Salut les amies,

voici un nouveau chapitre, je vous remercie de vos messages attentifs au chapitre précédent : Alexoue, erika shoval, aussidagility, Titounette, DarkAthena59, samystere, lena -lna933, birginie, Natyoupla, miangemidemon02, Grazie, G6K (je crois aussi que je sature des 50 nuances de machin lol), sarinette60, katner, Lily-Rose-Bella, sabrina02, samy940, Morrigan B (il est très difficile d'écrire des ruptures, il faut un motif valable, pas que ça fasse "trop poussé"...), Gwenmoon (j'ai lu trop de lemons pour le lemon, et je trouvais que le reste manquait de fond. Je ne veux pas que mes histoires perdent du cadre juste pour du sexe écrit, alors zappons cette partie :)), tonie, Clairouille59.

Bonne lecture, prenez soin de vous et je vous donne rendez-vous au prochain chapitre.

Tiffany.

=X=

Chapitre 21

PDV Edward :

Les choses avaient été très bizarres depuis cette dispute inopinée entre Bella et Diego. Une chose était certaine : Bella était extrêmement en colère contre lui qu'il ait débité sur la place publique devant nos amis leur premier ébât. Diego avait cherché mon soutien, me hélant :

- Hé Edward ! Dis-lui que tous les mecs font ça ! C'est pas très grave d'en parler !

Mais il n'avait pas raison. Pas sur ce coup-là. Non.

- Laisse tomber Diego...

Interdit, il avait fait tomber les piquets de sa tente, balançant les affaires de Bella sur l'emplacement. L'atmosphère noire ne retombait pas, et Diego avait fini par hisser son sac sur ses épaules pour partir rejoindre la gare la plus proche :

- Vous êtes vraiment toutes les mêmes ! Faire les saintes Nitouches, coucher, ne rien assumer et semer la zizanie entre potes !

Et il était parti, après nous avoir balancé 50$ pour payer sa part du camping. Comme ça, sans se retourner, sans rien nous demander. Sa vie était ainsi depuis sa rupture avec Jane. Il ne restait jamais au même endroit, ni avec la même fille, très longtemps. Bella, elle, s'était déjà éloignée, son baladeur sur les oreilles.

Rosalie siffla.

- Il manque quand même de respect envers les femmes... Heureusement que sa soeur et son copain se sont désistés pour venir, ça aurait été une drôle d'ambiance après...

Emmett répondit par l'affirmative :

- J'étais très gêné quand il a raconté ce qu'ils avaient fait... pourtant il en faut pour me gêner !

Alice soupira.

- Bon... On reste ou quoi ?

Jasper opina.

- Il ne reste que deux jours... Si tu veux, tu n'auras qu'à rester avec Bella dans notre tente pour discuter avec elle de ces choses de filles, je dormirai avec Edward... En tout bien tout honneur, bien entendu !

- Ouais ça va, ça ne me pose pas de problème...

Maintenant, comment fallait-il agir ? Fallait-il en vouloir à Bella de son baiser, et ensuite d'avoir couché avec Diego ? J'espère qu'il ne l'a pas forcé en tout cas, que cette décision était la sienne, et uniquement la sienne...

- Rosalie, on va voir Bella ?

Je me sentis reconnaissant qu'Alice embarque Rose pour aller discuter avec Bella parce que j'ignorais vraiment sur quel pied danser, et ça devenait trop compliqué pour ma petite tête. Tu parles de vacances, toi ! Entre le père qui m'appelle pour me donner des informations sur l'état de santé de Leah, et Bella qui joue à la girouette...

Elle a toujours été unique, déjà au collège. J'aimais sa façon de penser, de voir le monde. Son recul qu'elle avait sur les gens, de part l'isolement dont elle était victime. Elle passait ses journées à les observer, et à rire de leurs défauts. Curieusement, elle était bien accueillie par les étudiants marginalisés par leurs choix vestimentaires ou leurs tendances diverses. Elle s'en était toujours étonnée, et lorsque je l'avais observée discuter avec animation en cours d'arts plastiques avec Anita, une jeune femme se revendiquant de la mouvance gothique, je l'avais interrogé :

- Pourquoi tu ne partages pas plus de moments avec Anita ou Yelena ? Tu as l'air de bien t'entendre avec elles !

Elle avait fait une petite moue.

- Tu sais, j'aime ma tranquilité !

Tout un paradoxe. Sa force, aussi, certainement...

Emmett me ramena sur terre :

- Une petite bière, Edward ?

- En quel honneur ?

Il haussa les épaules alors que Jasper déposait une cannette devant moi.

- Au départ de Diego, aux vacances qui commencent et aux gens qui se dévoilent...

Il me fit un clin d'oeil.

- Euh ouais...

Il se mit à rire.

- Oh allez, tu ne vas pas me la faire à moi !

- De quoi tu parles ?

Son sourire s'élargit à ses oreilles.

- Tu crois que je vous ai pas vu vous embrasser ?

QUOI ?

Je recrachai ma gorgée de bière. Jasper et lui se mirent à rire.

- Comment t'as...

