Comme promis, la suite. Je vais tâcher de rattraper un peu mon retard.
Bonne lecture!
Chapitre XXVII: Inconsciences... où la définition de ce mot par Severus Rogue.
Il était dix heures précises, lorsque Dumbledore arriva à la porte du bureau de Mrs Bones. Cependant, à en juger par les éclats de voix qu'il percevait de derrière la porte, Cornélius Fudge était déjà dans la place. Il frappa à la porte, et entendit Mrs Bones lui répondre d'une voix impassible d'entrer.
Lorsqu'il pénétra dans le bureau de la ministre de la justice, Dumbledore constata aussitôt que Fudge n'était pas de très bonne humeur. Il arborait sa plus belle tête buttée, accompagnée d'une légère couleur au visage qui dénotait son mécontentement.
- Bonjour Cornelius, bonjour Amélia.
- Bonjour, Albus, répondit Fudge du bout des lèvres.
- Prenez donc un siège, proposa Mrs Bones, et commençons sans plus attendre. Monsieur le Ministre, vous avez pris connaissance du dossier...
- Ce dossier n'a ni que ni tête ! s'exclama le bonhomme.
- Je reconnais qu'il comporte des éléments contradictoires, en raison des faux témoignages de Lucius Malfoy. Néanmoins l'interrogatoire de M. Reagelt est clair. Vous avez pu de plus lire l'interrogatoire mené sous Véritasérum de Kécile Gaunt.
- Enfin, Amélia ! S'exclama Fudge d'un ton légèrement dédaigneux, je ne m'attendais pas du tout à trouver de tels documents dans ce dossier. J'espèrais des éléments un peu plus sérieux! À quoi sert donc cette réunion? Rien dans votre enquête ne justifie une libération de Kécile Gaunt !
- Que voulez-vous dire ? Demanda Amélia Bones, les sourcils froncés.
- Kécile a été arrêtée en tant que fille de Vous-savez-qui et est soupçonnée d'être responsable des attaques de Poudlard. Rien dans ce dossier ne dément cela.
Dumbledore décida qu'il était temps d'intervenir.
- M. Le ministre, pour commencer je vous ferai remarquer que vous avez arrêté hier soir même, M. Hagrid pour prévenir toute nouvelle attaque. Les attaques de Miss Deauclair et Miss Granger, bien que tragiques, sont la preuve que Kécile est innocente. Vous n'allez tout de même par supposer qu'elle ait pu les mener depuis Azkaban ?
- Bien sûr que non, reconnut Fudge à regret. Je veux bien abandonner cette charge. Mais dans l'enquête menée par les aurors Shacklebolt et Maugrey, il n'est à aucun moment dit que Miss Gaunt n'est pas la fille de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.
- Je le reconnais. Néanmoins, je considère que ce n'est pas une raison suffisante pour envoyer une enfant de 12 ans Azkaban.
- Si vous n'êtes pas satisfaits, pourquoi n'avez-vous pas demandé un procès ? contra Fudge d'un ton narquois.
- Oh ! Je me suis simplement dit que M. Reagelt allait traîner suffisamment de personnalités importantes du ministère comme cela devant le tribunal... Répondit Dumbledore avec une nonchalance feinte. Je n'ai pas le temps pour la santé de Kécile d'attendre que ces procès soient terminés. De plus si j'annonce à ce moment-là que Lucius est un proche de Voldemort et qu'il a trempé dans cette affaire...
- Personne ne vous croira !
- Après ce que l'on va découvrir dans les dossiers de M. Reagelt, je m'en serais pas certain.
- Albus, vous savez comme moi que paraît dans les tribunaux ce que les officiels veulent, gronda le ministre.
- Oh oui ! Je le sais. Néanmoins, je veux qu'il soit bien clair Fudge, répondit Dumbledorela voix basse brusquement menaçante, que je ne vous laisserai pas étouffer cette affaire comme vous le faites pour celle de Kécile. Je ne me bats pas contre le magenmagot pour cette affaire, car je sais qu'il soutiendra l'opinion publique. Le nom de Voldemort fait beaucoup trop pour qu'on s'oppose à l'arrestation de sa fille. En revanche, comptez sur moi pour ne pas laisser dans le silence et dans l'ombre les cas fort intéressants révélés par les découvertes des aurors Walken et Stratford. Peu m'importe les personnalités mises en cause...
- C'est une menace !
- Un prêté pour un rendu, je dirais. Si vous libérez Kécile, je ne me mêle pas de cette affaire. Cette libération ne vous engage à rien, Cornélius. Personne n'est au courant de son emprisonnement. Et les charges seront abandonnées contre M. Malfoy.
- C'est du chantage ! s'insurgea Fudge.
- C'est de la politique. Je ne vous apprends rien, Cornelius.
- Laissez-moi y réfléchir.
- Je suis désolé, je ne peux pas. Si je vous laisse réfléchir, je risque de récupérer un cadavre, répondit sombrement Dumbledore.
