Bonjour à tous ~
Je suis de retour aujourd'hui pour un petit texte sans grande ambition, histoire de faire revenir ce recueil à la vie. Je ne l'a pas abandonné, et j'ai plein d'idées d'OS à concrétiser, seulement je consacre le peu de temps que peut m'accorder mon ordi à l'agonie à l'écriture de la fin d'Apollon et Daphné, qui devrait être disponible à la lecture très bientôt.
Bref bref, bonne lecture, en espérant pouvoir vous servir plein d'autres petits nawaks très bientôt !
Titre : Shame me like one of your French girls (j'avais pas d'idée de titre alors j'ai mis au pif en fait XD)
Genre : Humour, humour aioliesque, sur un malentendu ça peut marcher
Contexte : Post-Hadès, temps actuels
Rating : K+
Personnages : Camus, Milo, Aiolia, Aldébaran, DeathMask, Shura
Pairing: Aucun
Dans une salle commune du Treizième temple, le repas-réunion hebdomadaire du jeudi midi entre Chevaliers d'or vient de se terminer. Restent encore à table quelques-uns de nos gardiens cuirassés, réquisitionnés pour débarrasser puisqu'ils ont terminé de manger en dernier. Oui, c'est puéril mais c'est comme ça que ça marche : la loi du plus rapide. Et certains usent même de certaines astuces fort peu loyales pour partir les premiers – les plus pernicieux étant bien évidemment ces crapules de frères Gémeaux qui complotent entre eux et refilent en catimini leurs denrées à Aldébaran, qui, distrait par ses enthousiastes conversations, mange tant que son assiette est remplie et n'y prête aucune attention. D'ailleurs, Aiolia et lui n'ont toujours pas fini quand Milo et DeathMask s'occupent déjà d'emmener la vaisselle aux commis de cuisine.
Et pour cause. Quelque chose les intrigue et capte toute leur attention.
- Nan, sérieux Aldé, c'est bizarre…
- Je ne te le fais pas dire.
Le Taureau et le Lion fixent, perplexes, le bout de la table. Leurs yeux se sont arrêtés sur Camus, qui, affalé, fixe d'un air absent son fond de verre de cognac. Ces deux choses sont tout à fait saugrenues venant du Verseau : où est passé son souci de la courtoisie et de la posture droite, et depuis quand boit-il du spiritueux ? Les deux chevaliers à la bouche pleine s'entre-regardent, perplexes, mais n'osent pas interpeller le français alors qu'il a tout l'air d'être plongé dans ses pensées.
C'est DeathMask qui, en revenant de la cuisine, tire le gardien de la Onzième de ses pensées en lui faisant tout un tas de gestes qu'Aiolia décompose non sans mal : le Cancer se dandine, frotte son pouce sous son menton d'arrière en avant, lui tire la langue, et se dandine de nouveau. Aldébaran, lui, observe la réaction du Verseau, qui tique, grommelle, soupire, puis paraît encore plus déprimé qu'avant. Milo arrive à son tour, pousse DeathMask et l'invite à continuer le débarrassage, puis il vient s'assoir à côté de Camus pour lui frotter amicalement une épaule.
- Tu sais, ce n'est pas si grave… marmonne le Scorpion.
- Tu parles ! La honte, la honte… ! Tu ne peux pas comprendre, toi qui es grec ! Vous… Enfin vous…
- Oui, je sais bien, on est jamais allés bien loin. Puis nous aussi on y a eu le droit, et plutôt deux fois qu'une. Ce que je comprends pas, c'est pourquoi tu y mets autant d'intérêt. Enfin, Camus ! Ça ne te ressemble pas !
- Je le sais bien, mais… Je croyais avoir retrouvé mes racines… Il ne me reste plus que cela, Milo… Ma fierté vient de voler en éclats, et je vais désormais subir l'opprobre de tout le Sanctuaire !
- Rhô, t'exagères… On en fait pas tout un plat, nous !
- Pardon ? Kanon a voulu se jeter du Cap Sounion l'autre jour !
- Non mais ça, c'est autre chose, il était bourré aussi…
- Ah, mère de toutes les espérances, ô Droits de l'Homme ! Pourquoi diable tout ceci ? N'épargnez-vous donc personne ? Dois-je renoncer à ma foi ?
- Camus, je crois que tu devrais franchement envisager d'arrêter le cognac quand tu es contrarié.
- Mais Milo, regarde !
