Bonjour tout le m...IIIRK ! Pas les tomates ! ( File sous la table)
Je sais je sais ! Mille pardons je suis impardonnable ! J'aurais dû poster plus vite.
(Que l'on amène la potence !)
Hey ! Peut être pas quand même ! Bref. Vraiment. Navrée. Je vais tachée de m'appliquer, mais pendant ces vacances, comme je l'avais dit dans le dernier chapitre, ça va être short ! Je vous promet d'essayer de poster vite !
(Ah oui ?)
Oui !
(Approche...)
Quoi ?
( Non, plus près... JE NE PASSE PAS D'ACORD AVEC LES PAYSANS !)
Merci à tout ceux qui lisent et laissent- des reviews ! Merci à Dhalia Noir, Apach Lakhota, Juju, minimilie, Lolita12, ShaunyBlackSheep, Kyona-sama, Neko-Gailin et AliceLaw ! Merci infiniment d'avoir été aussi patient !
(Le chapitre ! Le chapitre !)
T'as raison, finit les blablas ! Encore pardon et merci !
Retour
(toujours là, toujours là ! na nana !)
POV Penguin :
Penguin grimpa rapidement l'escalier menant à la vigie, comme il le faisait depuis maintenant plus d'une semaine, une assiette de viande et de légumes dans la main. Comme tous les soirs, il espérait découvrir le plat précédent posé devant la porte fermée, vide. Elle n'y avait jamais toucher. Et cette fois ne fut pas différente des autres.
Désolé, Penguin fixa un instant l'assiette froide, lâcha un petit soupire triste avant de venir fixer le battant de la porte métallique. Il alla poser une main dessus, appuyant inutilement contre le chambranle, tentant de percer le métal avec ses yeux, de voir ce que pouvait bien faire sa nakama. Quelques fois il l'entendait laisser échapper d'étranges petits bruits d'animaux. Une fois il avait entendu un sifflement de mésange bleu.
Surpris, il avait d'abord cru qu'une mésange s'était glissée à bord, avant de se rendre compte que le sifflement sortait de derrière la porte. C'était Aylan qui sifflait ainsi !
Elle reproduisait le son à la perfection. Il s'était assis et avait écouté le temps que dura la mélodie, adossé contre la porte fermée. Quelques fois, il était accompagné du perroquet de la jeune fille, qui regardait avec lui en silence le métal, comme cherchant une fissure pour pouvoir s'y glisser. Il ne criait plus rien depuis que le capitaine avait déposé Aylan dans la vigie, recouverte de son sweat et d'un de ses pantalons, bien trop grand, elle endormie dans ses bras.
Il s'était contenté de la déposé sur le sol en douceur, l'avait regardé un instant, s'était penché et lui avait touché la joue, avant de faire demi-tour, le visage fermé. Le cuisinier l'avait regarder fermer la porte grâce à son fruit du démon avant de repartir, sans un regard pour lui.
Penguin avait remarqué la tension de ses épaules et ses mâchoires crispées. Il le savait furieux contre lui-même pour n'avoir rien pu faire. Lui aussi s'en voulait terriblement, même s'il savait qu'il était encore plus impuissant que son capitaine.
Le cuisinier revint à l'instant présent.
Cette fois cependant, l'oiseau l'avait devancé. Et était apparemment repartit, n'étant pas sur le sol à sa place habituelle. Par contre, il avait laissé un souvenir. Une fiente d'oiseau toute neuve marquait l'escalier ! Il la nettoya rapidement. Penguin s'était habitué à la présence de cet étrange compagnon, et l'appréciait pour lui tenir compagnie lors de ses veilles devant la porte d'Aylan. Il essayait de nettoyer ses crottes rapidement, histoire que le capitaine ne décide pas qu'il serait beaucoup plus productif dans leur estomac plutôt qu'à vider le sien sur les meubles.
Le capitaine avait été d'une humeur massacrante toute la semaine, pour les rares fois où son équipage l'avait aperçu. Il s'était enfermé dans sa bibliothèque, s'était plongé dans ses livres de médecines -pas forcément très conseillés d'ailleurs,- et on ne l'avait quasiment plus revu, sauf les fois où il y avait eu des attaques, et là, il avait arraché lentement, disséqué, torturé, fait gicler le sang de tout ce qui s'était mit sur son passage. Il avait profité de chaque bataille pour se défouler, il passait sa colère sur les marines, les faisait souffrir avant de les achever. Ce n'était pas très efficace, mais ça aidait.
