Jour de Confession

- Je pense, attaqua immédiatement Luna à la réunion suivante, qu'on devrait commencer par quelque chose de positif.

Les autres se regardèrent, éberlués, devant ce comportement inattendu chez la jeune fille.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? hasarda Hermione.

- Je veux dire que la dernière réunion a été déprimante pour pas mal d'entre nous, mais que si on s'appesantit dessus on ne va plus rien faire. N'oublions pas que même si c'est important, très important, on a une liste immense de problèmes à résoudre et râler sur l'injustice de la vie ne va pas nous avancer beaucoup. Et quand je dis nous, je veux dire nous, les elfes, les autres élèves, en gros les autres victimes qu'on peut aider. Quand à Sirius Black, il s'en est déjà bien sorti.

Même Harry resta muet devant sa fermeté. La mention des autres victimes possibles – et des obligations qu'il avait déjà acceptées l'avait aussi un peu rappelé à la réalité.

- Donc, fit Luna en parcourant le cercle d'un regard impérieux. Quelqu'un a fait quelque chose de positif ce mois-ci ?

Ils rirent un peu et se détendirent. La vie à six était toujours surprenante mais décidément meilleure.

- Neville a contacté les gobelins, répondit Hermione, contente en fait d'avancer en terrain plus solide. Ils ont effectivement une liste de services et de protections de domiciles à vendre, même si c'est un petit département. Apparemment, les sorciers construisent leurs protections eux-mêmes ou s'en passent. Mais pendant la dernière guerre, il y a eu une demande…

- Tu m'étonnes, marmonna Ginny.

- Et ils ont même une offre spéciale moldue ! révéla la brune sans s'arrêter. Les moldus nés cherchaient comment protéger leurs parents et les gobelins ont saisi l'opportunité, bien sûr.

- Les moldus nés ne pouvaient pas le faire eux-mêmes ? demanda Neville un peu surpris.

- Ça n'est pas une compétence enseignée à Poudlard, tu l'auras peut-être remarqué, expliqua tranquillement Hermione. Il faut connaitre non seulement les sorts et rituels correspondants, mais aussi savoir les combiner. C'est beaucoup plus compliqué qu'on pense, en fait. Même pour les spécialistes ! Parce que c'est à cette occasion qu'ils ont découvert – bon peut-être redécouvert – que certaines des protections affectent les moldus d'une façon négative !

Le silence lui répondit.

- Phrases courtes et petits mots, Hermione, fit Harry au bout d'un moment.

La jeune fille renifla avec mépris mais reprit plus lentement.

- Les gobelins m'ont prévenue que certains sorts qui, lancés sur la maison d'un sorcier assureraient sa sécurité, peuvent agir sur des moldus comme un genre de compulsion. Certaines suggestions discrètes, comme « ignorez cette maison » qui est adressée aux futurs cambrioleurs, peuvent s'implanter dans l'esprit des propriétaires au point qu'ils commencent à négliger leur foyer et même au point d'oublier régulièrement leur adresse.

- Réellement ?! fit Ginny, impressionnée.

Hermione hocha la tête.

- Je n'ai pas tout compris, mais en gros, la magie de chacun est liée à l'âme ou à la volonté, donc un sorcier résiste à ce genre d'influence sans même le réaliser. J'imagine que c'est pour ça qu'impérius est tellement redouté. Mais si vous n'avez pas de magie…

Harry grimaça.

- S'ils s'en sont aperçus sur le tas, j'imagine qu'il a du y avoir un tas d'incidents pas très drôles à cette époque…

Ils grimacèrent tous, mais Luna insista.

- On enchaine !

Ils rirent, et Hermione continua.

- Ils avaient donc une liste et une liste de prix, et mes parents ont ouvert un compte à Gringotts quand j'ai commencé l'école. Donc il a suffi de signer un papier et depuis avant-hier, notre maison est protégée !

Ils la félicitèrent, sentant le même soulagement qu'elle. Enfin une bonne chose de faite !

