poussé au moment où le kanima avait enroulé sa queue autour de son cou.
Juliette secoua la tête. Il ne fallait pas qu'elle pense à ça. Avoir l'image d'un mort en tête alors qu'on avançait dans une forêt peu engageante n'était pas le meilleur moyen de se rassurer. Surtout quand on était une fille à l'imagination débordante et qu'on sursautait dès qu'on entendait le moindre bruit suspect. A sa décharge, le bois qui bordait Beacon Hills n'était pas des plus fréquentables. Il y rôdait tout de même, selon les saisons, des loups garous, des chasseurs, des kanimas, des Darachs, des Onis ou des Nogitsunes …
Perdue dans ses pensées – c'est-à-dire, s'imaginant en train d'essayer d'échapper à toutes les menaces qui étaient apparues dans Teen Wolf au cours des trois premières saisons -, Juliette ne se rendit pas compte qu'elle avait rejoint la route. Ce ne fut que lorsque deux phrase surgirent au milieu du virage dans lequel elle venait de s'engager et qu'elle fut éblouie qu'elle réalisa où elle était. Tétanisée à la fois par la surprise et la peur, et aveuglée par les deux rayons lumineux, la jeune fille resta clouée sur place, avec le véhicule qui lui arrivait dessus.
Désolée, je n'ai pas eu le temps de répondre à vos commentaires aujourd'hui. On se retrouve donc demain pour vos réponses et pour un nouveau chapitre ;)
