Bonjour à toutes !

Alors après cette fin de chapitre de sadique extrème ( et encore, vous n'avez pas vu le pire en matière de fin de chapitre sadique ! ), je vous met la suite. La fin de cette fanfic se rapproche inéxorablement et je commence déjà à angoisser sur ça . . . Plus que 5 chapitres après celui-ci et se sera terminé ! Argh !

M'enfin bref, je vous souhaite quand même un excellente lecture.

Et je remercie Rozinaah pour son excellent travail de correctrice ( t'as le droit de me taper, j'oublie de le dire à chaque fois ToT ).


Chapitre 26 : Le secret de Remus

Le lycanthrope s'était arrêté à deux pas d'elle, comme si il ne savait pas exactement que faire. Debout sur ses deux pattes, il reniflait autour de lui, recherchant une odeur qu'il avait certainement perdue.

Alyssa recula légèrement, ne croyant pas en sa chance. Le loup-garou faisait comme si elle n'existait pas !

Son pied marcha sur une branche qui craqua. Elle s'immobilisa ne lâchant pas des yeux le lycanthrope, qui s'était soudainement arrêté de renifler et la fixait.

Alyssa pensa qu'elle venait de signer son arrêt de mort. Et pourtant, étrangement, au fond d'elle, il y avait cette certitude qu'elle ne craignait rien.

Le loup la regardait, la tête penchée sur le côté, et les sourcils froncés.

Alyssa relâcha sa respiration qu'elle avait inconsciemment bloquée, et reprit une position plus naturelle.

Le loup s'approcha à petits pas, comme si il craignait quelque chose de sa part, ou n'en croyait pas ses yeux.

Intriguée, elle s'avança à son tour légèrement, toute peur ayant déserté. Elle se sentait en confiance, comprenant qu'il ne lui ferait aucun mal.

Elle approcha encore, tendant la main, en invitation à une caresse.

Le loup recula légèrement, craintif, quant à l'approche de la main, mais se rapprocha ensuite.

Ils n'étaient plus séparés que par quelques centimètres, quand le loup fit inexplicablement un bond en avant et lui sauta dessus.

Elle tomba en arrière, écrasée par le poids du loup qui avait atterri sur son torse, et la douleur de la plaie de son dos se raviva comme un flamme qu'on attise.

Elle hurla sous la douleur, faisant reculer le loup.

Mais ce simple contact avec la créature l'avait laissée pantelante.

Sous le coup de la douleur, elle avait laissé ses pouvoirs sans retenue, et avait capté beaucoup de choses.

Notamment que la bête face à elle était une personne qu'elle connaissait parfaitement.

Légèrement abasourdie, elle s'assit doucement et regarda, effarée, le loup qui s'était recroquevillé sur lui-même, comme si il s'attendait à se faire réprimander.

Ces yeux miels la regardaient, apeurés.

Décidée à effacer cette lueur anormale dans les yeux de la créature, elle s'approcha et caressa furtivement le bout de son museau, presque comme la caresse d'une plume.

Le loup répondit par une pression de son museau contre la main, et Alyssa caressa ensuite le contour de la gueule, et gratta la créature entre les oreilles.

Le loup ronronna de plaisir, et Alyssa se blottit contre le torse de ce dernier.

Elle entendait les battements rapides du cœur de la créature, et elle ne put s'empêcher de murmurer d'un ton accablé :

- Remus.

Elle avait tout de suite deviné qui il était, à ses souvenirs.

Un sourire si mélancolique, un rire si particulier, ce teint maladif qu'il arborait quotidiennement, elle l'avait reconnu dans les souvenirs de Remus.

Soudain, elle entendit un grondement sourd venir de derrière Remus. Elle se détacha de l'étreinte que lui rendait le loup et le contourna afin de contempler un spectacle plutôt inattendu.

Un immense chien noir, pareil à la représentation du Sinistros, grondait après Remus, d'un ton qui n'avait rien d'engageant. Un cerf d'une taille impressionnante était positionné à son côté, transportant entre ses cornes, un rat.

Quand le chien vit Alyssa, il cessa de gronder, et il parut désemparé durant quelques instants, son regard voguant entre elle et le loup.