- Mais, demanda Harry, curieux, tu n'as pas eu à demander leur permission ?

L'expression d'Hermione était partagée.

- Je suis, énonça-t-elle prudemment, la première sorcière dans ma famille. Ça veut dire que je suis la seule personne qui compte. Même si c'est leur maison et leur argent.

Ils se turent pour mieux digérer l'information, et imaginer être dans la même situation vis-à-vis de leurs parents.

Ça ne serait pas beau à voir.

- On enchaine, dit Luna.

Ils enchainèrent.

- Je suis content qu'une de nos tâches soit accomplie et que ta famille soit protégée, Hermione. Mais je crois que vous n'avez pas réalisé les possibilités que cette information nous ouvre.

Ron, qui était resté dans son coin jusque-là, pâle et un peu défait, hocha la tête.

- Les gobelins.

- Exactement ! fit Neville avec un plaisir évident qui ne s'émoussa que devant le manque de compréhension visible des autres. Heu. Bon, je ne vais pas vous en faire une énigme : Gringotts, ou une partie de Gringotts, s'est spécialisé en protections de domicile.

- C'est ce que je viens de dire, remarqua Hermione sans méchanceté, simplement confuse.

- Et qui veut parier, poursuivit Neville, qu'ils ne sont pas experts en analyse de ces protections ?

Huh.

Un silence pensif s'installa sur la salle.

- Ça résoudrait pas mal de nos problèmes, fit Harry, un peu estomaqué par l'idée que les choses pouvaient aller bien. « Reprend vos anciennes protections à un prix modique… »

- « Et vous propose les nouvelles à un prix dépassant toute concurrence ! », rit Hermione. Oui, ça serait très logique.

- Donc je pourrais leur demander une analyse des protections de Privet Drive.

- Une analyse discrète, insista Neville. Il ne faudrait pas qu'ils déclenchent toutes les alarmes !

- De toute façon, il faut prendre le risque, fit Ron d'une voix fatiguée. Il est possible qu'on ne puisse pas analyser les barrières sans déclencher quelque chose. Mais on peut au moins demander aux gobelins s'ils peuvent.

- Heu, fit Harry dans le silence qui suivit, quand Dobby a commencé à m' « aider » ? Aucun sorcier n'a eu l'air de comprendre ce qui se passait. Je ne sais pas si vous vous rappelez ce cognard ?

- Difficile à oublier ! plaisanta Ginny qui voulait alléger l'atmosphère. Ça n'est pas tous les jours que tu vois un attrapeur haut comme trois pommes se faire poursuivre par un cognard plus gros que lui…

L'expression indignée dudit attrapeur les fit s'écrouler de rire.

- Bref, fit-il de sa manière la plus hautaine, personne n'a sauté en l'air et dit : « Aha ! C'est l'œuvre d'un elfe de maison ! » J'ai l'impression que quand il s'agit de magie non-humaine, les sorciers ne savant pas trop ce qui est possible ou non. Et ça ne m'étonnerait pas que les gobelins gardent un ou deux avantages cachés…

- Le manque de baguette magique doit quand même être un désavantage, non ? fit Hermione, un peu sceptique.

L'expression d'Harry était toute sardonique et aurait beaucoup surpris les fans du Garçon Qui A Survécu.

- Ah, mais si tu y pense, à aucun moment on nous a dit que les gobelins avaient besoin de baguettes.

Son amie en resta bouche bée.

- C'est peut-être moi qui délire, reconnut le garçon, mais maintenant que je m'habitue à la manière qu'ont les sorciers de ne pas remarquer les trous dans la carte, je me demande toujours quelle évidence ils n'ont pas remarqué.

Hermione s'étranglait toute seule dans son coin.

- Elle en a pour un moment, estima Ginny. Autre chose ?

- Pour ce sujet, je dirais non, répondit Neville en cochant quelque chose sur leur liste. Adjugé, vendu. Je renvoie une lettre aux gobelins, sans leur donner l'adresse, juste pour demander un devis. Elle sera partie demain.