L'équipage ne le voyait pas souvent ainsi, mais avait pris l'habitude de se tenir bien à l'écart de leur capitaine, histoire de le laisser se défouler en paix. Il s'enfermait de nouveau juste après.
Seul Bepo avait été autorisé à entrer pour lui apporter ses repas. Si il les acceptait. Il revenait toujours le regard inquiet, en s'excusant.
Penguin soupira. Cette semaine semblait se poursuivre et déborder sur les autres indéfiniment. Mais alors qu'il repartait après avoir posé sur le coté l'assiette de nourriture et récupéré l'autre, il entendit un petit déclic. Il se figea. Se retourna brusquement.
Aylan, les cheveux formant une crinière emmêlée sur ses épaules, très pâle, plus maigre que mince, le sweat et le pantalon trop grand baillant sur ses épaules et sur ses hanches, apparue dans l'embrasure de la porte, debout sur ses jambes, Kidd sur son épaule.
Elle l'aperçut, hésita, lui lança un petit sourire contrit, gênée. Un immense sourire apparut sur les lèvres de son nakama.
- AYLAN ! S'écria-t-il en se jetant sur elle.
Il la percuta et l'enlaça rapidement en la sentant flancher sous le choc, pour l'empêcher de tomber. Il la serra fort contre lui. Elle agrippa ses épaules, plus pour se retenir qu'autre chose au début, puis finit par l'enlacer vraiment, le serrant à son tour, inspirant son odeur sucrée de cuisinier. Il passa une main dans ses cheveux emmêlés, les lissant doucement et rit en l'entendant protester faiblement, quand il buta sur un nœud.
-Aïe.
- Rappelle-moi te t'offrir une brosse la prochaine fois qu'on accostera sur une île ! S'exclama-t-il en se détachant d'elle et en la contemplant d'un œil critique. Tu es beaucoup trop maigre... mais viens voir les autres ! On s'inquiétait tous pour toi ! Tu aurais vu le capitaine, il...
Penguin s'arrêta net, les sourcils froncés. Il avait déjà fait une gaffe de ce genre-là, à l'arrivée d'Aylan dans l'équipage, en ayant la bonne idée de l'envoyer demander au capitaine quelles choses choquantes il pourrait bien lui faire. Son emploi du temps s'était étrangement surchargé pendant toute une semaine... Hum hum.
Il préféra ne rien dire sur le comportement du capitaine à la jeune fille, qui s'en serait en plus certainement voulue. Aylan le regarda un instant avec curiosité, mais ne réclama pas la suite de sa phrase, soit trop fatiguée, soit ne se sentant pas vraiment en droit de réclamer quoique ce soit.
Bref ! Penguin la saisit par la main et l'entraîna dans le couloir.
POV Aylan :
Penguin attrapa ma main droite et m'entraîna à sa suite dans les couloirs, Kidd râlant derrière moi, tachant de suivre le rythme. Qui était beaucoup plus dur à suivre pour moi ! Chaque pas m'élançait les jambes et je devais faire constamment attention à ne pas trébucher. Penguin me donnait l'impulsion nécessaire pour que je parvienne à le suivre, mais je serais les dents pour continuer. Heureusement qu'il ne courrait pas !
J'avais la gorge brûlante à cause du manque d'eau, mais j'avais surtout très, très faim. Et n'avais pas beaucoup de force à revendre... Mais le cuisinier ne ralentit pas, et je suivis sans broncher -ou presque-. Je lui devais bien ça, après l'avoir inquiété pendant tout ce temps.
Et...
… depuis quand je me comportais aussi humainement moi ?! Je n'avais jamais fais attention à ce genre de détails auparavant. Bizarre. Je m'humanisais ? Et ça se dit un truc pareil ? Bof, tant pis, c'était une bonne nouvelle au final. Je faillis percuter le dos du cuisinier -rectification. Je percutais le dos du cuisinier.- quand il s'arrêta enfin devant une porte, celle de la cuisine. Il avait dut préparer le repas, m'apporter ma part pendant que les autres mangeaient. Faisait-il ça depuis le début ? Y'a des chances.
