Et voilà , c'est la fin ! Bon je le cache pas c'était super dur d'écrire la fin de cette fiction et vos nombreux commentaires ne m'on pas aidé à faire un choix, j'espère que celui que j'ai fait vous plaira =)
Alors Merci à tous ceux qui m'on ajoutés en favoris ou alerte, merci à tout ceux qui mon laissé des reviews tout au long de cette fiction et même merci au lecteur fantôme ^^
Et Gros merci à Melfique puis ensuite à Claire qui ont été des super Beta pour ma fiction =) Merci les filles =)
Claire-de-Plume : ton pseudo me dit quelque chose, je crois bien t'avoir déjà croisé, peut être bien sur les sanglots du loup.
Sinon, pour en revenir à cette fic là, merci pour ta review, je suis contente que tu ai aimé mon OC, et je pense pouvoir dire que Remus est le favoris finalement ^^
Voila la fin de cette fiction, j'espère que tu me donneras un avis final =)
A bientôt.
Miss-Sawyer : Oh merci beaucoup, j'aime beaucoup comment tu commence cette review =) Je t'ai même fait rêver, pour c'est un peu le compliment ultime =)
Oui tu comprend bien ma petite Nina, la pauvre elle ne savait plus ou donner de la tête. Moi je n'ai jamais aimé deux personnes comme ça, mais je suis sur que ce n'est pas facile ^^
Je suis contente que tu aime Rachel, c'est un perso qui au début n'avait pas une si grande place dans ma fic, mais elle c'est imposé d'elle-même, c'était une évidence, elle avait sa place au soleil lol
Oui une torture émotionnelle ! J'adore.
Tu as remarqué qu'elle était différente avec Sirius, je voulais vraiment faire passer ce sentiment, que l'on ressente qu'avec lui elle était plus… intrépide
Oui je sais elle et Remus sont super mignon ensemble les séparer à été très dure pour moi, mais c'était le plan de base de ma fic, que cela se passe ainsi, même si moi aussi j'ai beaucoup douté à des moments lol
C'est vraiment drôle tu n'es pas la première à me dire que d'ordinaire tu aimais plus Sirius et que là finalement Remus était passé en tête. L'ai-je rendu à ce point attachant ?
J'espère que tu ne seras pas déçue de la fin.
Melfique : Mais ouiiii elle va vivre ^^ Je n'ai pas put me résigner à la laisser mourir, je l'aime troooop
Et t'a vue elle à tout risquer pour Rachel, mais elle devait être habité de la même rage que toi de la voir vivre.
Oh mais Dumbledore savait c'est pour ça qu'il à été plus indulgent ^^
Tu va voir ce qu'ils ont dut faire pendant deux semaines, ne t'en fait pas je ne suis pas trop méchante ^^
Tu pense que Remus va pouvoir lui pardonner ? Je n'en suis pas certaine… Mais peut être qu'avec le temps il y parviendra.
J'espère que la fin va te plaire et je veux absolument ton avis final la dessus !
Shiriliz :
Coucou
Bon ben Bonne Année lol Et oui j'ai été gâté par le père noël =)
Merci =) Oui il ne se passait pas grand-chose dans celui-ci, à la base il était avec celui qui ci, mais je l'es ait coupé en deux, pour pouvoir publier car je n'arrivais pas à me décider sur la fin.
J'espère que la fin va te plaire et même traitement je veut savoir ton avis final sur cette fiction =)
Bises à bientôt ^^
Chapitre 25 : dernier rendez-vous et baiser d'adieux.
Les deux semaines qui me séparaient des examens passèrent à une vitesse folle. Tous les soirs, j'étais de corvée avec Sirius. Nous devions récurer les chaudrons. Cependant Slughorn ne nous priva pas de nos baguettes pour le faire et après avoir passé 10 minutes sur la tâche assignée, il nous conseilla de réviser pour nos ASPIC. Je me demandais si le professeur McGonagall savait qu'il faisait preuve d'un grand laxisme. Mais je ne m'en plaignais pas. Sirius hésita mais finalement il étudia lui aussi, l'aurait il fait après la retenue ? De toute façon en avait-il vraiment besoin ? Mises à part la divination ou les potions, Sirius me semblait douée en tout, et ce, sans le moindre effort.
