Disclaimer : Les personnages de Vampire Diaries ne m'appartiennent pas, hélas, ils sont la propriété de L.J Smith et des créateurs de la série.

18 pages bien pleine, mais pour les sensibles prévoyez quand même les mouchoirs, car moi j'ai pleuré en écrivant...

Bonne lecture, et n'oubliez la petite review si vous souhaitez me faire part de votre ressenti !


Un an plus tard !

San Francisco !

Quand Jeremy rentra chez lui après une longue journée à la fac, il trouva sa fiancée dans la cuisine, en train de préparer leur dîner.

« Bonsoir, future Madame Gilbert ! » dit-il en s'approchant de Bonnie.

Elle déposa les spatules avec lesquelles elle remuait une salade qu'elle venait de préparer, et se laissa aller dans les bras de Jeremy.

« Bonsoir mon futur mari, tu as faim ? » demanda-t-elle.

« Je meurs de faim ! » répondit-il. « Où est Emily ? »

« Elle dort ! » dit-elle. « Va vite prendre une douche, et après on pourra passer à table ! »

« Bien Madame ! » sourit-il avant de l'embrasser.

Il ne l'avait pas vu de toute la journée car il était à l'université, et cela lui faisait du bien de la sentir contre lui, de pouvoir la serrer dans ses bras. Il dû quand même mettre fin au baiser, et il alla dans la salle de bain, où il prit une douche qui lui délia les muscles dû à cette dure et dernière journée de cours, avant la dernière semaine d'examen qui allait déterminer son entrée en internat à l'hôpital central de San Francisco.

Avant de rejoindre Bonnie dans la cuisine, il fit un détour par la chambre adjacente à la sienne, et il y entra en faisant le moins de bruit possible. Il s'approcha du berceau et regarda sa petite fille de trois mois dormir à points fermés. Bonnie et lui avaient été plus qu'heureux d'apprendre, quelques jours après le mariage de Kol et Elena, qu'ils allaient être parents, et aujourd'hui, leur fille avait trois mois, et Jeremy ne pouvait pas être plus heureux.

Mystic Falls !

Maison des Mikaelson !

« Oh t'exagère Stefan ! » dit Damon.

« Ah tu trouves ? » haussa Stefan.

« Bon d'accord, y a une part de vrai dans ce que tu dis, mais le reste c'est arrivé par ta faute ! » contra Damon.

« J'avoue ! » pouffa Stefan.

Toute la tablée se mit à rire. Le passé derrière eux, Damon avait su changer et devenir ami avec les Originels. Bien qu'il fût parti, avec Lara, quelques mois en Australie, ils étaient revenus car Elena et Kol devaient rentrer de Toscane d'ici quelques heures. Damon et Lara avaient tous les deux étaient invités à rester déjeuner, et ils avaient poliment acceptés.

« On en apprend des choses ! » s'amusa Lara.

« Et je vais en entendre parler longtemps ! » railla Damon.

« Mais t'es pas le seul, Stefan aussi va s'en manger souvent ! » dit Holly.

« T'aurais dû la fermer Damon ! » soupira Stefan, avant de boire une gorgée de vin.

Un bruit de voiture attira l'attention d'Elijah, qui tendit l'oreille et entendit la voix de Kol qui disait :

« Ma chérie je t'en prie ne fais pas de scène on vient juste de rentrer ! »

« Tu t'en mêles et je peux te jurer que tu ne me toucheras plus pendant des années ! » fit la voix d'Elena.

Intrigué, Elijah regarda sa femme, qui avait elle aussi entendu le petit échange…

« Elijah, ça va ? » demanda Esther, qui avait vu que quelque chose n'allait pas.

Avant même qu'Elijah ne puisse répondre, la porte d'entrée s'ouvrit à la volée, et ils entendirent la voix d'Elena crier :

« DAMON SALVATORE ESPECE DE SALOPARD POUR QUI TU TE PRENDS ? »

Toutes les têtes convergèrent vers Damon !

« Damon qu'est-ce que t'as fais ? » demanda Stefan.

« Je l'ai pas vu depuis un an j'en sais rien moi ce qu'elle a ! » répondit Damon.

Ils virent tous Elena s'arrêter sur le seuil du grand salon. Elle portait un pantacourt en jean noir, un dos nu blanc et d'une paire d'escarpin. Ses cheveux étaient attachés en une queue de cheval, et deux mèches s'en échappaient, entourant son doux visage, qui, à la vue de Damon, se voila de rage.

« COMMENT T'AS OSE M'EFFACER LA MEMOIRE ? » hurla-t-elle à Damon.

« Oh merde ! » jura-t-il en se levant de sa chaise.

« Oh oui tu peux le dire, je vais t'arracher les yeux ! » claqua-t-elle en marchant vers lui.

« Elena s'il te plaît écoute-moi ! » dit-il en marchant en arrière, les mains devant lui.

« Parce que t'as des explications à me donner en plus ? » cracha-t-elle. « J'espère pour toi qu'elles tiennent la route ! »

Damon se cogna contre un meuble en voulant reculer, ce qui provocant des petits rires de la part de Katherine et Rebekah. Elena ne semblait pas s'en rendre compte. Tout ce qui comptait c'était Damon, et l'envie qu'elle ressentait de le tuer…

« Tu m'as effacé la mémoire ! » dit-elle.