Je n'aurais jamais imaginé qu'il... que quelqu'un fasse ça pour moi. Et ça ne me plaisait pas du tout. Enfin, si, mais m'être mise dans une situation qui inquiétait mes nakamas m'embêtait pas mal. Penguin coupa court à mes réflexions en ouvrant la porte en grand et en s'exclamant :
- Regardez qui est de retour parmi les vivants !
Tout sourire, il s'effaça devant moi et m'invita à avancer. Kidd me dépassa en survolant ma tête et alla se poser sur le comptoir où trônait le pain, qu'il commença à grignoter en piaillant. Il y avait une dizaine de personne présentes dans la salle, dont Sachi et Law. Bepo était absent, mais Akar était là, et même s'il ne m'appréciait pas trop, il me fit un petit sourire quand je posais mes yeux sur lui. Sachi sauta vers moi et me serra contre lui. Moins fort que Penguin, mais je ne m'attendais pas à ça !
Je n'avais pas l'habitude de toute l'affection dont m'entouraient ces deux-là. Mais cette fois je le serrais aussi sans hésiter, heureuse de savoir que j'avais un soutien partout, où que j'aille -dans ce sous-marin-. Ça aussi, c'était tout nouveau ! Je sentais comme une boule de chaleur au creux de ma poitrine... Encore une réaction zarb'.
Les membres d'équipage vinrent me saluer à leur tour plus sobrement, mais avec des sourires accueillants et des tapes sur l'épaule. A part Bepo, Penguin Sachi et Akar, je n'avais fais la connaissance de quasiment aucun autre membre d'équipage.
Et Law bien sûr, le tout premier que j'ai rencontré. Il n'avait pas bougé d'ailleurs. Je me tournais vers lui.
Assis dans son fauteuil, dans un coin de la pièce, une jambe croisée à la manière « mec » (vous voyez ce que je veux dire ? La jambe presque à l'horizontale, la cheville en appuie sur le genou. La pause viril!), une main sur le menton, dissimulant sa petite barbe naissante, il ne m'avait pas lâché une seconde des yeux. Je le dévisageais. Les cernes sous ses yeux étaient encore plus prononcées qu'avant, et en analysant sa manière de se tenir, je devinais beaucoup de tension sûrement dû au manque de sommeil, dans la raideur de la posture, et dans l'angle de ses épaules.
Je me rendis compte que je le fixais depuis un moment, et me secouais. Les derniers hommes restant me fixaient d'ailleurs avec un drôle d'air. Ouais, super, je passe pour la cinglé de service. En fait, tout bien réfléchi, j'ai toujours été la cinglé de service, alors une fois de plus ou de moins... D'abord, j'ai eu droit à un choc psychologique profond alors comprenez moi. Ensuite, je vous emmerde.
Je les ignorais donc et avançais vers Law en reprenant ma contemplation, ce que lui n'avait pas cessé un instant.
POV Law :
Au moment où Penguin ouvrit la porte, Law sut qu'Aylan avait ouvert la sienne. Il ne serait pas revenu si tôt sinon, aurait fait le pied de grue devant la vigie pendant une heure, avec la catastrophe ambulante bleue pétard, puis serait redescendu, dépité et malheureux. Comme chaque jour depuis plus d'une semaine.
Law avait dû exiger de ses nakamas qu'ils ne tenteraient pas de forcer la porte, et de laisser Aylan sortir lorsqu'elle serait prête. Ils avaient promis, mais avait eu du mal, surtout Penguin. Il s'était beaucoup attaché à la jeune fille, qu'il considérait comme étant sa petite sœur. Law savait que sa jeune compagne saurait s'en sortir, et surtout voulait qu'elle s'en sorte seule, sinon la blessure n'aurait pas guéris correctement.
Elle était trop indépendante pour que l'aide d'un autre lui soit vraiment secourable. Surtout dans cette situation. Le capitaine avait passé la semaine entre sa bibliothèque et la salle d'entraînement, déchargeant sa frustration et sa colère dans les livres et dans l'exercice.
Faudrait penser à racheter des mannequins d'ailleurs.
Il avait appris beaucoup, revus beaucoup, mais rien qui ne lui soit utile, et ça il ne l'acceptait que difficilement. En tant que médecin, il se devait d'avoir un maximum de savoir sur le monde et les phénomènes qui pouvaient s'y produire, surtout sur Grand Line où le Shin Sekai.
