A/N : Salut ! Donc voici le chapitre 26, celui-ci sera assez terrible pour Blaine. Jason est de retour et il est... légèrement énervé. Donc ouais, enjoy. Et n'oubliez pas de reviewer !


Chapitre 26 : Cœur fait de glace.

"Merde, c'est Noël la semaine prochaine." dit Blaine à voix haute. Tina et Mike le regardèrent.

"Enfin, Blaine." dit Tina en prenant une bouchée de son sandwich. Ils déjeunaient actuellement dans la cafétéria. Il s'était passé presque un mois depuis le dîner avec les parents de Kurt et leur relation avançait, meilleure et plus honnête que jamais. Le lycée cependant, ça allait bien. Les gens ne s'embêtaient plus à demander ou parler de lui et Kurt, c'était en fait fini. Cependant certaines personnes lui jetaient toujours des regards interrogateurs. Mais ce qui le surprenait le plus était que Jason ne l'avait pas embêté depuis le jour dans les toilettes de l'école, pas une fois. Il ne regardait même pas Blaine.

"Tu arrives à y croire ? On aura notre diplôme dans genre 6 mois..." marmonna Blaine.

"Ouais, très bien. Moi et Tina allons à Yale comme tu le sais. Où est-ce que tu vas ? Je n'arrive pas à croire que nous n'avons pas encore parlé de ça." dit Mike en haussant un sourcil.

"J'ai pensé à m'inscrire à la NYADA." marmonna Blaine.

"NYADA ?" dit Tina en clignant des yeux. "Okay, Blainers, ne te méprend pas ici - tu as une voix à tomber par terre - mais est-ce que tu sais combien c'est difficile de se faire accepter dans cette école ?"

"Je suis très au courant, mais je pense que je peux le faire."

"Je pense aussi que tu le peux, Blaine. Tu as une voix géniale." dit Mike avec un sourire.

"Merci." dit Blaine en rougissant un peu.


Même si Jason ne l'avait pas du tout embêté de la journée, Blaine n'allait certainement pas se calmer et penser que c'était fini, il ne sera pas si naïf. Juste tandis qu'il marchait dans le couloir vers son casier, son portable vibra dans sa poche.

Devine qui s'ennuie tellement qu'il est sur le point de mourir ?

Blaine gloussa au message de Kurt, il adorait recevoir des messages incohérents de son petit-ami.

Hmm... Toi ?

Ouais. Cette classe est tellement ennuyante, ils restent juste assis là et font exactement ce que je leur dis. Polis petits cons !

Ce n'est pas une bonne chose alors ?

Non, pas du tout. On penserait qu'enseigner dans ce coin nous obligerait à s'occuper d'un tas de connards, j'avais tellement tort.

Je ne pense pas que tu devrais te plaindre, bébé. Et s'ils te jetaient des trucs dessus et t'appelaient par le mot qui commence par P ?

Je suppose que tu as raison, comme toujours ? en parlant de ça, comment ça se passe au lycée ? Est-ce que Jason t'embête ? Est-ce que je dois venir et lui péter les couilles ?

Blaine se mordit les lèvres, il adorait quand Kurt était tout protecteurs, c'était tellement excitant.

Non, c'est assez calme ici. Il ne m'a pas dit un mot. Bizarre, non ?

Peut-être que c'est un peu bizarre, mais peut-être qu'il a enfin réalisé qu'il ne peut pas te briser. Peu importe ce qu'il fait, tu seras toujours plus fort, tu ne le laisseras pas t'atteindre. Et je suis tellement fier de toi pour ça, Blaine. Réellement. J'aimerai avoir été si brave au lycée.

Vraiment ? Tu es fier de moi ?

Bien sûr que oui. Et je suis tellement fier de pouvoir t'appeler mon petit-ami.

Blaine sentit ses yeux se mouiller tandis qu'il lisait le dernier message, il déglutit et essaya de ne pas pleurer. C'était tellement important pour lui d'entendre Kurt dire ça, ou en fait écrire ça.

Je t'aime tellement. Est-ce que je peux venir chez toi tout à l'heure ? J'ai un peu besoin de t'embrasser déraisonnablement après que tu ais été si merveilleux

Tu peux venir quand tu veux. Et j'ai hâte que tes lèvres soient sur les miennes ?

Blaine rougit et remit son portable dans sa poche. Son cœur battait un peu plus vite. Il aimait Kurt avec tout ce qu'il était et il était heureux de pouvoir ressentir ça. Il ouvrit son casier pour y remettre ses livres avant de devoir aller au Glee club. Ils préparaient déjà leur prochaine compétition.