- Je n'ai donc pas le choix, constata sèchement Fudge.
- C'est à vous de voir, répondit Dumbledore avec un léger sourire ironique. La libération de Kécile, ou le scandale.
Il y eut un moment de silence pesant. Amélia Bones ne disait rien. Mais elle savait que Fudge céderait. Il n'avait pas d'autre choix. Dumbledore était encore bien trop écouté par le monde sorcier, pour qu'il arrive à lutter contre lui si le vieil homme avait décidé de faire éclater le scandale qu'il aurait déjà bien du mal à étouffer.
- Très bien! Capitula à contre coeur Fudge. Mrs Bones, donnez-moi un parchemin et une plume.
Quelques minutes plus tard, Dumbledore sortait du ministère avec un ordre de libération de Kécile.
Lorsque Dumbledore arriva à la zone de transplanage qui encerclait d'Azkaban, Kingsley et Alastor étaient déjà présents. Il s'avança vers eux, et Kingsley lui fit un grand sourire.
- Eh bien ! Professeur Dumbledore ! Vous avez réussi...
- Nous avons réussi, Kingsley. Kécile vous devra une fière chandelle, répondit le vieil homme à l'adresse des deux aurors.
Alastor ne dit rien, et se contenta d'une grimace, qui n'était pas vraiment un sourire. Il n'était toujours pas persuadé que libérer Kécile Gaunt soit une très bonne idée.
- Pensez-vous que je pourrais passer voir Hagrid ? demanda Dumbledore
- Personne n'en saura rien..., répondit Maugrey dans un grognement.
- Alors allons-y.
Tandis qu'ils approchaient de la sombre forteresse, Dumbledore été tiraillé entre le soulagement et une angoisse de plus en plus forte. Il ne voulait pas imaginer qu'il puisse arriver trop tard. Il essayait de se concentrer sur l'idée que, enfin, il allait libérer la pauvre enfants de son calvaire.
Un quart d'heure plus tard, il s'avançait dans le couloir du première étage d'Azkaban. C'était le lieu de basse surveillance de la prison. Y était enfermé Hagrid. Sur leur trajet, ils ne croisèrent aucun détraqueur. L'atmosphère moite et humide était encore supportable.
Ils arrivèrent devant la porte de la cellule de Hagrid. Celui -ci ne fit pas attention à leur arrivée, et Dumbledore dut l'appeler et le garde-chasse sursauta.
- Dumbledore ! Vous venez déjà me libérer ?
- Non, Hagrid. J'en suis désolé. Comment allez-vous?
- Ça peut aller... Je m'attendais à pire. Apparemment, les détraqueurs ne passent pas souvent ici. Deux fois par jour pas plus. C'est vraiment des créatures monstrueuses... On les sent arriver, c'est horrible le froid qui s'insinue dans les cellules... Quand ils passent, des prisonniers se mettent à hurler.
- Et vous Hagrid ? Demanda doucement Dumbledore.
- ... Je me mets à trembler... Et je revois... La mort de mon père. Murmura Hagrid.
- Je suis vraiment désolé. Tenez bon.
- Moi, ça ira. Vous venez chercher la petite Kécile ?
- Comment savez-vous quelle est ici ?
- C'est Harry qui me l'a dit. Pauvre gosse !
- Je suis venu la libérer, acquiesça Dumbledore. Mais elle est dans le quartier de haute surveillance.
- Merlin ! La pauvre gamine! J'ose pas imaginer ce que c'est... Je vous remercie d'être passé professeur Dumbledore.
-Gardez courage, Hagrid.
- Ne vous inquiétez pas, m'sieur, j'ai ma conscience pour moi.
Le malheur, songea Dumbledore en s'éloignant, c'est que ce n'est pas le cas de Kécile.
Les trois hommes se dirigèrent vers le secteur de haute surveillance au neuvième étage, entourés de leurs trois patronus.
Dumbledore parvint à rester suffisamment concentré pour maintenir son phoenix de l'argent, mais il sentait son coeur battre de plus en plus fort. Lorsqu'ils arrivèrent dans le couloir qui menait à la cellule de Kécile, les trois patronus n'étaient cependant plus suffisants pour les protéger des pouvoirs maléfiques des détracteurs, et un froid malsain les pénétrait. À nouveau, ils passèrent devant des cellules où les prisonniers gémissaient, pleuraient même pour certains. Ils entendaient de temps en temps des hurlements déchirants qui leur donnaient la chaire de poule. Dumbledore n'avait qu'une hâte, sortir Kécile de cet endroit maudit.
Ils atteignirent enfin la porte de la cellule de la petite fille. Kingsley l'ouvrit dans un grincement sinistre, et lança un lumos pour éclairer l'intérieur.