Mais le manque de détails sur ce qui s'était réellement passé l'empêchait d'aller plus loin, et il attendait le réveil d'Aylan avec une impatience grandissante également pour cette raison. Le manque de sommeil l'avait rendu agressif, désagréable, et brusque avec son équipage, il le savait. Et en plus cela n'avait pas été aussi fructueux qu'il l'espérait, et n'avait fais qu'attiser sa colère. Elle s'était un peu apaisée au fil des jours, mais avait totalement disparu quand la jeune femme s'était avancée dans la salle, d'un pas hésitant.
Il avait regardé avec satisfaction les démonstrations de soutien des autres, en voyant aussi Aylan les accepter, même s'il remarqua avec un sourire en coin la tension dans la courbe de sa mâchoire. Elle était très maigre, jugea-t-il. Beaucoup trop, et déshydratée. Elle semblait ne tenir sur ses jambes que par un miracle... ou une sacrée volonté. Ajouta-t-il en son fort intérieur. Son tee-shirt tombait sur une épaule, dévoilant une clavicule et soulignant sa maigreur, et son pantalon ne cessait de glisser et s'arrêtait juste sous ses hanches, ça restait correct mais assez gênant pour certains.
Quand elle avait alors posé ses yeux sur lui, elle s'était à son tour mise à le détailler, à l'analyser. Il avait dû retenir un sourire devant son regard critique, exactement comme lui avec le froncement d'un sourcil en plus qui rendait la scène assez comique...
Il sentit qu'elle en tirait des conclusions, et certainement pas loin de la vérité. Il était vraiment épuisé, et en rogne, bien que ça soit passé. Aylan s'avança alors vers lui, et il plongea dans le turquoise brillant de fatigue de ses yeux. Ils se complétaient assez bien finalement aujourd'hui.
POV Aylan :
Alors que je l'examinais, je remarquais dans la courbure de ses lèvres qu'il retenait un sourire. Ça y est, à peine je le revois qu' il m'agace déjà ! Je m'arrêtais devant lui, et il se leva lentement, sans me quitter des yeux. Je sentais derrière moi le regard des deux-trois hommes restants, sans compter Sachi et Penguin qui me fixaient depuis un moment.
Mes yeux remontèrent au fur et à mesure qu'il se mettait debout sur ses deux jambes, mais pas vraiment bien campé sur elles. Depuis combien de temps t'as pas dormis ? Je le vis lire ma question dans mes yeux, et un petit sourire glissa sur ses lèvres.
- Longtemps. Fit-il seulement, les yeux pétillants d'amusement devant mon regard de reproches.
Je découvrais la vie en communauté. Ce qui atteignait l'un, atteignait inexorablement les autres, quoi qu'on fasse pour le cacher. Vraiment pas terrible. Je regrettais presque ma solitude dans ces cas-là. Pas moyen d'être vraiment tranquille. Même Law, qui pouvait ignorer superbement les détails qui le gênaient, était touché aussi. Intéressant ça...
Je me mordis la lèvre, ma poitrine enserrée dans un étau de je ne sais quoi alors que je découvrais les conséquences d'un accident dans un groupe de personnes, en particulier dans un équipage, en particulier dans ce cas présent. J'avais honte, et me sentais vraiment gênée. J'avais inquiété tout le monde et ils avaient passé une sale semaine à cause de moi. J'avais vraiment pas l'habitude de ressentir tout ça, et avais très envie de filer me planquer dans un coin où personne ne me verrait, où on me ficherait la paix.
Je songeais alors aux derniers souvenirs qui me revenaient, vis Law contenir tous mes sanglots à lui-seul, m'aider, me protéger. Je levais les yeux vers lui, vers ses yeux cendrés brillants de fatigue.
- Law ?
Il redressa la tête, attentif.
- Merci.
Il me fixa, leva la main et la posa sur ma tête, frottant doucement comme une caresse faite à un chat. Il sourit :
- Bienvenue parmi nous Aylan. Tu nous a manqué.