« Je sais mais… »

« DEUX FOIS ! » s'écria-t-elle en lui coupant la parole.

« Je sais mais… »

« FERME-LA ! » claqua-t-elle.

Il déglutit, tout en continuant de marcher en arrière, faisant le tour de la table. Klaus tenta de masquer un fou rire en se mordant le poing, tout comme Caroline qui elle, lui serrait la cuisse.

« Pourquoi t'as fais ça ? » demanda Elena, toujours en colère. « Je me suis rappelé de notre première rencontre. La VRAIE rencontre, juste avant l'accident de mes parents, t'étais pleins de belles paroles après m'avoir prise pour Katherine, et tu m'effaces ce souvenir ! »

« Je sais et je suis désolé mais… »

« Et cette nuit-là, après m'avoir sauvé d'Elijah, tu viens dans ma chambre et tu me fais ta petite déclaration comme quoi tu m'aimes mais que tu ne me mérites pas, et là encore tu te prends pour le Bon Dieu et tu m'effaces encore la mémoire ! » gronda-t-elle.

« Mais bon sang laisse-moi t'expliquer ! » gronda-t-il à son tour. « Kol retiens-là ! »

« Désolé mais elle m'a dit que je la toucherais plus si j'intervenais, alors je la laisse faire et puis, c'est plutôt drôle de la voir te gueuler dessus ! » s'amusa Kol.

« Stefan, fais quelque chose… » quémanda Damon.

« Désolé mais, tu l'a un peu chercher ! » lui dit Stefan.

« Vives les liens fraternels ! » marmonna Damon. « Elena je peux t'expliquer ! »

« Et c'est quoi ton explication ? Tu voulais pas me faire souffrir ? Tu croyais que je ne pouvais gérer tes sentiments et mon histoire avec Stefan, c'est ça ? » répliqua-t-elle.

« Allez Elena, mets-lui en une et tu verras, tu te sentiras mieux après ! » lui dit Lara.

« Hey ! » s'écria Damon.

« Navrée mon chéri, mais sur ce coup, je suis de son côté ! » lui sourit Lara.

Il prit une profonde inspiration, tout en continuant de reculer, et dit :

« Elena écoute, je suis vraiment désolé d'accord ? Je n'aurais pas dû faire ce que j'ai fais mais je l'ai fais, pour te protéger, et puis ça n'a plus aucune importance hein ? T'es avec Kol… »

Pour son plus grand soulagement, elle s'arrêta de marcher, et il en fit de même mais garda une distance raisonnable entre eux.

« C'est ça ton explication ? » s'ahuri-t-elle. « Que ça n'a plus d'importance ? Parce que je suis avec Kol ? »

Complètement hébétée, Elena fit demi-tour et sortit de la pièce en trombe en disant :

« Faut que je casse quelque chose ! »

« Bonne idée ! » dit Kol en la suivant à l'étage.

Le silence se fit encore dans le salon, mais ce fut Caroline qui éclata de rire en premier, suivit d'Holly, Stefan et de tout le monde, sauf de Damon, qui ne savait pas comment il allait se rattraper envers Elena. Trop amoureux de Lara, il avait complètement oublié que les souvenirs d'Elena qu'il avait effacée seraient remontés à la surface après sa transformation.

Chambre de Kol !

Ayant fermé la porte derrière lui, Kol s'apprêtait à dire quelque chose mais la bouche d'Elena sur la sienne l'en empêcha. Ils se retrouvèrent rapidement nus, et ils firent l'amour, afin qu'Elena puisse évacuer toute sa colère, ce qui ne déplaisait pas à Kol car, depuis sa transformation, elle laissait ses émotions sexuelles s'exprimer avec… plus de passion et de force.

Une semaine plus tard !

Commissariat !

Dans son bureau, Liz Forbes lisait un rapport sur une enquête en cours, quand on tapa à son bureau.

« Entrez ! » dit-elle, sans quitter le dossier des yeux.

La porte s'ouvrit, puis se referma. Liz leva les yeux et vit :

« Kelly ? » s'étonna-t-elle.

« Bonjour Liz ! » dit Kelly Donovan.

Liz ferma son dossier et fit signe à Kelly de s'asseoir, ce qu'elle fit en lâchant un soupir.

« Tu n'es pas censé être en Floride ? » demanda Liz.

« Ouais, mais j'ai préféré rentrer je, je dois parler à Matt ! » dit Kelly. « Je sais qu'il ne veut plus me voir, il me l'a clairement fait comprendre après la mort de Vicky mais, je dois le voir ! »

« Je comprends, et je vais l'appeler pour lui dire que tu es là ! » dit Liz. « Mais, tu m'as l'air bien fatiguée. Tout va bien ? »

« Pas vraiment non, et c'est pour ça que je suis revenue ! » dit Kelly.

Elle avait le visage tiré, fatigué, pâle, les yeux vides de clarté, la peau crayeuse à la vue, et ses cheveux étaient ternis et avaient perdus de leurs éclats. Elle toussa, et Liz se leva immédiatement pour lui servir un verre d'eau.

« Merci ! » dit Kelly en buvant une gorgée.

« Raconte-moi ! » dit Liz en tirant une chaise près d'elle. « Qu'est-ce qu'il t'arrive ? »

Kelly reposa le verre et se massa les tempes. Liz prit la main de son amie pour lui donner du courage.

