Chapitre 26
« Espèce d'idiot ! », cria l'un des Mangemorts.
Sirius fit semblant de rester inconscient et rampa petit à petit vers ses amis qui étaient eux, inconscients. Il n'était pas capable de combattre tout seul cinq Mangemorts. Il se força à faire semblant et espéra qu'il pourrait, à un moment, les attaquer par surprise.
Les Mangemort se déplacèrent vers Rémus et Hermione qui était pratiquement recouvert d'un mur de pierre. « Ils ne devaient pas être blessés. », dit un autre Mangemort. « On était supposé les capturer et les amener au Mage Noir. » Ils commencèrent à déplacer les pierres et les firent lentement sortir des décombres.
Sirius les regarda faire, toujours couché, et grimaça de douleur en songeant à son bras cassé. Soudainement, après avoir retiré quasi toutes les pierres, les Mangemorts se tinrent tous le bras, se regardèrent rapidement et quittèrent, précipitamment, la pièce.
Sirius attendit une seconde avant de s'asseoir. Il se leva lentement et s'approcha de Rémus et Hermione. Il fit de son mieux pour retirer les quelques pierres qui restaient encore. Rémus recouvrait Hermione de tout son corps et donc Sirius ne pouvait la voir.
Sirius pleura soudainement de fatigue. Il ne savait pas vraiment s'il devait déplacer Rémus ou non mais, dans leur position, il ne pouvait pas vraiment dire qui était blessé.
Finalement, il respira profondément et mit Rémus sur le coté. Avec soulagement, il vit que Rémus respirait. Il observa son corps et nota l'angle bizarre que faisait une de ses jambes. Elle était définitivement cassée, et mal en point. Il le regarda encore pour voir si il saignait et fut soulagé de n'apercevoir aucune goutte de sang.
Après s'être assuré que Rémus était dans une bonne position, il regarda alors Hermione. Elle avait du sang sur une partie de son visage et était recouverte de poussières. Sirius passa gentiment une main dans ses cheveux. « Hermione. », lui fit-il. Il approcha son visage de sa bouche et fut heureux de sentir son souffle sur sa joue.
Il sorti sa baguette et murmura : « Enervate. », et ensuite attendit. « Hermione, réveille-toi. », lui supplia t-il d'une voix faible. « S'il te plat, réveille-toi. »
Hermione toussa et ensuite grimaça face à la douleur qu'elle ressentait. Elle ouvrit lentement les yeux. Elle pouvait voir Sirius penché au-dessus d'elle.
"Oh merci mon Dieu. », lui fit-il avec un soupir de soulagement.
« Que s'est-il passé ? », lui demanda t-elle en grognant. Elle essaya de s'asseoir mais la douleur était tellement forte qu'elle se recoucha faiblement.
« Les Mangemorts nous ont attaqué. », lui répondit Sirius. « Le mur derrière toi est tombé. S'il n'y avait pas eu Rémus. », fit-il d'une voix cassée.
« Rémus. », lança t-elle faiblement. « Est-ce qu'il va bien ? »
« Il est la. », lui fit doucement Sirius.
Hermione tourna la tête à sa gauche et aperçut l'amour de sa vie à quelques pas d'elle, il était pâle et inconscient. Le voir comme cela lui donna l'énergie qui lui manquait pour se lever et s'approcher de lui. Sirius la suivit lentement, en portant son bras droit contre lui.
« Rémus. », murmura t-elle. Elle posa sa tête sur sa poitrine pour écouter. Elle pouvait sentir son cœur battre contre sa joue. Elle regarda son visage et posa ses mains dessus. Elle sorti sa baguette et la leva pour le réveiller.
« Je ne ferais pas cela. », lui fit rapidement Sirius.
« Pourquoi ? », lui demanda t-elle.
Sirius lui désigna la jambe cassée avec une grimace. Hermione la regarda. Elle était pliée en un angle impeccable. Elle était indéniablement cassée. "Il va avoir atrocement mal si tu le réveilles maintenant."