D'ailleurs celui-ci jappait.

Contre toute attente, Alyssa éclata de rire.

Les quatre animaux la regardèrent, comme si elle était subitement devenue folle. Mais elle avait seulement compris ce qu'il se passait, et trouvait ça extrêmement tordant.

Après tout, comment n'avait-elle pas pu s'en rendre compte ? Remus en loup-garou, c'était très simple à deviner, il suffisait de faire concorder ses jours de maladies avec la pleine lune.

Quant aux trois Animagi qui se tenaient devant elles, c'étaient bien entendu Sirius, James et Peter, qui n'abandonnaient jamais un ami dans le besoin.

Ca ne l'étonnait qu'à peine qu'ils en soient venus à de telles extrémités pour tenir compagnie à leur ami lors de ses transformations.

Elle s'accroupit, attrapa un long bâton par terre et se redressa pour l'agiter sous le museau de Remus qui parut soudainement très intéressé par le morceau de bois.

Elle murmura deux ou trois chose pour appâter le loup, comme si elle avait à faire à un chien, et lança le bâton très loin dans le parc, s'aidant de ses pouvoirs Néphilims.

Remus partit au triple galop.

Elle se retourna ensuite vers le trois Animagi et dit :

- Étonnant que je ne m'en sois pas doutée avant. C'était pourtant flagrant.

- Comment as-tu fait ça ? Demanda Sirius, qui venait de reprendre apparence humaine.

Elle sut immédiatement de quoi il parlait.

- Je ne sais pas tout à fait. Je crois que cela fait partie de ma nature Néphilim. J'ai senti au fond de moi qu'il ne me ferait aucun mal. C'est presque comme si j'avais un chien.

Sirius, ainsi que James et Peter qui avaient repris forme humaine, la regardaient bouche bée.

- Vous devriez vous changer, Remus va vous sentir et vous attaquer. Vous n'êtes en sécurité que sous formes d'Animagus.

- Elle a raison, Patmol, changeons nous.

Les trois adolescents firent place à leurs totems animaux.

Alyssa sourit et les regarda, les couvant des yeux.

Lui revenait en mémoire, le souvenir de ce qu'elle avait failli faire. Elle se demandait encore pourquoi cette idée complètement idiote lui était venue en tête. Qu'est-ce qu'il s'était passé, qu'avait-elle ressenti pour avoir l'envie de mettre fin à ses jours ?

Un grognement joyeux et un hurlement poussé à la lune la ramenèrent sur Terre, et elle découvrit Remus, couché à ses pieds, attendant visiblement qu'elle lui relance le bâton.

Elle jeta un coup d'œil furtif aux trois Animagus, et éclata de rire.

Elle devait être la seule au monde à avoir vu un cerf, un rat et un chien, adopter un air perdu et déboussolé à la mode humaine. Ils n'en revenaient tout bonnement pas du comportement du loup envers la Néphilim.

Alyssa se calma, puis s'accroupit, frottant le loup entre les oreilles.

- Je suis navré Remus, mais il faut que je retourne à l'infirmerie. Si Pomfresh se réveille et ne me trouve pas dans mon lit, elle va m'assa . . . M'en vouloir, se reprit-elle, ne voulant pas prononcer ce mot. Je te verrai tout à l'heure à notre réveil.

Elle se releva sous les couinements déçus du loup. Les Animagi s'approchèrent et entourèrent le loup pour le réconforter.

Alyssa s'éloigna à reculons, jusqu'à ce qu'elle soit hors de vue de ses amis. Puis, elle commença à courir vers les grandes portes de chênes, mais sa blessure à la jambe lui fit renoncer à ce projet.

Elle passa les doubles portes et monta l'escalier de marbre. Elle atteignit le palier, face aux portes fermées donnant sur la Grande Salle, au moment où elle découvrit Severus, remontant des cachots.

Surprise, elle le héla.

- Severus ?!

Il fit un bond en arrière, ne s'attendant visiblement pas à la voir ici. Puis, il étrangement parut soulagé.

- Mais, tu n'es pas encore couché ? Demanda Alyssa.

- Si si, j'y allais, quand j'ai pensé à aller voir si tu étais rentrée.

