Hello everyone !

Ben déjà désolée pour l'immonde retard mais c'est pas ma faute, c'est celui du temps et du timing entre mes bêtas et moi." GOMEN ! Je suis vraiment vraiment vraiment ... vraiment désolée. Mais j'ai vraiment fait comme j'ai pu. Mais surtout, ne vous inquiétez pas, j'abandonne pas (sauf cas de force majeure...et encore !). Vous aurez la fin de cette fic un jour ou l'autre.
En tout cas, merci beaucoup pour toutes vos reviews adorables. Elles m'ont énormément touchées.

Je réponds une dernière fois aux reviews anonymes mais ceux qui veulent une réponse, ce serait gentil de me laisser une adresse où je puisse vous répondre.

Sqaule : Coucou toi ! Merci beaucoup pour ta review. Et ce que tu me dis à propos de la relation Harry/Nat me touche énormément parce que j'ai l'impression d'avoir vraiment réussi. C'était tout à fait ça que je voulais faire passer et d'après ce que tu me dis, je m'en suis pas trop mal sortie. Donc je suis très contente. Et je suis d'accord avec toi, les derniers chapitres sont des chapitres de transitions mais j'essaie quand même de les rendre intéressants. Et si ça te plait, tant mieux ! En tout cas, encore merci. Biz à toi !

Petit mot de dernière minute : Un grand merci à mes trois bêtas, Flo, MortCroc et Eno (t'auras ta RAR par msn ou par mail, t'inquiète pas.). Vous faites vraiment un très bon travail de débilisation les filles. Je vous adore !

Petit mot de dernière seconde : Chapitre entièrement dédié à Emma pour son anniversaire (désolée, pitit cadeau quelque peu en retard...hem...lol !) Bizouilles à toé !

OoOoOoOoOoOoO

Chapitre 26 : I wish you a Merry Christmas and an Happy New Year

Harry somnolait paisiblement sous sa couette, profitant sereinement de la fin de sa grasse matinée, le nez dans Mr Pong débarassé de son odeur de moisi par Mrs Weasley, avec les bruits étouffés et rassurants de la maison en fond sonore. Ça le changeait de d'habitude. En temps normal, il avait toujours un souci en tête, un problème à régler ou tout simplement sa cicatrice qui l'ennuyait.

Son estomac grondant vint perturber sa tranquillité et il se décida enfin à sortir de son nid douillet pour aller grignoter quelque chose. Il enfila rapidement un sweat-shirt trop large et descendit à la cuisine, encore mal réveillé.

Tonks, Ginny et Hermione étaient installées à la table de la cuisine, papotant avec animation tandis que Molly s'activait déjà à ses fourneaux pour le déjeuner. Nat suivait avec un air gourmand chacun des gestes de Mrs Weasley alors qu'elle faisait fondre du chocolat pour son gâteau.

- 'jour, marmonna Harry en descendant les dernières marches.

- Ah enfin ! sourit Hermione.

- Mmmmh…grogna-t-il en s'asseyant à côté de Tonks, les yeux dans le vague.

Molly disposa aussitôt devant lui un plantureux petit déjeuner, Harry la remercia et remarqua alors le calme relatif de la maison.

- Où sont les autres ?

- J'ai envoyé Arthur, Ron et Remus faire quelques courses de dernière minute, Fred et George sont à leur boutique. PAS TOUCHE ! gronda Molly en tapant sur les doigts de Nat qui se dirigeaient alors dangereusement vers la casserole de chocolat fondu.

- Aïeuh !

Harry sourit faiblement et attaqua son petit déjeuner, un peu comateux.

- Ah, voilà du courrier ! annonça Ginny en regardant par la fenêtre. C'est bizarre à cette heure-ci…

Harry leva les yeux de son toast pour voir un hibou grand-duc vaguement familier se diriger vers la fenêtre de la cuisine. L'oiseau pénétra majestueusement dans la pièce et fondit directement vers Nathanaël qui ne broncha pas. Le hibou se posa sur son épaule et une fois déchargé de sa lettre, repartit comme il était venu.

Harry, un peu intrigué, observa attentivement son ange gardien décacheter l'enveloppe et déplier le parchemin. Nat pâlit à vue d'œil au fil de sa lecturealors queses mains se crispaient sur la lettre.

- Nat ? appela-t-il.

L'ange ne répondit pas et une vague d'inquiétude, transmise par leur lien, envahit Harry. Alors qu'il allait de nouveau l'appeler, Nathanaël disparut silencieusement de la pièce, aussi soudainement que s'il avait transplané.