- Les choses avancent, c'est fou, fit Harry, totalement éberlué.

- On leur demande aussi pour les protections de Poudlard ? demanda Ginny.

- Ça paraitrait louche, hésita Neville. Demander les plans de la forteresse la plus protégée d'Angleterre. Je sais, je sais, Harry, la forteresse soi-disant la mieux protégée d'Angleterre. Mais même, c'est comme si je demandais les plans du ministère.

- Peut-être qu'ils n'attendent que ça, rétorqua le brun. Vu les rapports entre les gobelins et le ministère, peut-être qu'ils nous feraient un prix.

- Ou peut-être qu'ils nous dénonceraient, comme prévu dans le traité Untel de l'ère Machin, renvoya le gros garçon qui n'était plus si timide.

- Sans compter qu'il y a une solution plus simple, au moins en premier recours, intervint Ron, les faisant tous sursauter.

- On peut toujours demander aux elfes, ajouta-t-il devant leur attention. Est-ce que Ginny ne nous a pas dit qu'ils faisaient partie des protections ? Et ils hésiteront peut-être à nous donner des détails, mais des questions directes comme « Jusqu'où on est protégés ? », « Est-ce les barrières protègent seulement ou est-ce qu'elles attaquent aussi ? » devraient nous amener des réponses. On pourrait même tenter de leur demander s'il y a un livre disponible, ils seraient sans doute trop contents de se débarrasser de nous.

Ils digérèrent l'idée, hochant la tête l'un après l'autre.

- Je m'en charge, alors ?, demanda Ginny.

- On n'avait pas dit que Luna se chargeait du contact avec les elfes ? rappela Hermione.

- Je pense que la manière plus directe de Ginny sera plus efficace pour obtenir des résultats, franchement, coupa Luna. Je leur transmets nos plans d'évacuation et pour l'instant ils sont plutôt enchantés…

- Vraiment ?! s'exclama Hermione, surprise.

- Vraiment, confirma la blonde. Ils sont un peu dans la même situation que nous, en fait. Ils sont chargés de la protection des élèves, mais personne ne s'est fatigué à leur dire quoi faire. Ils sont peut-être limités dans leur horizon, mais pas idiots, et ils voient bien que les choses empirent. Je pense qu'ils se demandaient sérieusement quoi faire en cas d'attaque directe…

- Donc ils coopèrent ? fit Harry, émerveillé.

- Ils examinent chaque proposition avec attention, répondit la blonde avec un sourire lumineux, et ils s'absentent chaque fois, pour en discuter entre eux, je pense, et comparer nos idées aux principes de base de Poudlard, mais généralement ils acceptent avec soulagement. Ils ne suggèrent rien encore, mais je pense que ça va venir. Comprenez-les : ils sont avides de solutions. Eux aussi sont une partie négligée du château et ils sont concernés par ce qui arrive. En bonus, leurs refus sont très instructifs quand ils nous disent qu'ils ne peuvent pas faire ça, ils nous disent pourquoi, d'après quelle loi, quelle règle ou quel traité, et quelquefois, parce que ça entrerait en conflit avec telle autre protection de Poudlard.

Ils restèrent soufflés devant l'ampleur de l'information offerte.

- Eh bien, résuma Harry, c'est plus qu'on a obtenu de beaucoup d'autres !

Neville, voyant passer l'heure, essaya de conclure leur discussion.

- Donc, on a des solutions possibles pour Privet Drive et Poudlard. Ginny, Luna et moi on s'en charge. La famille d'Hermione est protégée – bravo ! Harry et moi, on a aussi une nouvelle importante, on la discutera plus tard. Quelqu'un d'autre a quelque chose qui ne peut pas attendre ? Oui, Luna ?

La blonde qui avait levé la main la reposa, l'air grave.

- Après la dernière réunion, j'ai eu quelques problèmes avec McGonnagal. Rien de grave, ajouta-t-elle devant leurs regards inquiets, mais vous vous souvenez peut-être que c'était une réunion d'urgence je suis partie juste avant le début du cours de Transfiguration.