« Je suis malade, Liz, et il n'y a plus rien à faire ! » lâcha Kelly. « Si je suis revenu à Mystic Falls, c'est pour m'amender auprès de mon fils et de m'assurer qu'il va bien ! »

« Non, il doit y avoir quelque chose à faire… » pâlit Liz.

« Je ne réponds plus au traitement, alors après que les médecins me l'ont annoncés, j'ai pris mes affaires et je suis rentré. Je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre, mais je veux les vivre avec mon fils ! » expliqua Kelly.

Les mains de Kelly se mirent à trembler, mais pas d'émotion. Son corps tout entier trembla, et elle fut prise d'une vilaine quinte de toux avant de s'effondrer et de convulser. Liz réagit immédiatement et ouvrit sa porte en criant à ses officiers :

« APPELEZ UNE AMBULANCE ! »

Elle retourna auprès de Kelly, qui continuait de convulser.

Hôpital de Mystic Falls !

Liz attendait depuis plus d'une heure qu'on vienne lui apporter des nouvelles de Kelly. Meredith Fell arriva, un dossier en main.

« Liz ? » fit-elle.

« Alors, comment va-t-elle ? » demanda Liz.

« Pour l'instant ça va, on lui a donné de la morphine pour la douleur et on lui a fait faire des examens en rapport avec ce que tu nous as dis. J'ai contacté son médecin en Floride, et c'est une tumeur au foie. Le traitement ne marche plus, elle n'y répond plus ! » expliqua Meredith.

« Elle va mourir ? » s'étrangla Liz.

« J'en ai bien peur ! » soupira Meredith. « C'est la mère de Matt, n'est-ce pas ? »

« Oui, il faut que j'aille le prévenir ! » dit Liz.

Maison des Mikaelson !

Chambre de Klaus !

Klaus était en train de dessiner dans son calepin à dessin, mais il le lui fut retirer par Caroline, qui s'assit à califourchon sur lui. Elle l'embrassa, et il en oubliant ses dessins en posant ses mains sur sa taille. Elle mit fin au baiser pour déboutonner son petit chemisier fuchsia, faisant apparaître un soutien-gorge rose. Lorsqu'elle enleva son chemisier, son pantalon vibra.

« Oups, c'est mon téléphone ! » dit-elle en prenant l'appareil dans sa poche.

« Hey, mais c'est un nouveau ! » remarqua Klaus en touchant le sous-vêtement.

« Ouais ! » répondit-elle avant de décrocher. « Oui maman ? »

« Caroline, est-ce que Matt est avec toi ? »

« Avec moi personnellement non, il est avec Rebekah mais il est au Manoir ! »

« Bien, il faut que je lui parle. Je serai là dans dix minutes ! »

Et la ligne se coupa. Caroline regarda l'écran de son téléphone tout en se demandant pourquoi sa mère avait raccroché.

« Elle est… bizarre ! dit-elle.

« On a encore dix minutes devant nous ! » dit Klaus. « On peut s'occuper comme, ça… »

Il posa sa bouche entre ses seins, la faisant sourire.

Chambre de Rebekah !

Allongés sur le lit, mais toujours habillés, Matt et Rebekah s'embrassaient, tout en se caressant à travers les vêtements. La main de Matt se faufila sous la tunique de Rebekah, qui elle, déboutonna lentement sa chemise.

TOC TOC !

Ils s'interrompirent, et Rebekah se leva pour aller ouvrir. C'était Katherine !

« Le shérif est en bas et, elle veut parler à Matt ! » dit-elle.

Il se leva du lit tout en reboutonnant sa chemise, et descendit au rez-de-chaussée, où il vit la mère de Caroline. Il s'avança vers elle, et demanda :

« Shérif, qu'est-ce qui vous amène ici ? »

« Il faut qu'on parle, euh, en privé ! » dit Liz.

« Liz, vous et moi sommes les seuls humains de cette maison alors, quoi que vous aurez à me dire, ils l'entendront ! » dit-il en souriant.

« Tu n'as pas tort, très bien… » fit-elle avant de se lancer. « C'est ta mère, elle est à Mystic Falls ! »

Le sourire de Matt se fana aussitôt. Il serra les poings si forts que ses os craquèrent.

« Et qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse ? » répliqua Matt. « Je n'ai pas eu besoin de ma mère ces dernières années, et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer ! »

« Matt ! » fit Rebekah.

Il se retourna et lui dit sur un ton plus dur qu'il ne l'aurait voulu :

« Ne t'en mêle pas ! »

Rebekah eut l'impression de recevoir un coup de poignard dans le cœur. Matt ne lui avait jamais parlé comme ça, et il ne lui accordait même plus un regard car il s'était retourné vers Liz.

« Ta mère est malade Matt, elle va mourir ! » lui apprit-elle.

« D'accord, elle est désespéré à ce point ? » rétorqua Matt.

« C'est la vérité Matt, si tu ne me crois pas va à l'hôpital et parle à Meredith, elle te le confirmera ! » répliqua Liz.