- Rose et moi étions en balade et...

Tenter une diversion. Vite !

- En pleine nuit ?

- On est majeurs, et ne change pas de sujet !

Râté !

- Comme je le disais, j'attendais ma douce et tendre au niveau des sanitaires. En tournant en rond tout à fait sagement, mon regard fut attiré par un jeune homme assis, rejoint par une brunette timide mais peu farouche qui...

- Emmett ! grognai-je.

- Vous vous êtes embrassés, et puis c'est tout !

- Imbécile...

- Oh allez ! Arrête de râler et dis-nous au moins comment c'était...

Je me renfrognai. Ces vacances ne valent pas un clou, vraiment !

- Non...

Jasper, innocent aux mains pleines, prit la parole.

- D'après ce qu'il m'a raconté, c'est elle qui t'a embrassé !

- Qu... EN PLUS TU LUI AS DIT !

Ils éclatèrent de rire.

- Mais tu voulais que je dise quoi ? Je ne pouvais pas garder ça pour moi ! Tu comprends Edward ! Le scoop ! Ok ? LE SCOOP ! Tu imagines L'ANGOISSE que ça a été pour moi d'attendre le lendemain ?

- Tu aurais dû le dire à Rosalie...

- Non, parce qu'elle m'aurait dit de le garder pour moi, et aurait strictement veillé à ce que je me taise !

Malgré moi, je ne pus m'empêcher de sourire.

- C'est un peu ce que t'a fait, quand même... t'as dû attendre huit heures pour en parler...

Il soupira, l'air presque triste.

- Une torture...

Jasper reprit sa suite.

- Alors ? Tu peux quand même partager ça avec tes vieux copains, en ayant bien à l'esprit que nous avons parfaitement su nous tenir... pas comme Diego avec elle...

- Ouais... Je reconnais qu'il n'est pas fin...

Ils ne répondirent pas.

- Ecoutez, je sais pas quoi vous dire... Elle prend l'initiative de m'embrasser, elle couche avec lui...

- Elle a peut-être voulu se débarrasser de sa virginité pour... tu vois... être mieux pour toi...

- Emmett, elle n'est pas un bout de jambon...

Jasper fit «non» de la tête.

- Je ne dis pas que Bella est un bout de jambon, mais elle est extrêmement complexée par son corps et j'imagine que ça ne l'a pas aidé pour aborder les hommes, et par conséquent coucher...

Elle en serait à ce stade ?

- Quand même...

Il haussa les épaules.

- Rien ne m'étonnerait... Elle était très complexée, mais surprenante... Elle prend beaucoup d'assurance en elle, et on sait tous que tu lui plaisais à l'école...

- Oui... Je crois... enfin j'y ai déjà pensé...

- Et regarde comme tu étais heureux tous les jours qu'elle est venue te soutenir depuis que Leah est hospitalisée... Tu es grognon comme un ours mal léché depuis qu'ils sont ensemble avec Diego... enfin qu'ils étaient...

- Je ne sais pas quoi faire...

Parce que tout le paradoxe était là : où en étais-je ? Son baiser, oui je l'ai apprécié. J'ai presque espéré qu'on sorte ensemble...

- J'ose pas prendre les devants...

Jasper soupira.

- Comme quoi, on peut avoir un physique d'Apollon et être complexé par ses propres sensations...

- Après, faut qu'elle t'attire, physiquement j'veux dire, rajouta Emmett.

- Je me fiche de son surpoids !

- Alors vas-y... T'as rien à perdre de toute façon...

- Et si elle dit «non» ? Si Diego l'a trop... agacée ou...

- Et si elle disait juste «oui» ?

Et si elle disait «oui»...

::..

PDV Bella :

Comment ai-je pu avoir juste l'envie de rester avec Diego ? D'être sa petite-amie, juste parce qu'il a été le premier à me dire que je lui plaisais ?

Soit c'est définitivement fini pour moi en terme de relation amoureuse, soit Edward a raison depuis le départ : je peux avoir ce que je veux. Après tout, je l'ai bien embrassé, non ? Et il ne m'a pas balancé de tomates en pleine figure... Alors on peut en déduire que ça s'est bien passé et que...

- Ne réfléchis pas, Bella...

La voix de Rosalie me tira de mes pensées, et elle et Alice vinrent s'asseoir face au petit étang du camping. Autant la solitude me donnait des repères, autant leur présence était rassurante car la voix dans ma tête était bien obligée de se taire.

- Alors, quel était le sujet de débât dans ta tête ? demanda Alice, en portant à ses lèvres la paille de son jus de fruit.

Je les observai, toutes deux assises à ma droite. Elles étaient belles, et sereines dans leurs propres relations. Elles étaient ainsi, parce qu'elles l'avaient décidé : Rose était aussi belle et plantureuse parce qu'elle s'habillait en conséquence et assumait son corps - bien que ça n'était pas difficile. Alice, quant à elle, pétillait avec ses jolies couleurs, ses accessoires autant bohèmes qu'excentriques. Pourtant, rien ne jurait.

- Allô Bella, ici la lune !

Elles éclatèrent de rire.