Ils grimacèrent.

- Elle n'était pas enchantée, poursuivit Luna, surtout parce qu'elle soupçonne que je traine avec vous.

- Elle a été très dure ? s'inquiéta Ginny qui craignait pour son amie. Elle savait que McGonnagal ne mâchait pas ses mots.

- Ça aurait été pire, reconnut la blonde, si je ne l'avais pas vue se conduire en imbécile magnifique il y a quelques mois. C'était difficile de croire qu'elle était impartiale et pas à la recherche de basse vengeance. Elle n'est pas Ombrage, souligna-t-elle devant les regards inquiets des autres, elle ne va pas me torturer. Elle m'a donné quelques retenues, et je n'en aurais même pas parlé si je n'avais pas eu l'impression qu'elle allait essayer de me rendre la vie difficile. Rien de grave, répéta-t-elle, mais avoir la Directrice Adjointe contre moi risque de mettre en danger nos réunions, ou au moins de compliquer l'accès. Si elle décide d'appliquer à la lettre mon emploi du temps, par exemple, je n'ai aucune bonne raison de m'y refuser.

- Elle ferait ça ? demanda Hermione, furieuse. Juste pour nous mettre des bâtons dans les roues ?

- Hermione… essaya d'intervenir Harry, l'air fatigué.

- Je sais, Harry ! Mais c'est quand même incroyable de penser qu'elle interviendrait juste pour nous ennuyer alors qu'elle n'a jamais voulu se fatiguer quand on en avait vraiment besoin ! Qui a vérifié qu'Harry allait bien à ses cours, quand il a été intégré dans l'équipe de Quidditch, en première année ? Qui l'a escorté dans les couloirs, au temps du basilic, ou pendant la Coupe ? Pas McGonnagal, je peux vous le dire ! Et maintenant… !

- Hermione, essaya cette fois Ginny.

- Non ! Je suis fatiguée de regarder sans rien dire ! Elle est notre chef de maison ! Et elle n'est pas venue aider Ron quand il était visible qu'il ne savait pas comment travailler et prenait un retard monstre ! Elle n'est pas venue pour Neville qui avait visiblement des problèmes ! Elle n'est pas venue pour Harry, et elle n'est certainement pas venue pour moi, alors que même Lavande qui pense que je suis folle, me demande régulièrement si je mange et me rappelle de dormir ! Et maintenant elle poursuivrait une élève, qui n'est même pas de sa maison, pour la seule raison que ça nous contrarierait ?!

La jeune fille en écumait de rage. Les autres étaient pris au dépourvu. Oui, ils connaissaient les faits, mais…

- Hermione, ça suffit.

Une voix claire coupa nettement la crise en cours. Ron, pour la première fois depuis le début de la réunion, reprenait son rôle de régulateur. Il posa la main sur le bras de la jeune fille.

- Je comprends ton énervement, lui dit-il, mais rappelle-toi le nom de notre groupe : c'est le comité pour la sauvegarde d'Harry Potter, pas « faisons régner la justice sur le monde, mes frères ! »

Harry protesta et Hermione rougit.

- A ce point, rappela-t-il aux autres, prendre McGonnagal de front ne ferait qu'empirer les choses.

- Mais… ! s'énerva son amie.

- Hermione, fit-il gentiment. Écoute-moi. C'est quelque chose de très important, ce que j'ai à te dire.

Tous se penchèrent pour mieux l'écouter, surpris par son sérieux.

- On est d'accord, dit-il en regardant son amie droit dans les yeux, qu'il y a des règles. Des limites. Des lois. Quelquefois tout simplement des mœurs. Des choses qui n'ont pas besoin d'être dites, parce qu'elles sont évidentes. On n'élève pas la voix en public. Un adulte et un enfant ne se parlent pas d'égal à égal. Et on essaie le plus possible de se conduire de façon mature si on veut se faire respecter.

Il y eu des hochements de têtes à l'entour, même si la plupart pensaient aux exceptions qu'ils avaient rencontré.