Dumbledore vit à nouveau le petit corps inerte étendu au sol. Avait-elle seulement bougé depuis la dernière fois où il avait abandonné? Il n'en était pas sûr. Il s'agenouilla auprès d'elle, et défit sa cape pour l'en recouvrir. Elle était terriblement maigre, presque squelettique. Il la souleva, et la serra contre lui pour tenter de la réchauffer. Elle était tellement glacée... Il ne percevait aucun souffle à travers ses lèvres bleuies. Elle n'eut aucune réaction lorsqu'il se releva. Son corps était totalement inerte. Comme... Mort.
Dumbledore se refusa à envisager cette possibilité. Il sortit des cachots, et accompagné des deux aurors, quitta le plus rapidement possible la forteresse. Kingsley l'aida à monter dans la barque qui devait les mener sur la côte. Durant la traversée, Dumbledore parla doucement à l'enfant inanimée dans ses bras. L'entendait-t-elle ? Probablement pas. Mais il lui transmettait toute sa chaleur, il l'exhortait doucement à se réveiller. Il lui disait que tout était fini. Qu'elle était libre. Qu'elle allait retrouver Poudlard et ses amis. Mais une voix malsaine lui murmurait que c'était trop tard.
Lorsqu'ils rejoignirent la côte, la question se posa alors de savoir comment ils allaient transporter Kécile jusqu'à Poudlard. Le transplanage n'était pas une option : cela pouvait lui être fatale. La poudre de cheminette n'était guère mieux. Un voyage en balai aurait été bien trop long et bien trop froid. Kingsley finit par suggérer à Dumbledore d'utiliser le Magicobus, et celui-ci se rangea son idée sous le regard goguenard de Maugrey.
Dumbledore leva donc brusquement son bras, baguette aux poing, et quelques secondes plus tard, un bus violet à double impériale surgissait de nulle part. Le contrôleur en sortit aussitôt et annonça :
- Bienvenue à bord du magicobus, transport d'urgence pour sorcières et sorciers en perdition Faites un signe avec votre baguette et montez, montez, nous vous...
- C'est bon, Rocade, coupa Maugrey. On connaît la chanson.
- Professeur Dumbledore ?! S'exclama Stan Rocade en interrompant sa tirade.
- Kingsley, je vous remercie de vos services. Vous pouvez retourner au ministère. Votre mission s'arrête là pour aujourd'hui. Alastor, ayez l'amabilité de me devancer à Poudlard, et d'avertir Mme Pomfresh et Severus de mon arrivée avec Kécile.
Dumbledore monta dans le magicobus, sous le regard concerné du conducteur et du contrôleur.
- C'est... C'est une prisonnière ?
Dumbledore hocha simplement la tête.
- Mais c'est une gamine ! S'exclama Stan.
- Arrête d'embêter le professeur Dumbledore, Stan, bouscula Ernie, et installe le donc plutôt confortablement, qu'on puisse se tirer de là ! Cet endroit me rend malade...
- Et moi donc !
Sous le babillage incessant de Stan Rocade, Dumbledore put enfin s'installer au fond du bus. Néanmoins, dès que le contrôleur se fut éloigné, il jeta au siège un sort de glu pour le fixer au sol, et se ceintura lui-même dans le fauteuil, Kécile dans les bras. Il n'était pas question que la petite fille subisse un dommage supplémentaire en raison d'un choc quelconque.
Il fallut deux heures au Magicobus pour atteindre enfin Poudlard et Dumbledore sortit avec soulagement de l'engin qui le déposa devant les grilles de l'école.
Il traversa le parc d'un pas vif, Kécile ne pesait (hélas) rien dans ses bras. Lorsqu'il entra dans l'infirmerie, il y trouva Mme Pomfresh et Severus qui l'attendaient visiblement. En voyant Kécile, Pompon poussa un cri :
- Merlin, la pauvre enfant ! Vite, Albus. Posez-la là. Doucement. Par la barbe de Merlin, elle est dans un état !
Elle s'activa aussitôt autour de l'enfant, et lui lança un sort de diagnostic. Elle pâlit alors visiblement.
- Par Morgane !... Souffla-t-elle
- Elle est envie au moins ? Demanda Severus d'une voix sourde.
- Oui et non, répondit l'infirmière.
- Que voulez-vous dire ? ! S'alarma Dumbledore.
- Elle souffre d'une déshydratation et d'une sous-alimentation dramatique. C'est à se demander si elle a bu et si elle s'est nourrie depuis 15 jours. Mais surtout, elle s'est enfoncée dans une sorte de... coma... Je ne vois pas comment qualifier cela autrement, expliqua Madame Pomfresh l'air anxieuse. J'imagine que c'était pour se protéger des attaques des détraqueurs... Mais il n'est pas certain qu'on arrive à l'en sortir... Il faut qu'elle en est la volonté, l'intérêt. Si elle est ainsi depuis 15 jours...
- Non. Répondit Dumbledore. Lorsque je suis allé la voir il y a cinq jours, elle était encore vaguement consciente.
- En clair, elle va s'en sortir, oui ou non ? Interrogea Severus d'un ton brusque.