Un silence stupéfait tomba sur la pièce et ce fut Hermione qui sortit la première de son hébétude.

- Est-ce que quelqu'un a compris ce qui vient de se passer ?

- Euh pas moi en tout cas…balbutia Harry.

- Et je croyais qu'il y avait une barrière anti-transplanage autour de la maison ! ajouta Ginny perplexe.

- Il n'a pas transplané, coupa Tonks en secouant la tête.

- Comment ça ?

- Il n'y a pas eu de bruit…

- Oh…

- Mais j'aimerais bien savoir comment il a fait alors, fit pensivement Hermione.

Harry se concentra une seconde sur son lien et fit parvenir son inquiétude à Nat qui lui répondit en lui envoyant une vague rassurante avec néanmoins une pointe d'angoisse.

- C'est bon, il va bien, rassura Harry qui reporta son attention sur son petit déjeuner.

- Comment tu…

Harry coupa Hermione d'un regard et continua à beurrer son toast avec dévotion.

Une fois son estomac satisfait, il remonta dans sa chambre s'habiller et donner à manger à Ladon et Yatan. Et alors qu'il jetait un coup d'œil par la fenêtre, la silhouette familière de son ange gardien se découpa au bout du chemin qui menait au Terrier. Harry enfila son bonnet péruvien offert par Hildius et prit la cape de Ron qui traînait dans un coin avant de descendre les escaliers en catastrophe. Il passa en trombe dans la cuisine, ignorant les petits cris de surprise de ses occupantes, et sortit dans le froid glacial. Il trottina à la rencontre de Nathanaël, qui marchait à pas lents sur le chemin couvert de neige fraîche. Il tenait encore à la main la lettre qu'il avait reçue et semblait perdu dans ses pensées.

- Nat ? appela Harry en arrivant devant lui.

- Ah c'est toi…

- Oui, c'est moi, soupira Harry avec exaspération. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi es-tu parti aussi vite ? D'ailleurs comment t'as fait pour transplaner ? Et puis où…

- Harry, stop ! coupa Nat en le baillonant avec sa main glacée et bleuie par le froid.

Harry se rendit compte alors que son ange gardien ne portait en tout et pour tout qu'une chemise hawaïenne (n/a : Et il a aussi un pantalon, bande de perverses ! Non mais je vous venir d'ici !è.é).

L'ange lui mit la lettre dans la main en guise de réponse. Harry fronça les sourcils en voyant les mains de son ange gardien ainsi que ses lèvres en fort mauvais état et sortit sa baguette pour métamorphoser deux brindilles en une cape et une paire de gants.

- Mets-ça avant de te transformer en schtroumpf !

- Pardon ?

- Tu deviens tout bleu !

- Oh…je n'avais pas senti ça, répondit sérieusement l'ange en observant ses mains avec une curiosité détachée.

- J'avais cru remarquer ! gronda Harry en jetant la cape sur les épaules de Nat. Mets tes gants.

Tandis que l'ange s'exécutait docilement, il déplia la lettre en pestant contre ses doigts déjà gourds et lut :

Nathanaël,

Je désirais simplement te mettre au courant du magnifique présent que mon père me fait pour mes 17 ans. Il veut que je devienne "l'un des leurs", comme il le dit si bien. Il m'a annoncé cette bonne nouvelle hier, comme si c'était le plus beau cadeau dont je puisse rêver. Etrangement, je ne partage pas son enthousiasme… si tant est que mon père puisse montrer le moindre signe d'enthousiasme pour quoi que ce soit. Je n'ai guère d'idées quant à la manière dont je pourrai décliner cette offre si alléchante. Après tout, qui n'a jamais rêvé de perdre sa liberté ?

Si jamais tu as une idée de génie, je te serai infiniment reconnaissant de m'en faire part. J'ai bien peur que sinon, ma liberté ne me coûte la vie, sans vouloir paraître trop mélodramatique, sentiment bien entendu si peu digne de la grandeur des Malfoy.

D.M.

Harry écarquilla les yeux de stupeur. Bon, ce serait mentir de dire qu'il ne s'y attendait pas mais pas si tôt. La réalité le heurta de plein fouet quand il se rendit compte que bientôt, certains de ses condisciples allaient faire un choix qui les amèneraient à se battre contre lui.

Mais le fait que ce soit Draco qui soit concerné le rendait littéralement furieux alors qu'il y a quelques temps, il s'en serait moqué éperdument, et même plus, ça n'aurait fait que confirmer ce qu'il pensait du blond depuis 6 ans.

- Il faut faire quelque chose ! lança-t-il avec détermination.