« On doit chercher de l'aide. », lui fit faiblement Hermione.
Sirius acquiesça, totalement d'accord avec elle.
« Qu'est-il arrivé aux Mangemorts ? », lui demanda t-elle.
« Je ne sais pas vraiment. Je faisais semblant d'être inconscient en attendant le bon moment pour attaquer. Ils ne semblaient pas faire attention à moi. Après que le mur soit tombé sur vous deux, ils ont commencé à retirer les morceaux. Ils ont dit que nous n'étions pas supposé être blessés. Soudainement, ils se sont touchés le bras et ont quittés précipitamment la pièce. Une fois certains qu'ils étaient partis, je me suis levé et j'ai finit de vous libérer des pierres. J'étais tellement sur que vous … » il s'arrêta, incapable de finir sa phrase. Il était certain qu'il les retrouverait, tous les deux, morts.
« Ils se sont touchés le bras ? », répéta Hermione.
Sirius acquiéça : « Pourquoi ? Qu'est-ce que cela veut dire ? »
"C'est la marque. Quand Voldemort veut les voir tous, la marque les brûle sur leur bras. Ils sont supposés transplaner devant lui immédiatement. Bien sur, comme ils ne peuvent pas transplaner à Poudlard, j'imagine qu'ils avaient un rendez-vous ou se rencontrer si il les appelait. »
« Ca veut dire quoi à ton avis ?", lui demanda Sirius.
« Je ne sais pas.", lui répondit Hermione. "Mais je ne pense pas que ce soit un bon signe. » Elle passa les bras autour de ses jambes et grimaça encore face à la douleur.
« Qu'est-ce qu'il y a? », lui demanda Sirius, inquiet.
« Je pense que je me suis brisé quelques côtes. », haleta Hermione. « Du moins, j'espère que c'est tout ce que je me suis cassé. »
« Tu devrais peut-être rester avec Rémus pendant que j'irais chercher de l'aide ? », suggéra Sirius.
« Même si je déteste le laisser, je pense que je dois venir. », lui répondit-elle. « Ton bras est, apparemment, cassé. Comment vas-tu te défendre si tu croises sur ton chemin des Mangemorts ?
Nous devons chercher de l'aide. De plus, je scellerais la porte derrière nous. Il devrait être tranquille pendant un moment. »
« Très bien, allons-y. », ajouta rapidement Sirius.
Ils sortirent de la pièce et Hermione enferma d'un sort Rémus dans la pièce. Elle se posa pendant un moment, incertaine de savoir si elle faisait le bon choix. Sirius posa son bras valide sur son épaule. « Rien ne va lui arriver. Nous serons de retour bien avant. Allons à l'infirmerie. En espérant que quelqu'un soit là."
"Et s'il n'y a personne?"
Sirius haussa les épaules. « Nous ferons tout ce que nous pourrons pour lui. »
Ils se déplacèrent à pas de loup dans le château. Le château était étrangement calme. Pour Hermione, chaque pas était une longue agonie. Sirius l'observait prudemment. "Tu vas bien?", lui demanda t-il.
Elle acquiesça. Parler lui demandait beaucoup trop d'énergie. Ils arrivèrent jusque dans l'infirmerie sans se faire arrêter mais personne n'était là. Ils étaient près de quitter la pièce quand ils entendirent des voix dans le couloir. Sirius tira rapidement Hermione en arrière juste à temps. Hermione se mordit la lèvre pour empêcher le cri de douleur de dépasser ses lèvres.
« Le Mage Noir a dit que la fille était encore dans le château. », fit un homme.
« Comment peut-il en être si certain, le garçon qui était dans le bureau de Dumbledore a détruit la carte. », lui répondit l'autre.
« Parce qu'elle ne se trouve pas parmi les étudiants que nous avons capturé à Pré-Au-Lard. », lui répliqua le premier homme qui avait parlé.