- Je ne peux rien promettre. Pour faire remonter son état physique, je vais utiliser une méthode moldue: la perfusion. Après quinze jours de diète total, je crains que son estomac refuse de conserver quoi que ce soit. Pour ce qui est de son état mental... Je ne peux rien faire. Loin du pouvoir des détraqueurs, c'est à elle de voir si elle veut se battre. Ce que je crains, ce sont surtout les dommages mentaux. Un coma de ce type risque de laisser de graves séquelles cerveau...
- Je vais aller préparer une potion qui devrait provoquer une reprise de conscience pendant quelques instants. Cela nous permettra de juger de son état et de la gravité de son coma. Mais il faut un stimuli extérieur, quelqu'un pour l'inciter à rester consciente. Dumbledore, vous lui parlerez pour la maintenir éveillée.
- Je ne crois pas que ce soit une très bonne idée, fit remarquer le directeur d'une voix chagrinée. En l'abandonnant, j'ai probablement provoqué ce coma. Mieux vaut que je me tienne éloigné. Il sera plus prudent de demander à M. Potter et M. Weasley de venir.
Severus eut une moue méprisante, avant de répondre:
- C'est vous qui voyez, Albus.
- Pompon, je veux que vous me teniez informé quotidiennement de l'état de Kécile. Si il devait empirer, avertissez-moi immédiatement;
- Bien sûr, Dumbledore. Mais vous, qu'allez-vous faire?
- J'ai de quoi m'occuper, rassurez-vous.
- Vous retournez au Clos-La-Rive? demanda Rogue.
- Probablement pour quelques temps. Mais quand bien même je suis évincé du poste de directeur, vous pourrez faire appel à moi en cas de problème. Lucius Malfoy souhaite que je disparaisse de la circulation, et temporairement, je vais lui en donner l'illusion. Avec Minerva, vous serez les seuls à me voir. Personne ne doit se douter que je viens encore à Poudlard.
- Les réunions de l'Ordre? interrogea Severus.
- Sont pour l'instant suspendues.
- Et pour le monstre de Serpentard? demanda Pompom d'une voix inquiète.
- Patrouillez à plusieurs dans l'école, surveillez étroitement les élèves de toutes les maisons et de tous les niveaux. Confisquez le moindre objet qui vous semblerait suspect. Je suis de plus en plus persuadé que l'Héritier de Serpentard agit par un moyen détourné, il faut trouver lequel. Et par mesure de sécurité, condamnez l'accès aux toilettes de Mimi Geignarde, au second étage.
Dumbledore ne prêta pas attention au regard perplexe des deux enseignants, et s'avança vers Kécile.
Il déposa une caresse sur les cheveux corbeaux de la petite fille et lui murmura de se battre et lui rappela qu'elle avait le droit de vivre. Puis il quitta l'infirmerie et s'en fut lui seul savait où.
Severus ne perdit pas de temps et s'attela aussitôt. La préparation de la potion, d'autant que celle -ci nécessitait trois jours de confection. Il s'enferma dans ses cachot, et laissa aux autres professeurs le soin de gérer la crise de panique des élèves.
En effet, malgré le retour des beaux jours, une atmosphère pesante règnait dans le château. Le départ de Dumbledore semblait avoir plongé tout le monde dans la méfiance et dans la peur. Les professeurs eux-mêmes étaient tendus, et selon les consignes de Dumbledore, gardaient un oeil extrêmement vigilant sur les élèves. Cependant, tout le monde craignait une nouvelle attaque, et chacun pensait intérieurement que toutes les mesures de sécurité ne l'empêcherait pas de se prodiuire.
À l'infirmerie, Mme Pomfresh veillait attentivement sur ces malades, et avait demandé à ce que l'accès à l'infirmerie soit interdit aux élèves par mesure de sécurité. Kécile n'avait toujours eu aucune réaction, et si on ne parvenait pas à percevoir son faible pouls, on pouvait penser qu'elle était morte. L'infirmière l'avait placée en permanence sous perfusion pour lui faire passer différentes potions énergétiques et nutritives. Mais il allait falloir bien plus de trois jours pour obtenir une quelconque amélioration dans le corps de la petite fille.
Lorsque la potion fut prête, Severus monta à l'infirmerie, après avoir averti le professeur MacGonagall. Il s'assit auprès de Kécile pour attendre le professeur et les deux élèves qui devaient l'accompagner. Il appréhendait réellement le résultat de ce test... Si elle ne réagissait pas, tout était perdu. Si elle parvenait à rester un instant consciente, il y avait un espoir, et plus elle restera longtemps, plus elle avait de chances de s'en sortir et moins de temps elle mettrait pour émerger.