Attablée, je me jetais avec appétit sur un bol de chocolat ( j'avais découvert ça en arrivant ! C'est vachement bon !) et une pile de tartine. J'aurais probablement pu en manger plusieurs dizaines, mais Law limita le nombre à quelques unes, ne voulant pas me faire avaler trop de nourriture d'un coup. Tch ! Excuse mon cul !
Alors je savourais la moindre bouché de pain grillé et de beurre, la moindre gorgée de chocolat avec délices, sous le regard ravi de Penguin. Tous les autres étaient parti, même Law. Faut dire, l'avait pas l'air frais avec sa tête de déterré...
- Penchouine..
- Ne parle pas la bouche pleine ! Me gronda-t-il en me menaçant de sa cuillère en bois.
Je déglutis en ignorant le retour de la menace de la cuillère en bois, puis répétais :
- Penguin, pourquoi Law est aussi crevé ?
- Crevé ? S'étonna-t-il. Il est un peu fatigué, c'est tout.
- Tu rigoles ?! Répliquais-je. Il tenait à peine debout !
- Tu te fais des idées. Il n'a pas beaucoup dormi, mais ça lui arrive. Assura le cuisinier en se détachant du rebord du comptoir contre lequel il s'accoudait. Il n'était pas tant épuisé que ça, ne t'inquiète pas.
Je le contemplais, pensive. Il n'avait pas remarqué... personne n'avait remarqué... donc on pouvait dissimuler les choses pour que les autres n'en soient pas affectés. Et Law devait avoir un paquet d'entraînement derrière lui, et si j'avais appris à vivre sans me plaindre, jamais je n'avais appris à mentir. Faut dire, je vivais seul, alors caché quoi à qui hein ? A Kidd ? Et quoi ?
Mais je l'avais remarqué. Je l'avais vu dès le premier coup d'œil. J'avais une capacité spéciale dans le domaine ? L'idée est plutôt sympa ! J'en parlerais à Law... si j'y pensais. C'était pas non plus très important... M'enfin si le reste de l'équipage n'était pas foutu d'analyser son propre capitaine.
Valait mieux ne pas les inquiéter. Une nuit de sommeil pis voilà ! Problème réglé !
Tiens ! C'était ça un mensonge ! Bof, pas vraiment... dissimuler la vérité, plus. Un mensonge joyeux quoi ! Pour une bonne cause ! Y m'en voudront pas ! -Surtout s'ils le savent pas!-
Je remarquais que j'affichais un sourire légèrement stupide, et que Penguin me fixait avec un air un peu inquiet, qui descendit vers mon bol de chocolat avec un éclat suspect. Paniquée, je le vidais d'un trait, de peur qu'il me le prenne sous le nez, le reposais sur la table en me léchant les babines et me levais.
- C'était délicieux Penguin ! Merci ! Fis-je en filant par la porte entrouverte.
J'entendis un « TON BOL ! » retentissant que je ne compris pas - bein quoi ? Je l'avais finis, mon bol ! - , passais la porte et courais... Trois mètres, avant de m'étaler au sol. Merde ! Mes jambes ne me soutenaient plus beaucoup... Ouch. Ma. Tête. (et ma fesse aussi.)
Je me relevais prudemment en me frottant la fesse gauche, puis repartis plus lentement, m'appuyant sur le mur. Je pris le pari que Law était retourné dans sa chambre et suivis son odeur, qui flottait encore dans l'air, mélangée à celles des autres hommes ayant emprunté ce couloir, mais bien perceptible. Remarque, son odeur ne passe pas vraiment inaperçue !
Un frisson me remonta délicatement le long de la colonne vertébrale. Elle me faisait toujours autant d'effet, cette odeur... Mmm délicieux ! Mais le propriétaire n'était pas dans les parages -dommage.- j'inspirais une bouffé bien plus profonde. Atténuée par les autres fragrances, elle n'avait pas la même saveur, ni la même force, mais restait... intense. Je secouais la tête et me remettais en route, savourant les frissons qui glissaient le long de mon dos.
Après avoir parcouru plusieurs couloirs et remonter je ne sais combien de fois cette saloperie de pantalon trop grand, je finis par reconnaître la porte de ma chambre - et celle de Law, accessoirement - et ouvrais la porte avant de me glisser à l'intérieur. Law était assis à son bureau, en train de lire un livre, la chambre uniquement éclairée par la petite lampe sur son bureau, laissant la plus grande partie de la pièce dans la pénombre.