Elle sourit doucement, mais avec une ombre dans le regard, repensant à leur dernière rencontre.

- Ne t'inquiète pas, je retourne immédiatement à l'infirmerie.

- Bien, alors bonne nuit, Alyssa.

- Bonne nuit Severus.

Elle reprit son chemin, et une pensée s'imposa en elle.

Elle ne savait pas pourquoi, elle ne savait pas comment elle le savait, elle ne savait pas ce que cela allait donner, mais elle était certaine d'une chose.

Il s'était passé des choses ces derniers jours, qui bouleverseraient sa vie à tout jamais.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Ce fut le bruit sourd d'un objet tombant au sol qui réveilla Alyssa quelques heures après son retour à l'infirmerie.

Elle ouvrit un œil passablement fatiguée, et put contempler à loisir une paire de fesses plutôt bien faites, moulées dans un jean bleu tout ce qu'il y avait de plus sexy.

Elle grogna et se tourna de l'autre côté, recherchant le sommeil qui l'avait déserté si brusquement.

- T'es franchement pas doué, Patmol, fit la voix de James, avec un brin d'amusement.

- Oh, c'est bon, ça peut arriver à n'importe qui de faire tomber un livre.

- Oui, mais il y a que toi pour le faire avec la discrétion d'un géant au milieu d'une salle de scrutoscopes dans une infirmerie.

- Puisque je t'ai dit que j'ai pas fait exprès ! Et tu vas pas me dire que ça ne t'ai jamais arrivé.

- Dites, vous ne voudriez pas laisser les pauvres malades, dormir ! Dit Alyssa d'une voix forte quand elle comprit que les Maraudeurs continueraient leur bordel et qu'elle pouvait donc dire adieu à sa nuit de sommeil parfaite.

Le son de sa voix, qu'ils ne s'attendaient visiblement pas à entendre, fit sursauter les quatre garçons assis sur le lit d'à côté.

Elle se tourna vers eux, et s'assit en se calant dans son oreiller pour être dans une position confortable.

- Je t'ai réveillée ? Demanda Sirius un brin soucieux, assis à côté de Remus.

D'ailleurs il n'avait pas l'air d'aller spécialement bien. Il avait des cernes longues comme sa main, et des griffures sur le visage à peine cicatrisées. Malgré tout ça, son visage était éclairé d'un grand sourire.

- Si c'est bien toi qui as fait tomber le livre dont parlait James, alors oui, tu m'as réveillée. Au vu de la nuit que j'ai passé, j'aurais bien aimé une ou deux heures de sommeil en plus, dit-elle en baillant, une main devant la bouche.

- Navré.

- Non, c'est rien. Comment tu vas Remus ?

Les quatre garçons échangèrent une œillade indécise, et finalement, Remus dit :

- Ca va plutôt bien.

- Et vous, les gars ?

Ils semblèrent perdus. Alyssa décida de leur rafraîchir la mémoire.

- Je vous signale tout de même que tenir compagnie à un loup-garou n'est généralement pas de tout repos, chuchota-t-elle, certaine qu'ils l'entendraient de toute façons.

Elle les regarda tour à tour et remarqua que Peter, James et Sirius dévisageaient Remus, comme si c'était à lui que revenait la tâche de lui répondre. Lui, la regardait, effrayé.

- Quelque chose ne va pas, Remus ? Si tu t'inquiètes pour ton secret, ne t'inquiète pas je ne dirai rien. Je comprends que tu ne souhaites pas en parler. La plupart des gens ont peur des loups-garous, ce qui est totalement compréhensible.

- En parlant de ça, tu peux nous expliquer ce qui s'est passé cette nuit ? Dit Peter.

- Comment ça ?

Ils la regardèrent avec des yeux ronds comme des soucoupes.

- On parle de ce qui s'est passé avec Lunard. Je connais peu d'êtres humains capables de pouvoir faire passer un loup-garou pour un brave toutou bien dressé, fit James.

Alyssa ouvrit la bouche pour répondre, mais l'infirmière choisit ce moment-là pour écarter le rideau qui coupait le lit de la jeune fille, du reste de l'infirmerie.

A la vue d'Alyssa, tranquillement assise dans son lit, elle laissa tomber les potions qu'elle tenait dans ses bras.