Il était déjà 16 h passée donc les couloirs étaient vides. Les joueurs de football avaient entrainement, tout comme le club de théâtre, le Glee club et le club des écrivains. Les cours de l'après-midi venaient de finir et tous les autres étaient rentrés chez eux.

"Anderson." Blaine se figea au son de la voix. Il reconnut très bien la voix, elle lui donnait la chair de poule. Il prit une profonde respiration avant de se retourner et croisa ces yeux bleus et froids.

"Jason." dit-il d'un ton essoufflé. Jason l'approcha, posant un doigt sur sa poitrine jusqu'à ce qu'il soit pressé contre le casier, juste le doigt les séparant.

"Tu pensait que j'allait juste te laisser tranquille, hein ? Tu pensais que tu t'en tirerais avec ça ?" Son expression était indescriptible. Blaine sentait son cœur battre tellement fort dans sa poitrine, ses paumes étaient moites et il ferma les yeux. Comment avait-il pût être si stupide ? Bien sûr que Jason attaquait maintenant, quand il était seul et où personne ne pouvait l'entendre.

"Et bien, cette fois. Je vais te tuer putain." dit-il en pressant plus fort son doigt contre la poitrine de Blaine. Blaine était sûr que Jason pouvait sentir à quelle vitesse son cœur battait.

Tout se passa très vite, mais Blaine fut soudain par terre, allongé sur le ventre, le poids de Jason le gardant immobile. La douleur traversait tout son corps tandis que Jason le frappa d'abord dans le dos. Jason le frappa encore, et encore, et encore une fois. C'était comme s'il s'en fichait qu'il y ait des caméras dans l'école, des caméras qui filmeraient ça. Blaine sentit des larmes piquer ses yeux tandis que Jason se levait et commençait à lui donner des coups de pieds à la place. Tout ce que Blaine pouvait faire était essayer de protéger sa tête tandis que Jason lui donnait des coups de pieds dans le reste du corps.

ça ne finissait pas, même pas quand il criait et le suppliait, même pas quand il ne pût même plus crier. Blaine n'aurait jamais pensé que Jason ferait ça mais maintenant il était sûr que Jason allait réellement le tuer. Juste ici sur le sol dans le lycée. Si Blaine n'avait pas tellement eu peur maintenant, il aurait probablement pensé que Jason était vraiment idiot pour ne pas penser aux conséquences de ça. Qu'il se ferait en fait prendre, certainement. Blaine était sûr de ça. Blaine saignait, il saignait et il avait tellement mal. Il voulait juste que ça finisse, il voulait que ça s'arrête. Il avait besoin que ça s'arrête, c'était trop. Il entendit un craquement et il était sûr qu'il avait cassé une côte ou deux. Tout tournait autour de lui et il ne savait plus s'il était mort ou vivant. Finalement tout devint noir et la dernière chose que Blaine pensa fut qu'il ne pouvait pas mourir. Et il ne mourrait pas, il avait besoin de survivre pour Kurt. Pour Kurt...


Il pouvait entendre des sanglots, il faisait nuit noire et il avait toujours mal, mais quelque chose était différent. Il était allongé sur quelque chose de doux, quelqu'un tenait fermement sa main, quelqu'un sanglotait. Il pouvait sentir les larmes de quelqu'un tomber sur sa main. Ces sanglots étaient très familiers et d'une façon bizarre ils étaient tellement beau... et pourtant tellement déchirants. Il avait besoin qu'ils s'arrêtent, il voulait que la personne qui pleurait arrête. Blaine savait qu'il y avait une seule personne au monde qui pouvait lui faire ressentir ça, donc il se força à ouvrir les yeux.

« K-Kurt... » marmonna-t-il, sa voix rauque. La vue devant lui était encore plus déchirante. Kurt était là, il tenait la main de Blaine, la serrant. Son visage était humide de larmes, ses yeux étaient rouges.

« Blaine ! » cria-t-il en resserrant sa main. « Oh mon dieu, tu es réveillé... tu- comment te sens-tu ? »

« Ouille... Kurt, ça fait mal. » dit Blaine en essayant de bouger la main que Kurt écrasait.

« Je suis désolé. » dit Kurt en desserant un peu sa prise. « Est-ce que ça va ? »

« Je pense... qu'est-ce qu'il s'est passé ? Où suis-je ? » demanda-t-il, confus.

« Tu es à l'hopital, chéri. » dit une voix de femme familière. Les yeux de Blaine s'écarquillèrent au son de la voix de sa mère. Il regarda à sa gauche, elle se tenait là, ses yeux juste aussi rouge et son visage juste aussi déchiré que celui de Kurt. Elle alla vers lui et tint son autre main.