Il se retourna à mon entrée. J'avançais et trébuchais sur un ***** de bouquin complètement ****** à la ***** qui traînait sur mon ***** de chemin ! Je m'étalais par terre, les jambes tremblantes, sur le flanc gauche. Aïeuuh ! Law rit.
- Alors ? On ne tient plus sur ses béquilles miss ?
- Viens m'aider au lieu de te foutre de moi ! Grondais-je, incapable de me relever seule, relevée sur un coude. - Qu'il se dépêche, j'étais du côté gauche, donc sur ma fesse gauche qui me faisait encore super mal ! -
Il se leva et s'approcha de moi, un sourire bien trop amical pour être honnête. Méfiante, je lui tendis ma main droite afin qu'il me soutienne, mais il se pencha en avant, dédaignant mon bras tendu et passa le sien sous mes genoux, l'autre autour de mes épaules.
- Hey ! M'écriais-je. Me sentant soulevée, je m'agrippais à ses épaules . Qu'est ce que tu fiches ?!
- Je t'aide. Rit-il. Ce n'est pas ce que tu m'as demandé ?
Je me retrouvais collée contre son torse, dans ses bras. Le mouvement baissa encore plus mon pantalon sur mes hanches. Il me porta jusqu'au lit et m'y allongea, restant quelques instant au-dessus de moi, les mains s'appuyant sur le lit de chaque côté de ma tête. Nous nous fixâmes un instant, lui avec son sourire en coin, moi le dévisageant avec hébétude.
Pourtant il t'a déjà tenue comme ça... Fit une petite voix dans ma tête. Une image me revint à l'esprit : moi sanglotant contre son torse, lui me plaquant contre lui. Et en plus, à ce moment là, ce, n'était pas un pantalon trop grand -qui avait sérieusement besoin d'être remonté- que j'avais, mais juste un pull, qui avait en majorité glissé en plus. Et je fis la chose que je déteste le plus au monde.
Je rougis.
Aaaaargh ! Non pas ça ! Law leva un sourcil devant ma réaction. Puis il eut un sourire pas engageant dutoutdutout. Il se pencha vers moi, sans me quitter des yeux, souffla doucement, son haleine à la menthe caressant mes lèvres qui s'entrouvrirent d'elles-mêmes, puis s'immobilisa. A seulement quelques centimètres l'un de l'autre.
Ma respiration s'accéléra et mes joues chauffèrent encore plus. J'avais l'impression qu'un début d'incendie avait trouvé refuge dans mon bas-ventre.
Je haletais, sentais des fourmillements dans mon ventre, sentais mon cœur venir marteler ma poitrine. Who! Il n'avait rien fait, alors pourquoi je réagissais aussi violemment bordel ?! Mais c'est pas vrai, c'est que je peux même pas m'en empêcher en plus ! J'avais l'impression que tout mon corps venait de se prendre un virage en pleine poire, et que tout partait en sucette dans un dérapage pas du tout contrôlé.
Law lâcha un nouveau soupir qui revint caresser ma peau, me faisant frissonner. Il ferma les yeux et inspira mon odeur. N'étant pas satisfait, il se pencha plus, faisant jouer les muscles pourtant fatigués des ses bras. Le bout de son museau effleura ma joue, descendit le long de ma mâchoire. Je me pétrifiais encore plus en sentant la caresse inconnue. Soudain, il s'écroula sur moi, comme si ses bras ne le supportaient plus.
- Hey ! Fis-je, le souffle coupé -'tain, il m'avait fait mal en plus !-.
Étalé sur moi, les jambes tendues sur les miennes, Law plongea son visage dans mon cou et inspira profondément. Son souffle me chatouilla et je frissonnais, tentant de me dégager.
- Law ! Lève-toi ! Tu pèses une tonne ! Finis-je par plaider, incapable dans mon état de le soulever suffisamment.
- Pas envie. Murmura-t-il dans mon cou, et je le sentis sourire contre ma gorge.
Son poids pesa un peu plus sur ma poitrine, et bizarrement, ça ne me dérangeait pas tant que ça. J'aimais ça. Et son odeur, que je m'étais efforcée d'ignorer jusque là, envahit inexorablement mon museau. Il sentait si bon !
