-Don!
-Léo, je n'avais pas le choix. Raphael est un psychopathe. Il te veut. Il a des relations, de l'argent…Si tu es mort, il baissera sa garde.
-Raphael ne croira jamais à ma mort sans cadavre.
-Oh, mais il y en a un. Un de mes contacts m'a expliqué que Juan s'était suicidé suite à sa rupture d'avec Raphael. Les yeux fermés, avec la lividité de la mort, la ressemblance est troublante.
-Et qu'a dit Mikey?
-Rien. Je lui ai texté : Décès constaté à 17h08 avec une photo de Juan dans un sac mortuaire qui ne montrait que son visage. Léo. Trésor. J'aimerais que tu enlèves lentement ta chemise. Je vais te faire des préliminaires comme tu le mérites.
-Don, je ne sais pas si j'ai la tête à cela. Nous sommes en cavale, avec des nouveau-nés qui dorment dans la pièce à côté. Et je n'arrive pas à comprendre ton comportement…Tu dois m'expliquer…
-Léo. Il n'y a rien à expliquer. Raphael est une bête sauvage. Je suis doux et attentionné. Tu préfères cela, non? Écoute, j'ai des médicaments avec moi pour t'aider à te détendre. Sinon, si tu veux, je peux seulement masser ton dos. Tu dois apprendre à me faire confiance et te laisser aller Léo. Je te promets que seulement mes mains te toucheront et ma bouche si tu le souhaites.
-Don. Je peux me déshabiller et dormir à coté de toi, mais je n'ai aucune envie de contact physique, tu comprends?
-D'accord, Léo, nous avons toute la vie. Viens te coucher. Les jumeaux se réveilleront bientôt.
Dans le lit, je me couchai dos à Donatello. Encore une fois, ma vie avait pris une tournure imprévisible. Je pensais à Raphael. Avait-il appris la nouvelle de ma mort avec chagrin? J'étais plongé dans mes pensées, lorsque Don caressa doucement mon bras.
-Trésor, tu n'arrives pas à dormir? Ferme les yeux et vide ton esprit. Je suis là.
-Donnie. Je suis mal à …
Il ferma ma protestation d'un baiser.
Le baiser de Don n'avait rien à voir avec ceux de Raphael. Ses lèvres me demandaient la permission alors que celles de Raph exigeaient le passage. Ses mains dans mes cheveux, il prolongea le baiser jusqu'à ce que j'entrouvre les lèvres afin qu'il y enfouisse sa langue. Ses mains caressèrent mon corps avec délicatesse. Sa bouche se mit à descendre le long de mon torse. Il s'arrêta au tatouage;
-Ne t'inquiète pas…je t'enlève cela dès que nous sommes à la maison
Je n'eus pas l'énergie de questionner. Don se mit à couvrir mon membre de baiser et de coups de langue tout en le caressant doucement.
Complètement érigé, il me lécha de bas en haut en faisait frétiller le bout de sa langue à tous mes endroits sensibles. C'était la première fois que Donatello me faisait une fellation alors que j'avais les yeux ouverts. Son regard fixe était posé sur moi, insondable excepté pour la lubricité. Mon liquide pré-éjaculatoire coulait abondamment, et Don s'empressa de le récupérer du creux de sa langue J'étais obnubilé par la vue de mon pénis disparaître dans sa bouche pour ensuite ressortir humide de salive et de fluide.
Il récolta ce liquide pour humidifier ses doigts. Avec son pouce miroitant de ma pré-semence, il fit de tendres cercles autour de mon entrée et couvrait mon périnée de baisers, tout en continuant son mouvement de va et vient sur mon sexe dur comme du titane. Il enfonça tranquillement son pouce pour dilater mon entrée et y enfouir aussi sa langue. Puis tout en conservant sa langue à cet endroit, il remplaça son pouce par deux doigts. Il se redressa et c'est alors que je constatais, alors qu'il prenait quelque chose dans un sac près du lit qu'il avait conservé ses pantalons. Au même moment, il ferma la lumière.
-Ne t'inquiète pas, je vois dans le noir. Une autre modification que j'ai demandée à Baxter Stockman me dit-il d'une voix enrouée.
-Quoi? Raph aussi?
Avec un petit reniflement sec, Don me répondit avec une colère mal contenue
-Vraiment, Léo? Je suis là en train de te faire l'amour, après avoir mené une opération de sauvetage extrêmement risquée. Je t'ai donné deux beaux enfants et tu me parles encore de Raphael?
-Pardon Don. C'était seulement la surprise de voir comment en fait, je ne connaissais pas bien Raphael!
-Je te pardonne, relaxe-toi…
J'entendis encore le bruit de Don qui pressait sur la bouteille de lubrifiant. Puis quelque chose de tiède s'inséra en moi. Une fois en place, quoique cela fût, Don revient s'allonger près de moi et m'embrassa avec frénésie. Il caressa mon torse amoureusement, puis alors que l'embryon d'une pensée se formait en moi, soudain, je ressentis une onde de plaisir.
Je sentais Don sourire contre mon oreille :
-Stimulateur de la prostate que je peux commander à distance avec mon Ipad.
Je gémis :
-Il y a des avantages à être avec un inventeur!
-Je n'ai rien vraiment inventé, Léo. C'est à la portée de tous. Donc, tu vois, lorsque nous serons à la maison, tu pourras porter ce stimulateur et je pourrais l'enclencher n'importe quand.