- Mais . . . Mais . . . Mais, vous êtes réveillée !

Alyssa opina de la tête avec un sourire hilare.

- Pourquoi ne m'avez vous pas appelée ? Fit ensuite l'infirmière en fusillant des yeux les quatre garçons assis sur le lit de Remus.

Bien entendu, la question était plus un reproche qu'une véritable interrogation, donc aucun ne prirent la peine de répondre.

Elle s'approcha du lit de la jeune Gryffondor, et tira le rideau qui la séparait de Remus.

- Bien, allongez vous sur le ventre, je vais voir où en est votre blessure dans votre dos.

Alyssa fit ce qu'on lui demandait, et elle sentit son tee-shirt remonter jusqu'à ses épaules.

- Je suis désolée, Miss Grytalié, mais je crains que vous ne deviez garder cette cicatrice. J'ai eu beau y mettre toute sortes de potions, rien n'y a fait, elle est restée. C'est pareil pour votre jambe.

- Ce n'est pas grave, ça me fera un souvenir, répondit-elle d'un ton jovial.

Dans son dos, l'infirmière étouffa une expression de stupeur, et elle lui dit qu'elle pouvait se réinstaller correctement.

- Je vais vous garder encore quelques jours ici, histoire de vérifier que tout va bien.

- Pas de souci.

- Je vais prévenir le directeur de votre réveil. Il voulait être prévenu en premier, mais bon.

L'infirmière partit, et Alyssa se leva, tira le rideau la séparant du lit de Remus, et sauta dessus.

Merci à Mme Pomfresh pour ses potions anti-douleur !

- Eh bien, t'as l'air de péter la forme, s'exclama Sirius avec des yeux ronds, alors qu'Alyssa se faufilait sous les draps à côté de Remus. Euh . . . Par contre là, je risque de me sentir légèrement jaloux.

Alyssa ne tint pas compte de son petit ami, et se blottit contre Remus, qui arborait une jolie couleur pivoine, et n'osait plus regarder Sirius, de peur d'intercepter un visage furibond. La jeune Gryffondor approcha sa main droite des cheveux de Remus et le caressa doucement.

Contre toute attente, et sous les regards abasourdis de ses mais, Remus se mit à émettre de bruits qui ressemblaient beaucoup à ceux d'un chien en quête de caresse de la part de son maître. Limite des ronronnements.

Alyssa pouffa.

Elle savait parfaitement que c'était ce dont Remus avait besoin. Une personne qui acceptait sa condition de loup-garou, et qui pouvait l'approcher, quelle que soit sa forme physique.

Étant une créature magique, vivant à l'état naturel dans les hautes forêts, Alyssa avait un lien étrange avec toutes autres créatures magiques avec une conscience de type humaine, ce qui était le cas des loups-garous.

Elle expliqua ce qu'elle ressentait aux trois garçons, qui n'en revenaient toujours pas, tout en continuant de prodiguer ses caresses à Remus.

- C'était étrange comme sensation, mais je l'avais compris quasiment tout de suite. Dès que Remus m'a sauté dessus, j'ai compris qu'il ne me ferait aucun mal. Pourtant, je peux vous jurer que juste avant, j'avais eu une frousse de tous les diables !

- Je ne comprends pas ce qui s'est passé, dit James, les sourcils froncés, essayant visiblement de comprendre quelque chose. Quand il a senti l'odeur, il s'est rué dans ta direction. Pourtant, d'après ce que tu nous as dit, il ne t'a pas sentie, alors que tu étais à un mètre de lui. Je ne comprends vraiment pas ce qu'il s'est passé !

Alyssa ne répondit pas, et eut un simple haussement d'épaule significatif.

Elle n'allait tout de même pas avouer aux Maraudeurs qu'elle avait tenté de se suicider, et que Severus Rogue l'avait sauvé de la noyade. Pas sûr qu'ils apprécieraient beaucoup les nouvelles, l'une autant que l'autre.

- Il n'y avait personne avec toi cette nuit, Aly ? Demanda Sirius.

- Non.

Court et concis. Ne laissant de place à aucun doute.