« Tu... M. Schue t'a trouvé sur le sol dans le couloir, couvert de sang. Tu t'étais évanouis donc il a appelé l'ambulance, puis il m'a appelé. Tu as dû être opéré. Ta lèvre est fendue et une de tes côtes est cassée. » Elle pleura encore plus fort tandis qu'elle parlait. « Je viens d'avoir un appel de ton école, c'était de la faute de Jason. Il t'a fait ça e-et il est renvoyé bien sûr... » Elle s'arrêta, incapable de parler.

Blaine était tellement choqué, il regarda entre Kurt et sa mère. Il n'avait pas écouté la moitié des choses qu'elle venait de lui dire. Tout ce à quoi il pouvait penser était le fait que Kurt et sa mère se tenait l'un à côté de l'autre dans la même pièce. Sa mère pouvait clairement voir que Kurt tenait sa main, pourtant elle ne faisait rien à propos de ça.

« Pourquoi... pourquoi est-ce qu'il me tient la main sans que tu le gifles ? » Fut tout ce que Blaine réussit à dire. Kurt renifla un peu et serra un peu sa main, même sa mère sourit un peu. Elle essuya ses larmes et se calma un peu.

« Je l'ai appelé. » dit-elle. « J'ai trouvé ton portable dans ta poche et je l'ai appelé. »

« P-Pourquoi ? » demanda-t-il, encore plus choqué.

« Blaine. Je suis ta mère, tu ne pensais pas que je savais que tu le voyais toujours ? Je pouvais le voir sur ton visage chaque fois que tu me disais que tu allais quelque part d'autre. Cette fois, je savais tout. » dit-elle en soupirant un peu.

« Et tu m'as laissé faire ? » demanda Blaine, ses yeux écarquillés d'incrédulité.

« Oui, je l'ai fait. Parce qu'il n'est plus ton professeur et... je vois combien il te rend heureux, Blaine. » Elle regarda Kurt et sourit avant de retourner son attention vers son fils. « Et je ne ourrais plus te reprendre ça. »

« Je n'arrive pas à y croire... » dit Blaine tandis qu'un sourire s'étirait sur son visage choqué, sa colère envers Jason complètement oubliée.

« Mais ça ne veut pas dire que c'est bien de me mentir, Blaine. Ne refais jamais ça. Okay. Promets-moi. » dit-elle fermement.

« Oui, c'est promis. Merci maman. » dit-il, des larmes de joie remplissant ses yeux. Elle se pencha et lui fit un câlin très léger.

« Je vais aller dire aux médecins que tu es réveillé. » dit-elle en souriant encore avant de sortir.

« Je n'arrive pas à y croire... » répéta Blaine. Kurt rit un peu.

« Moi non plus. Crois-moi, j'étais tellement choqué quand elle m'a appelé. J'ai presque fait tomber le téléphone. » dit-il. « Au moins, nous n'avons plus besoin de mentir. »

« Ouais, dieu merci. » dit Blaine avec un sourire. « Maintenant, embrasse-moi. Parce que je ne peux pas bouger. » Kurt sourit avant de se pencher et de presser leurs lèvres. Blaine gémit contre ses lèvres, sa langue s'échappant dans la bouche de Kurt. Kurt gémit légèrement avant de reculer. Blaine fit un petit bruit de protestation.

« Nous ne devrions probablement pas commencer quelque chose que nous ne pourrons pas finir, du moins pas ici. » dit Kurt avec un sourire triste. « Et définitivement pas quand tu es dans cet état. » Blaine soupira.

« Ouais, je suppose que tu as raison. » dit-il.

« Je suis tellement heureux que tu ailles bien. » dit Kurt en reprenant sa main. Son expression soudain très sérieuse. « Je ne peux pas te dire combien j'ai eu peur, Blaine. Quand elle a décrit ce qu'il t'étais arrivé, je – j'ai pensé que tu étais- »

« Sssshh... » lui dit Blaine en essuyant la larme qui roulait le long de sa joue. « Je suis là, okay. Je suis en vie. Je ne vais nulle part, okay ? »

« Ouais, okay. » dit Kurt en embrassant sa main, laissant les deux dernières larmes tomber.

« Je vais quand même tuer ce connard de Jason. » ajouta Kurt, son corps tremblant de colère.

« Non, il n'en vaut pas la peine. Il est parti maintenant et nous ne devrions pas dépenser plus d'énergie pour lui. » dit Blaine. Kurt soupira et essaya de se calmer, puis il sourit un peu.

« Ouais, je suppose que tu as raison. Comme toujours. »

A suivre