Je n'eus pas l'occasion de revoir Remus. Je l'apercevais durant les repas ou en cours, et ce, même s'il avait échangé sa place avec Peter en cours de soin aux créatures magiques.
La veille du premier jour des épreuves, je décidai de ne rien relire de mes cours. Ma mère m'avait toujours dit que ses relectures de dernière minute n'étaient pas du tout utiles, au contraire. De ce fait, je passais tranquillement la journée dans le dortoir des Gryffondors, avec Jane. Marlène, comme toujours quand j'étais là, restait dans son coin et ne disait rien de la soirée.
– J'n'arrive pas à croire que dans deux jours, on va quitter le collège pour toujours, lança Lily entre deux dragées surprise.
– Tu y reviendras peut-être comme prof, suggéra Yuki. Tu es douée et tu aimes transmettre. Cela se voit.
– Oui, peut-être, pourquoi pas… Enfin, non, pas moyen que je dois j'ai à me taper comme élèves des mecs comme James ou Sirius.
– James est ton mec j'te rappelle, ajouta Rachel.
– Ça ne veut pas dire qu'il n'en n'est pas moins totalement indiscipliné.
– Moi j'ai hâte de découvrir autre chose, nous apprit Jane. J'ai envie de faire le tour du monde.
– Et toi Rachel ? demanda Yuki. Tu voudrais faire quoi après ?
– Si j'avais pu, j'aurais aimé être ministre de la Magie.
– Quoi !? Aller sérieux Rachel, lui demandais-je.
– Je suis vraiment sérieuse. J'aime le pouvoir, et puis une femme ministre ce n'est encore jamais arrivé et je suis sûre que ça pourrait être cool.
Je levais les yeux au ciel. Après tout, j'imaginais bien Rachel en femme de pouvoir. J'aimais à croire, qu'un jour, elle serait enfin délivrée de sa maladie et qu'alors elle pourrait faire ce qu'elle voudrait.
– Et toi Yuki ? lâcha Lily.
La concernée se rembrunit aussitôt. Bien sûr, Lily n'était pas au courant, ni de ce qui se passait avec Drew, ni de son mariage arrangé.
– J'aimerais vivre avec celui que j'aime et que j'aurai choisi, fonder une famille et vivre heureuse pour toujours. C'est tout ce que je souhaite, répondit-elle finalement un sourire résigné sur les lèvres.
Yuki était tellement réservée sur ses sentiments que parfois j'oubliais à quel point son avenir était injuste.
– Toi on sait tous que tu vas devenir une illustre médicomage de la faculté de New York, sembla se moquer Rachel.
J'avais reçu quelques jours auparavant une lettre de ma mère, à laqu'elle était jointe un courrier de la faculté encore scellé. Mes parents me laissait découvrir seule si oui ou non, j'avais été acceptée. J'avais hésité un peu. Finalement j'avais parcouru les premiers les mots de la lettre et mon avenir s'était tracé devant moi.
« Miss Amarante Grant, nous avons le plaisir de nous annoncer votre admission à la faculté de médicomagie de New York. »
J'avais relu cette phrase un millier de fois.
Après que chacune, mise à part Marlène, eut exprimé ses rêves et ses craintes pour l'avenir, Jane et moi regagnâmes notre chambre. Je m'apprêtais à passer par le tableau quand Remus apparut devant moi. Lorsque ses yeux se posèrent sur moi, son visage s'assombrit aussitôt.