Je pris une inspiration brutale sur le côté, tentant d'avoir de l'air moins chargé de cette odeur. - Au fond, j'avais vraiment très envie de respirer mon alpha, mais j'avais un peu peur de sa réaction et de la mienne-. Il roula alors de l'autre coté du lit, me libérant de son corps. Je me redressais sur les coudes, le fixant. Il était couché sur le ventre, les mains de chaque côté de ses épaules, les yeux fermés.
Il était beau. Hein ?! Je trouvais un humain beau ? Dingue ça... C'est vrai, il était beau. J'avais envie de glisser ma main dans ses cheveux bruns, en bataille.
Ses yeux s'ouvrirent d'un coup, me surprenant en train de le fixer. M'en foutais. Il eut un sourire tordu, une lueur bizarre dans les yeux.
Je ne comprendrais jamais ce mâle. Dans la jungle, les dominants ne se comportaient jamais comme ça avec les femelles. Mais pourquoi il faisait ça merde ! Pour son plaisir ? Il adorait m'énerver, ça il avait d'ailleurs un grand talent. Pour assouvir un besoin ? Respirer mon odeur ? Là, je voyais pas trop. Encore moi c'était normal, j'avais un odorat plus développé, et y'avais un souc' avec son odeur à lui, mais la mienne était... bein, normal non ?
Je le regardais s'étirer longuement sur la couverture beige, avant de se lever et d'enlever son tee-shirt, faisant rouler ses épaules dont je ne détachais plus mon regard, et d'aller dans la salle de bain, sans un regard pour moi. Oh qu'il m'énervait ! J'attrapais un oreiller et, mettant de l'angle dans mon tire, je le balançais contre la porte de la salle d'eau. J'aurais adoré qu'il ressorte à ce moment !
Boudeuse, j'attrapais le tee-shirt noir et le petit short qui me servaient de pyjama, me levais avec prudence pour voir si je « tenais sur mes béquilles » comme disait l'autre abruti, enlevant les vêtements trop grands que l'abruti en question m'avait enfilé. Et comme par hasard, quand il n'était pas là, je ne rougissais plus ! Qui était l'enfoiré qui avait inventé les rougissements ? J'allais l'étriper, décorer la chambre avec ses entrailles et clouer son cœur à la porte. Ou alors je le donnerais à Law pour sa collec'...
S'il est gentil.
Je jetais les vêtements dans un coin de la salle et enfilais le short. Law ressortit alors que, de dos, je secouais un peu le tee-shirt et le détaillais d'un œil critique, cherchant un moyen qu'il ne glisse pas sur mon épaule. Je l'entendis s'adosser au mur, et sentis son regard sur moi. Je l'ignorais, résolue à ne plus m'occuper de lui de la soirée. Alors que j'enfilais le tee-shirt, il se colla à moi par derrière en murmurant :
- Un coup de main ? Il souriait, et ses mains entourèrent mon ventre encore dénudé.
- Merci, j'ai déjà expérimenté ton aide ! Rétorquais-je en l'enfilant enfin, alors que ses mains se glissaient sur mes hanches, envoyant des ondes de chaleur sur ma peau. Il devait avoir enfilé un tee-shirt et un bermuda pour dormir, l'odeur était légèrement différente de tout à l'heure, il y avait plus de fibres de coton dans ceux-ci.
Il me retourna et je le fixais, les yeux brillant d'agacement. Je ne comprenais vraiment pas ce qu'il voulait. J'avais beau chercher, s'il ne me le disait pas clairement, je risquais de pêcher encore longtemps.
- Tu veux quoi à la fin ?! Finis-je par m'écrier en m'énervant pour de bon.
Il eu un petit sourire devant ma colère. Il leva une main et glissa une mèche blanche derrière mon oreille. Je l'attrapais et l'écartais de mon visage, décidée à ne pas me laisser faire. Il m'ignora, récupéra sa main sans difficulté, puis attrapa délicatement ma mâchoire et la tourna sur le coté gauche, la montant vers le haut et dévoilant mon cou.
Chose que je détestais, et j'aurais tué n'importe lequel qui se serait aventuré à le faire. Sauf mon alpha. Lui-seul avait le droit de dévoiler ma gorge de cette façon. Reste à savoir pourquoi.
- Qu'est ce que tu fiches encore ?! Râlais-je, exaspérée.