« Je crois pas non ! » réfuta Matt. « Vous pouvez aller la voir et lui dire que je l'ai rayé de ma vie, pas après tout ce qu'elle m'a fait alors que j'avais besoin de ma mère. J'ai grandi sans elle et je m'en porte très bien ! »

Il mit fin à la discussion en faisant volte-face et en remontant dans la chambre de Rebekah, sans un regard pour celle-ci, trop en colère pour parler à qui que ce soit. Rebekah sentit les larmes lui monter aux yeux devant l'attitude de Matt. Katherine lui toucha l'épaule doucement, mais ce qu'aucune d'elles n'avaient remarqués, c'est que tous les vampires de la maison étaient dans le hall, suite au départ de Matt.

Refusant de pleurer devant tout le monde, Rebekah s'éclipsa à l'étage et s'arrêta devant la porte de sa chambre, entrouverte. Elle entra, et vit Matt assis sur le lit, les épaules et le dos raide. Elle le sentit nerveux. Refermant la porte, elle attira l'attention de Matt, qui tourna la tête pour la regarder, mais elle ne s'était pas départit de son visage triste.

Comme s'il venait d'atterrir, son visage se radoucit et il se leva, se ruant sur elle et la prenant dans ses bras. Elle éclata en sanglot.

« Pardon ! » lui chuchota-t-il en la berçant. « Je suis désolé, je suis désolé… »

« Tu ne m'as…jamais… parlé comme ça… » hoqueta-t-elle.

« Pardonne-moi, je suis désolé ! » répéta-t-il.

Il s'en voulu terriblement de lui avoir parlé comme il l'avait fait, mais la pensée que sa mère était revenue à Mystic Falls l'avait… désorienté. Voilà sept ans qu'il n'avait plus eu de nouvelles d'elle, depuis la mort de Vicky, et maintenant, parce qu'elle était mourante, elle réapparaissait ?

Rebekah calma ses pleurs, sécha ses larmes et regarda Matt.

« Pourquoi tu ne veux pas voir ta mère ? » demanda-t-elle.

« Parce qu'elle n'en a jamais été une ! » répondit-il, lui volant un baiser.

Il se retourna et alla à la fenêtre. Le soleil commençait à décliner lentement. Les derniers rayons de soleil, en cette heure, reflétèrent les yeux bleus de Matt.

« C'est ta mère, et quelque soit les erreurs qu'elle a pu commettre, tu dois aller la voir, parce que tu n'auras plus aucune chance de lui parler ! » dit Rebekah.

« Et qu'est-ce que je vais lui dire ? » s'écria-t-il en se retournant vers elle. « La dernière fois que je l'ai vu elle a failli coucher avec Damon, puis à une soirée après l'enterrement de Vicky je l'ai vu embrasser Tyler, elle a embrassé mon meilleur ami. Tu crois que c'est le comportement que doit avoir une mère alors que c'est moi qui m'occupais de payer les factures ? »

« Pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ? » souffla-t-elle.

« Parce que je croyais ma mère sortie de ma vie pour toujours ! » éclata-t-il.

Rebekah eut un mouvement de recul face au ton de Matt. Elle ne l'avait jamais vu en colère, et elle ne savait pas quoi en penser. Matt l'avait vu reculer…

« Pardon ! » dit-il en soupirant.

Il se prit la tête entre les mains et alla se rasseoir sur le lit. Pourquoi avait-elle attendu d'être condamnée par la maladie pour venir le voir ? Il voulait savoir, mais se retrouver face à elle, si elle était vraiment malade, il ne savait pas comment il allait réagir…

Il sentit le lit s'affaisser, et il n'eut pas besoin de se retourner pour savoir que c'était Rebekah. Elle posa sa tête contre son épaule, et lui prit la main, qu'elle serra dans la sienne.

« Je suis vraiment désolé d'éclater toute ma colère sur toi… » souffla-t-il.

« Matt, il faut vraiment que tu ailles lui parler, tu n'en auras plus l'occasion ! » lui dit-elle.

« Je sais bien, mais, j'ai peur des réponses, justement ! » avoua-t-il.

« Je viens avec toi, si tu veux ! » lui proposa-t-elle.

« Merci ! » dit-il en embrassant le dos de sa main. « Je ne sais pas ce que je ferai sans toi ! »

« Je serai toujours là pour toi ! » chuchota-t-elle.

Matt l'entendit, et un sourire étira ses lèvres.

« Tu pourrais, je ne sais pas, me détendre avant qu'on n'aille à l'hôpital ? » demanda-t-il.

« Hum… » fit-elle avant de le regarder. « Et te détendre de quelle façon ? »

« Et bien, on pourrait s'allonger sur le lit, ou je pourrais m'allonger, toi tu t'assiérais sur moi… » dit-il en restant vague.

« Hum, voyons voir un peu ! » susurra-t-elle avant de l'embrasser.

Matt s'allongea sur le lit, cala sa tête dans le tas de coussin, et Rebekah s'assied sur lui, avant d'enlever sa tunique, révélant un soutien-gorge sans bretelle. Elle déboutonna ensuite la chemise de Matt, la jeta au sol, et caressa la peau du garçon comme si c'était de la soie précieuse…

Hôpital de Forks !

Il était vingt-deux heures lorsque Matt et Rebekah se montrèrent à l'hôpital. Meredith vint à eux.

« Tu es venu ! » constata-t-elle.

« Je ne sais toujours pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose ! » dit-il en soupirant.