- Dumbledore m'a fait promettre de ne rien tenter pour le moment, grogna Nat avec mauvaise humeur.

- Dumble…

- C'est lui que j'ai été voir.

- Oh…et qu'est-ce qu'il a dit d'autre ?

- Que pour l'instant, on ne devait en aucun cas essayer de rentrer en contact avec Draco carcela risquerait de le mettre dans une position délicate.

- Mais…

- Severus a promis de garder un œil sur lui et de le transférer au QG de l'Ordre au moindre danger.

Harry ouvrit la bouche puis la referma, la rouvrit à nouveau mais finit par soupirer en signe de défaite.

- Et après ?

- Après ? Et bien…on verra.

Un silence pesant s'installa entre eux et Harry ne su quoi faire pour réconforter Nat…pas plus que pour aider Draco. La neige recommença à tomber et Harry resserra sa cape autour de lui. Il prit gentiment son ange par le bras et l'entraîna vers la maison.

A peine eurent-ils posé un pied à l'intérieur de la cuisine que Molly se rua sur eux et s'empressa de leur jeter des Sortilèges de réchauffement puis gronda copieusement Nat en voyant l'état de ses mains.

Arthur, Remus et Ron rentrèrent quelques minutes plus tard et Arthur entraîna Harry dans le salon dès qu'il l'aperçut, pour lui poser des questions sur la télévision. Hermione arriva en renfort mais Mr Weasley était insatiable et ce ne fut que quand Molly les appela pour le déjeuner que Arthur consentit à les laisser tranquille.

Oo

Quelques jours passèrent tranquillement, enfin aussi tranquillement que possible quand on vivait sous le même toit que les jumeaux Weasley. Nat envoya une réponse à Draco mais Harry ne réussit pas à en connaître la teneur. Il tenta de questionner à plusieurs reprises son ange gardien pour savoir mais celui-ci resta muet, se contentant à chaque fois de jeter à Harry un regard sombre.

Le jour de la Saint Sylvestre, Harry et Ron décidèrent de se lever de bonne heure pour une fois et de s'entraîner un peu au maniement de leurs armes. Milboard leur avait en effet recommandé de s'exercer pendant ces deux semaines de vacances et jusqu'à présent, les deux garçons avaient quelque peu négligé ce conseil, plus occupés à ne rien faire et à…ne rien faire. "Les vacances sont faites pour glander" avait asséné Ron après que Hermione leur ait fait un sermon comme quoi ils devaient profiter des vacances pour entamer leurs révisions en vue des examens de fin d'année. Les deux meilleurs amis de Harry n'avaient définitivement pas la même conception de la vie.

Ainsi donc, Harry et Ron se retrouvèrent dehors alors que le soleil se levait à peine. Ils avaient revêtus leurs tenues de combat et s'étaient mutuellement jeté un Sort de Chaleur Corporelle pour ne pas mourir de froid.

- Tu es sûr qu'on était obligé de se lever si tôt ? grogna Ron en baillant.

- Tu préférerais peut-être faire ça une fois que Fred et George seront réveillés ? Personnellement, ça ne me tente pas plus que ça, répondit Harry avec une grimace.

- Vu sous cet angle, abdiqua le rouquin en s'échauffant.

Vingt minutes plus tard, ils se firent face, arme à la main.

- Prêt ? demanda Harry.

- Euh…pas d'élémentaire, hein ? demanda Ron, un peu inquiet.

Harry sourit et secoua la tête.

- Je suis prêt alors !

Harry eut un peu de mal à se battre contre Ron. C'était son meilleur ami, presque son frère, et, bien qu'il sache qu'il devait mettre ses sentiments de côté, il n'était pas à l'aise. Pourtant, ça ne lui avait posé aucun problème de se battre contre Blaise ou Draco…quoique Draco fût encore un cas à part.

- Hum…C'est une impression ou tu n'es pas très motivé ? constata Ron une fois Harry désarmé et à terre.

- T'as deviné ça tout seul ? grogna-t-il.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- J'arrive pas à me battre contre toi.

- Mouais…Je savais que ton amour profond et inconditionnel pour ma divine personne poserait problème, lâcha Ron en aidant son meilleur ami à se relever.

- T'as pas l'impression d'en faire un peu trop là ? demanda Harry en se retenant de rire.

- C'est pas vrai peut-être ?

- J'ai pas envie de te faire mal, c'est tout…

- La bonne excuse, railla Ron. Non, blague à part, si tu n'arrives pas à te battre contre moi comment on va faire ?

- Le bon vieux truc du mannequin ?