« Comment le sait-il, ces gosses la protègent peut-être. Elle aurait très bien pu se trouver sous son nez. »
« Toi et moi, nous savons combien le Mage Noir peut être persuasif. Crois-moi, elle n'est pas là-bas. »
Hermione et Sirius écoutaient la conversation avec horreur. Le garçon qui se trouvait dans le bureau de Dumbledore ne pouvait être autre que James et les Gryffondors avaient été capturés à Pré Au Lard. Hermione songea qu'elle allait devenir malade. Elle avait envoyé ses amis tout droit dans un piège. Elle s'accrocha à Sirius et posa sa tête sur son épaule pour s'empêcher de pleurer fort. Son bras valide la serra dans ses bras en essayant de lui apporter un peu de réconfort.
« Alors il s'attend à ce qu'on la cherche dans tout le château. Cette fille, Granger, peut être n'importe où. Et, en plus, qu'est-ce qui fait qu'elle soit si importante ? C'est juste une étudiante après tout. Pourquoi le Mage Noir est-il tant obsédé par elle ? »
Sirius serra Hermione encore plus fort contre lui et elle poussa un cri de douleur. Ils frissonnèrent et attendirent mais, apparemment, les Mangemorts n'avaient rien entendu parce qu'ils continuèrent leur conversation.
"Ce petit Pettigrew a fait croire au Mage Noir qu'elle pourrait être plus qu'une étudiante. Il semble qu'elle ait des informations sur nous et sur nos plans futurs. »
L'autre Mangemort rit avec dérision. « Alors nous détenons des informations d'un gamin maintenant ? »
« N'oublie pas que c'est Pettigrew qui a donné la carte au Mage Noir. Nous n'aurions jamais eu un plan d'attaque du château aussi efficace sans elle. De plus, l'autre étudiant qui est du côté du Mage Noir lui a confirmé que la fille était arrivée d'une façon assez mystérieuse à Poudlard et nos efforts pour glaner des informations sur elle n'ont mené à rien. Je ne pense même pas que son nom soit Hermione Granger. »
« Je n'oserais pas dire que l'attaque marche bien. Dumbledore n'est toujours pas dans le château. Je le dirais uniquement quand le Mage Noir l'aura battu. »
« Dumbledore est parti. », lui fit avec arrogance le premier Mangemort. « Il a filé comme comme un lapin en voyant notre nombre. »
«Le fou. », lança le second Mangemort. Ils continuèrent leur conversation mais Sirius et Hermione ne purent entendre la suite parce qu'ils étaient partis.
Sirius ouvrit la porte et aida Hermione à sortir.
« Ils ont eu James et Lily. », murmura Hermione.
« Je sais. », lui fit Sirius en fronçant les sourcils. « Ainsi que le reste des Gryffondors. »
« Nous devons les aider. », lui fit Hermione. Elle commençait à paniquer. Qu'avait fait Voldemort à James pour qu'il en vienne à détruire la carte ? Que faisait-il à Lily ? En considérant tout ce qui pouvait arriver aux parents d'Harry, elle commença à s'hyperventiler. Elle avait voulu les sauver, que se passerait-il si leurs vies étaient écourtées ?
« Je sais. », répéta Sirius en passant, songeur, une main dans ses cheveux. Sirius se posa quelques secondes avant de se tourner vers Hermione. Elle était aussi pâle que la nuit où ils l'avaient sortie du lac. Elle commença à tomber mais Sirius la retint à temps.
« Hermione, tu dois être forte. Ils ont besoin de toi, chacun d'entre eux. »
« Et si ils …. », commença Hermione d'une voix plaintive.
« Ne le dis pas. », la réprimanda Sirius. « Ils ne le sont pas. Nous allons les sauver. Mais j'ai besoin de toi. Tu ne peux pas abandonner maintenant."