Il observa attentivement la petite fille. Comme elle était livide ! Elle avait toujours eu une peau très pâle, mais elle semble maintenant translucide. Ses yeux n'avaient pas un frémissement, sa poitrine ne se soulevait pas d'un souffle. C'était à se demander si elle respirait... Severus posa ses deux doigts sur son cou et cherchea attentivement un battement de sang sous ses doigts. Au départ, il ne perçut rien. Puis il sentit une pulsation si faible, si infime, qu'il pouvait craindre qu'elle ne s'arrête à tout moment, ou qu'elle ne lsoit que le fruit de son imagination. Ses doigts remontèrent jusqu'à son visage en une légère caresse: sa peau était si froide, ses joues si glacées... Il était tenté de la prendre dans ses bras pour la réchauffer. Mais il se retint, il entendait des pas dans le couloir, et s'éloigna au contraire de Kécile.
Minerva arrivait avec Potter et Weasley. Il se serait bien passé de ces deux là pour faire l'expérience, mais Dumbledore en avait décidé autrement. Il leur fit simplement signe de s'approcher, tandis qu'il surélevait doucement la tête de Kécile et glissait un peu de potion entre ses lèvres. Une gorgée suffisait, il espérait que son estomac accepterait une si faible quantité. Il massa doucement sa gorge pour l'aider à avaler, puis il la reposa sur l'oreiller et attendit. Cinq minutes plus tard, Kécile battait des paupières. Elles exhala un léger souffle, et un faible gémissement passa entre ses lèvres.
Severus fit signe à Potter de parler.
- Bonjour Kécile, commença maladroitement Harry
- Salut, marmonne Ron.
- On est soulagé que Dumbledore ait réussi à te tirer de la. On était vraiment très inquiet pour toi!
- Et puis tu as choisi le bon moment pour revenir à l'infirmerie, commenta Ron narquois, tu auras de la compagnie!
- Ron ! S'insurga Harry.
Kécile ouvrit les yeux à ce que moment-là.
- Excuse le, Kécile, mais c'est vrai, il y a eu de nouvelles attaques. Et Hermione en a fait partie, soupira-t-il.
Kécile fixa Harry du regard, et sa respiration s'accéléra légèrement. Elle ferma les yeux, avant de tenter de dire :
- Harry... seuls... toi... et moi... la chambre...ouvrir...
- Qu'est-ce que tu veux dire? Demanda Ron les sourcils foncés.
Mais il n'obtint pas de réponse. Kécile avait visiblement à nouveau sombré dans l'inconscience.
- Kécile ? Demanda Harry légèrement paniqué. Tu m'entends ?
- Elle ne vous entend probablement plus, Potter. La potion a cessé de faire effet.
- Venez, M. Potter et weasley. Je vous raccompagne à votre salle commune et, dit MacGonagall avec autorité. Elle jugeait parfaitement inutile de laisser les deux enfants devant la vision macabre qu'offrait Kécile inconsciente.
Après un rapide coup d'oeil à leur amie Granger, les deux gryffondor quittèrent l'infirmerie derrière la directrice.
Severus se tourna alors vers l'infirmière :
- Elle a réagi à la potion, c'est déjà d'une bonne chose. De plus, elle a reconnu M. Potter.
- Mais qu'a-t-elle voulu dire ? Ces propos n'étaien pas très cohérents...
- Nous tenterons peut-être une prochaine expérience d'ici quelque temps. Nous verrons si elle parvient à rester consciente un peu plus longtemps qu'une minute... Cette potion provoque un état de conscience artificielle pouvant aller jusqu'à dix minutes, sa réaction était donc très courte...
- Cela veut donc dire que son coma est profond, grimaça Pompom
- Oui, et il sera difficile de l'en tirer. Je vais envoyer un message Dumbledore pour l'avertir du résultat obtenu.
- Il n'est pas très positif... Soupira Mme Pomfresh.
- Compte tenu de son passé, je trouve que nous avons déjà beaucoup de chance qu'elle ait repris conscience, répondit sombrement Severus.
- Il va falloir prendre son mal en patience et laisser le temps au temps...
- Tu as vu comme elle est maigre...
- Ouais, marmonna Ron, heureusement que MacGonagall nous avait prévenu qu'on allait avoir un choc !
- On dirait un cadavre. Merlin ! Je comprends pourquoi Dumbledore était aussi inquiet.
- Mais qu'est-ce qu'elle a voulu dire ?
- J'imagine que c'est qu'il n'y a qu'elle et moi qui pouvons ouvrir la chambre des secrets, expliqua parce que nous sommes les deux seuls fourchelangues de l'école...
- Mais ça n'a pas de sens ! ça voudrait dire que si ce n'est pas elle qui a ouvert la chambre des secrets, c'est toi ?!
- Je suppose que ce n'est pas la conclusion à laquelle nous devons aboutir.
- C'est Hermione qui est douée pour la réflexion, pas nous !
- Oui, mais si on veut aider Hermione il va falloir faire un effort.