Il me contourna sans un mot et je traversai à mon tour le passage sans me retourner. Parfois, je me disais que Remus aurait mieux fait de jamais me dévoiler ses sentiments, il n'aurait pas dû m'aimer, il n'aurait pas eu à souffrir autant.
Le jour J arriva vite et je passai les épreuves des ASPIC, pour certaines avec facilité et d'autres non. Mais dans l'ensemble, je me sentis confiante en quittant la Grande Salle après l'ultime épreuve. Jane à côté de moi se massait la nuque.
– Pfiou, cette épreuve de sortilège m'a achevée. Je crois bien que je l'ai totalement foirée.
– Peut-être pas, tu as beaucoup travaillé. Reste positive, la rassurai-je.
Après cette dernière journée, il était prévu une soirée totalement illégale pour les septième année. Elle devait avoir lieu dans la salle cachée du cinquième étage, celle où Travis m'avait amenée en début d'année.
Jane et moi nous préparâmes en silence puis nous nous dirigeâmes de notre coté vers la salle. Elly et les jumelles devaient aussi y aller mais quand nous avions quitté la chambre, elles étaient encore vêtues de leur uniforme à débriefer sur les sujets des examens.
Je rejoignis Drew et ses amis qui nous attendaient en bas. Nous sortîmes ensemble mais décidâmes de prendre deux chemins différents, des groupes d'élèves se rendant tous au même endroit risquaient d'éveiller les soupçons. Nous étions presque rendus, quand notre chemin croisa celui des Maraudeurs et Travis. Enfin, Remus n'était pas présent.
– Eh, petit de sixième année, la fête c'est pour les grands, ne puis-je m'empêcher de taquiner Travis.
Il s'approcha de moi et passa un bras au-dessus de mes épaules, son sourire confiant accroché aux lèvres.
– Ma belle, crois-moi, la fête sans moi est déjà à moitié gâchée.
Je levais les yeux au ciel puis nous avançâmes vers l'armure que James actionna après avoir vérifié les alentours. Comme la première fois, la musique filtrait à travers la porte en bois au fond du couloir.
James toqua deux coups rapides puis elle s'ouvrit sur un garçon de septième année de Poufsoufle.
En entrant à mon tour je vis que Lily et Rachel et les deux autres Gryffondors étaient déjà là. Je les rejoignis en souriant.
C'était tellement étrange de voir à quel point j'étais différente de la fille qui s'était trouvée ici il y a plusieurs mois. J'avais mes amis avec qui rire, et surtout je m'amusais réellement et sans alcool cette fois-ci.
La soirée battait son plein depuis plusieurs heures déjà et Remus n'était pas apparu. Il avait fait complétement l'impasse sur cette soirée. Quant à moi je pris un instant pour prendre la mesure du fait que je ne pourrais plus jamais vivre de soirée comme celle-ci, cachée dans une salle secrète de Poudlard.
Beaucoup des élèves présents avaient sûrement en eux le même sentiment. Cela se ressentait dans leur façon d'agir, de profiter sans aucune retenue. Travis et Rachel en étant la preuve. Les deux sortaient main dans la main en riant et en échangeant un baiser. Malgré tout, cela me fit sourire, je n'avais plus vue Rachel aussi vivante depuis longtemps.
– Je n'ai plus à me faire des soucis pour toi.
Je sursautais et me retournais, le souffle court pour trouver Sirius placé juste derrière moi, un sourire moqueur sur les lèvres. Après avoir repris un battement de cœur normal, je lui demandais de s'expliquer. Le sens de son intervention m'échappait.
– De toute évidence, ce soir, il a déjà bien à faire, reprit-il en désignant la porte d'où venait de s'échapper Rachel et Travis.
– Parce que la première fois tu te souciais vraiment de moi ? lui demandai-je peu convaincue.
Il se contenta d'hausser les épaules en soufflant un « mystère », avant de prendre place près de moi sur le banc en bois.
– James est au courant, lâcha-t-il de but en blanc.
