Vacance d'été
Tous les ans, la famille Weasley-Delacour partait au moins deux semaines en vacances à l'étranger, pour découvrir d'autres cultures, d'autres horizons. Le père de Louis disait tout le temps que les voyages ouvraient l'esprit et remplissaient les têtes. Ils pouvaient se vanter d'avoir des enfants curieux, et assez aventureux. Victoire investissait toujours les musées de sa présence, Dominique se lançait tête baissée dans les villes, et Louis suivait ses sœurs, voulant toujours tout voir.
Cette année, il était impatient, encore plus que l'année dernière. Encore plus qu'il ne l'était la veille de son entrée à Poudlard. Cette année, son oncle Charlie les avait tous invité à venir en Roumanie, afin de visiter la réserve, qui s'ouvrait peu à peu au public. Louis n'avait qu'une hâte : apercevoir son premier dragon.
A peine arrivé sur le sol Roumain, il avait sauté sur son parrain, qui les attendait patiemment.
- Tu as grandi ! fit remarquer son oncle. Et toi Victoire ! Tu es déjà une jeune femme ! Bravo pour tes ASPICS tu t'en es brillamment sortie ! Et Dominique : cette coupe de cheveux te va à ravir !
Victoire rougit et Dominique passa une main dans ses cheveux coupés très courts. Louis, lui sautillait :
- On va voir les dragons ? Maintenant ?
- Non pas maintenant ! rit Charlie, face à l'impatience de son neveu.
- Quand alors ?
- Demain !
- Que demain ? bouda l'adolescent.
Fleur et Bill s'avancèrent.
- Tu as l'air en forme ! nota l'aîné des Weasley.
- Et toi tu as encore perdu un peu de tes cheveux ! se moqua son cadet.
Bill leva les yeux au ciel et enlaça son frère, son ami qui les conduisit jusqu'au logement qu'ils allaient habiter pendant deux semaines. Louis ouvrit grand les yeux, scrutant les alentours, le ciel, essayant d'entendre un son, le hurlement d'un dragon. Depuis tout petit, le blond adorait les dragons. C'étaient des créatures fascinantes… Son oncle et parrain y était sûrement pour beaucoup. Louis savait tout ce qu'il fallait savoir sur les dragons. Par exemple, il savait que l'élevage des dragons avait été interdit par la Convention des sorciers de 1709, qu'ils étaient particulièrement difficiles à cacher. Le ministère de la Magie devait parfois recourir à des sortilèges d'Amnésie.
Ils étaient arrivés assez tard. Alors, la petite famille dina, et les enfants partirent se coucher. Louis bougonna dans son coin, incapable de trouver le sommeil. Sa mère avait râlé un bon quart d'heure avant de réussir à le convaincre d'aller au lit… La porte de sa petite chambre s'entrouvrit, laisant passer un faisceau lumineux.
- Tu dors ?
- Si je réponds oui, je suis crédible ? plaisanta Louis.
- Enfile un manteau et des chaussures ! le pria Charlie.
Louis s'exécuta à la vitesse de l'éclair et passa sa tête à travers la porte :
- Allez suis-moi sans faire de bruit ! ordonna son oncle.
Il descendit les escaliers quatre à quatre, sur la pointe des pieds pour éviter de faire grincer les marches. Charlie ferma la porte d'entrée derrière eux, et ils empruntèrent un sentier :
- Tu vas m'emmener voir un dragon ? s'enthousiasma Louis.
- Je ne sais pas si tu le mérites…
- Je sais tout ce qu'i savoir sur les dragons. J'ai lu tous tes livres au moins huit fois !
- Ah oui ? s'amusa Charlie. On va voir ça !
Ils marchèrent un long moment, jusqu'à ce que l'adulte arrête Louis d'un geste de la main et lui fît signe de lever les yeux. La plus grande réserve de dragons au monde s'étalait sous leurs yeux.
- Alors dis-moi, Louis, ce dragon tout à gauche ….
- C'est à Norvégien à crête ! Il ressemble au Magyar à Pointes mais avec des plaques à la place des pointes t il est reconnaissable grâce à ses srosses plaques d'un noir de jais tout au long de l'échine. C'est une dragonne.
- Une dragonne ? haussa un sourcil Charlie.
- Les femelles sont généralement plus grandes et plus agressives que les mâles ! Et elle semble très agressive.
Charlie approuva d'un signe de tête, admiratif. Il observa son filleul, subjugué par les dragons et pour la première fois de sa vie, l'homme eut l'impression que quelqu'un le comprenait enfin. Louis était totalement happé par ce qu'il voyait, et jonglait d'un dragon à un autre.
- Quel est le principal point faible d'un dragon ? demanda-t-il.
- Ses yeux. C'est pour ça que le sortilège le plus efficace pour neutraliser un dragon est le sortilège de conjonctivite ! répondit Louis en continuant d'observer les dragons.
L'un d'eux se mît à cracher des flammes, et elles se reflétèrent dans ses yeux. La plupart des gens étaient effrayés par les dragons, par leurs rugissements féroces, leurs tailles impressionnantes… C'étaient des créatures dangereuses, mais si puissante, si intelligente…
- Est-ce que je peux descendre toucher un dragon ? le supplia Louis.
- Seuls les magizoologistes les plus aguerris le peuvent. Et je ne voudrais pas que tes parents réveillent un tas de cendre demain matin. Ils m'en voudraient un peu je crois ! Et il me remplaçait en tant que parrain ! plaisanta Charlie.
Louis comprenait parfaitement. Alors, il se contenta de poser son menton sur la rambarde en admirant le ballet aérien.
- Pour moi, tu es irremplaçable, chuchota Louis.
Charlie, touché, frotta les cheveux blonds de son neveu.
- Un jour, tu en toucheras un, de dragon. J'en suis convaincu petit Louis !
Prochain chapitre : direction la troisième année ! Une année qui s'annonce un peu plus mouvementée pour notre petit Louis, avec de nouvelles amitiés, des bêtises, des retenues…