« Qu'est-ce que le shérif t'a dit exactement ? » voulut savoir Meredith.

« Que ma mère allait mourir, et je suis parti avant d'en savoir davantage ! » répondit-il.

« Matt, ta mère a une tumeur au foie, elle a subit plusieurs traitement ces deux dernières années, qui ont marchés un certain temps avant que la tumeur ne progresse. Depuis quelques mois, elle ne répond plus au traitement et la grosseur a progressé, on ne peut plus rien faire, même une greffe n'est pas envisageable. » expliqua Meredith.

« Il lui reste combien de temps ? » demanda-t-il, la gorge serrée.

« Vu l'état de son foie, je dirais pas beaucoup, deux semaines maximum, c'est même un exploit qu'elle ait réussit à revenir à Mystic Falls ! » dit Meredith.

Matt sentit son cœur battre plus fort que d'habitude. Ainsi, sa mère avait risqué de mourir plus vite que prévu… afin de revenir ici… pour le voir ?

« Je peux la voir ? » demanda-t-il.

« Bien sûr, mais quelques minutes seulement, elle doit se reposer ! » lui dit-elle.

Il ferma les yeux et prit une grande inspiration, quand il sentit la main de Rebekah se poser sur son bras. Ce contact était rassurant pour le jeune homme, mais la boule qu'il avait dans la gorge devenait de plus en plus oppressante.

Le docteur les conduit jusqu'à la chambre, et Rebekah dit à Matt :

« Vas-y, je t'attendrais là ! »

« Si j'ai besoin de toi… » dit-il sans pouvoir continuer.

« Je viendrais ! » le rassura-t-elle.

Elle l'embrassa tendrement, lui donnant du courage.

Dans la chambre, Kelly dormait à moitié. La morphine avait fait son effet durant les dernières heures, et elle sentait la douleur à son ventre revenir petit à petit. Elle avait la bouche sèche. Il fallait qu'elle boive un peu d'eau. En ouvrant les yeux pour appeler une infirmière, elle vit la personne qu'elle voulait tant voir, devant son lit.

« Matty, tu es venu ! » sourit-elle.

« Bonsoir maman ! » dit-il, d'une voix serrée.

Quand il était entré dans la chambre, la vue de sa mère, endormie dans ce lit, dans cette chambre terne et froide, le visage pâle et les cheveux ternis et plus courts qu'avant lui avait retourné l'estomac. Pas qu'il trouvait le spectacle écœurant, mais il ne s'attendait pas à voir sa mère dans un tel état.

« Laisse-moi juste le temps d'appeler une infirmière, je ne peux même plus me lever toute seule pour boire ! » dit-elle.

« Attends, je vais t'aider ! » dit-il en allant vers la table de chevet.

Il versa de l'eau dans un gobelet en plastique, puis, s'approcha de sa mère et l'aida à boire.

« Merci ! » dit-elle en reposant sa tête sur son oreiller.

« Je t'en prie ! » dit-il en reposant le gobelet.

« S'il te plaît Matt, assieds-toi quelques minutes ! » quémanda-t-elle.

Prenant sur lui pour ne pas faire couler les larmes qui menaçaient de couler depuis qu'il était entré dans la chambre, Matt se saisit d'une chaise et la rapprocha du lit, avant de s'asseoir. Il évita quand même le regard de sa mère. Son visage fatigué.

« Regarde-moi Matty ! » dit-elle d'une petite voix.

Il laissa passer quelques secondes avant de finalement lever les yeux vers sa mère, qui ne cessait de lui sourire, mais ce sourire n'était pas ceux qu'il avait dans ses souvenirs…

« Je sais ce que tu penses ! » finit-elle par dire.

« Tu crois ? » railla-t-il sans le vouloir.

« Oui, tu penses que je n'aurais pas dû revenir alors que je suis mourante ! » répondit-elle.

Matt ferma les yeux une nouvelle fois, mais cette fois, il avait serré les poings car sa mère avait vu juste.

« Pourquoi tu l'as fais ? » demanda-t-il.

« Parce que je veux reposer auprès de ma fille, et me faire pardonner envers toi ! » répondit-elle.

Matt leva instantanément le visage vers elle.

« Tu es venu pour me demander de t'enterrer près de Vicky ? » s'étonna-t-il.

« Et passer le peu de temps qu'il me reste à vivre avec toi ! » termina-t-elle.

Elle fut prise d'une quinte de toux, et quand elle prit fin, Matt s'empressa de lui faire boire un peu d'eau. Se rasseyant, il digéra cette information.

« Ne parlons plus de moi ou de ce qui me ramène ici… » dit Kelly. « Parlons de toi, dis-moi tout ce que tu as fais durant toutes ces années ! »

« Oh, euh, que veux-tu savoir ? » demanda-t-il.

« Tout. Tes études, ta vie ! » dit-elle.

« Et bien, euh, je suis allé à la fac, grâce à une bourse ! » commença-t-il à dire.

« C'était celle de ton choix ? » demanda-t-elle.

« Ouais, euh, je suis allé à Duke étudier le droit ! » répondit-il.

« Wow… » souffla-t-elle. « C'est une grande fac ! »

« Je sais, et j'ai eu de la chance d'y être admis ! » dit-il.

« Tu as… une petite amie ? » voulut-elle savoir.