- Mon Dieu Bella, mais comment peux-tu vivre avec autant de bazar dans ta tête ? sourit Rose.

- Je ne sais pas, mais c'est un sacré bazar comme tu dis...

- On peut peut-être t'aider à faire le tri ? suggéra Alice. Commence par le début !

Elles ne se moqueraient pas de moi. Elles ne sont pas comme ça.

- Et bien, avant de... coucher avec Diego, j'ai... embrassé Edward...

Alice contint mal son étonnement, mais Rose resta stoïque.

- Oh... c'est donc pour ça qu'Emmett avait l'air si constipé... il était au courant...

Nous éclations de rire, même si je me sentais gênée qu'Emmett ait pu nous voir. Il y eut un moment simple entre nous, qui interrompit toutes ces pensées angoissantes d'avenir et de choix.

- Qu'est-ce que tu vas faire, maintenant ? me demanda Alice.

- Si je le savais...

- Prendre ton destin en main, par exemple, et décider pour toi, et pour ton avenir. Savoir ce qui te fait envie, conclut Rose.

- Et je crois que tu as envie d'être avec Edward... C'est ce que tu veux, depuis longtemps...

Les paroles d'Alice s'éloignèrent dans le silence et le bruit de l'eau devant nous.

- Oui...

Parce que oui. Il fallait le reconnaître. Il m'avait toujours plu à l'école, et me plaisait encore. Celle qui finirait avec lui ne serait pas malheureuse. Jamais. Leah a eu tord de briser ce couple.

- Leah a eu tord de s'éloigner de lui...

Alice soupira.

- Leah ne se contrôle plus vraiment, et Edward doit passer à autre chose.

- Mais ça doit être... compliqué... pour lui...

- Peut-être, mais ça l'est encore plus quand on se sent seul... Tu peux l'aider à surmonter ce moment difficile. Tu peux faire partie de sa vie, si tu en as vraiment envie...

- Je me sens honteuse de l'avoir embrassé et d'avoir ensuite couché avec Diego...

- Bella, nous avons tous nos moments de gloire. Crois-moi que le petit pet intempestif qui t'échappe pendant l'amour ou juste après, ce n'est rien comparé à un petit baiser volé devant une tente pendant les vacances...

- Quoi ?

Rose et moi éclations de rire. Alice vira au rose.

- Ce n'est pas ma psychanalyse que l'on fait là, c'est celle de Bella et de ses sentiments pour Edward...

Ah oui. Zut.

- Et s'il dit «non» ?

Rosalie se leva, et tira sur son bas de pull noir.

- Et bien, tu nous rejoindras au club des filles qui ont pris un râteau. Mais tu verras, on s'en relève ! Allez viens ! On va marcher... et discuter de ce pet intempestif, hein Alice ?

Cette dernière se leva et se mit à courir loin devant nous.

- Je ne vous entends pas !

..

J'avais tout fait pour que nous rentrions le plus tard possible de notre journée «fifilles», mais il fallut bien finir par rentrer au camping. Edward était là, buvant une bière avec Emmett et Jazz. Alice et Rose lâchèrent leurs dix poches, chacune, sur la table. Jasper devint blanc comme linge.

- Euh Alice... A combien de reprise t'es-tu servie de ta carte aujourd'hui ?

- Deux fois...

- Et de la mienne ? Que j'avais malencontreusement oublié dans ton portefeuille ?

- Euh... Dix moins deux...

Jasper se tapa le front avec sa main, et Emmett lui frappa l'épaule en solidarité.

- Au moins, Rose, je l'ai dressé comme il faut... Elle me demande toujours avant de me l'emprunter...

- Il se peut que j'ai oublié aujourd'hui...

- Qu... HEIN ?

Alice et Rosalie se dirigèrent vers leurs tentes respectives, suivies par leurs compagnons. Un complot !

Edward était toujours assis dans son fauteuil, et pour la première fois depuis le début de notre séjour ici, il semblait serein.

- Et toi ? Tu ne m'as pas piqué ma carte bleue, au moins ?

Je lui souris.

- Je ne me serais pas permise de le faire...

Il rit, et but une autre gorgée.

- Alors, c'était journée filles ?

Sa main tendue me parut une grande bouffée d'air frais, mais de là à lui demander qu'on approfondisse notre relation... dur dur...

- Oui...

- Et vous avez acheté genre... sous-vêtements, des trucs comme ça ?

- Oui...

- Et ça t'a fait du bien ? J'veux dire... je suppose avec ta séparation, tout ça...

- Oui... C'était agréable de ne penser à rien de trop compliqué...

- C'est une bonne chose...

- Ouais...

Je soupirai, à la fois soulagée de voir qu'Edward n'abordait pas ce baiser, et coincée à nouveau entre les voix dans ma tête qui me disaient de le faire. Alors, pour trancher, je me plongeai dans l'examen attentif des hauts que je m'étais offerte aujourd'hui.

- Tu sais Bella...

- Hum ?

Il se gratta la tête, et resta silencieux.

- Oui ?

Il sourit, ses cheveux en bataille.

- Non, rien...