« Mais tout est de ma faute. Tu les as entendus. Ils en ont après moi. Ils ne vous veulent pas. Ils me veulent moi. Oh, j'aurais voulu ne jamais revenir à moi"
Sirius la regarda désespéré. Et ensuite, il la força à s'asseoir sur une chaise. Une fois assise, il se dirigea vers les potions que Madame Pomfrey gardait en stock. Il sorti une bouteille de Skele-Gro et l'ouvrit avant de verser la moitié de la bouteille dans une fiole.
« Qu'est-ce que tu fais ? », lui cria Hermione. « Tu ne peux pas prendre autant de potion. »
« Je n'aurais pas le temps de prendre une petite dose et d'attendre son effet pendant toute la nuit. J'ai besoin d'avoir un bras valide maintenant. »
« C'est dangereux d'en prendre autant. », lui fit Hermione.
Sirius était sur le point de lui répondre mais une atroce douleur lui traversa si fort le bras qu'il hurla. Hermione couru vers lui, lui donna sa main et elle le lâcha parce que sinon elle allait avoir besoin, elle aussi, de Skele-Gro pour que ses doigts soient remis en état. La douleur dura pendant une longue minute. Quand la douleur cessa finalement, elle fut remplacé par un grand mal de tête. Sirius respira profondément. Ensuite, il prit le reste de Skele-Gro et le donna à Hermione.
Elle le regarda, douteuse, mais accepta la potion et la but sans aucune hésitation. Elle la trouva amère et attendit. La peine ne la rata pas. Elle la terrassa comme un couteau planté dans sa poitrine et la douleur doubla d'intensité. Sirius la teint quand ses larmes embuèrent tant ses yeux qu'elle les ferma.
Quand la douleur passa finalement, elle lança à Sirius un regard hargneux. « Ca va mieux ? », lui demanda t-il avec insolence. Elle fronça les sourcils et Sirius se leva. Il se dirigea vers les potions et prit une autre bouteille de Skele-Gro. « Je pense que nous devrions inviter Rémus à se joindre à nous. », continua t-il tout en donnant la bouteille à Hermione. Elle acquiesça et sursauta, en grimaçant face à la douleur qui la submergea à nouveau.
Une fois fini, ils retournèrent rapidement auprès de Rémus qui était toujours inconscient. « Je pense que nous devrions d'abord voir comment va sa jambe. », grimaça Sirius.
Hermione acquiesça lentement. Elle regarda autour d'elle pour voir si elle pouvait utiliser quelque chose pour fabriquer une sorte d'attelle. La première que son regard croisa au bout de la classe était un des balais des garçons. Elle alla les chercher et se déplaça ensuite vers le bureau qui se trouvait devant elle. Elle trouva l'autre balai qui était cassé en deux.
Elle se dépêcha de revenir vers Sirius qui venait tout juste de redresses la jambe de Rémus. Il la regardait avec horreur. « Ca serait bien que cela ne soit pas mon balai. »
Elle roula des yeux et tendis le balai pour maintenir la jambe de Rémus. « On ferait mieux de le réveiller maintenant. », se fit Hermione. Elle le va sa baguette vers lui tout en murmurant : « Enervate. »
Les yeux de Rémus furent immédiatement grands ouverts et son visage se tordit de douleur. « Shh. », lui fit doucement Hermione. Elle fit courir sa main sur son front. "Je suis là et tout va bien se passer."
"Que s'est-il passé?", lui demanda t-il.
« Ce mur est tombé sur toi. », lui répondit Sirius. « Ta jambe es cassée. »
Il acquiéça. « Tu n'avais pas à me le dire. », lui rétorqua t-il faiblement. Il regarda dans les yeux d'Hermione qui étaient pleins d'inquiétude. « Tu vas bien ? »
« Oui. », lui répondit-elle doucement. « Je vais bien, grâce à toi. »
« Rémus, tu as besoin de prendre cette potion. », lui commenta Sirius en les interrompant dans ce tendre moment. Hermione lui prit la potion des mains.
« Qu'est-ce que s'est ? », lui demanda Rémus.