- Ton tatouage s'est agrandi. Je jetais un coup d'œil pour voir à quel point. Fit-il en me relâchant, sans pour autant s'écarter de moi.
Il était trop près, sa main me semblait brûlante sur ma peau. Je tachais de me concentrer sur ses paroles. Mon tatouage ? Quelle importance ça pouvait avoir ?
- Tu en conclus ? Fis-je en articulant soigneusement.
- Rien, pour le moment.
Il sembla sur le point de poser une question, puis se ravisa.
- On arrivera bientôt sur Grand Line ? Questionnais-je alors.
J'avais hâte de pouvoir parler au vieil homme, si je le trouvais. S'il avait une solution, ça changerait tout. Je préférais pas y penser, c'était peut être foutu d'avance.
Law m'avait expliquer comment marchait Grand Line, ces histoires de lot pad, ou je sais plus quoi, et ça laissait pas beaucoup de chance de tomber sur l'île, mais quand même.
- On devrait l'atteindre dans une semaine. Pendant que tu étais enfermée dans la vigie, on a eut pas mal de problèmes avec plusieurs Rois des Mers, et on a encore rencontré des marines. Ça nous a fait perdre du temps. D'ailleurs, il faut que je te montre quelque chose !
De nouveau souriant, il s'écarta - enfin !- de moi, sa main glissant sur mon dos, comme à regret, et se dirigea vers son bureau. Il récupéra ce que je supposais être le journal de la semaine -ou du jour, aucune idée- et me le tendis. Je l'attrapais machinalement, ne pris même pas la peine de l'ouvrir.
- Oui ?
- Regarde à l'intérieur, tu n'as pas besoin de savoir lire pour ça. Répliqua-t-il avec ironie.
J'obtempérais et ouvrit à la première page. Rien d'intéressant, du moins pour quelqu'un qui ne sait pas lire. J'allais à la deuxième alors que Law s'asseyait sur le bord du lit, lançant son chapeau - vache- sur le bureau. A cette page, je reconnus les photos des affiches de recherches.
- Hé ! Fis-je, toute contente. Il y a la mienne !
Moi, la moitié droite du visage éclaboussé de sang, me tournant à demi vers l'objectif, fixant les lecteurs avec mes yeux turquoises aux éclats meurtriers, les cheveux mis en bazar par le vent. La classe ! Ça devait être sur le bateau de la marine, juste avant que je balance le type par la porte de la cabine. Je regardais plus bas, et vis... des signes sans aucun sens.
Agacée, je relevais la tête :
- J'ai quelle prime ?
- Je te la dis si tu me promets que tu apprendras à lire et à écrire sans faire d'histoire. Déclara le jeune homme avec un grand sourire.
- Hey ! C'est du chantage !
- Appelles ça comme tu veux. De toute façon tu apprendras que tu le veuille ou non, alors autant que ça se passe de la meilleure des façons.
- Très bien. Marmonnais-je en allant m'affaler sur le lit. Allez dis- la moi !
- Promets le. Me coupa-t-il dans mon élan.
- Roo ça va ! C'est promis, là ça te va ?!
- Ta prime s'élève à 110 millions de berrys.
Woua ! Pas mal ! J'eus un grand sourire qui fit rire Law. Je le regardais, excitée comme une gamine et lui sautais dessus. Il tomba en arrière, surpris, étalé sur le dos sur le lit. Je me couchais sur son torse, les bras croisés, les cuisses sur les siennes et les pieds battant doucement l'air.
Je lui lançai un regard ironique. Ah ! C'était qui qui était surpris maintenant ? Et toc ! Non mais. Roulant sur le côté, je filais sous la couette, lui donnant au passage un coup dans l'estomac. Il grogna. Héhé.
Je m'endormis à peine la tête posée sur l'oreiller.
A suivre...
Voilà ! Bon, y'a pas beaucoup d'action, mais le prochain va être plus intéressant, promit ! Là il fallait que je calme un peu le jeu...^^
Merci beaucoup d'avoir lu mon tas d'inepties !
(Inepties, très chère !)
Tu veux qu'on reparle de ton contrôle de français ?
(Non non, ça ira.)
J'ose même pas vous dire ce qu'elle a écrit.
A plus ! Laissez-moi vos impressions !