Rien qu'à la pensée de Rebekah, le cœur de Matt fit un triple salto arrière dans sa poitrine.

« Alors ? » insista Kelly.

« Oui, j'en ai une ! » dit Matt.

« Comment elle s'appelle ? » demanda Kelly.

« Elle s'appelle Rebekah, et on est ensemble depuis presque cinq ans ! » répondit-il.

« J'aimerais la rencontrer ! » dit Kelly.

« Maman, tu es fatiguée tu… tu devrais te reposer ! » lui conseilla-t-il en remarquant son air las.

« Pas avant de rencontrer ma belle-fille ! » contra-t-elle sans élever la voix.

Matt soupira devant l'entêtement de sa mère, mais il se leva quand même et sortit de la chambre. Rebekah faisait les cent pas dans la salle d'attente, et quand elle vit Matt, elle s'arrêta.

« Elle veut te rencontrer ! » lui dit-il.

« Je sais, j'ai entendu ! » dit-elle à son tour.

« Nerveuse ? » demanda-t-il.

« Un peu mais, ça va aller ! » répondit-elle.

Il lui prit la main, qu'elle prit, et il lui embrassa la commissure des lèvres. Ils allèrent dans la chambre, et Rebekah dû serrer la main de Matt car elle le sentit se tendre plus qu'elle ne l'aurait cru. Kelly avait fermé les yeux sous le coup de la fatigue, et Matt s'approcha d'elle avant de lui secouer doucement la main.

« Maman ? » appela-t-il.

Elle ouvrit les yeux.

« Ah, t'es revenu ! » sourit-elle.

« T'as cru que j'étais parti ? » s'étonna-t-il.

« Désolé mais, c'est la fatigue je crois ! » dit-elle d'une voix basse.

« On devrait peut-être revenir demain… » dit Matt.

« Ne sois pas ridicule ! » répliqua Kelly d'un petit mouvement de la main avant de voir Rebekah. « C'est elle ? »

« Oui, c'est elle ! » répondit Matt en regardant sa petite amie. « Maman, je te présente Rebekah. Chérie, je te présente ma mère ! »

« Je suis ravie de faire votre connaissance, Madame Donovan ! » dit Rebekah.

« Oh, appelle-moi Kelly ! » dit cette dernière en lui tendant, du mieux qu'elle pouvait, sa main droite.

Rebekah prit la main de sa belle-mère dans la sienne, et elle pu constater, rien qu'à son touché, à quel point elle était froide et rêche dû à la maladie.

« Hum, vous êtes tout à fait ravissante ! » lui dit Kelly.

« Je vous remercie euh, vous aussi ! » lui retourna Rebekah.

« T'es gentille de me remonter le moral ! » dit Kelly, avant de lui demander : « Vous prendrez bien soin de mon garçon, hein ? »

« Je le fais déjà ! » dit Rebekah. « Mais je continuerais, aussi longtemps qu'il voudra de moi ! »

« Est-ce que vous l'aimez ? » demanda Kelly.

Sans lâcher la main de sa belle-mère, Rebekah regarda Matt, les yeux vibrant d'amour, et elle dit :

« De tout mon cœur ! »

« Et je l'aime tout autant ! » dit Matt.

« Bien, je suis heureuse pour vous ! » dit Kelly, avant d'être prise d'une quinte de toux, plus violente que la précédente.

Rebekah alla chercher Meredith, et Matt resta près de sa mère. Quand Meredith revint, le garçon ne quittait pas le chevet de sa mère.

« Il va falloir qu'elle se repose maintenant ! » lui dit Meredith.

« D'accord, euh, on va y aller ! » dit Matt, qui ne voulait plus quitter le chevet de sa mère.

« Ça va aller Matty, on se verra demain ! » lui assura Kelly.

« Ok ! » dit-il simplement.

Quand Meredith s'écarta, Matt fit une chose que, quelques heures plus tôt, il n'aurait jamais pensé à faire. Il prit sa mère dans ses bras, et il se sentit bien mieux. Kelly, plus que surprise par cette attitude soudaine de la part de son fils, lui rendit du mieux qu'elle pu son étreinte, mais la fatigue prit le dessus. Matt le sentit, alors il se détacha de sa mère, déposa un baiser sur le front avant de s'écarter.

Maison des Mikaelson !

Rebekah se gara devant le Manoir. Le silence était total dans la voiture. Il était presque minuit, et les lumières du Manoir étaient éteints.

« Ça va ? » lui demanda Rebekah.

« Ouais, je crois que j'ai besoin de m'allonger là ! » répondit-il avant d'ouvrir la portière.

Rebekah l'imita, et lorsqu'ils rentrèrent dans la maison, Matt fut soulagé de voir que personne ne les attendait. Il refusait de parler à qui que ce soit ce soir, en dehors de Rebekah.

Ils montèrent dans la chambre, et Matt dû prendre une nouvelle douche car il était trop tendu, et que cette visite à l'hôpital lui donnait l'impression d'un venin qu'on lui avait injecté de force.

Calé sous la couverture du lit, Matt avait croisé les bras derrière la tête et regardais le plafond, sans cesser de penser à sa mère. Elle allait mourir, et il n'y avait plus rien à faire… Il ne pouvait rien faire, à part être là pour elle et passer le peu de temps qu'il lui reste avec elle.