- Mais, poursuivit le garçon, avec la même intensité, ces conventions ont un défaut énorme : si on les ignore, alors on peut prendre avantage de ceux qui les respectent.

- Quoi ?! fit Hermione secouée. Je ne comprends pas…

- Pense à ma mère, fit-il patiemment. Elle crie tout le temps c'est sa façon d'obtenir ce qu'elle veut. Les gens sont terrifiés à l'idée d'être apostrophés par Molly Weasley dans la rue ! C'est pour ça qu'elle s'en tire en disant tout ce qu'elle dit. Personne ne pense que ça vaut la peine d'essayer d'intervenir. Ton erreur, c'est que tu pense que McGonnagal va se regarder dans la glace et se dire : « Mais qu'est-ce que je fais ? » mais elle ne va rien se demander du tout. Elle part du principe qu'elle a toujours raison, et dans ce cas ceux qui s'opposent à elles sont en tort. C'est la même chose avec Ombrage, en fait, sauf que pour elle c'est le Ministère quia raison. Donc ce qui va se passer, c'est que tu vas pousser et McGonnagal va pousser, et tu vas pousser, et McGonnagal va pousser et tu penses qu'à un moment elle va s'arrêter parce que ça lui coûtera trop, mais Hermione, elle ne pense pas. Elle ne pense pas à l'avenir ni aux pris à payer, ni au public. Tout ce qu'elle pense c'est : « Je vais leur montrer, moi ! »

- Mais comment…, s'inquiéta Hermione, défaite.

- Heu, fit le garçon, cherchant ses mots. Tu sais qu'il t'est arrivé de partir comme ça, hein ?

- Quoi ?!

- « Je vais leur montrer, moi ! » Et il était évident que ce que ça coûterais à toi ou aux autres, n'entrait pas en ligne de compte…

- Ni si c'était vraiment utile, glissa Harry.

Devant leurs regards il continua.

- Je ne veux pas dire qu'il ne faut pas se battre pour ses opinions, mais qui m'a dit récemment qu'il fallait choisir ses combats ? Je pense que McGonnagal se fiche bien de ce que nous pensons. Comme Ron le dit, c'est comme avec Ombrage : ça n'st pas personnel. Elle voit une attaque sur son autorité et elle l'écrase, c'est tout.

- Hum., Fit Hermione, les lèvres pincées, mais elle avait compris et le sujet était clos.

- Mon intention n'était pas d'inquiéter, fit Luna l'air sincèrement désolée. Je préférais vous prévenir au cas où je serais en retard aux prochaines réunions…

- Tu as eu raison d'en parler, assura Neville. On ne peut pas régler un problème si on ne sait pas qu'il est là.

- On se serait inquiétés de toute façon, renchérit Ginny.

- Mais tu es sûre… je veux dire, ce serait plus facile pour toi… bredouilla Harry.

La blonde lui sourit, comprenant à mi-mots.

- Je suis très honorée de faire partie de ce groupe. Je veux aider tant que je peux. Et être ici, avec vous, c'est presque comme avoir des amis…

Un silence total descendit sur la salle démesurée. Les amis se regardèrent les uns les autres pour s'assurer qu'ils avaient bien entendu. C'est Hermione qui rompit le silence avec un grognement.

- Elle est pire que moi, râla-t-elle en se passant une main sur le front. Luna, fit-elle en regardant l'autre fille bien en face. Nous sommes tes amis. Tu ne serais pas là sinon.

- Je…, fit l'autre, dépassée. Vous…

La scène qui suivit ne fut pas longue mais riche à la fois en sourires et en larmes. Après, tout le monde se sentit mieux.

- Bon, pour conclure sur une note moins dramatique, furent les derniers mots de Ron, ne t'inquiète pas pour McGonnagal. C'était prévisible qu'elle essaierait de nous mettre des bâtons dans les roues, même si c'est d'une façon minable, mais ça va nous permettre de régler un tas de petits problèmes d'un seul coup. Fais-moi confiance, j'ai déjà quelques idées…


A Suivre.