Ron réfléchit une seconde et acquiesça.

- Va pour un Voldy.

Harry sourit et métamorphosa une branche en mannequin tandis que Ron s'occupait des vêtements. Dix minutes plus tard, Voldy, 23e du nom était fin prêt à se faire réduire en bouillie. Harry avait dégoté une formule pour le rendre un tant soit peu résistant étant donné qu'ils étaient à deux contre un.

- Prêt cette fois-ci ? interrogea Ron.

- Oui. Occidere Maxima ! lança Harry avant de s'empresser de ranger sa baguette.

Voldy se jeta immédiatement sur eux, une lourde branche à la main. Ron contra l'attaque sans difficulté et riposta. Harry attaqua à son tour et bientôt, une pluie de coups s'abattit sur le mannequin qui s'avéra plus résistant que prévu.

- Nom d'une bouse d'hippogriffe ! T'as mis la dose ce matin, articula Ron, la respiration saccadée.

- On dirait bien…répondit Harry en parant un coup vicieux. Mais crève, stupide mannequin !

Un long poignard vint soudainement se planter dans le bras gauche de Voldy qui recula instantanément.

Hermione, un grand sourire aux lèvres, jeta un regard malicieux à ses deux amis.

- Besoin d'aide ?

Harry sourit à son tour et hocha la tête alors que Ron essayait de faucher les jambes du mannequin. Au bout de 20 minutes d'efforts combinés, le trio réussit à venir à bout de Voldy qui fut réduit à l'état de charpie . Et ce n'est que lorsqu'ils se laissèrent tomber dans la neige qu'ils s'aperçurent que la famille Weasley et Nathanaël les regardaient avec différentes expressions. Ginny et Nat ne manifestaient aucun signe de surprise, parfaitement habitués à ce genre de démonstrations et celle d'aujourd'hui n'était pas la plus impressionnante, loin s'en faut.Sans compter l'affrontement mémorable entre Harry et Draco, déjà rentré dans les annales, les combats entre les élèves de 6e et 7e années étaient très prisés par les élèves plus jeunes. On retenait par exemple la lutte entre une Poufsouffle et un Serpentard qui avaient tous deux mêlé techniques de kung-fu et offensives armées. Et le mépris visible des deux élèves pour les lois de la gravité et la pesanteur n'avait rendu le combat que plus spectaculaire.

Mais les autres membres de la tribu Weasley ne semblaient pas aussi blasés, loin de là. Molly, folle de terreur, avait enfoncé ses ongles dans ce qui était il y a peu le bras de son mari, mari qui pour sa part arborait une expession mêlée de fierté et de perplexité.

L'expression la plus drôle était cependant celle des jumeaux qui ne semblaient tout simplement pas revenir de leur stupeur. Leurs yeux exorbités contemplaient les armes qui reposaient paisiblement à côté des trois jeunes gens assis dans la neige. Ginny passa une main devant le regard fixe de George.

- Hum…Ca va tous les deux ? s'amusa-t-elle.

- George ? Rappelle-moi pourquoi on est parti de Poudlard l'an dernier ? gémit lamentablement Fred.

Ron et Harry éclatèrent de rire et se relevèrent, aidant Hermione à faire de même.

- Ce n'est pas très difficile d'avoir votre propre arme, déclara Hermione. C'est de la manier correctement qui prend du temps.

- Comment on fait ? questionna George avec avidité.

- Essence du Ka, une bonne séance de planage intensif et le tour est joué, répondit distraitement Ron. Sur ce, je vais prendre une douche.

Il rangea sa hache dans son étui et fit disparaître le tout d'un claquement de doigts.

- J'irai après toi, fit Harry en s'étirant.

Hermione agita sa baguette et fit disparaître Voldy XXIII ou du moins ce qu'il en restait.

Tout le monde rentra au chaud et Harry laissa galamment Hermione prendre la salle de bains avant de pouvoir lui-même accéder à la douche. L'eau chaude glissait le long de ses membres endoloris, diminuant quelque peu ses courbatures.

Tout commença par un léger picotement au niveau de sa cicatrice. Harry fronça les sourcils en se frottant machinalement le front. Il ajusta automatiquement ses barrières mentales, comme Dumbledore lui avait enseigné au cours des semaines passées, mais le picotement se transforma rapidement en douleur lancinante.

- Merde…

Il coupa rapidement l'eau et sortit précipitamment de la cabine de douche, enroulant maladroitement une serviette autour de sa taille. La douleur alla crescendo et Harry s'agrippa au lavabo, priant toutes les divinités existantes pour que ça passe rapidement.