Ma bonne humeur s'envola aussitôt et mon sourire s'estompa, tout comme celui de Sirius. Il avait les yeux rivés sur son meilleur amis qui tenait la belle rousse dans ses bras.
– De toute façon, il commençait à être vraiment pesant de lui cacher. Et puis il avait compris depuis le début que Remus faisait comme si je n'existais pas.
Il soupira puis reprit en admirant ses chaussures :
– James a du mal à rester neutre. D'ordinaire, il tempérait toujours nos disputes à Remus et moi de manière totalement impartiale. Mais cette fois je sens bien qu'il n'arrive pas à ne pas prendre partit.
Sans m'en rendre vraiment compte, je pris sa main dans la mienne et il releva son visage. Il s'attarda d'abord sur nos deux mains, puis remonta vers mes yeux.
Même si depuis deux semaines nous nous étions vus tous les soirs, nous n'avions pas connu de moment intime comme celui-ci. J'avais l'impression que le reste disparaissait autour de nous.
Et j'avais beau savoir que faire ça ici à la vue de tous était pire que malvenu, je mourais d'envie de fondre sur ses lèvres.
– Nina ne me regarde pas comme ça… me pria-il dans un murmure.
Son souhait susurré de sa voix de velours ne fit que renforcer les picotements que je ressentais déjà dans tout le corps.
Avant de commettre l'irréparable, je me levais d'un coup surprenant Sirius qui retrouva lui aussi une contenance.
Sans plus réfléchir je m'éloignai de quelques pas avant de me retourner et de lui lancer un regard où j'espérais lui ferait comprendre mon désir. C'était notre dernière soirée. Dès demain, nos chemins allaient se séparer peut-être pour toujours. Il me fallait saisir cette chance.
Après mon œillade lourde de sens, je me dirigeais d'un pas décidé vers la grosse porte de bois, mais je ne l'atteignis pas car je fus alpaguée par Jane qui déversa un flot de parole qui mourut dans le brouhaha avant de m'atteindre.
– Je dois sortir, j'ai mal à tête à cause de la musique ! criais-je à son oreille.
Je la vis hésiter et finalement elle hocha la tête en riant. Je vis ses lèvres bouger mais ne compris pas un mot. Et elle fila avec un garçon de Serdaigle.
Après cette aparté, je filais dehors et cette fois sans encombre. En passant la porte secrète, je découvris un couloir vide, silencieux et totalement désert. Sirius avait-il au moins compris mon message subliminal ?
Je fis quelques pas dans un sens et puis dans l'autre mais aucune trace de lui. Je soupirais, désappointée, puis m'apprêtait à retourner à la fête quand je sentis une main prendre la mienne.
Sans un mot il me conduisit à travers le château. J'eus l'espace d'un instant peur qu'il m'emmène dans la Salle sur Demande. Cet endroit était trop chargé de souvenirs. Mais il n'en fit rien et je reconnus bien vite le chemin du bureau sous le lac.
Quand nous fûmes devant la porte, j'eus l'impression de revenir en arrière, quand les choses étaient encore simples entre nous, quand Remus était encore le seul garçon à faire battre mon cœur.
Je passai la première et retrouvai le plan de travail et le bureau délabré, en revanche un tas de couvertures et de coussins était entassé dans un coin.
– Je suis venu dormir ici hier soir, après avoir parlé à James. Je ne me sentais pas du tout de les affronter tous les deux.
Je fis quelques pas et caressai d'un doigt le bureau, me remémorant ces fois où Sirius s'y était assis pour observer mon travail.
Je ne sursautai pas quand je sentis sa main effleurer mon dos. Il déplaça mes cheveux sur une seule épaule dégageant l'autre. Un doux courant chaud m'effleura quelques secondes avant de sentir sa bouche.
Des milliards de papillons prirent leur envol dans mon ventre et un long frisson courut sur ma colonne vertébrale. C'était tellement agréable d'être ainsi proche de lui. Il continua de déposer une myriade de baisers et m'encercla la taille de ses bras puissants. Quant à moi, je ne pus prévenir mon souffle de se transformer en un gémissement appréciateur.