Elle cessa de gratter le dessus de la tête de Remus et il sembla s'éveiller d'un long réveil. Il ouvrit les yeux, et quand il comprit où il était et avec qui, il rougit.

- Ne sois pas gêné Lunard, fit Sirius, tu avais l'air d'apprécier. J'aimerais juste que ça ne se reproduise pas trop souvent ce genre de choses. Je suis très jaloux.

Son regard était dirigé vers Alyssa, mais elle ne doutait pas que l'avertissement valait aussi pour Remus.

Elle sortit des draps du lycanthrope et s'assit sur les genoux de Sirius, en l'enlaçant pas le cou, faisant naître un magnifique sourire sur les lèvres de ce dernier.

Elle lui sourit en retour, et blottit son visage tout contre la cou de son chéri.

Il la tint serrée contre lui, et Alyssa se laissa aller.

Elle pleura.

Elle pleura sur ce qu'elle avait découvert une semaine auparavant.

Elle pleura sur ce qui lui était arrivé avec les Mangemorts et le mage noir.

Elle pleura sur ce qui s'était passé la veille.

Elle pleura tout simplement pour évacuer le trop plein de sentiments qu'elle avait en elle.

Elle pleura simplement parce que Sirius était le seul à la faire réagir ainsi.

Elle sentit soudain comme une secousse, puis devina que Sirius marchait. Il s'assit sur le lit de la jeune Gryffondor et tira d'un coup de baguette le rideau qui les séparait des trois garçons.

Il l'enlaça tendrement, et la berça, cherchant à la calmer. De temps à autres, Alyssa sentait de légères caresses sur ces cheveux, et elle devina que c'était les légers baisers que Sirius faisait glaner sur elle.

Elle se serra encore plus contre lui, et passa ses jambes autour de la taille du jeune homme, et passant ses bras au niveau de ses épaules.

Elle sentit Sirius se raidir, et interrompre ses gestes de réconfort.

Elle n'en tint pas compte, et continua de se blottir contre lui, comme si sa vie en dépendait.

- Aly . . . Hésita-t-il. Je ne sais pas si . . .

- Quoi, gémit-elle, pas loin de fondre à nouveau en larmes, alors qu'elle venait tout juste de se calmer.

Qu'est-ce qu'il voulait encore ? Tout ce qu'elle souhaitait, elle, c'était de trouver un peu de réconfort, et accessoirement, être un peu seule avec Sirius.

Ils n'en avaient pas vraiment eu l'occasion depuis qu'ils étaient ensemble.

- Collée, comme ça contre moi, Aly . . . Je ne suis qu'un homme . . .

Elle releva subitement la tête, ayant peur de comprendre ce qu'il voulait dire.

Son visage rouge et son regard fuyant lui soufflèrent qu'elle n'avait peut-être pas totalement tort.

Curieuse, elle fit tomber son regard sous la taille de Sirius. Mais aucun redressement à l'horizon.

- Bah, qu'est-ce que tu me racontes ?!

Il prit un air scandalisé, et s'écria vivement :

- Non, mais ça va pas ? T'es complètement dingue, espèce de perverse !

Alyssa éclata de rire.

- Franchement Sirius, le cri de la vierge effarouchée, ça ne te va pas du tout ! Surtout que ce serait plutôt à moi de le dire !

Sirius eut un sourire canaille qui fit cesser de rire Alyssa, et il fondit sur elle, sa bouche s'emparant de son cou, alors qu'il l'allongeait sur le lit.

Elle cria sous la surprise puis finalement éclata de rire.

- Sirius, qu'est-ce que tu . . .

Mais sa phrase fut noyée dans un gémissement qu'elle ne put retenir.

Elle ne savait pas ce qu'il faisait, mais c'était divinement bon.

Ses lèvres suçaient méthodiquement son cou, tandis que de temps à autre, une langue mutine et câline s'égarait sur sa jugulaire.

Elle passa ses mains dans la splendide crinière brune de Sirius et ne put retenir un soupir extatique. Le jeune homme savait très bien manier sa bouche.

- Elle s'est réveillée ce matin, je pense. Si elle s'était levée cette nuit, je l'aurais entendue.

- Oui, certainement Pompom. Et ses blessures ?

Alyssa ouvrit subitement les yeux, et chuchota dans le creux de l'oreille de Sirius, tout près de ses lèvres.