- Pas maintenant, siffla-t-il.

Une nouvelle vague de souffrance explosa dans sa tête et ses lèvres serrées laissèrent passer un gémissement étouffé. Son corps fut parcouru de tremblements, alors que rage et souffrance se mêlaient chaotiquement en lui. La bague de son père qui ne le quittait plus se mit à irradier une douce chaleur et Harry ne prêta qu'une vague attention à l'air qui frémissait autour de lui, plus préoccupé par ses barrières mentales qui se fissuraient progressivement sous les assauts de Voldemort, et ce, malgré ses efforts pour le repousser. Son corps déjà humide se couvrit d'une pellicule de sueur alors qu'il se concentrait pour contrer Voldemort. Mais le mage noir n'était pas le plus grand Legilimens du siècle pour rien. Une attaque plus puissante que les autres eut raison des dernières défenses de Harry qui s'effondra lourdement sur le sol, à peine conscient de ses propres hurlements de douleur. Une succession d'images envahirent son esprit si rapidement qu'il en eut le vertige.

Mangemorts.

Flash

Ministère.

Flash

Carnage.

Flash

Marque des Ténèbres.

Puis tout cessa, le laissant tremblant sur le sol avec une impression de vide profond. Les battements saccadés de son cœur résonnaient douloureusement à ses oreilles alors qu'il se redressait tant bien que mal . Il se rendit alors compte qu'un groupe de personnes s'agglutinait à la porte de la salle de bains sans qu'il soit capable de les distinguer.

- Lunettes, marmonna-t-il et quasiment aussitôt ses lunettes posées initialement sur le bord du lavabo percutèrent sa tempe avant de tomber sur le sol.

Il les mit rapidement sur son nez manquant au passage de se crever un œil du fait de ses mains tremblantes.

Ils étaient tous là, Weasley et non Weasley, arborant divers degrés de pâleur, voire une intéressante couleur verte pour Fred.

- Harry ! Abaisse cette foutue barrière ! s'exclama rageusement Nat, mort d'inquiétude.

Harry lui jeta un regard perplexe et s'aperçut alors seulement du dôme légèrement scintillant qui l'entourait. Il se concentra moins d'une seconde et la protection fut abaissée, permettant à Nat de se précipiter vers lui.

- Par Waida, qu'est-ce qui s'est passé ? souffla Nat en l'aidant à l'aidant à se tenir assis.

Et Harry se souvint alors de la vision.

- Merdemerdemerde, grommela-t-il en se remettant sur ses pieds aussi vite que possible.

Il trouva on ne sait comment la force de courir et de dévaler les escaliers sans se vautrer lamentablement, ignorant royalement les cris de protestation et d'inquiétude de ses amis. Il se rua vers la cheminée et se saisit d'une poignée de Poudre de Cheminette qu'il jeta dans le feu ronflant, retenant tant bien que mal sa serviette de bain mal nouée.

- Poudlard ! croassa-t-il en entrant dans le feu.

Il se mit à tournoyer sur lui-même à une vitesse folle et du fermer les yeux pour ne pas être malade. Il prit pied dans la Grande Salle déserte, manquant de s'étaler sur le sol de pierre froide. Sans perdre une seconde, il s'élança en courant dans les couloirs, ignorant les regards stupéfaits des êtres vivants et non-vivants qu'il croisa, bénissant au passage Milboard et son insistance sur la forme physique.

- POTTER !

La voix glaciale claqua comme un fouet et Harry s'arrêta en catastrophe, se retournant pour voir Rogue, les yeux exorbités par la fureur. Il remonta instinctivement sa serviette et après avoir jaugé rapidement la situation, il prit le parti de ne pas s'attarder.

- Ah…euh. Désolé. Pas le temps, professeur !

Et Harry reprit sa course, ignorant les vociférations du Maître des Potions. Il arriva enfin devant la gargouille qui gardait le bureau directorial.

- Fraise Tagada ! lança-t-il, le souffle court.

La statue difforme s'écarta obligeamment et Harry essaya de se composer une attitude un tant soit peu digne malgré ses cheveux trempés et sa serviette qui menaçait de tomber à tout moment. C'était d'ailleurs déjà un miracle qu'elle ne l'ait pas lâchée en cours de route. Il frappa et entra sans attendre de réponse.

- Professeur Dumbledore, on a un gros problème, s'exclama-t-il tout de go.

- Harry ?

- Mr Potter !

- Bonjour, professeur McGonagall, dit poliment Harry, serrant un peu plus sa serviette autour de ses hanches.