Il s'éloigna et la seconde d'après j'étais face à lui, ses lèvres capturant les miennes sans retenue. De toute façon je le désirais tout aussi ardemment. Le contact de son corps contre le mien m'avait manqué plus que je ne l'aurais imaginé.
C'était étrange d'être ainsi avec Sirius. Même si au fond de moi je ressentais comme une infime brulure, j'étais loin des sentiments de culpabilité que j'avais toujours ressentis lors de nos échanges. Et j'aurais mentit en disant que cela ne me faisait pas un bien fou, de pouvoir profiter de lui, tout simplement, apprécier cet instant sans penser à rien d'autre.
Sirius entreprit doucement de défaire la robe noire que Rachel m'avait prêtée pour l'occasion et. Même si j'avais un peu peur de ce que j'allais faire ce soir, je ne fis rien pour déjouer son entreprise, j'appréhendais certes, mais j'en mourais d'envie.
Quand le zip de la robe fut descendu jusqu'en bas de mon dos, Sirius quitta mes lèvres et s'écarta pour plonger son regard dans le miens.
– Si je te retire cette robe, je ne suis pas sûr d'arriver à me contrôler ensuite, finit-il par avouer d'une voix chargée de désir.
– Je sais… répondis-je simplement.
Pour affirmer ce que j'avançais, je soulevai mes doigts tremblants jusqu'à la bretelle que je fis glisser sur mes épaules. La robe tomba aussitôt au sol me dévoilant à moitié nue à ses yeux brûlants.
Il sembla hésiter une seconde avant de nouveau prendre d'assaut ma bouche et de caresser sans retenue mon corps en feu.
A mon tour je défis un à un les boutons de sa chemise et elle rejoignit ma robe au sol. Je sentais mon cœur s'emballer à vitesse folle et de mes doigts tout de même hésitant je découvris son corps pour le première fois.
Le reste s'enchaina sans que je le comprenne vraiment, comme si mon corps ne m'appartenait plus. En cet instant, il n'était qu'émotion et sensations, complètement sous le contrôle de mes pulsions et de mes désirs les plus secrets.
Sirius fut aussi doux que notre ardeur le permettait. Lui et moi savions que cette soirée était sans aucun doute la dernière pour nous deux et nous avions le même besoin de mémoriser chaque parcelle du corps de l'autre comme un ultime souvenir de notre amour aussi impossible qu'impétueux.
Au petit matin, quand la lumière du jour peinait à me parvenir à travers les eaux troubles du lac, je me sentais toujours aussi bien. L'excitation de la veille avait laissé place à un sentiment de sérénité que je n'avais que peu connu au cours de ma vie.
Sirius bougea dans son sommeil et se retourna vers moi en passant son bras autour de mon corps. Des mèches de cheveux ébène retombaient devant ses paupières closes. J'entrepris de les dégager, une à une, laissant mes doigts courir sur son visage endormit. Ce contact le fit frissonner, me faisant sourire.
Était-ce vraiment là notre dernier moment ?
Sirius cligna des yeux une fois, puis deux et finalement il me dévoila ces prunelles d'acier. Ces dernières trouvèrent aussitôt les miennes et, en plongeant dans cet océan un jour de tempête, j'eus l'impression de voir le doute qui l'habitait. Comme si je n'étais pas réellement là auprès de lui, dans ses bras.
Sans un mot il caressa mon visage m'offrant un beau sourire qui réchauffa mon être, me faisant même oublier tout le reste.
– Pourquoi New York ? demanda-t-il au bout de quelques minutes de silence.
– Je ne sais pas, soufflais-je sans pouvoir le retenir.