Rebekah, après avoir passé une nuisette, se glissa à son tour dans le lit et se blottit contre Matt, qui, après quelques secondes, referma ses bras sur elle. Il s'interdisait de pleurer, pas maintenant. Sa mère était encore là, et il devrait rester fort, trouver la force en lui de lui pardonner…

Un jour passa, puis un deuxième, puis un troisième, et un quatrième, quand Kelly demanda quelque chose de particulier à Matt.

« Ouvre le tiroir de cette table de chevet, s'il te plaît ! » lui dit-elle.

Matt fit ce qu'elle dit, et il n'y avait qu'une bague dans le tiroir. Il reconnu la bague de fiançailles de sa mère.

« Tu l'as fais réparer ! » constata-t-il en la lui tendant.

« Juste avant de revenir mais, garde-la ! » lui dit-elle.

« Oh euh, d'accord, comme tu voudras ! » bredouilla-t-il.

« Viens t'asseoir près de moi ! » voulut-elle en tapotant l'espace qu'il restait sur son lit.

Il s'installa du mieux qu'il le pu sur le lit, et Kelly lui prit la main dans laquelle il avait gardé la bague. Elle ne parle pas tout de suite, et Matt attendit patiemment. Il savait à quel point ça devenait dur pour sa mère de parler. Son état empirait et Matt craignait de voir sa mère partir à tout moment…

« Cette bague, je veux que tu la gardes, et que tu l'offres à Rebekah, quand tu te sentiras prêt ! » finit par dire Kelly.

« Quand je me sentirais prêt à quoi ? » demanda-t-il.

Kelly le regarda en souriant.

« Tu sais très bien de quoi je veux parler ! »

« Oh ! » fit-il simplement.

« Quoi ? Tu n'as pas l'intention de te marier avec elle ? » s'étonna-t-elle.

« Si, j'en ai envie, mais je n'avais pas encore les moyens de lui acheter une bague, même si je n'ai plus de problème d'argent ! » avoua-t-il.

« Tu as la bague, maintenant, alors tu n'as plus à t'en faire ! » le rassura-t-elle.

Matt refusa, une fois de plus, de pleurer. Les larmes étaient en lui, mais il ne voulait pas les gâcher car il savait qu'il allait épuiser le stock lorsque sa mère ne sera plus… ça il en était certain.

Il sourit tristement à sa mère, et lui serra la main, enfin, sans trop serrer non plus.

Kelly reçut aussi la visite d'Elena, et de Caroline, malgré qu'elle sache que la mère de Matt ne l'aimait pas… mais elle fut surprise que Kelly l'accueille à bras ouvert, en s'excusant de la façon dont elle l'avait traité des années plus tôt, lorsqu'elle sortait avec Matt.

Chambre de Rebekah !

Un soir, alors que Rebekah prenait sa douche, Matt sentit comme une décharge électrique lui parcourir le corps. Ce n'était pas un choc qui lui fit mal. C'était un choc qui lui rappela que son corps était en manque… En manque de Rebekah. De son corps, de sa peau, de ses baisers… Avec la maladie de sa mère, il avait passé 99% de son temps avec elle à l'hôpital, mais de se rappeler qu'il avait délaissé Rebekah…

Il se leva et alla dans la salle de bain tout en se déshabillant. Il entra dans la cabine de douche, embué de vapeur d'eau chaude, et referma derrière lui. Les courbes de Rebekah lui firent l'impression d'avoir été touché par la foudre. Elle était dos à lui, et elle ne semblait pas l'avoir entendu entrer dans la douche.

Elle s'apprêtait à fermer le jet d'eau, mais Matt l'en empêcha en l'agrippant par le bras, et en la retournant vers lui. Rebekah lâcha un cri de surprise, mais la bouche de Matt la fit taire. Elle y répondit ardemment, aspirant ce baiser comme s'il s'agissait de la dernière bouffée d'air qu'il lui restait. Elle attira Matt contre elle, et il se retrouva sous le jet d'eau chaude.

Quand elle sentit ses mains sur ses fesses, elle lui mordit la lèvre sans le faire exprès, le faisant saigner, mais elle ne récolta pas de plainte, juste un grognement sourd… qu'elle reconnaissait très bien. Elle en profita et fit glisser une main dans ses cheveux, et l'autre entre leurs corps. Elle prit son sexe entre sa main et le caressa, encore et encore, jusqu'à ce qu'il durcisse… Elle enleva sa main au même moment où Matt la plaqua contre la paroi vitrée de la douche, soulevant une de ses jambes pour l'enrouler autour de sa taille.

Il la pénétra d'un seul coup et ils gémirent en même temps. Cette sensation familière fit de Matt un homme vorace durant cet ébat. Il l'embrassa fougueusement tout en maintenant ses pénétrations. Sous le coup du plaisir, Rebekah laissa ses crocs sortir, et, quand Matt le vit, il inclina légèrement sa tête sur le côté pour la laisser se nourrir de lui.

Après la douche, ils se mirent au lit et s'endormirent dans les bras de l'autre.

Matt reçut un appel à une heure du matin venant de Meredith, qui lui disait de venir immédiatement à l'hôpital. Il avait enfilé un jogging, un t-shirt et un sweat à capuche, suivit de Rebekah qui avait utilisé ses capacités de vampire pour s'habiller d'un jean souple, d'une chemise à Matt et d'une paire de basket.