- Entre le fait que tant que nous lui seront fidèles Dumbledore sera soi-disant présent dans le château, qu'on doit suivre les araignées, et que tu es le seul à pouvoir ouvrir la chambre des secrets, on est vachement avancés ! Qu'est-ce qu'ils ont tous à collectionner les énigmes en ce moment ? râla Ron
- Seule Kécile et moi pouvons ouvrir la chambre des secrets... ça voudrait donc dire qu'on est les seuls à pouvoir la trouver. Actuellement, le seul qui doit en connaître l'emplacement, c'est Voldemort.
- Tu ne veux pas éviter de prononcer ce nom ! Gémit Ron.
- On en revient toujours à la conclusion de Hermione, c'est probablement Voldemort qui est responsable de ces attaques cette fois-ci encore.
- Mais c'est complètement flippant ! Tu te rends compte de ce que tu es entrain de dire? Ça veut dire que Tu-sais-qui se balade dans le château avant et après chaque attaque !
Harry fronça les sourcils.
- ça n'est pas vraisemblable...
- Et j'espère bien ! Je veux bien que Tu -Sais-Qui soit derrière tout ça, mais j'espère qu'il a au moins la descendance d'agir par des moyens détournés...
- Des moyens détournés?... C'est la seule solution raisonnable, approuva Harry.
- Hermione ! Pourquoi tu n'es pas là quand on a besoin de toi ?
- Réfléchis, Ron ! Au lieu de te lamenter .
- Mais tu te rends compte, Harry, le nombre de moyens détournés que Tu-sais-qui a à sa disposition ? Imagine! Ça pourrait être un professeur, comme l'an dernier ou bien un élève, je suis sûr que dans les Serpentard il y a des futurs mangemorts en herbe. Ou alors... Il a peut-être mis en place avant de quitter Poudlard lorsqu'il était jeune, un sort qui réagit à la présence de son héritier. Et du coup, Kécile a beau n'y être pour rien, sa seule présence pourrait déclencher l'ouverture de la chambre.
- Ce n'est pas impossible. Mais dans ce cas, pourquoi cette année et pas l'an dernier ?
- Je n'en sais rien, soupira Ron.
Les deux garçons n'étaient pas les seuls à ne plus savoir quoi penser. Rogue, enfermé dans ses cachots, préparait des litres de potions de nutrition et d'énergie, tout en réfléchissant à un moyen de trouver le responsable des attaques contre les nés-moldus. Il était très septique quant à l'utilité des patrouilles qui ne dissuaderaient pas le coupable armé d'un monstre, et encore plus quant à celle de boucler le périmètre des toilettes de Mimi Geignarde. Il serait selon lui plus utile de passer tous les élèves et professeurs sous véritasérum. Moyen certes peu règlementaire (carrément interdit lui murmura sa petite voix), mais très certainement plus concluante. Il avait beau passer en revue tous ses élèves de serpentard, pas un ne lui semblait crédible dans le rôle de subsitut d'Héritier de Serpentard. Peut-être Draco Malfoy et Chrétien Sirgurdan, à la rigeur, mais il surveillait étroitement leurs agissements, et savait exactement où ils se trouvaient et ce qu'ils faisaient au moment de chaque attaque. D'ailleurs, si Sirgurdan était très discret (ce qui convenait bien plus à l'attitude d'un coupable), Malfoy lui se pavanait dans le château depuis le départ de Dumbledore comme si son père en était le nouveau directeur.
Il en eut un nouvel exemple à peu près deux semaines plus tard, durant le cours commun de gryffondor et Serpentard de deuxième année. Pour ne pas changer, Malfoy parlait ces imbéciles de Crabbe et de Goyle, sans se soucier de passer inaperçu, bien au contraire.
- J'ai toujours su que mon père arriverait à nous débarrasser de Dumbledore. Je vous ai dit qu'il a toujours pensé que Dumbledore était le pire directeur que l'école a jamais eu. Peut-être qu'on va avoir un directeur digne de ce nom, maintenant, quelqu'un qui n'interdira pas qu'on ouvre la chambre des secrets. MacGonagall ne va pas durer longtemps, elle assure l'intérim, c'est tout...
Malfoy haussa alors un peu plus la voix et demanda à la cantonade, d'un ton tellement poli que Rogue en perçut le sarcasme :
- Monsieur, pourquoi ne seriez-vous pas candidat au poste de directeur ?
Rodez décida de répondre sur le même ton :
- Allons, allons, Malfoy le professeur Dumbledore a été seulement suspendu par le conseil d'administration. Je ne doute pas qu'il sera bientôt de retour parmi nous.
- Si vous étiez candidat, vous auriez sûrement le vote de mon père, continua Malfoy avec un sourire mauvais. Je vais dire à mon père que vous êtes le meilleur professeur de l'école, monsieur, continuait-il ironiquement.
Rogue se pinça les lèvres, retenant une réplique cinglante. Ce n'était vraiment pas le moment pour lui de se mettre Malfoy à dos. Kécile avait besoin de lui au sein de Poudlard. Il ne put néanmoins retenir un sourire mi-amusé, mi-exaspéré en envoyant du coin de l'oeil Finnigan faire semblant de vomir dans son chaudron. Ces gamins avaient des réactions si puériles !