– J'aurais voulu me rendre compte avant de la personne que tu étais, de la personne que tu pouvais devenir pour moi, de l'évidence dont je me rends compte aujourd'hui seulement. Si cela avait été le cas, tu crois que l'on aurait pu être ensemble ? Vivre quelque chose toi et moi ?
– Je l'ignore, avouais-je, cependant j'ai parfois l'impression qu'il ne pouvait pas en être autrement. Sans Remus, jamais tu n'aurais posé les yeux sur moi et, sans lui, jamais je ne t'aurais côtoyé pour finalement tomber amoureuse de toi.
Aucune de nous ne parla après cela. Sûrement pour la même raison, il ne pouvait pas avoir d'issue possible qui ne saurait être bonne. La meilleure était peut-être d'abandonner Sirius, respectant ainsi Remus et les sentiments que j'avais pour lui. Du moins, ça c'était ce que ma conscience me dictait de faire, mon cœur tenait un tout autre discours.
– S'il te l'avait demandé, tu serais restée ? murmura-t-il en alors que je calais ma tête contre son torse.
Je pouvais sentir son cœur battre fort dans sa poitrine, me laissant penser qu'il appréhendait ma réponse. Néanmoins je ne pris pas le temps de réfléchir à ma réponse que étrangement je connaissais depuis un moment déjà.
– Non, je serais partie quand même.
– Alors inutile que je te le demande… soupira-t-il en soulevant mon visage, capturant mes lèvres de nouveau, m'empêchant de répondre.
Malgré tout au fond de moi, j'eus un doute. Aurais-je vraiment dit non si Sirius me l'avait demandé, là en cet instant alors que je perdais la tête sous ses baisers ?
Quitter le bureau sous le lac fut plus dur que je l'aurais pensé. En quittant cet endroit, j'avais le sentiment de quitter Sirius en même temps. Ne l'avais-je pourtant pas déjà quitté ? N'avais-je déjà pas eu cette sensation étrange ? Mais j'étais sûre que cette fois-ci était pire.
Je regagnai ma chambre comme une automate, m'attardant dans les couloirs animés des élèves dans un sens et dans l'autre. La plu part riait et se donnait des accolades.
Quand je fus dans mon dortoir, seule Jane s'y trouvait, assise sur mon lit. Quand elle posa ses yeux sur moi, un air soulagé apparut aussitôt sur son visage.
– T'étais où bon sang ! s'exclama-t-elle en se levant pour venir me prendre dans ses bras.
Son inquiétude me fit sourire et je lui rendis son étreinte. Elle s'écarta et posa ses mains sur ses épaules. Elle m'examina en détail des pieds à la tête.
– Tu as changé ? Que s'est-il passé cette nuit ? me questionna-t-elle un sourire en coin.
– Je te raconterais tout dans le train, lui promis-je. Mais pour l'instant, je dois boucler ma malle.
Et c'est ce que je fis, dans le train où je partageai mon compartiment avec Rachel, Yuki et Jane, je leur expliquai en détail la soirée que j'avais vécue. Rachel ne cessa de me dire que j'étais stupide de me rendre compte au dernier moment que Sirius était un bon coup, que je ne pourrais pas en profiter plus. Yuki, elle, chercha à savoir comment j'allais, comment je me sentais. Elle semblait avoir peur que j'eus commis cela à cause d'un excès d'alcool sûrement, mais c'était un excès de tout autre chose qui en était l'origine.
Jane, elle, se contenta de sourire durant mon récit, et je compris pourquoi lorsqu'elle nous confia avoir vécu une nuit sensiblement égale à la mienne avec ce Serdaigle de septième année.
Rachel ne nous raconta rien, même quand je demandais à savoir d'avantage, mais son empressement à changer de sujet me laissa penser qu'elle gardait cela secret.
Après cela, le silence régna entre nous quatre, permettant à mon esprit de s'envoler par-delà la vitre, à travers les paysages d'Ecosse que je voyais pour la dernière fois.