« C'est le Skele-Gro. », lui expliqua Hermione. « Tu as besoin d'en boire la moitié de la bouteille. »
Rémus la regarda aseptiquement. « Sais-tu seulement combien c'est dangereux ? », lui demanda t-il.
Elle acquiéça. « Sirius et moi en avons déjà prit. C'est très douloureux mais cela réparera tes os. »
Hermione aida Rémus à s'asseoir. Elle porta la potion à ses lèvres et il la but directement. Ensuite, elle passa ses bras autour de lui et le tient fermement. Ses jambes étaient en feu mais il vaincu la douleur.
« Penses-tu pouvoir te lever ? », lui demanda Sirius quelques minutes après. Rémus acquiéça et laissa Hermione et Sirius l'aider. Il testa son poids sur sa jambe mais voyait bien qu'il ne pouvait pas tenir debout sans aide.
« Nous allons t'aider. », lui fit Hermione. « Mais nous devons nous dépêcher."
« Pourquoi ? », lui demanda Rémus. Sirius et Hermione s'échangèrent un regard. "Qu'est-ce qu'il y a?", leur demanda t-il.
"Voldemort tient James, Lily et le reste des Gryffondor.", lui répondit calmement Sirius.
Rémus digéra la nouvelle. " Et à les professeurs?", lui demanda t-il.
« Nous ne savons pas où ils sont. », lui répondit, à son tour, Hermione.
« Dumbledore ? »
« Nous avons entendus deux Mangemorts dire qu'il était parti. », lui répliqua Sirius.
« C'est impossible. », lâcha Rémus. « Il ne nous aurait jamais abandonné. »
"On pense pareil que toi.", lui lança Sirius. « Mais cela revient au même, je ne pense pas qu'on puisse compter sur lui maintenant pour les sauver. Nous ne savons même pas où ils sont retenus prisonniers."
« Alors nous devons les sauver nous-même.", se fit résolument Rémus.
« Nous savons une chose. », commença Hermione. « James a réussi, je ne sais pas comment, à détruire la carte donc ils ne peuvent pas savoir où nous sommes dans le château. »
« Ouais, mais nous avons détruit le seul moyen que nous avions pour arriver à Pré-au-Lard. », soupira Sirius.
« Pas notre seul chemin. », lui rétorqua Rémus à son tour. Lui et Sirius s'échangèrent un long regard. « Nous devrons faire très attention. Nous allons sortir par Le Saule Cogneur."
« On peut le faire. », fit une Hermione tout excitée d'avoir enfin trouver un plan.
« Ne perdons pas de temps. », lança Sirius. Il passa sa tête sous un des bras de Sirius et Hermione en fit de même de l'autre côté et ensuite tous les trois marchèrent dans le couloir.
Ils marchèrent jusqu'à l'entrée du château sans être vu même s'ils pensèrent un instant être poursuivit par une douzaine de Mangemort. En arrivant au premier étage, ils furent horrifiés en voyant son état. Il y avait de grands trous dans les murs et cela paraissait encore plus vide que d'habitude. Même l'air sentait parreil. Hermione sentait que toute la magie avait été absorbée.
"Allez.", les urgea calmement Sirius. Ils marchèrent aussi silencieusement jusqu'au Saule Cogneur. « Restez-là. », leur commanda Sirius. Il passa sous les branches entra dans l'arbre tout en attrapant le bout de bois à sa base. Une fois l'arbre gelé, Hermione aida Rémus à y entrer. Après entré, ils parcoururent dans le couloir qui les menait à la Cabane Hurlante.
Ils regardèrent par une des fenêtres et virent deux Mangemort qui se trouvaient devant Honeydukes.
« A quoi penses-tu ? », lui demanda Sirius.
Rémus haussa les épaules. " Il doit y en avoir plus, quelque part, à l'intérieur peut-être. »
« Mais pas tant que cela. », ajouta Hermione. « Je pense que la plupart d'entre eux sont dans le château entrain de me chercher. »
« Quoi ? », cria Rémus.