- Mr potter…mais….enfin…comment…

- Du calme, Minerva, apaisa Dumbledore en observant le jeune homme en face de lui, l'air hautement amusé. Je suis sûr que Harry a une excellente raison de venir nous voir , n'est-ce pas Harry ?

Mais ledit Harry ne répondit pas, occupé à repousser le vertige qui le prenait. Il porta une main à son front encore douloureux et ferma les yeux. Une poigne douce le conduisit jusqu'à un siège et Harry se laissa tomber lourdement dessus, frissonnant. Le professeur McGonagall, apparement remise de sa surprise, sortit sa baguette d'un geste élégant et l'agita.

- Tenez, Potter, couvrez-vous. Vous allez finir par attraper froid, dit-elle gentiment en lui mettant une couverture sur les épaules.

Le malaise se dissipa peu à peu et Harry pu faire face aux regards désormais inquiets de son Directeur et de sa directrice de Maison.

- On a un problème professeur, répéta Harry. Je crois que Voldemort va attaquer le Ministère ce soir…

- Ce soir ? s'étrangla McGonagall.

- La soirée des ambassadeurs, soupira Dumbledore. Je m'en doutais… Raconte-moi, Harry.

Et Harry raconta. Ce n'est que quand il se tu qu'il se laissa envahir par l'épuisement. Le contrecoup de ses visions était toujours aussi dévastateur, d'autant plus qu'il avait essayé de résister ce qui n'avait fait qu'ajouter à sa lassitude habituelle.

- OÙ EST CE TRIPLE IMBECILE ? JE VAIS LE TUER !

- Oh…Je sens que je vais avoir des problèmes, soupira Harry, fatigué. Même pas eu le temps de rédiger mon testament.

Une furie blonde pénétra dans le bureau de Dumbledore, réveillant au passage les portraits des anciens directeurs.

- Non mais on peut savoir ce qui t'a pris, bougre d'abruti ! hurla Nat au bord de l'apoplexie.

S'il n'avait pas été aussi épuisé, Harry aurait sûrement éclaté de rire mais là, il eut à peine la force de sourire.

- Et ravale-moi immédiatement ce sourire, espèce de crétin congénital !

- Tu m'aimes plus ? fit Harry d'une toute petite voix. Aïeuh ! Mais pourquoi tu m'as tapé ? Je te signale que j'ai une migraine d'enfer là ! râla Harry en se frottant l'arrière du crâne.

- Ca t'apprendra à me faire faire une crise de nerfs ! Encore un coup comme ça et je te jure que je démissionne !

- Même pas cap !

- Tu veux parier ?

- Heu…réflexion faite, non.

Nat soupira et s'accroupit à côté de lui, passant une main sur le front brûlant de Harry qui ressentit un immense soulagement. Il ferma les yeux et laissa un sourire béat étirer ses lèvres.

- T'es vraiment stupide, tu le sais ça ? demanda tendrement Nat.

Harry se contenta de grogner et se roula en boule dans le fauteuil confortable, rajustant sa couverture bien chaude.

- Mr Potter ? appela doucement McGonagall.

- Dodo, marmonna-t-il avant de tomber dans le sommeil, entendant au dernier moment le petit rire du professeur Dumbledore et le soupir exaspéré de son ange gardien.

Harry se réveilla dans la chambre de Ron au Terrier, ne comprenant tout d'abord pas ce qu'il faisait là. Une fois ses neurones remis en état de marche, il déduisit que Nat ou quelqu'un d'autre avait dû le ramener pendant qu'il dormait. Il était toujours enroulé dans sa serviette et rougit violemment en songeant au nombre de personnes qui l'avait vu dans cette tenue.

- Chuis maudit, gémit-il en se prenant la tête entre les mains.

- Un problème, maître ? siffla gentiment Yatan en venant s'enrouler autour de son cou.

- Non…non, ça va.

- Vous êtes sûr ? Il n'y a personne qui vous ait causé du tort ? demanda sérieusement Ladon en prenant sa place sur le bras gauche de Harry.

- A part un certain psychopathe mégalo, non, soupira Harry en gratouillant Ladon.

Harry se leva et passa enfin des vêtements décents avant de descendre dans le salon en titubant un peu.

- Qu'est-ce que tu fais là, toi ? s'exclama furieusement Ginny en le voyant arriver.

- Heu…

Ron et Hermione lui lancèrent également un regard de reproche alors que la rouquine l'attrapait par le bras pour le faire asseoir dans le canapé. Harry jeta un regard suppliant à Nat qui fit sa moue boudeuse signifiant "Débrouille-toi tout seul".