Je me prenais conscience du chemin que j'avais accompli. Je n'étais plus la même. J'aurais aimé pouvoir me dire que j'étais devenue plus mature, plus adulte, mais j'avais comme l'impression que c'était tout l'inverse. J'étais devenue plus insouciante. Bien sûr je n'oublierais certainement jamais Remus. Il resterait pour toujours mon premier amour et surtout je n'oublierais jamais que je l'avais fait souffrir. Mais ce qui était fait était fait, et on ne pouvait pas revenir en arrière.
Sirius aussi resterait gravé en moi. En réalité, je n'étais parvenue à oublier aucun des deux, et je me sentais toujours autant incapable de dire lequel avait une plus grande place dans mon cœur. J'avais juste appris à vivre avec.
L'année se termina comme on finit une livre, avec regret de devoir dire au revoir à ce monde auquel on s'était attaché, mais aussi avec la joie d'avoir pu vivre une si belle histoire.
Yuki pleura beaucoup sur le quai au moment de se dire au revoir, mais j'avais comme l'impression que ce n'était pas un adieu. Je n'aurais su dire pourquoi, mais j'avais l'intuition que Drew allait braver toute les tempêtes pour récupérer sa belle.
Jane, elle, me fit promettre cent fois de lui envoyer des lettres et de venir la voir chez elle en Irlande, avant de partir pour New-York.
Pour Rachel je savais que nos chemins se croiseraient très vite de nouveau. Alors elle se contenta de me serrer dans ses bras en me remerciant dans un murmure.
Moi-même j'avais du mal à quitter la gare. J'avais l'impression qu'en passant à travers le mur de la gare de King Cross, je scellais la fin de l'histoire. Alors dans un acte totalement irréfléchi et impulsif, je courus à travers les familles larmoyantes pour le voir, lui parler une dernière fois.
J'aperçus rapidement ses cheveux dorés et le rejoignis. Il était avec James et ses parents et quand il me vit, il s'excusa auprès d'eux et commença à s'éloigner. Je le rattrapai et me postai devant lui.
– Attends, je t'en prie, écoute-moi encore une fois, une dernière fois. Je t'aime, et je crois que je t'aimerais toujours, mais ne renonce pas à l'amour à cause de moi. Ne crois pas que ta condition t'interdit l'amour. Au contraire, tu es sûrement la personne qui mérite le plus d'être aimé. Cette personne, ce n'était pas moi et je suis désolée pour toute la souffrance que je t'ai causée. Mais n'oublie jamais, pour ce que ça vaut, que je t'ai aimé et que je t'aime encore, de tout mon cœur.
Essoufflée j'attendis une réaction, mais il semblait imperméable à mes aveux. Puis finalement, il avança vers moi et doucement il passa une main derrière ma nuque et posa ses lèvres sur les miennes. Je fus tellement surprise que je restais sous le choc.
Il se recula toujours aussi impénétrable et après quelques secondes il retira sa main.
– Au revoir Nina.
Puis il disparut comme un mirage. Un baiser d'adieu, voilà ce qu'il venait de me donner. Je posais mes doigts sur mes lèvres, me rendant compte d'une chose. Cet ultime baiser résonnait étrangement en moi. Il aurait dû me rendre triste ou alors mon cœur aurait dû battre la chamade. Mais il n'en était rien.
Je relevai les yeux et compris qu'enfin j'avais réussi, que j'aimais Remus, mais que j'étais enfin passée à autre choses. Et ces yeux d'acier braqués sur moi ne firent que confirmer ce que je venais enfin de comprendre.
Cette année avait sûrement été à la fois la pire et la meilleure de ma scolarité. J'y avais connu la passion et la haine, la colère et la joie, le bonheur et la déception, mais surtout j'y avais connu l'amour. Une nouvelle vie s'offrait à moi. Un livre venait peut-être de se terminer, mais j'étais bien décidée à en vivre un autre et cette fois, je le vivrais encore plus.
FIN