Hermione et Sirius s'échangèrent un regard inquiet.
« Pourquoi penses-tu qu'ils en ont après toi ? », lui demanda Rémus.
« Nous avons entendu une conversation de deux Mangemort. », lui confessa Hermione. « On dirait que Peter a laissé croire à Voldemort que j'étais une espionne ou quelque chose de ce genre."
« Qui sait ce qu'il se passe dans la tête de cet idiot.", ajouta Sirius.
« Tu ne peux pas aller là-bas alors. », constata Rémus.
« Je le dois. », protesta Hermione. « James et Lily ont besoin de moi. Et je veux savoir si ils vont bien. »
« On sait très bien ce que Voldemort fera si il te trouve. », lui fit férocement Rémus.
Sirius cria légèrement et même les yeux d'Hermione s'élargirent. Rémus n'avait jamais prononcé le nom de Voldemort auparavant. Aucun d'entre eux ne l'avait dit sauf Hermione. Elle sentit soudainement une once de courage la traverser et repousser sa peur qui commençait à disparaître. Hermione l'embrassa longuement, l'air décidée. Il sembla perplexe mais ravi.
Ne voulant pas se sentir à l'écart, Sirius ajouta. « Hermione n'a pas peur de Vol … Voldemort. » Il respira profondément. « Alors moi non plus. » Hermione lui sourit chaleureusement et l'embrassa sur la joue. Sirius rougit, toussa et s'éclaircit la gorge. « Nous avons besoin d'un plan. », leurs fit-il en regardant ses pieds.
Rémus et Hermione acquiescèrent, d'accords et attendirent Sirius qui soupira. « Bien, je suppose qu'ils sont retenus à Honeydukes. Nous allons devoir y accéder. Je pense que nous pouvons nous occuper des ces deux crétins qui sont devant la porte. »
« Nous sommes un élément de surprise. », leur déclara Hermione. « Nous devons juste foncer avec nos baguettes et espérer que tout se passe pour le mieux. Voldemort ose tellement. Il n'a peut-être pas tant de Mangemort à ses côtés. Il pense qu'il n'a pas besoin de beaucoup de Mangemort pour se battre contre quelques adolescents. »
« C'est dangereux.", lui répliqua doucement Rémus. « Mais c'est peut-être notre seul espoir. »
"Okay.", continua Sirius en sortant sa baguette. « Allons-y. » Ils sortirent tout en aidant Rémus mais ce dernier hocha la tête. Il avança de quelques pas faiblards mais se força à ne montrer aucun signe de faiblesse. Il tanguait légèrement mais était capable de marcher sans aide. Hermione et lui pointaient leur baguette devant eux et suivirent Sirius hors de La Cabane Hurlante.
Cachés grâce à quelques arbres, Rémus et Sirius pointèrent leur baguette aux deux Mangemorts et les sonnèrent. Ils tombèrent immédiatement et les trois amis s'approchèrent rapidement de Honeydukes.
Ils jetèrent un coup d'œil dans une fenêtre et virent les Gryffondors assis sur le sol du magasin. Ils pouvaient également y apercevoir quelques Serdaigles, Pouffsoufles et même une poignée de Serpentard dans le lot.
« On dirait qu'ils ont amené les étudiants dans cet endroit. », commenta Sirius. « Mais je ne voir pas James. »
« Ni Lily. », ajouta Hermione.
Rémus fit un drôle de bruit avec sa gorge. « Quoi ? », lu murmura Hermione.
« Ils sont là. », lui fit sombrement Rémus.
Hermione regarda la figure imposante qui lui gâchait la vue. Il tenait James. James était pâle mais le défiait du regard. "Je ne vois toujours pas Lily.", lui lança Hermione prête à pleurer.
« Regarde parterre. », lui murmura Rémus.