- ça m'étonne que les Sang-de-bourbe n'aient pas déjà fait leurs valises, reprit Malfoy. Je parie cinq Gallions que le prochain va mourir. Dommage que ça n'ait pas été Granger...
A ce moment-là, la cloche qui sonnait la fin des cours retentit. Dans la cohue générale, Ron Weasley tenta de se jeter sur Malfoy, tout juste retenue par Potter et Thomas. Mais agacé par l'attitude de son élève, il préféra l'ignorer et passa sa mauvaise humeur en aboyant :
- Alors, dépêchez-vous, il faut que je vous emmène au cours de botanique, maintenant.
Il n'avait guère l'intention de traîner avec cette classe, exaspéré naturellement par la présence de Potter, et maintenant par l'insolence de Malfoy.
Comme tous les soirs, Severus se rendit à l'infirmerie pour voir Kécile. Son état n'avait absolument pas évolué, et l'infirmière commencait à être très inquiète. Les diverses potions qu'elle avait fait passer dans son sang avaient bien dû lui donner une quelconque vitalité, mais cela était totalement inutile dans la mesure où elle n'avait pas repris conscience. La seule amélioration dans l'état de Kécile, c'était que l'infirmière considérait maintenant son estomac suffisamment en forme pour commençait à supporter de petites quantités de liquide . Il fallait donc régulièrement la faire boire, ce qui n'était pas une mince affaire puisqu'elle n'avait pas le réflexe d'avaler. Son coma était toujours aussi profond, et rien ne semblait indiquer qu'elle souhaitait en sortir. Pompom avait évoqué quelques jours auparavant la nécessité d'un stimuli extérieur qui pourrait l'inciter à se réveiller. Alors, bon gré mal gré, Severus passait tous les soirs et une ou deux auprès d'elle. Il lui parlait maladroitement, lui racontait ce qui se passait dans le château, le plus souvent lui tenait simplement la main sans rien dire, se sentant parfaitement idiot. Il avait bien tenté de se soustraire à l'épreuve, mais lorsque Pompom s'en était aperçu, elle avait tellement hurlé et l'avait menacé de tortures tellement horrible, qu'il s'était soumis en bougonnant à la tâche de garde malade.
Ce soir-là, Severus prit à nouveau place sur le siège à côté de lit de Kécile, et prit l'une de ses petites mains glacées dans les siennes. Il caressa maladroitement les cheveux douteux de l'enfant tout en constatant une fois de plus comme elle pouvait ressembler à son père, ainsi,les yeux fermés, le visage froid et impassible, toute rondeur disparue dans ses joues, toute couleur partie sur sa peau pâle. Puis, il se prit à rêver à ce qu'aurait pu être sa vie si elle avait pu connaître sa mère. Sa mère... Il fut traversé par une vague de tristesse et de regrets et ferma les yeux, se laissant aller aux souvenirs.
Il sursauta brusquement en rouvrant les yeux pour constater que la nuit était déjà tombée. Un rapide tempus lui fit prendre conscience qu'il avait somnolé ainsi plusieurs heures. Cela lui arrivait régulièrement, mais plus souvent dans un bon fauteuil devant sa cheminée, qu'assis inconfortablement dans une infirmerie...
Il s'étira et se leva pour faire boire Kécile. Il fallait pour cela la redresser ,s'asseoir derrière elle et maintenir sa tête sur son épaule. Il pouvait alors faire lentement couler le liquide entre les lèvres entrouvertes de la petite fille, et masser délicatement sa gorge pour l'inciter à avaler de l'autre.
Cela le rendait malade de voir à quel point elle était dépendante, et il avait hâte qu'elle reprenne un minimum de conscience. Cela éviterait au moins la sensation malsaine de nourrir un cadavre...
Alors qu'il reposait le verre sur la table devant l'une des grandes fenêtre de l'infirmerie, il constata que la lune était presque pleine. Merlin! Avec tous ses évènements, il avait oublié de préparer la potion Tue-Loup pour Lupin. Et celui-ci s'était bien garder de le lui rappeler...
Il allait se détourner de l'extérieur, lorsque son ouïe fut attirée par un aboiement près de la for^tt, puis d'une très faible lueur dans la cabane du garde-chasse. Il y avait quelqu'un!
Son regard perçant les ténèbres, il distingua deux ombres plus celle du chien de Hagrid sortir de la hutte. A en juger par leur taille, probablement des élèves. Potter! Lui seul pouvait avoir le culot de braver les interdits et le danger pour se rendre chez Hagrid. Lui et son éternel Weasley. Par les caleçons de Merlin! Que faisaient-ils?! Ils n'avaient tout de même pas l'intention de se rendre dans la for^tt interdite?! Les inconscients!