Il couvrit ma poitrine et mon ventre de baisers légers puis repris mon organe enflé dans sa bouche savante. Je voyais qu'il était en train de faire quelque chose d'autre avec son autre main, mais l'obscurité, le plaisir qui m'aveuglait m'empêchait d'analyser mon environnement. De toute façon, plus rien n'avait d'importance. Toutes mes facultés n'étant tournées que vers le plaisir. Je sentais monter dans mon bas-ventre la jouissance comme de la lave. J'allai me laisser basculer de ce cote quand Don arrêta :
-Léo, est-ce que tu me désires?
-Oui, soufflais-je. En ce moment, j'aurai désiré Gorbatchev et Don était un homme attirant lorsqu'il se mettait en mode séduction.
-Prends-moi, Léo. Je suis prêt. Jouis en moi, inonde-moi. J'ai besoin de sentir ta chaleur…
Avec un grognement de bête, je me précipitai sur Donnie. Celui-ci me guida en lui, déjà lubrifié et dilaté. Je m'enfonçai avec délice dans la chaude et étroite intimité de mon frère Donnie. J'empoignai délicatement mais fermement ses hanches pour me retirer et me renfoncer.
Si en ce moment quelqu'un m'avait demandé mon nom, je n'aurai eu aucune idée. Le plaisir que j'avais des deux côtes : l'exquise stimulation rythmique de ma prostate et la délicieuse pression de la chair serrée de Don autour de mon pénis occupaient toutes les cellules de mon corps.
Don bablatait, les neurones qui n'avaient pas encore implosées enregistraient :
-m'appartient…..à moi…je t'aime…
L'orgasme, provoqué par la double stimulation me frappa comme un tsunami. Je poussai un cri guttural que je n'avais jamais entendu provenir de ma bouche.
Je retombai épuisé, alors que de petits couinements s'échappaient du moniteur de bébé.
Don se leva rapidement.
-Je reviens, Léo. Endors-toi, je vais m'occuper des petits.
Je dormais déjà avant qu'il ne quitte la pièce.
Le lendemain matin, je m'éveillai avec un Donnie recroquevillé contre moi. La nuit de plaisir d'hier me revient à l'esprit. Qui pouvait-dire que Don avait cela en lui? Ma dernière relation sexuelle avec Don, lorsque j'étais tortue n'avait pas été aussi intense. Mais d'après ce que j'avais cru comprendre, mes trois frères avaient cumulés les expériences sexuelles les plus variées alors que je demeurai monogame. Avec une moue de dépit et de dégout, je repensais à Raphael. Puis, la raison de ma fuite me revient. Raphael avait tué Karai, avec l'aide de Mikey. Est-ce que Don le savait? Je devais attendre d'avoir plus d'informations à ce sujet avant d'accuser mes frères. Admettant que le corps retrouvé n'était pas celui de Karai? Après tout, à ma connaissance, Karai prenait des contraceptifs. Elle m'avait même spécifié qu'elle aurait pu demander à Stockman de me faire stérile, mais elle avait changé d'idée au cas où! Dans les derniers jours de notre relation, je n'avais pas touché Karai et celle-ci s'éloignait de plus en plus de moi. Aucune chance qu'elle ait voulu un enfant de moi. Et elle n'était pas assez irresponsable pour en vouloir d'un amant de passage.
Don ouvrit ses yeux et me sourit :
-Bien dormi, mon amour?
Je fronçai les sourcils :
-Don, depuis quand m'aimes-tu? Tu es indifférent en ma présence habituellement.
-Ne te rappelle-tu pas? Je t'ai déjà avoué mon amour par le passé.
-Heu, oui mais cela fait longtemps et tu as eu April depuis, alors…Tu es triste de ta rupture avec elle et tu te jettes sur moi pour oublier? Est-ce cela, Don?
Donnie eut un geste de dénégation;
-Non, Léo, ce n'est pas du tout cela. Nous en parlerons dans la voiture. Nous avons encore beaucoup de route à faire. Et j'ai moi aussi des questions à te poser concernant notre expérience d'hier. Déguise-toi et vas m'attendre dans la voiture.
-Don, est-ce nécessaire? Je déteste m'habiller en femme.
Don m'étudia du regard :
-Préfère-tu que cela soit moi?
-Don, tu en as assez fait, je ne peux t'obliger à cela. Je vais le faire même si j'ai horreur de cela.
-Écoute, je dois aller porter les clés à la réception. Ils m'ont vu hier, nous ne pouvons changer de rôle maintenant. Mais au prochain arrêt, je serai Mme Lindbergh. En fait, plutôt, Mme Perez. Nous devons changer d'identité à chaque fois pour brouiller les pistes.
-Don, je doute que Raph ameute le pays pour me retrouver.
Don ne répondit pas et glissa mes cheveux sous la perruque blonde en me souriant.
-Désolé mon trésor. Tu n'auras plus jamais à faire cela dans quelques heures. Allez, porte bébé garçon. Je vais porter bébé fille.
-Nous devons vraiment leur trouver un nom dis-je en bouclant les harnais de sécurité autour de l'enfançon.
-Pense à cela. Demeure dans la voiture, je vais retourner la clé.
J'ouvris la radio de la voiture aux informations. Peut-être ont-ils trouvé l'identité de la victime inconnue?
-Un nouveau corps de femme a été retrouvé, par des employés des égouts. Le même processus de défiguration que la précédente victime a été opéré exceptée que cette nouvelle victime, du même groupe d'âge, n'était pas enceinte. L'assassin s'est acharné sur les organes génitaux de la victime, ce qui laisse à penser que l'assassin a soit été repoussé par la victime, ou bien il a une haine des femmes, ou encore, il est impuissant. Pour le moment, aucune disparition n'a été signalée. La victime est rousse, mesure 1m 68 et…
Don arriva dans la voiture à ce moment-là en me souriant :
-Et puis, as-tu trouvé des prénoms?