Hermione regarda aux pieds de Voldemort et put distinguer une fine jeune fille aux cheveux roux qui y était couchée. « Oh Lily. », lâcha t-elle. Une once de colère la parcourut et elle teint fermement sa baguette, et en sortit quelques flammes rouges. Elle se mit rapidement contre le mur mais Sirius lui prit son bras.
« Il y a au moins quatre Mangemort plus Vol … Voldemort. », lui fit Sirius. « Nous devons être rapides et efficaces."
"Ne t'inquiète pas.", lui lança froidement Hermione. « Je ne les raterais pas. » Ils s'avancèrent à pas de loup devant la porte.
"Prêts.", murmura Sirius. Hermione et Rémus acquiescèrent en tenant fermement leur baguette. Sans un mot de plus, ils se ruèrent à l'intérieur d'Honeydukes et lancèrent leurs sorts. Les Mangemorts furent tellement choqués de cette intrusion qu'ils ne furent pas capables de leur lancer un seul sort. Les étudiants criaient et étaient confinés dans un coin du magasin qui était, à présent, un véritable foutoir.
Une fois le bruit de la pièce dissipé, Hermione regarda autour d'elle pour voir s'ils étaient tous là. Elle se tourna encore après avoir entendu un rire gronder.
Pendant toutes ses années à Poudlard, elle n'avait jamais fait face à Voldemort. Harry avait été face à lui de nombreuses fois et il lui avait dit à quoi il ressemblait mais rien de ce qu'il lui avait dit l'avait préparée à cela.
Voldemort était grand et imposant. Il avait un petit sourire qui se trouvait à la limite de la grimace et d'un sourire moqueur. Son visage ne ressemblait en rien à ce que Harry lui avait décrit. Il était normal même peut-être trop normal. Harry le lui avait décrit comme ayant une face de serpent. Mais s'était Voldemort avec toute sa force et sa puissance avant de se faire terrasser par un bébé.
Debout à côté de lui, où plutôt, en joue à côté de lui se trouvait James. Du sans coulait d'un côté de sa bouche et il respirait lourdement. Pour Hermione, s'était comme si elle voyait Harry à la merci de Voldemort et sa rage se décupla.
« Laissez-le partir. », lui ordonna t-elle férocement.
Voldemort se mit à rire encore une fois. « Hermione Granger, je présume. Oui, je commence à croire que Quedeuver avait raison. Tu as trop de pouvoir pour n'être qu'une étudiante. » Il désigna ses Mangemorts qui étaient à terre. Avant d'envoyer James sur le sol qui tomba à côté de Lily. Il s'approcha d'elle pour voir si elle allait bien. James posa sa main sur ses cheveux mais elle ne bougea pas. Les yeux d'Hermione allèrent de James à Voldemort et le défiant.
« Laissez-les tranquille. », lui répéta t-elle en tremblant. Chaque partie de son corps était paralysée mais elle était déterminée à ne pas lui montrer sa peur. Elle sentit Rémus et Sirius se rapprocher d'elle et sentit leur encouragement et elle arrêta de frissonner.
Voldemort lui lança un regard pénétrant avant de regarder à sa gauche où se trouvait Sirius. Hermione pouvait voir qu'il le reconnaissait et elle le sentit se raidir près d'elle. "Je pensais que je connaissais ton frère, mon garçon. », se moqua Voldemort.
Sans pouvoir l'arrêter, Sirius sorti sa baguette et la pointa vers Voldemort et la dernière chose qu'elle vit c'est le corps de Sirius qui voltigea pour percuter le mur derrière elle. Rémus prit Hermione par les épaules et se mit devant elle. Ils avaient toujours leur baguette pointée droit devant eux et sans pourvoir agir, se retrouvèrent paralysés.
Les étudiants présents murmurèrent, horrifiés. Ils étaient impuissants sans leur baguette et étaient, avant tout, immobilisés par leur peur. Voldemort réanima rapidement ses Mangemorts et commanda à l'un d'eux de prendre Hermione. Elle sentit qu'on la portait mais ne put rien faire pour les empêcher de l'emmener hors de Honeydukes