- Non mais vraiment Harry ! On peut savoir ce qui t'a pris d'agir aussi inconsciemment ? s'agaça Hermione en l'enroulant dans une couverture. Honnêtement…

- On peut dire que tu nous as fichu une sacrée trouille ! renchérit Ron en souriant finalement. Mais ne te carapate plus jamais de cette manière !

- Promis…murmura Harry, penaud. Mais c'était urgent…

- Au point de traverser Poudlard presque nu ? railla Ginny en haussant un sourcil.

- Oh, c'est bon hein ! Cas de force majeur, bougonna Harry en rougissant à nouveau.

- Bon, tu te décides à nous expliquer ce qui s'est passé ? Personne n'a voulu nous dire quoique ce soit, fit Hermione en s'asseyant aux pieds de Harry.

Et Harry relata une seconde fois sa vision.

- Mais enfin ! Ce n'est pas logique, s'exclama Hermione une fois qu'il eut terminé.

- Pourquoi ça ? s'étonna Ron. Ce n'est pas la première fois que Harry a des visions.

- Je sais bien ! Mais pourquoi diable Tu-Sais-Qui aurait voulu forcer Harry à voir ce qu'il prévoyait de faire ? Il savait très bien qu'il s'empresserait de tout raconter au professeur Dumbledore.

- C'est sûr que vu sous cet angle, c'est incompréhensible, admit Ginny.

- C'est un piège, murmura Harry.

- Quoi ? Comment ça, un piège ? demanda Ron, visiblement perdu.

- Par Merlin, Ronald, fait fonctionner ton cerveau pour une fois ! s'exaspéra Ginny. Tu-Sais-Qui a peut-être fait voir ça à Harry dans le but que toute la protection soit concentrée sur la soirée des ambassadeurs pendant qu'il attaquera ailleurs.

- Je pense que l'Ordre envisagera cette possibilité, intervint Nathanaël, sortant pour la première fois de son mutisme.

- Ils sont en réunion, je suppose ? conclut Harry.

- Exact, confirma Hermione avec une moue lasse.

Un silence pesant s'installa entre eux et Harry se sentit parcouru de frissons.

- Tu as froid ? s'inquiéta Ginny.

- Non…non, ça va.

- Ben voyons. Viens là…

Elle l'attira contre elle, le faisant s'asseoir entre ses jambes de manière à ce que le dos de Harry repose contre sa poitrine.

- Mieux ?

Harry hocha la tête, un petit sourire aux lèvres.

- Fred et George vont faire une syncope s'ils vous voient comme ça, remarqua Ron, amusé.

- Grand bien leur fasse, maugréa Ginny en étirant la main pour attraper la télécommande de la télévision.

Elle appuya sur n'importe quel bouton, pestant contre ces stupides trucs moldus qui ne marchaient jamais quand on leur demandait.

Harry rigola et lui prit la télécommande maudite des mains avant qu'elle ne la réduise en miette puis alluma la télé sans difficulté. Il zappa quelques minutes puis finit par s'arrêter sur une chaînediffusant un film qui venait à peine de commencer. Ron et Hermione s'installèrent côte à côte au pied du canapé, confortablement vautrés dans les coussins que Hermione avait fait apparaître d'un coup de baguette. Nat s'était pelotonné dans un fauteuil, son chat Salim roulé en boule contre lui, paisiblement endormi. Pattenrond vint d'ailleurs réclamer des caresses de sa maîtresse qui le prit sur ses genoux, sans quitter la télé des yeux.

Harry soupira doucement.

- Qu'est-ce qu'il y a ? lui demanda Ginny à voix basse.

- Rien. Je suis bien, c'est tout.

Sa vision semblait en effet à des années-lumière de là et bien qu'encore faible, il se sentait bien mieux. Et le summum arriva quand Ginny se mit à jouer distraitement avec ses mèches désordonnées. S'il avait été un chat, il aurait rejoint immédiatement Salim et Pattenrond dans leur concerto pour ronronnements.

Arthur et Molly revinrent en fin d'après-midi, la mine sombre et inquiète.

- Alors ? interrogea avidement Harry.

Arthur se contenta de hausser les épaules en passant une main lasse sur son crâne dégarni.

- On a fait ce qu'on a pu. Bien entendu, les mesures de sécurité vont être renforcées autour de la soirée des ambassadeurs mais Dumbledore pense qu'il s'agit peut-être d'un piège…

- C'est ce qu'on a pensé aussi, déclara Ron. Et ?