Le Verseau tourne la bouteille afin d'en montrer l'étiquette au Scorpion. Cognacs Camus, maison familiale depuis 1863 – le tout écrit en français bien évidemment.
- … Oh.
- Tout est lié, n'est-ce pas ? Mais désormais, quand j'observe mon reflet dans ce liquide ambre qui trace un sillon de feu dans ma gorge nouée, je n'y vois qu'humiliation et dégoût ! Même cette bouteille se rit de moi, de nous ! Milo, ce soir maudit, j'ai tout perdu…
Voyant que son frère d'armes en vient à avoir les larmes aux yeux, le protecteur du huitième temple soupire d'exaspération et force son ami à se lever – ami qui est fermement décidé à emporter la bouteille avec lui et à ne pas la lâcher, ce qui fait à nouveau soupirer Milo.
- Ouais bon viens, je vais te changer les idées, moi. Aiolia, puisque tu as bientôt fini, tu pourras me remplacer ? Y'a plus grand-chose à faire.
- Ça marche ! répond le Lion en levant le pouce. Amusez-vous bien ! Ou plutôt… Camusez-vous bien ! Ha ha ha !
- Badam tss, marmonne Aldébaran avec un fin sourire pour se payer gentiment la tête de son voisin de tablée.
Les deux jeunes hommes s'éclipsent, sous le regard malveillant de DeathMask qui continue ses singeries dans le dos de ses camarades.
- Haha ! Honte sur toi, bande de nazes ! Ha !
- Mais qu'est-ce qui se passe, à la fin ? J'ai raté quelque chose au Colisée ou quoi ? s'exaspère Aiolia en foudroyant le Cancer du regard. Ce dernier pose un regard suffisant sur lui et hausse les épaules.
- Rien, rien… Mais haha ! Voilà de quoi ensoleiller ma journée ~! chantonne-t-il en se dandinant à nouveau et en prenant le chemin de la cuisine, jonglant avec des fruits que personne n'a mangé – le gâteau bien sucré et calorique a eu plus de succès.
Il manque de faire tomber lesdits fruits en se percutant à celui qui est resté adossé à l'encadrement de la porte, les bras croisés. Shura. Les deux s'affrontent du regard, jettent des éclairs par les yeux, montrent les crocs. Puis DeathMask entre dans les cuisines, sans quitter le Capricorne de son regard toujours aussi meurtrier. Aiolia est encore plus perplexe. Pour deux meilleurs amis qui passent leur temps à plaisanter sur des choses que seuls eux deux comprennent, c'est bien étrange. Il finit son assiette et regarde son congénère le Taureau, qui au bout d'un moment semble s'illuminer tout à coup.
- Ah, ça y est, j'ai compris ! s'exclame le brésilien avant d'enfourner une nouvelle bouchée de ce qu'il lui reste de gâteau – de la part de Saga en fait.
- Ah ouais ? s'étonne le Lion, toute ouïe.
Aldébaran avale ce qu'il a dans la bouche puis hoche la tête.
- Ça tient en deux mots.
Le colosse se penche pour marmonner à l'oreille du gardien de la Cinquième, qui reste un moment coi avant de hocher lentement la tête à son tour.
- Hiiiiiiiiin mais oui tout devient logique !
Champions League. Du football.
Forcément, lui qui avec son frère ne regarde que des séries à la télévision, il ne pouvait pas comprendre... Heureusement qu'il a un brésilien en face de lui dites donc.
Aldébaran glousse en regardant une dernière fois les deux amis se foudroyer du regard comme s'ils étaient dans un duel de western, puis il termine.
- La dernière équipe française en compétition vient de se faire battre par la Juventus de Turin, et maintenant les Italiens vont jouer contre les Espagnols du Real Madrid. Pauvre Camus, il n'a même plus de quoi se vanter…
À voir si au prochain repas la bouteille à table sera de la grappa ou de l'aguardiente…
Voilà, c'est tout. Je sais, c'est tout bête, mais qui n'a pas pensé à associer les Golds à du football ? Depuis le temps que je voulais le faire, avec une blague pourrie d'Aiolia en prime… Pauvre Camus, va. Si ça se trouve, je me suis trompée sur les résultats, vu que cette année je ne suis pas trop le foot… Mais je crois que c'est ça. C'est surtout sur l'Olympiakos que j'avais un doute, mais je crois qu'il s'est fait tataner par la Juventus ET l'Atletico Madrid… Mais passons.
Sur ce, je m'en vais picoler avec Camus et je vous dis à très bientôt !