Hôpital de Forks !

Entrant en toute hâte dans le bâtiment, Matt couru rapidement jusqu'à la chambre de sa mère, suivit de Rebekah. Ils se moquèrent tout deux du personnel médical de garde ce soir-là, et, en arrivant devant la chambre, le garçon se figea. Sa mère était plus pâle que d'habitude, et son visage était tordu par la douleur.

Quand Meredith les vit enfin, elle fit sortir les infirmières et fit signe au couple d'entrer.

« Matt, je crains que ça ne soit bientôt finit pour elle. » lui apprit-elle. « L'écographie montre que son foie est plus que rongé par la maladie, et du sang s'y est infiltré, ce n'est plus qu'une question de minute ! »

Matt détourna Meredith et s'approcha en trombe de sa mère. Il s'assit à moitié sur le lit, prit la main de sa mère dans la sienne, et porta l'autre à sa joue.

« Maman… » dit-il, la voix serrée.

« Matty, tu es là… » dit-elle d'une voix faible.

« Maman, c'est encore trop tôt, j'ai encore tellement de chose à te dire… » sanglota Matt.

« Je sais déjà tout ce que j'avais besoin de sa voir… » dit-elle avant de grimacer à cause d'une douleur au ventre.

« Maman ! » s'inquiéta-t-il.

Rebekah fut détourné des adieux précipités de son petit ami et de sa mère, par un bruit provenant de derrière elle.

Un homme, les mains tremblantes, les yeux rougies et dilatés ainsi qu'une toux rauque s'avançait vers une infirmière de garde.

Matt serra la main de sa mère encore plus dans la sienne…

« Maman, s'il te plaît, reste avec moi ! » l'implora-t-il.

« Je suis fière de toi mon garçon.. » chuchota-t-elle.

« Maman… » répéta-t-il.

« Je vais retrouver ta sœur… » dit-elle dans un souffle.

Rebekah avait retourné la tête vers Matt. Elle essuya les larmes qui commençaient à couler sur ses joues.

Meredith s'interposa entre l'homme et l'infirmièren, tentant d'éviter toute bagarre.

« Matty… » fit Kelly en regardant son fils dans les yeux. « Je suis pardonné ? »

Les yeux obstrués par les larmes, Matt réussit à articuler :

« Oui, je te pardonne maman ! »

Un simple sourire – simple mais qui valait tout les sourires du monde – se dessina sur le visage de Kelly. Elle toussa bruyamment, et ferma les yeux.

Le monitoring bipa… puis, en une seconde, tout fut finit…

La main de Kelly tomba mollement dans celle de Matt. Son cœur avait cessé de battre.

Matt éclata en sanglot et se laissa retomber sur le corps sans vie de sa mère. Il pleura à chaude larmes durant de longues minutes. Sur le pas de la porte, Rebekah pleurait silencieusement. Elle sortit son téléphone portable et envoya un texto à Klaus, quand un bruit fracassant se fit entendre.

« Veuillez vous calmer et attendre comme tous les autres ! » ordonna Meredith.

« JE LE VEUX TOUT DE SUITE… » hurla l'homme.

« Si vous ne vous calmez pas je serai forcé de vous faire sortir et d'appeler la sécurité ! » le menaça Meredith.

Matt, qui avait lui aussi entendu ce raffut, quitta le chevet de sa mère et rejoignit Rebekah, qui s'apprêtait à intervenir…

L'homme, repoussé en arrière par un agent de la sécurité, lui donna un grand coup d'épaule qui le fit basculer, sortit une arme de sa veste et le pointa sur Meredith, qui réagit immédiatement et contra l'arme…

Mais le coup parti !

Le responsable de la sécurité sortit sa matraque et frappa l'homme, qui tomba inconscient. Il prit l'arme et la rangea dans sa poche après avoir ôté le cran de sécurité…

Ça avait été si rapide…

Un coup de feu, un seul…

L'odeur du sang vint aux narines de Rebekah… Une odeur qu'elle connaissait pour l'avoir goûté quasiment chaque jour ces quatre dernières années. Elle se retourna, redoutant le pire…

Matt n'avait rien vu ni rien sentit venir… Ce n'est qu'après avoir porté la main à son ventre, vu le sang sur celle-ci, qu'il comprit…

Il s'était reçu la balle dans l'estomac…

Il croisa le regard de Rebekah, qui, en un flash, l'agrippa et s'éclipsa de l'hôpital… sous les yeux de Meredith qui avait vu le saignement…

Sur le parking, Rebekah se glissa en vitesse à l'arrière de sa voiture. Elle regarda la plaie de Matt… Il perdait beaucoup de sang, et son cœur faiblissait…

« Non… non non non non…. » répéta-t-elle sans cesse.

« Bekah… » souffla-t-il, la gorge éraillée.

« Chut, je vais te guérir… » l'arrêta-t-elle avant de se mordre le poignet.

Elle le porta à sa bouche, mais Matt ne réussit pas à boire… Au lieu de boire le sang de Rebekah, il recracha le sien…

« NON ! » hurla Rebekah.

Elle lui prit le visage entre les mains, se remordit le poignet et le plaqua sur la bouche de Matt.

« BOIS ! » cria-t-elle en le regardant dans les yeux.