- Et rien du tout. Arthur, j'aurai besoin de ton aide à la cuisine, coupa Molly en entraînant son mari dans la pièce adjacente.

- Ca faisait longtemps qu'on ne nous avait pas caché quelque chose, marmonna Ginny.

- De toute façon, ils ne doivent pas en savoir beaucoup plus que nous, suggéra Hermione.

- Tout ce qu'il nous reste à faire, c'est d'attendre, soupira Ron.

- Attendre que des gens se fassent assassiner, c'est ça que tu veux dire ? s'emporta Harry en sentant la colère gronder en lui.

- Ce n'est pas ce qu'il a voulu dire, Harry, et tu le sais très bien, intervint Hermione.

Harry ouvrit la bouche pour répliquer vertement mais rien ne vint. Il préféra alors s'enfermer dans un silence maussade, fixant un point devant lui.

- Je sens que ça va être un super Nouvel An, marmonna Ron.

Et il ne se trompa pas. La soirée fut tendue et une atmosphère inquiète régnait sur le Terrier. Le grand dîner prévu par Molly fut considérablement réduit étant donné que les jumeaux, Arthur, Bill et Charlie qui devaient venir étaient restés au QG pour être prêts à toute éventualité. Nat était sorti un moment pour vérifier encore les protections qu'il avait dressé autour de la maison et les renforça par mesure de sécurité. Une fois le dîner terminé, Molly partit à son tour au QG, confiant à l'ange le soin de veiller sur eux.

L'attente commença. Ils étaient à nouveau dans le salon, la télé allumée, mais personne n'avait vraiment la tête à ça. Harry se rongeait nerveusement les ongles, de plus en plus angoissé, se préparant à une éventuelle vision. Ses barrières mentales étaient bien en place mais depuis l'attaque du matin, il n'était plus aussi confiant. Le temps s'étira lentement et Harry ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d'oeils fréquents à l'horloge de grand-mère qu'il apercevait dans la cuisine. Personne n'était encore en danger de mort et il croisait les doigts pour que ça ne change pas.

Dix minutes avant minuit, une douleur au niveau de sa cicatrice lui fit l'effet d'une décharge électrique.

- Ca commence, murmura-t-il, tendu alors que la bague se remettait à chauffer.

Il savait ce que signifiait cette douleur et son angoisse monta d'un cran. Il ferma les yeux et attrapa la main de son ange gardien assis à côté de lui. La douleur ne fit qu'augmenter au fil des minutes, au fur et à mesure des attaques de Voldemort contre ses barrières. Mais la vision du matin avait épuisé Harry et il ne pu résister bien longtemps. Les murs qui gardaient son esprit s'effondrèrent d'un seul coup et il hurla, ivre de douleur et de rage devant cette nouvelle intrusion. La voix sifflante de Voldemort retentit dans sa tête, fredonnant sinistrement I wish you a Merry Christmas, I wish you a Merry Christmas and a Happy New Year tandis que les images de carnages défilaient dans la tête de Harry. Il ouvrit les yeux pour tenter de sortir de sa vision mais rien n'y fit. Les images continuaient…Il était dans un cauchemar éveillé. Sa voix se brisa et il ne put que regarder silencieusement les personnes qui mourraient devant ses yeux horrifiés alors qu'un sentiment ignoble de résignation se répandait en lui. Et Voldemort continuait à chantonner.

Puis tout cessa. Le salon du Terrier reprit sa place devant son regard et il se pelotonna dans le canapé, évitant soigneusement le regard de ses amis. Il ne pleurait pas mais la douleur était bien là.

- Mione…appela-t-il tout doucement. S'il te plait…

- Je suis là, Harry…murmura-t-elle en posant une main légère sur son épaule.

Harry s'empressa d'enfouir sa tête dans la poitrine de sa meilleure amie qui referma aussitôt ses bras autour de lui.

Il sentit confusément ses autres amis se joindre à l'étreinte de Hermione et lui communiquer leur chaleur et alors seulement, entouré par l'affection et la douceur de ceux qui représentaient sa famille qu'il s'autorisa à pleurer silencieusement les morts de ce soir et son sentiment d'impuissance.

OoOoOoOoOoOoO

Voilà voilà ! J'espère que ce chapitre vous aura plu et je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'années (toujours meilleures que celles de Harry...hem...chui cruelle, je sais). Je ne pense pas reposter avant l'année prochaine donc en attendant, amusez-vous bien, goinfrez-vous de chocolat et tout le bazar qui va avec !

Bizouilles tout les gens et encore merci d'être là !

PS : N'oubliez pas de me laisser votre adresse mail. ;)