- Ca m'étonnerait qu'Albus apprécie de nous retrouver dans cette position, Sirius !

Il grogna pour la forme, mais finit par se redresser, emportant avec lui la jeune femme. Il l'installa confortablement sur ses genoux, ses bras encerclant sa taille, et son visage repartant s'égarer quelque part entre sa mâchoire et son épaule.

Heureusement pour elle, il ne recommença pas sa douce torture, et s'abstint aux légers baisers papillons, même si elle était très sensible à ce niveau là.

Le rideau s'écarta, laissant passer Albus et l'infirmière. Quand elle les vit, cette dernière s'écria :

- Mr Black ! Non, mais . . . C'est . . . Vous êtes dans une infirmerie, ici !

Trois éclats de rire parvint aux oreilles d'Alyssa de l'autre côté du rideau, et Sirius consentit enfin à regarder ce qu'il se passait autour de lui, bien qu'il adressait un Mme Pomfresh, un sourire enjôleur qui faisait penser qu'il se fichait comme de sa première paires de chaussettes de ce qu'elle venait de dire.

Seul Albus affichait un léger sourire complice à l'adresse d'Alyssa.

- Allons, Pompom, ce ne sont que des adolescents. Laissez les vivre un peu.

Il s'approcha du couple, et s'assit sur le lit, son regard vrillant Alyssa.

- Comment te sens-tu ?

Elle lui fit un sourire éclatant et dit :

- Très bien ! Merveilleusement bien !

Son regard sonda profondément la jeune fille par dessus ses lunettes en demi-lune, et il dit d'une voix douce, comme si il s'adressa à un animal farouche.

- Je sais ce qui est arrivé à Ste Mangouste, Alyssa. Je crois qu'il faut que tu en parles. Tu ne peux pas t'emmurer ainsi pour te protéger. Voldemort t'a attaquée, et t'a fait subir toutes sortes de tortures. Tu as beau être différente, tu n'en restes pas moins humaine et tu possèdes tout ce qu'il va avec.

Au fur et à mesure du discours du directeur, le regard d'Alyssa s'était fait de plus en plus fuyant.

De quoi se mêlait-il ? C'était son problème, si elle souhaitait faire l'autruche ! C'était à elle de décider quand est-ce qu'elle voudrait parler de ce qu'il s'était passer.

- Je vous assure, Albus tout va très bien, dit-elle en cachant son visage dans le torse de Sirius.

Elle entendit le directeur soupirer.

- Bien, comme tu voudras. J'espère que tu as trouvé ce que tu étais partie chercher.

Alyssa releva précipitamment la tête, alors qu'Albus se levait du lit.

Sa phrase l'avait ramenée à Ste Mangouste et au nom de son père.

Son cœur se serra douloureusement.

Si Albus affirmait ce que lui avait dit le mage noir . . . Pour l'instant, elle en était encore à la période de doute. N'avait-il pas fait cela, seulement pour la déstabiliser, et ainsi pouvoir mieux la tuer ? Pourtant, alors qu'elle avait été à sa merci pendant plusieurs heures, et il ne lui avait rien fait.

- Albus ?

Alors que le directeur passait derrière le rideau tiré, à la suite de l'infirmière, il se retourna à l'interpellation d'Alyssa.

- Qui est Tom Elvis Jedusor ? demanda-t-elle doucement, guettant la réaction du vieil homme.

Une ombre passa dans le regard du directeur.

Alors, elle prit peur.

- Pourquoi me demandes-tu cela ?

- C'est le nom de mon père.

Albus ouvrit de grands yeux étonnés, et sa bouche forma un O parfait.

Alyssa comprit alors que c'était la stricte vérité, et que rien ne pourrait jamais changer tout cela.

Elle était la fille de Tom Elvis Jedusor, aujourd'hui appelé Lord Voldemort.


La première d'entre vous qui me dit que cette fin est sadique . . . je sais pas ce que je lui fais !

Cette fin est tout à fait acceptable, autant que celle du chapitre 24 ( non mais ! ). Vous aurez le droit de vous plaindre qu'à la fin du chapitre prochain, héhéhé !

Biz à toutes !