Severus se précipita en dehors de l'infirmerie, avec la ferme intention de les rattraper avant qu'il ne soit trop tard. Il dévalait les escaliers et empruntait tous les passages secrets qu'il connaissait. Arrivé dans le grand hall, les portes s'ouvrirent d'elles-mêmes sur son passage, et il se précipita dans le parc. Comme il s'y attendait, il ne voyait plus trace des deux gryffondors qui avaient déjà dû s'enfoncer dans la forêt interdite. Salazar! S'il leur arrivait quelque chose, Dumbledore serait fou de colère... Pas qu'il se soucia de ses deux là, mais il fallait qu'il les ramène sains et saufs... Dumbledore avait déjà assez de souci avec le monstre de Serpentard, sa suspension et l'état de Kécile, sans que ce maudit Potter vienne se joindre à la fête! Mais qu'avait-il donc dans le cerveau?
Lorsque Severus arriva à la lisière de la forêt, il alluma sa baguette et suivit le chemin d'un pas allongé, priant Merlin pour que les deux gamins n'aient pas eu l'idée encore plus folle de s'éloigner du sentier.
Au bout d'un bon quart d'heure, il distingua enfin une faible lueur devant lui. Il hésita à appeler, sachant que c'était le meilleur moyen pour ameuter toutes les créatures peu recommandables qui habitaient dans les alentours.
Puis tout d'un coup, la lueur disparut avant de réapparaître un peu plus sur sa droite, et de disparaître. Ce n'était pas possible... Les deux inconscients venaient selon toute probabilité de quitter le sentier! Mais après quoi courraient-ils donc comme ça? Fallait-il qu'ils soient désespérés à ce point?!
Severus se remit à courir, jusqu'à atteindre ce qu'il espérait être l'endroit où les deux gamins avaient bifurqués. Il s'enfonça alors dans le sous-bois, marchant le plus vite possible sur le sol inégal entravé de racines et de souches d'arbres. La broussaille était tellement dense qu'il ne parvenait plus à distinguer la lumière qui lui avait permis de les repérer, et il craignait à chaque instant de s'éloigner de la bonne direction. Sans compter qu'il pouvait à tout moment tomber nez à nez avec une sympathique créature ...
Au bout d'un moment, il crut percevoir une lumière devant lui, un peu à sa gauche. Il se laissa guider en tentant d'accélérer le pas. La source lumineuse devait être assez puissante à en juger par la distance. Mais qu'avaient-ils donc encore inventé?
Enfin, il distingua ce qui semblait être une clairière, au moment même où il entendit un cri de pur terreur. Il se précipita et resta figé d'horreur. Des acromentula. Trois acromentula qui étaient entrain d'emporter leurs victimes et de disparaître de l'autre côté de la clairière à la vitesse de leurs multiples et longues pattes. Et au milieu de l'herbe, totalement anachronique dans ce décor, une voiture, cabossée, égratignée, couverte de boue.
Que pouvait-il faire? Se lancer à la poursuite des trois araignées? C'était vain, et il savait qu'il tomberait immanquablement sur la colonie d'acromentulas qui, selon les rumeurs, avait élue domicile dans la forêt. Seul, il n'avait aucune chance d'en venir à bout. Il n'avait pas le temps d'aller chercher des renforts. Il fallait trouver une solution avant que Potter, Weasley et le cabot servent de dîner aux monstres...
Son regard se posa alors sur la voiture. Elle était peut-être là, la solution. Elle ne pouvait pas servir de nourriture à ses bestioles, et les araignées détestaient la lumière et le bruit....
Minerva aurait très certainement été plus à l'aise pour ce type de sort, mais la voiture semblait déjà posséder une certaine indépendance et une intelligence artificielle, cela allait grandement l'aider. Il pointa sa baguette sur l'Anglia et celle-ci disparut en trombe sur la trace des araignées.
L'attente qui suivit fut interminable pour Rogue. Ne comptait-il pas un peu trop sur les capacités de réactivités des deux garçons? Que ce passerait-il si la voiture ne faisait pas peur aux acromentulas?
Une demi-heure passa ainsi dans l'angoisse, jusqu'à ce qu'un bruit de moteur vrombissant naisse dans le silence, avant que Severus ne distingue un peu plus loin la voiture turquoise filer à travers les sous-bois sans se soucier des branches qui pouvaient lui barrer la route. Il ignorait si les deux gamins étaient dedans. En revanche, aucune araignée ne semblait la poursuivre.
Il était temps pour lui de rebrousser chemin et de regagner le château. Il ne saurait que le lendemain matin si les deux gryffondors étaient entiers. Merlin! Potter n'était qu'en deuxième année et il s'aventurait déjà dans la forêt interdite... Qu'inventerait-il la prochaine fois?
Voilà, Kécile est dehors, et tout est en place pour l'ouverture de la chambre. Mais ça, vous connaissez déjà l'histoire. Nous irons donc voir, côté coulisse, où Dumbledore a bien pu disparaître ainsi tout ce temps... Un indice? Dans le chapitre 15 et 26.
